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October 18 TIBET CHINE ACTUALITE JEUDI 18 OCTOBRE 2007
Tibet Chine Actualité Jeudi 18 octobre 2007
Vidéo du jour News Delhi 10 octobre 2007 : manifestation d'éxilés tibétains devant l'ambassade de Chine en Inde Vidéo source: www.phayul.com Pour voir la vidéo cliquez sur : http://media.phayul.com/flv-view.aspx?hide=1&av_id=74&av_links_id=174 Agenda Actualités La visite du dalaï-lama à Washington provoque la colère de Pékin Bruno Philip et Corine Lesnes LE MONDE 17.10.07 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-967834@51-967792,0.html Photos sources www.phayul.com Les précautions américaines ont été vaines : la Chine a très vivement réagi à la visite à Washington du dalaï-lama. "Le fait que le président américain (le) rencontre représente une sévère violation des normes de relations internationales", a déclaré, mardi 16 octobre, le ministre des affaires étrangères chinois, Yang Jiechi, avant même la rencontre entre George Bush et le chef de l'Eglise tibétaine. "Nous exprimons notre extrême insatisfaction et notre ferme opposition. Nous pressons les Etats-Unis d'annuler cette visite", a-t-il ajouté en remarquant que la Chine se sentait "blessée" de cette "interférence dans ses affaires intérieures". "Cette rencontre va sérieusement ébranler les relations sino-américaines", a averti de son côté le porte-parole chinois des affaires étrangères, Liu Jianchao. Pourquoi avoir décidé de dérouler le tapis rouge pour le dalaï-lama au risque de froisser la Chine alors que Pékin a eu une attitude jugée constructive sur le dossier du nucléaire nord-coréen et le Darfour ? Après ces réactions courroucées, l'administration Bush a tenté de relativiser le caractère historique de la visite de cinq jours qu'effectue actuellement le dignitaire tibétain à Washington. Les détails de cette visite ont été soigneusement étudiés. Le dalaï-lama a été reçu mardi pendant trente minutes par M. Bush, non pas dans le Bureau ovale, comme l'escomptaient ses fidèles, mais dans les appartements du couple présidentiel. Aucune photo n'a été publiée. La porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino a minimisé l'événement en indiquant que c'était la quatrième rencontre entre les deux responsables. REMISE DE MÉDAILLE Le geste le plus significatif est intervenu mercredi au Capitole. M. Bush a remis la médaille d'or du Congrès, la récompense civile la plus prestigieuse, au chef de l'Eglise tibétaine, lors d'une cérémonie solennelle. Selon sa porte-parole, M. Bush, qui assiste traditionnellement à cette cérémonie, a pris soin d'avertir son homologue chinois, Hu Jintao, lors d'une rencontre début septembre. Pour les partisans du dalaï-lama, c'est une importante victoire, après des années de lobbying au Congrès. Il a fallu le changement de majorité, et l'insistance de la présidente démocrate Nancy Pelosi, élue de Californie, pour que la cérémonie soit organisée. Selon les analystes, Washington entend faire comprendre à Pékin que "jouer la montre" en faisant semblant de dialoguer à propos du Tibet ne constitue pas une politique. La coïncidence qui fait que cette rencontre intervient alors que vient de s'ouvrir le 17e congrès du Parti communiste chinois est présentée comme fortuite. L'administration américaine n'a pas en ce moment de motif particulier de mécontentement envers Pékin : la diplomatie chinoise a fini par accepter le principe d'une déclaration présidentielle à l'ONU condamnant la junte de Birmanie pour la répression contre les moines bouddhistes. Le discours de Hu Jintao sur Taïwan, lundi à Pékin, a été jugé modéré. Pour les experts, l'administration Bush fait le calcul que les Chinois, à moins d'un an des Jeux olympiques de Pékin, n'ont pas de véritables moyens de rétorsion, d'autant que les projets de loi s'accumulent au Congrès pour condamner leurs pratiques commerciales. Le différend sur le Tibet est par ailleurs assumé : il est moins délicat à gérer que celui qui existe sur Taïwan, dans la mesure où les Etats-Unis, comme l'a rappelé Mme Perino, ne sont pas favorables, eux non plus, à l'indépendance du Tibet. France Tibet 17 octobre 2007 http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=1365
Le Dalaï Lama réitérait mercredi 17octobre sous la célèbre Coupole du Capitole sa position sur le Tibet:"Permettez-moi de saisir cette occasion pour réaffirmer de manière catégorique que je ne cherche pas l'indépendance. Je cherche une autonomie significative pour les Tibétains au sein de la République populaire de Chine".
