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12月27日 TIBET CHINE ACTUALITE Dimanche 28 Décembre 2008
Tibet Chine Actualité Dimanche 28 Décembre 2008
Communiqué de Tibet Chine Actualité Lyon: Pourqu'oi il faut soutenir la Boutique " Le comptoir des Soleils d' Argents" Tibet Chine Actualité,Patrick Bonnassieux 28 Décembre 2008 http://tibetchineactualite.spaces.live.com Le Comptoir des Soleils d' Argents une boutique spécialisée dans l'artisanat tibétain fabriqué par des Tibétains en éxil en Inde est unique à Lyon est en difficulté financière . Ce magazin est tenu par Caroline Bénollet qui préside l'association humanitaire S.O.S Tibet Nienpo pour des parainages de réfugiés du Tibet en Inde . Plus d'informations su S.O.S Tibet Nyenpo http://www.soleilsdargent.com/index.php?PHPSESSID=94a9a06f8236c7f1596a00eb21d363da&page=voyage_au_tibet&PHPSESSID=94a9a06f8236c7f1596a00eb21d363da Les bénéfices de la Boutique de Caroline sont reversés à son associatiation . Comme chaque année la periode de Noel est propice à la vente pour beaucoup de commerces mais en cette année 2008 pour le Comptoir des Soleils d' Argents, les ventes d' artisanat ont lourdement chutés et mettent en dificulté le magasin et en meme temps l'association S.O.S Tibet Nyenpo . Tibet Chine Actualité appelle à la solidarité de ses lecteurs à soutenir cette boutique solidaire soit par un achat ou un don à S.O.S Tibet Nienpo pour cela consultez le site : http://www.soleilsdargent.com/ Tibet Chine Actualité remercie d'avance ses lecteurs pour leur solidarité avec le Comptoir des Soleils d' Argents pour la survie de S.O.S Tibet Nienpo Patrick Bonnassieux adresse de la boutique : Les Comptoirs des Soleils d' Argents 107 Rue Vendôme 69006 Lyon Site: http://www.soleilsdargent.com/ 04 72 74 08 75 Métro: Foch
Actualités
Le gouvernement chinois a pris immédiatement des mesures : le 8 décembre, deux jours avant la publication de la Charte, la police a embastillé son principal rédacteur, l'intellectuel Liu Xiaobo. Les milieux de la dissidence estiment que le régime, alerté par la mise en ligne prochaine de ce brûlot, a voulu envoyer un message rapide : soutenir l'esprit et la lettre du texte expose toute personne à des représailles autoritaires. On est toujours sans nouvelles de M. Liu, qui n'a pas fait l'objet d'une procédure judiciaire, mais a été arrêté à son domicile par des policiers munis d'un mandat l'accusant de "subversion d'Etat". Cet ancien professeur de littérature de 53ans avait participé au mouvement de Tiananmen, en 1989, et son engagement lui avait valu vingt mois de prison. En 1996, il avait été incarcéré pour trois ans dans un camp de "rééducation par le travail" après avoir été accusé de "fomenter régulièrement des troubles et de provoquer des atteintes à l'ordre public". Quelque 160sinologues, professeurs et intellectuels de renommée internationale, viennent de prendre sa défense et ont envoyé une lettre au président chinois, Hu Jintao, pour exiger sa libération. Des signatures comme celles de Salman Rushdie ou d'Umberto Eco côtoient celles de célèbres personnalités chinoises en exil mais aussi celles d'experts étrangers de la Chine peu enclins, à l'ordinaire, à soutenir ce genre d'initiative. "La Charte 08 propose une refonte complète du système en abordant tous les éléments constitutifs du régime chinois. Et elle évoque notamment, de manière précise et argumentée, la question du respect des droits non appliqués qui sont cependant inclus dans la Constitution de la Chine populaire", remarque le sinologue Jean-Philippe Béja, chercheur associé au Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC), basé à Hongkong. Pour le célèbre avocat pékinois Mo Shaoping, qui a signé la Charte, "il s'agit de mettre en avant l'universalité des valeurs du concept des droits de l'homme. On ne peut pas utiliser les spécificités culturelles d'un pays pour justifier le fait que ces dernières puissent rendre impossible l'application de telles valeurs". Sous-entendu : les autorités chinoises, même si elles ne cessent d'affirmer leur volonté de réformer le système dans une direction plus libérale et démocratique, défendent le fait que les valeurs chinoises sont le produit d'une histoire non soluble dans les concepts politiques hérités de l'Occident. L'originalité de cette Charte réside dans sa volonté de proposer une séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire tout en appelant à l'abandon du principe du monopole du Parti communiste. Elle demande qu'à tous les niveaux de représentation politique des élections sanctionnent la volonté populaire. En un mot, elle prône clairement l'émergence d'un système "garantissant les principes d'une compétition libre et juste entre partis politiques". Cette exigence est impossible pour le Parti-Etat dont la nature repose précisément depuis 1949 sur la prééminence du Parti sur l'Etat. "C'est un texte important mais modéré, pas révolutionnaire : il demande l'application des lois", tempère pourtant Mo Shaoping. Tous les opposants au régime pékinois ne parlent pas d'une seule voix : certains ont signé la Charte du bout du clavier, par principe, et sans en accepter toutes les propositions. D'autres, très critiques du système, n'ont pas adhéré au texte et se sont abstenus. L'essayiste et activiste chrétien Yu Jie, inspirateur de la mode des messes à domicile du protestantisme officieux, a signé la Charte, mais avec la réserve du croyant : "Elle n'explique pas l'origine historique du concept des valeurs universelles. Elle est un document inachevé, un cours d'eau qui ne connaît pas sa provenance, elle occulte la dimension spirituelle de l'individu", juge-t-il. L'avocat des droits de l'homme Li Jinsong, qui ne cesse d'œuvrer pour l'application des droits inscrits dans la Constitution chinoise, est encore plus critique : "Le texte est en faveur de la transition vers une république fédérale. Cette proposition me paraît en décalage avec la réalité de la Chine qui a d'autres priorités aujourd'hui, notamment le souci de faire face à l'impact de la crise financière." Et il ajoute : "Et puis