Son message ne semble pas avoir été perçu par Pékin, pas plus que la rencontre privée à la Résidence n'a satisfait: il n'a fallu que quelques heures pour que Clark Randt, Ambassadeur des Etats-Unis à Pékin soit convoqué par Yang Jiechi le ministre des Affaires étrangères chinois. Le sujet? simple .... et tous s'y attendaient : vives protestations contre l'hommage exceptionnel rendu au chef des Tibétains considéré comme "symbole universel de paix et de tolérance" selon les termes de George W. Bush. Selon Liu Jianchao porte-parole du Ministère chinois: "Cet acte est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures chinoises et il a heurté gravement les sentiments du peuple chinois, tout en portant atteinte sérieusement aux relations bilatérales". Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, Nancy Pelosi, porte-parole du Sénat entre autres orateurs avaient aussi dénoncé les graves violations des droits de l'homme en particulier la répression religieuse avant que le président Bush donne sa conclusion: "Les Américains ne peuvent pas voir réprimer la liberté de religion et fermer les yeux ou se détourner. C'est pourquoi je continuerai à presser les dirigeants chinois d'accueillir le Dalaï Lama en Chine; ils se rendront compte que cet homme bon est aussi un homme de paix et de réconciliation". France Tibet 17 octobre 2007 http://www.tibet.fr/site/JO2008.php?itemid=1361
Des militants de Reporters sans frontières ont déployé devant le bâtiment du Musée olympique, à Lausanne (Suisse), le 15 octobre 2007, un drapeau géant représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes. "Nous souhaitons, par cette action, interpeller le CIO et son président, Jacques Rogge, qui refusent de dénoncer la mauvaise situation des droits de l’homme en Chine", a déclaré Reporters sans frontières. "Nous nous sommes également adressés à la commission d’éthique du CIO, mais elle nous a répondu qu’elle ne pouvait être saisie que par Jacques Rogge lui-même. Ce manque de volonté des instances olympiques est inquiétant", a ajouté l’organisation de défense de la liberté de la presse. "Depuis plusieurs semaines, un vent glacial souffle sur la liberté d’expression en Chine. Et cela à moins de dix mois de l’ouverture des Jeux olympiques. Comment le CIO et sa commission d’éthique peuvent-ils rester silencieux quand le bilan des violations de la liberté d’expression est aussi lourd ? Plus de trente journalistes étrangers ont été arrêtés ou empêchés de faire leur travail depuis le début de l’année. Pas moins d’un millier de forums de discussion et de sites ont été fermés depuis juillet. Et une dizaine de dissidents ont été incarcérés pour s’être exprimés librement", a rappelé Reporters sans frontières. Cette manifestation intervient le jour même de l’ouverture, à Pékin, du 17e Congrès du Parti communiste chinois (PCC). Plus de 2 200 délégués du parti sont réunis dans la capitale pour un congrès qui devrait renforcer le leadership du président Hu Jintao dont l’arrivée au pouvoir a été marquée par un raidissement idéologique au nom de la "société harmonieuse" chère au chef de l’Etat. La préparation du Congrès, événement majeur de la vie du parti unique en Chine, a été marquée par de nouvelles restrictions imposées à tous les secteurs de la presse, aux internautes, aux blogueurs, aux responsables de sites, aux journalistes étrangers et aux défenseurs de la liberté d’expression. Les directives ordonnant aux médias d’utiliser uniquement les dépêches de l’agence de presse officielle Xinhua se multiplient. Le Département de la publicité (ex-propagande) a également ordonné aux journaux d’Etat de renforcer le traitement des informations liées à la préparation du Congrès et aux activités des dirigeants. Ainsi, récemment, cinq des principaux quotidiens officiels ont publié des Unes similaires en tout point, avec le titre : "Le 17e Congrès du PCC s’annonce chaud, chaud, chaud !". A côté, un article identique était publié sur les dirigeants chinois ordonnant à une compagnie minière de faire son maximum pour sauver ses ouvriers pris au piège dans une fosse. La même photo du président Hu Jintao en visite au Kazakhstan figurait également en première page. Par ailleurs, plusieurs dizaines de forums de discussion sur Internet, dont Ai Zhi Fang Zhou (www.chain.net.cn/forum) consacré aux malades du Sida, ont été fermés. Leurs animateurs ont été prévenus qu’ils ne seront rouverts qu’après le Congrès. Plusieurs centaines de sites et de blogs ont été fermés en l’espace de deux mois. A la veille du Congrès, le Parti a également mené une campagne pour plus de morale dans les médias qui a conduit à l’arrêt de plusieurs émissions de télé-réalité. Au nom de la lutte contre la pornographie, le 14 septembre dernier, la State Administration of Radio, Film and Television (SARFT) a annoncé l’interdiction de onze programmes de radio sur la sexualité. "Leurs contenus sur la vie sexuelle et l’efficacité des médicaments pour les problèmes sexuels étaient d’une nature extrêmement pornographique ", a déclaré l’administration. La SARFT a aussi déclaré que "les films ne convenant pas aux enfants ne convenaient pas non plus aux adultes". October 17 TIBET CHINE ACTUALITE MERCREDI 17 OCTOBRE 2007 SPECIAL : LE DALAI LAMA HONORE PAR LES USA
Tibet Chine Actualité Mercredi 17 octobre 2007 SPECIAL U.S.A: Le Dalai Lama décoré de la Médaille d'Or du Congres Américain Bush va décorer le dalaï-lama malgré la colère chinoise AFP 17 OCTOBRE 2007 http://afp.google.com/article/ALeqM5gUmWgj31_FMzTa4IlRzkgyjeXa2w WASHINGTON (AFP) Le président George W. Bush a reçu mardi le dalaï-lama et apparaîtra pour la première fois en public à ses côtés mercredi quand le Congrès gratifiera le leader tibétain de tous les honneurs et passera outre aux vives protestations de la Chine. La Chine a de nouveau fortement protesté mercredi après la rencontre entre le président américain George W. Bush et le dalaï-lama, dénonçant une "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". "La Chine éprouve un fort ressentiment et s'y oppose résolument", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle, qualifiant la rencontre de "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". M. Bush s'est entretenu avec le dalaï-lama pendant environ une demi-heure et de manière très privée dans ses appartements, a indiqué la Maison Blanche. Mais c'est lui qui remettra mercredi très publiquement au leader tibétain la plus haute distinction du Congrès, avec tout le décorum de la république américaine sous la coupole majestueuse du Parlement, a indiqué Drew Hammill, un porte-parole de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. M. Bush deviendra le premier président américain à apparaître en public au côté du dalaï-lama. L'exaspération chinoise, pour qui les Etats-Unis honorent un dangereux indépendantiste en exil, risque alors d'être à son comble. La Chine a exprimé son "profond mécontentement" et a demandé l'annulation de ces rendez-vous. Ils constituent une "ingérence dans les affaires intérieures chinoises" et risquent de "saper gravement" les relations bilatérales, a-t-elle prévenu. La Maison Blanche a dit "comprendre les inquiétudes des Chinois", tâchant de concilier les grands principes et les intérêts diplomatiques à un moment où les Etats-Unis sont tributaires de leur partenaire chinois dans maintes affaires internationales. Elle a cependant réfuté s'immiscer dans les affaires de la Chine et soutenir l'indépendance du Tibet. "Le président croit que les gens du monde entier doivent pouvoir (...) pratiquer leur religion en liberté. C'est pour cela que le président veut le rencontrer. Il croit qu'on doit l'honorer en tant que grand leader spirituel", a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. Un rapport de 2007 du département d'Etat dit que le niveau de répression des activités religieuses, comme la vénération du dalaï lama, "est resté élevé" au Tibet parce que Pékin s'inquiète que la religion ne véhicule dissidence et revendication indépendantiste. Un responsable de l'administration a laissé entendre que M. Bush avait évoqué mardi la liberté de culte avec le dalaï-lama. Selon son envoyé spécial Lodi Gyari, le dalaï-lama a reçu "un engagement très clair et très ferme" de M. Bush à aider à résoudre les querelles entre le leader tibétain et Pékin. "Je voulais exprimer ma gratitude au président Bush, il a vraiment pris au sérieux la situation" au Tibet, a dit le leader tibétain après la rencontre, selon des déclarations rapportées par ses collaborateurs. "Nous avons développé une amitié étroite", a-t-il dit. La Chine craint que les Etats-Unis ne renforcent la stature internationale du dalaï-lama, prix Nobel de la paix, qui personnifie à l'étranger l'opposition au régime communiste. Elle considère le Tibet comme une partie inaliénable du pays et s'inquiète de ce qui pourrait aider les menées séparatistes qu'elle prête au dalaï-lama. Ce dernier, qui a fui le "toit du monde" après l'échec d'un soulèvement contre l'autorité chinoise en 1959 et qui vit en Inde, assure ne vouloir qu'une forme d'autonomie. Le dalaï-lama disposera d'une tribune exceptionnelle quand il prendra la parole mercredi. La Médaille d'or du Congrès le place au panthéon parlementaire à côté de Martin Luther King, Nelson Mandela, le pape Jean Paul II, Frank Sinatra et John Wayne. M. Bush lui-même devrait s'exprimer brièvement. La Maison Blanche s'est employée à limiter les dégâts. Le président Hu Jintao a été informé par M. Bush de ses intentions il y a plus d'un mois et l'entretien a eu lieu dans les appartements privés de M. Bush. Aucune photo, quasiment aucun détail sur les conversations, n'ont été rendus publics. Mais Mme Perino a admis que l'attention prêtée par la Maison Blanche à "ne pas mettre de l'huile sur le feu" risquait de ne pas suffire à apaiser la Chine. La Chine a de nouveau fortement protesté mercredi après la rencontre entre le président américain George W. Bush et le dalaï-lama, dénonçant une "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". "La Chine éprouve un fort ressentiment et s'y oppose résolument", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle, qualifiant la rencontre de "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". Malgré les mises en garde de Pékin, M. Bush s'est entretenu mardi avec le leader spirituel tibétain, qui vit en exil depuis 1959, pendant environ une demi-heure et de manière très privée dans ses appartements, a indiqué la Maison Blanche. Agenda
October 11 TIBET CHINE ACTUALITE DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007
Tibet Chine Actualité Dimanche 14 octobre 2007
Vidéo du jour
Bande annonce du deuxieme volume de la B D "ou la neige ne fond jamais" du déssinateur Olivier Ferra
Actualités Newsletter de Claude B. Levenson George Orwell lui-même n'en reviendrait pas: les Birmans qui connaissent son fameux "1984" - et ils sont nombreux - n'hésitent pas à dire que c'est un texte visionnaire. A leurs yeux, ce qui se passe dans leur pays depuis près d'un demi-siècle, c'est simplement la mise en pratique, grandeur réelle, de ce que l'auteur imaginait être une fiction. Toujours selon ces connaisseurs avertis, depuis le coup de force militaire de 1962 et la succession des généraux à la tête d'une junte sans visage, pas de doute, ils vivent dans un univers orwellien sous la férule d'un Big Brother aux traits insaisissables. Aux yeux de la junte, l'autarcie est le meilleur bouclier pour se protéger des influences extérieures traditionnellement considérées comme néfastes d'où qu'elles viennent. D'où aussi une surveillance constante et toujours plus sophistiquée, même à l'heure d'Internet: à peine 25.000 adresses électroniques personnelles pour plus de 50 millions d'habitants. La possession d'un fax ou d'un modem sans autorisation officielle préalable est passible d'années de prison: autant pour la liberté d'expression. Quant à la liberté de circulation, elle est chichement accordée, sauf passe-droits et privilèges officiels, aux marins, heureux possesseurs d'un passeport pour leur travail - et encore doivent-ils rendre des comptes dès qu'ils rentrent au pays. Les autres, civils ou étudiants en exil, se débrouillent comme ils peuvent, souvent sans papiers... Selon Orwell, par écran interposé dans les logements, on avait à l'oeil chaque geste des locataires. Dans les villes birmanes, c'est le chef de quartier avec ses supplétifs qui surveille et veille à ce que nul ne découche, ou qu'aucun intrus ne vienne subrepticement se glisser sur son territoire: écho singulier de pratiques ordinairement cubaines. Le désir de se garder de l'extérieur est si poussé qu'il frise la manie: alors que la Birmanie avait été l'une des fondatrices du Mouvement des non-alignés, elle a choisi de s'en retirer en 1979, lorsque Fidel Castro a été porté à sa présidence. Cette méfiance atavique des centurions birmans est contrebalancée par une foi bien ancrée - largement répandue dans le pays - en la numérologie, et les prédictions astrologiques pèsent d'un poids non négligeable dans les décisions officielles. Alors que le 9 est le chiffre fétiche des généraux, un Birman ne manquera jamais de vous faire remarquer, par exemple, que la brutale démonétisation qui avait été le déclic des manifestations de 1988 avait entraîné la suppression des billets de 100 et 50 kyats (la monnaie locale), remplacés par des notes de 90 et 45 kyats (multiples de 9) très pratiques pour calculer... D'autres vous rappelleront que lors de l'un des rares et très secrets voyages à l'étranger en 1984 (!), le général Ne Win avait stupéfié le Quai d'Orsay en décommandant au dernier moment une visite de courtoisie au président Mitterrand. Les raisons de "convenance personnelle" avancées n'avaient guère convaincu, mais à Rangoun, ce manquement aux bonnes manières s'expliquait simplement par l'avis des astrologues et autres devins qui auraient déconseillé à l'autocrate une rencontre avec un président de gauche. Quand on sait que la décision de faire passer du jour au lendemain la circulation automobile de gauche à droite relève d'un conseil analogue, on prend la mesure de l'originalité du système en place. NEW DELHI: des Tibétains activistes manifestent devant l'Ambassade de Chine Ce 10 octobre 2007, arrestation d'environ 40 jeunes exilés Tibétains des moines et des nonnes ont organisé un regroupement devant l'Ambassade, envisageantde pénétrer dans les jardins pour y crier des slogans contre le Gouvernement chinois. Pour voir le diaporama photos de www.phayul.com de cet evenement cliquez sur http://www.phayul.com/photogallery/flash/2007/ Dalai lama à Berlin: Pékin annule une autre rencontre sino-allemande BERLIN - La Chine a annulé une troisième rencontre sino-allemande après la visite du dalaï lama à la chancellerie allemande en septembre, a indiqué samedi une porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. Pékin avait déjà annulé deux rendez-vous sino-allemands après un entretien informel et privé, le 23 septembre à Berlin, de la chancelière Angela Merkel et du dignitaire tibétain en exil. La porte-parole a refusé de s'exprimer sur les raisons de cette troisième annulation survenue ces derniers jours et qui concerne une rencontre sino-allemande sur les droits de l'Homme prévue à Pékin en décembre. Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Pékin a expressément annulé ce dialogue annuel sur les droits de l'Homme en raison de l'entretien d'Angela Merkel avec le dalaï lama. Pour Berlin, l'un des objectifs de ce dialogue est d'inciter davantage la Chine à respecter les droits de l'Homme et les libertés fondamentales. Dans le passé, des cas concrets d'arrestations et de mauvais traitements ont été évoqués au cours de telles discussions auxquelles participent des diplomates de haut rang. La rencontre historique entre Angela Merkel et le leader tibétain en exil avait provoqué une crise diplomatique entre l'Allemagne et la Chine, son premier partenaire commercial en Asie. Pékin avait tout d'abord annulé sa participation à un symposium germano-chinois sur les droits de l'Homme, prévu le 23 septembre à Munich, en invoquant des "raisons techniques". Berlin espère reprogrammer ce colloque mais aucune nouvelle date n'a pu être fixée à ce jour, selon une porte-parole du ministère allemand de la Justice. Une rencontre du chef de la diplomatie chinoise Jiang Yu avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, avait également été déprogrammée avant d'avoir finalement lieu. L'Allemagne a tenté de calmer le jeu mais le gouvernement chinois est "particulièrement outré que Merkel n'ait pas annoncé la rencontre prévue (avec le dalaï lama) au cours de son voyage en Chine en août", indique Der Spiegel en citant des diplomates à Pékin. Selon le magazine, des fonctionnaires pékinois affirment que la rencontre entre Merkel et le dalaï lama aura des "conséquences durables". La Chine qui affirme avoir libéré le Tibet d'une oppression féodale en l'occupant en 1959, y a établi une Région autonome en 1965. Echec des tentatives chinoises pour isoler le dalaï lama, selon un proche Les tentatives de la Chine pour isoler le dalaï lama ne fonctionnent pas, a affirmé vendredi l'envoyé spécial du chef spirituel tibétain Lodi Gyaltsen Gyari alors que le président George W. Bush a prévu de rencontrer mardi à la Maison Blanche le dirigeant en exil. Le dalaï lama doit recevoir mercredi à Washington au cours d'une cérémonie officielle à la Chambre des représentants, en présence de M. Bush et de la First Lady Laura Bush, la Médaille d'Or du Congrès des Etats-Unis Ce sera la première fois que M. Bush apparaîtra avec lui au cours d'un événement public. Il avait déjà reçu le dalaï lama à la Maison Blanche dans le cadre privé de la résidence plutôt que dans ses bureaux, de crainte apparemment d'irriter la Chine. Commentant la remise d'une distinction au dalaï lama, Lodi Gyaltsen Gyari a estimé qu'il s'agissait "d'un geste du Congrès pour envoyer un puissant message aux Chinois". "Les tentatives de la Chine pour isoler le dalaï lama ne fonctionnent pas", a-t-il dit. L'hommage du Congrès intervient à un moment où les Etats-Unis sont tributaires de leur partenaire chinois au Conseil de sécurité de l'ONU dans maintes affaires internationales: la dénucléarisation de la Corée du Nord, les délibérations sur de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son refus de renoncer à ses activités nucléaires les plus sensibles, ou encore les mesures à prendre contre la Birmanie après la répression violente d'un mouvement de contestation. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi remettra au dalaï lama la plus haute distinction civile que puisse décerner le Congrès américain. Le texte de loi sur l'attribution de cette médaille au dalaï lama a reçu l'approbation de plus des deux tiers des parlementaires dans les deux chambres l'an dernier avant d'être promulgué par M. Bush. La distinction récompense l'engagement du dalaï lama en faveur de l'entente religieuse, de la non-violence, des droits de l'Homme et ses efforts pour résoudre la question tibétaine par le dialogue avec le gouvernement chinois, disent les parlementaires. La Chine s'était irritée quand la loi avait été adoptée. Après la remise de sa médaille, le Congrès a de surcroît accepté que le dalaï lama s'exprime sur les pelouses du parlement. Le dalaï lama rejoindra Sir Winston Churchill, le pape Jean-Paul II, Mère Teresa ou Nelson Mandela sur la liste des récipiendaires. La Chine affirme avoir libéré le Tibet d'une oppression féodale en l'occupant en 1949. Elle y a établi une région autonome en 1965. Le dalaï lama a fui après l'échec d'un soulèvement contre l'autorité chinoise en 1959. La Chine le considère comme un séparatiste en exil, ce dont il se défend. La mort suspecte d'un évêque chinois clandestin suscite l'inquiétude du Vatican Dans un commentaire critique de L'Osservatore romano daté du 9 octobre, le Vatican a exprimé son étonnement et son inquiétude après la mort et l'incinération, jugées suspectes, de Mgr Jean Han Dingxiang, évêque "clandestin" du diocèse de Yongnian (Hebei), décédé le 9 septembre à l'âge de 68 ans dans un hôpital de Shijiazhuang, capitale de la province. Le Vatican aura mis un mois à réagir, sans doute pour des besoins de vérification de l'information venue de la Fondation dite du "cardinal Kung", siégeant aux Etats-Unis. Selon cette source, Mgr Han s'est éteint sans avoir reçu les derniers sacrements. De proches parents ont pu être convoqués à quelques heures de sa mort, mais aucun des prêtres, ni responsables de son diocèse n'a été admis à le voir. Dans les heures qui ont suivi le décès, au matin du 10 septembre, la police a fait procéder à l'incinération de la dépouille et au dépôt de ses cendres dans un cimetière public, soumis depuis à une garde policière et inaccessible aux fidèles catholiques. VINGT ANS EN PRISON Mgr Han aura passé un total de plus de vingt ans de sa vie en prison. Sa dernière arrestation remontait à novembre 1999. Incarcéré durant quatre ans, il avait ensuite été isolé dans un appartement d'une résidence policière. Depuis septembre 2005, personne ne connaissait son lieu de détention et aucune nouvelle de lui n'avait filtré. Selon la Fondation Kung, la célérité de la police à faire disparaître la dépouille pourrait cacher d'éventuels mauvais traitements. Eglises d'Asie, bulletin d'information des Missions étrangères de Paris (MEP), rappelle qu'en janvier 2005 un autre évêque "clandestin", Mgr Jean Gao Kexian, du diocèse de Yantai (Shandong), était déjà mort en détention et son corps aussitôt incinéré. Cette affaire survient à un moment où le Vatican s'efforce de se rapprocher de la Chine. Une lettre du pape aux catholiques chinois, en date du 30 juin 2007, avait appelé à la réunification des deux Eglises l'"officielle", soumise aux autorités chinoises, et la "clandestine". L'Osservatore romano indique que la nouvelle de la mort de Mgr Han "a surpris tout le monde, car il ne semblait pas que le prélat était malade ou souffrant". Il exprime sa "tristesse" et regrette que Mgr Jean Han Dingxiang ait été enterré sans rite religieux et "sans que ses prêtres et fidèles n'aient pu rendre hommage à sa dépouille". Aucune réaction officielle n'est venue de Pékin. Barrage des Trois Gorges: la Chine déplacera encore 4 millions de personnes PEKIN (AFP) — La Chine déplacera quatre millions de personnes supplémentaires dans la région des Trois Gorges (centre), où se trouve le plus grand barrage au monde, a indiqué vendredi la presse officielle. Quelque 1,4 million d'habitants ont déjà été contraints de quitter leur logement pour laisser la place à ce barrage construit sur le Yangtze, le plus grand fleuve de la Chine, et quatre millions d'autres seront "encouragés" à faire de même, selon le China Daily. Ces relogements massifs sont prévus dans la banlieue de la métropole de Chongqing (sud-ouest) sur une période de 10 ou 15 ans, selon le quotidien, précisant que le gouvernement a donné son feu vert le mois dernier. Officiellement, ces déplacements visent à protéger l'écologie de la zone du réservoir, qu'il convient de "sauvegarder", selon Yu Yuanmu le vice-maire de Chongqing cité par le China Daily. "La zone du réservoir a un environnement vulnérable", a-t-il dit. Les autorités chinoises et des experts ont admis en septembre que la construction du barrage d'un coût de 22 milliards de dollars avait causé une série de problèmes pour l'environnement et mis en danger la vie des riverains. "Si aucune mesure préventive n'est prise, le projet pourrait aboutir à la catastrophe", ont averti les autorités et des experts cités par l'agence Chine nouvelle. Le barrage des trois Gorges est un mur de béton de 185 mètres de haut, créant une retenue de 39 milliards de m3. Il sert à fournir de l'électricité à un pays à la croissance économique dévoreuse d'énergie, mais il doit également domestiquer les eaux du plus long fleuve du pays, le Yangtze (6.360 km), dont les crues sont souvent meurtrières. Treize ans après le premier coup de pioche, les travaux de génie civil des Trois Gorges ont pris fin en mai 2006 et le barrage doit être complètement opérationnel en 2008, une fois toutes les centrales installées. Birmanie: six dissidents arrêtés depuis samedi 13 octobre 2007 BANGKOK (AFP) - Six dissidents ont été arrêtés depuis samedi par les autorités birmanes au cours de raids distincts menés à Rangoun, a affirmé dimanche Amnesty International. L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres avait fait état la veille de quatre arrestations. "Amnesty International est très préoccupé pour la sécurité des six personnes lesquelles sont à la merci de tortures et de mauvais traitements", indique-t-elle dans un communiqué. Trois des interpellés ont été identifiés, selon un porte-parole d'Amnesty à Bangkok: Htay Kywe, Mi Mi, une mère de deux enfants âgée de 35 ans, et Aung Thu, un militant de 43 ans. Htay Kywe et Mi Mi avaient mené les premières manifestations du mois d'aôut contre le régime militaire à la suite d'une forte hausse des prix des carburants. Les trois autres personnes n'ont pas encore été identifiées, selon le porte-parole, mais deux d'entre elles feraient partie du groupe des "Etudiants Génération 88", une référence au soulèvement contre le régime militaire de 1988 écrasé dans le sang. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi une déclaration déplorant la récente répression militaire en Birmanie en exhortant à la libération rapide des prisonniers politiques. Cette répression a fait 13 morts selon un bilan officiel, nettement plus selon des diplomates occidentaux, et s'est traduite par des milliers d'arrestations.
Selon des habitants, la junte avait savamment orchestré l'événément et des bus étaient garés dès vendredi soir aux abords de la ville pour convoyer les "manifestants". "Ma nièce travaille pour une usine privée et elle a été obligée de participer à ce rassemblement", affirme à l'AFP un habitant de Rangoun sous le couvert de l'anonymat. "Chaque usine de la zone industrielle devait envoyer au moins 50 personnes", a témoigné cet autre résidant.
2 dépèches de Reporters Sans Frontières Chine : Tao Jun, surnommé le poète des droits de l’homme, intimidé par la police Début octobre 2007, l’écrivain Tao Jun s’est fait voler son ordinateur. Depuis, il subit des pressions policières à Canton (Sud). Il a déjà perdu son travail et risque d’être obligé de quitter son domicile. Tao Jun a expliqué à Radio Free Asia que ce harcèlement policier serait lié à une interview accordée au Los Angeles Times le 29 septembre. Tao Jun est connu pour avoir publié sur Internet et dans des revues en exil des poèmes et des articles sur le sort des prisonniers politiques. Alors que Tao Jun était absent, des inconnus se sont introduits chez lui et ont volé son ordinateur qui contenait beaucoup de ses articles et poèmes. D’après ses voisins, les intrus n’ont pas été très discrets puisqu’ils ont allumé la lumière. Dans les jours qui ont suivi le vol, Tao Jun a été interrogé pendant plusieurs heures par la police. Le propriétaire de son logement a dû payer une amende et a subi des pressions pour que Tao Jun quitte les lieux. "La police ne m’a pas posé de questions sur le gouvernement. Les agents essayaient surtout de me mettre mal à l’aise, de faire pression sur moi. (..) Ils peuvent contrôler mon entourage, l’empêcher de me contacter. Ils m’empêchent d’aller travailler. Ils peuvent m’exproprier, m’isoler de toutes les manières possibles. Ils peuvent prendre des mesures pour m’empêcher de me déplacer à n’importe quel moment. Et si je suis en sécurité aujourd’hui, ce ne sera peut-être pas le cas demain", a affirmé l’ancien prisonnier politique à Radio Free Asia. Chine : Fermeture d’un forum Internet sur le sida A la veille du 17e Congrès du PCC, un forum sur le sida, Ai Zhi Fang Zhou ( www.chain.net.cn/forum ), a été de nouveau fermé. "Dans cette société, les personnes contaminées sont au fond du gouffre. Elles n’ont aucun droit et aucun moyen d’exprimer leur détresse", a affirmé Meng Lin, le fondateur du forum, à Radio Free Asia. Le forum avait été bloqué deux semaines seulement après son lancement en 2004. Depuis, il a été rouvert et fermé plusieurs fois. "Nous rencontrons ce type de problème à chaque période sensible Parfois, les autorités prennent le contrôle de la gestion du forum. Nous perdons nos articles et on ne peut plus administrer" a ajouté le responsable du site. Les discussions sur le forum traitent des discriminations à l’égard des personnes contaminées, de la difficulté de se faire soigner et en général de la situation des malades du sida. "Lorsque le forum n’existait pas, les personnes contaminées étaient éparpillées. A présent, on peut discuter des traitements, lutter pour nos droits et créer une organisation avec tous les malades pour faire entendre notre voix", a raconté un participant du forum. October 09 TIBET CHINE ACTUALITE MARDI 9 OCTOBRE 2007
Tibet Chine Actualité Mardi 9 octobre 2007
Agenda
POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
TIBETAINS ET CHINOIS
Prisonnier politique torturé par la police Chinoise
Instruments de tortures utilisés en Chine
Rassemblement à Lyon
Place de la Comédie (devant l'Opéra)
MERCREDI 10 OCTOBRE 2007 18H00
Organisé par LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 oullins tel 06 29 35 42 27
patrickbonnassieux@hotmail.com
Une réunion de l'association Lions des neiges aura lieu à l'issue du rassemblement du mardi 10 avril 2007.
Merci de rester présent apres cette manifestation.
Cette réunion est ouverte à tous.
VENDREDI 12 OCTOBRE 2007 CONCERT EXCEPTIONNEL LES PETITS CHANTEURS DE LYON Maîtrise de la primatiale Saint-Jean
Concert organisé par l’AFEA
Locations : FNAC – CARREFOUR – GEANT – LE PROGRES- VIRGIN – AUCHAN – LECLERC PRIX : 15 euros (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans) Avec le soutien du Lions Clubs Lyon Doyen Actualités Human Rights Watch demande un moratoire des exécutions en Chine Human Rights Watch exige un moratoire des exécutions en Chine à l'approche des Jeux olympiques de Pékin d'août 2008. La Chine exécuterait davantage que l'ensemble de tous les autres pays appliquant la peine capitale. L'organisation Human Rights Watch a invité mardi la Chine à profiter d'un moratoire pour réduire le nombre de crimes passibles de la peine capitale, rendre public le nombre des exécutions et changer les procédures judiciaires pour les rendre conformes aux critères internationaux d'équité. L'estimation du nombre annuel d'exécutions varie de 5.000 à plus de 10.000. Plusieurs erreurs judiciaires ayant choqué l'opinion publique ont toutefois conduit les autorités à réformer lentement le système de la peine capitale. La plus importante réforme a eu lieu le 1er janvier, quand la Cour suprême populaire a repris le contrôle de la validité des exécutions aux dépens des tribunaux de province. Depuis lors, les médias officiels font état d'une baisse du nombre de condamnés à mort, même si leur nombre exact est considéré comme un secret d'Etat. Amnesty International a parallèlement déclaré que le militant Yang Chunlin avait été torturé en prison, enchaîné aux bras et aux jambes à un lit en fer pendant plusieurs jours après avoir collecté des signatures pour une pétition intitulée: "Nous voulons les droits de l'homme, pas les Jeux olympiques." La pression policière s'accroît contre les dissidents chinois à l'approche du congrès du PC A l'approche du 17e congrès du Parti communiste, qui s'ouvre le 15 octobre, les services de sécurité chinois font le ménage, s'efforçant de se débarrasser, de réduire au silence ou de "mettre au vert" les importuns qui pourraient gâcher la grande fête organisée tous les cinq ans par le parti unique. Le dernier en date à faire les frais de l'intimidation policière est un avocat connu pour ses prises de position en faveur des droits de l'homme : après que la police lui a demandé de quitter Pékin avant le début du congrès du PCC, Li Heping a été enlevé par un groupe d'hommes en civil qui sont venus le chercher à son bureau, samedi 29 septembre. Ils lui ont recouvert la tête d'un sac et l'ont emmené en grande banlieue. M. Li a raconté ses mésaventures au militant des droits de l'homme Hu Jia, lui-même placé depuis des mois en résidence surveillée, mais qui peut encore alimenter son blog, sur lequel il a raconté l'histoire de l'avocat. Si ce dernier ne peut pas confirmer qu'il s'agissait bien de policiers, il dit avoir été frappé, injurié, humilié dans un sous-sol où ses tortionnaires lui ont, au bout de six heures de traitement musclé, intimé l'ordre de quitter la capitale au plus vite... "Fais ton métier d'avocat discrètement et ne te mêle pas d'affaires sensibles...", lui ont conseillé, en substance, ses geôliers d'un soir, qui circulaient dans deux voitures dépourvues de plaques d'immatriculation. Autre avocat connu pour ses prises de position "non conformes", Gao Zhisheng a disparu depuis fin septembre. Sa famille, ses collègues et ses amis ignorent ce qu'il est devenu, et craignent qu'il ne soit détenu dans un lieu secret par des agents des "services". Son épouse, Geng He, est terrorisée et a pratiquement raccroché au nez de ses interlocuteurs quand des amis de M. Gao ont cherché à le joindre, affirme un communiqué publié par l'organisation des droits de l'homme Chinese Human Rights Defenders (CHRD). Un autre activiste, Qi Zhiyong, cité dans le même communiqué, raconte avoir aperçu des policiers en civil devant le domicile de Gao Zhisheng le jour de sa disparition, le 22 septembre. Neuf jours plus tôt, l'avocat s'était livré à une provocation que ne goûte guère le régime chinois : il avait publié une lettre ouverte destinée aux représentants du Congrès des Etats-Unis, attirant leur attention sur la situation des droits de l'homme en Chine et exprimant son indignation après avoir appris que George Bush avait accepté l'invitation à venir assister aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008. Dans cette lettre, lue par des sénateurs américains lors d'une conférence de presse tenue à Washington, M. Gao expliquait comment "tous ceux qui se permettent d'associer les Jeux olympiques aux droits de l'homme sont pourchassés par le régime communiste" et traités d'"ennemis de l'Etat" et de "pourfendeurs de l'harmonie sociale". Cet avocat, connu pour son soutien aux paysans illégalement expropriés, dans des affaires impliquant des membres du Parti communiste, a également défendu des membres de la secte mystique interdite Fa Lun Gong. En septembre 2005, on l'a privé du droit d'exercer son métier. En décembre 2006, il a été accusé d'"incitation à la subversion" pour avoir osé qualifier d'"anticonstitutionnelle" la répression d'Etat contre la secte. Il a été condamné à trois ans de prison, commués en peine avec sursis. La lettre aux parlementaires américains a peut-être été la lettre de trop. Yang, qui est âgé de 52 ans, s'est notamment battu pour les paysans dont les terres ont été confisquées sans compensation. Il est détenu dans une prison de la province de Heilongjiang, dans le nord du pays. Arrestations musclées, interrogatoires, tortures, des moines birmans témoignent Parqué pendant six jours dans un hangar surchauffé avec mille autres moines, un jeune bonze birman de 18 ans décrit, à l'Agence France Presse, les conditions inhumaines de son arrestation et de son emprisonnement par la junte, survenus ces dernières semaines. "Nous avons été battus, plusieurs fois, à coups de poing et de pied ou avec des bâtons. Puis nous avons été répartis en groupes de dix et interrogés un par un. Ils voulaient savoir si nous avions participé aux manifestations et qui était le meneur dans notre monastère", confie le moine, sous couvert d'anonymat. Un matin, les soldats sont arrivés à son monastère, expliquant aux bonzes qu'ils allaient les emmener prendre une collation offerte par l'armée. Parfois les militaires ne s'embarrassent pas de tels prétextes. "L'armée s'est conduite comme si elle attaquait un camp terroriste", raconte un civil, sur Democratic Voice of Burma, un site d'opposition basé en Norvège, qui a assisté à une scène similaire dans un autre monastère de la capitale. D'après ce témoin, tout le monde a été arrêté, même les civils qui s'étaient réfugiés dans le lieu de culte, y compris "les femmes avec leurs bambins". Une fois rassemblés, les moines sont enfermés dans des bâtiments surchauffés, sans fenêtre ni toilettes. Ils sont obligés de se dévêtir, puis battus à plusieurs reprises. "Nous avons été forcés de nous agenouiller, la tête vers le sol, comme des prisonniers, poursuit le jeune bonze interrogé par l'AFP. Nous sommes restés deux jours comme cela, avant qu'on nous déshabille." GRAVES BLESSURES A la fin des interrogatoires, les moines sont enfermés par groupes de soixante, obligés de s'agenouiller et de faire leurs besoins à même le sol. Autour de lui, le jeune religieux reconnaît des membres d'autres monastères, sévèrement battus par les soldats auxquels ils ont tenté de résister. "Certains étaient grièvement blessés, les paupières fermées à la suite de coups répétés. D'autres étaient blessés à la tête et aux bras. Certains avaient même des fractures ouvertes", a assuré le moine. L'état de santé des personnes incarcérées inquiète particulièrement l'association d'aide aux prisonniers politiques. "De nombreux détenus, qui ont subi des blessures durant les manifestations, n'ont pas reçu de soins médicaux", déplore l'association. "Les moines n'ont pas suffisamment de nourriture et d'eau, et sont maintenus dans des salles combles, où la transmission de maladies menace", prévient l'organisme. HONTE DES SOLDATS Selon le jeune moine, des soldats bouddhistes ont avoué avoir eu honte du traitement infligé aux religieux. "Des soldats bouddhistes sont venus s'excuser et implorer notre pardon. Ils nous ont dit que s'ils nous traitaient de la sorte, c'est parce qu'ils en avaient reçu l'ordre de leurs officiers." "Des moines ont alors prédit aux soldats qu'ils iraient en enfer, et certains militaires ont commencé à pleurer, car ils savaient que c'était vrai", commente-t-il. Les bonzes ont ensuite été répartis en plusieurs groupes : dans un premier, ceux soupçonnés d'avoir participé aux manifestations, dans un autre ceux accusés d'avoir mené les manifestations et enfin dans un dernier ceux soupçonnés de les avoir soutenues. Le jeune moine a finalement été libéré en compagnie d'autres bonzes de son monastère, après avoir assuré aux militaires qu'il n'avait jamais manifesté. Les associations sont toutefois pessimistes sur l'évolution des événements. Pour Democratic Voice of Burma, les monastères vont certainement se repeupler, mais comme le craignent les populations locales, "avec des moines qui soutiennent le gouvernement". Pétition Soutenez les manifestants birmans
October 03 TIBET CHINE ACTUALITE MERCREDI 3 OCTOBRE 2007
Tibet Chine Actualité Mercredi 3 octobre 2007
Agenda BIRMANIE: APPEL A NOUVELLE MANIFESTATION A PARIS , le samedi 6 octobre 2007 En présence de Jane Birkin Rejoignez-nous nombreux! La Chine est le seul pays à avoir la capacité de protéger la junte militaire birmane d'une intervention internationale. Pour conserver le soutien politique chinois, le SPDC a accepté de vendre son gaz à la Chine pour un prix inférieur à l'offre indienne. La Chine, l'un des principaux investisseurs en Birmanie, est également l'un des principaux fournisseurs d'armes du régime militaire birman. Mais la Chine est surtout pour la junte militaire un soutien politique de poids. Ce pays a jusqu'à présent refusé toute intervention de la communauté internationale dans le cas birman. En septembre 2006, la Chine s'est opposée à ce que la Birmanie soit inscrite à l'ordre du jour permanent du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU). En janvier 2007, elle a empêché l'adoption d'une résolution du CSNU sur la Birmanie en usant de son droit de veto. La Chine enfin est l'un des seuls pays au monde à avoir refusé de soutenir l'appel du Secrétaire Général des Nations unies à la libération de Madame Aung San Suu Kyi, seul Prix Nobel de la paix, privé de liberté aujourd'hui. Nous demandons à la Chine de cesser d'octroyer un soutien politique, financier et militaire à la junte et de concéder à une approche multilatérale du problème birman. Nous demandons notamment à la Chine de cesser de faire obstacle aux tentatives de résolution du problème birman par la communauté internationale, en favorisant notamment le vote d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Birmanie. Dimanche le 07 octobre 2007 à 15h au Trocadéro à Paris: Manifestation contre l’occupation du Tibet. Récemment, deux incidents graves se sont produit dans différentes régions tibétaines qui éveillent nos inquiétudes et nos préoccupations quant au sort des Tibétains qui n’ont fait que demander aux autorités chinoises de respecter la liberté d’expression du peuple tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet. A titre d’exemple : Cet été lors d’un festival de course de chevaux dans la région de Lithang au Tibet, Monsieur Rongye Adrak a lancé un Appel publiquement en demandant aux autorités chinoises « de respecter concrètement la liberté d’expression du peuple Tibétain et d’accepter le retour du Dalai Lama au Tibet ». Cette demande a été exprimée de façon pacifique, Monsieur Rongye Adrak a été arrêté immédiatement par la « force du Bureau de la Sécurité publique » et il est détenu dans un endroit inconnu seulement pour avoir exprimé ses opinions politiques. Un autre incident s’est passé dans la « Préfecture autonome tibétaine de Ganaune dans la province de Gansu » ; d’après le rapport de « Human Right Watch » sept adolescents tibétains seraient originaires des régions nomades et suivaient des cours dans une école secondaire de Bora Amtchok qui se trouve sous l’administration du district de Zangtchou Zong à Labrang Tashi Tchèl. Ils ont été arrêté sur la base de soupçon par la police qui les suspecte d’avoir inscrit sur les murs du bâtiment public des slogans appelant à « l’indépendance du Tibet et au retour du Dalai Lama au Tibet ». Les noms des jeunes sont les suivants : Lhamo Tseten, âgé de 15ans, Drolma Kya, âgé de 14ans, Chopa Kyap âgé de 14ans, un autre garçon appelé aussi du même nom Lhamo Tseten âgé de 15ans. Et les autres noms restent inconnus. Dans le Tibet occupé, du seul fait d’avoir exprimé pacifiquement les opinions politiques coûte la prison avec toutes les tortures et des travaux forcés sans fin. Nous appelons les associations de la défense des droits de l’Homme et de la démocratie, les organisations humanitaires, les journalistes qui défendent la liberté d’expression dans le monde, les syndicats qui défendent les droits des salariés contre l’exploitation, les dissidents chinois, et les ouighours vivant en France à venir nous joindre pour dénoncer les violations massives des droits les plus fondamentaux des Chinois, des Mongols, des Uigours et des Tibétains par ce régime totalitaire ( Parti Communiste Chinois) et de demander la libération immédiate de Monsieur Rongye Adrak et des sept adolescents tibétains sans délai. Venez nombreux avec des pancartes, des drapeaux tibétains, et des bougies à la main. POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
TIBETAINS ET CHINOIS
Prisonnier politique torturé par la police Chinoise
Instruments de tortures utilisés en Chine
Rassemblement à Lyon
Place de la Comédie (devant l'Opéra)
MERCREDI 10 OCTOBRE 2007 18H00
Organisé par LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 oullins tel 06 29 35 42 27
patrickbonnassieux@hotmail.com
Une réunion de l'association Lions des neiges aura lieu à l'issue du rassemblement du mardi 10 avril 2007.
Merci de rester présent apres cette manifestation.
Cette réunion est ouverte à tous.
L'association Lions des Neiges recherche une personne de la région Lyonnaise avec un véhicule pour le transport au départ et au retour d'Oullins ou se trouve les locaux de l'association. si vous pouvez rendre ce service merci d'appeller Patrick Bonnassieux au 06 29 35 42 27 Merci d'avance
LYON CRYPTE DE LA BASILIQUE DE FOURVIERE VENDREDI 12 OCTOBRE 2007 CONCERT EXCEPTIONNEL LES PETITS CHANTEURS DE LYON Maîtrise de la primatiale Saint-Jean
Concert organisé par l’AFEA
Locations : FNAC – CARREFOUR – GEANT – LE PROGRES- VIRGIN – AUCHAN – LECLERC PRIX : 15 euros (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans) Avec le soutien du Lions Clubs Lyon Doyen Actualités Répression en Birmanie: l'Inde demande à la junte d'ouvrir une enquête
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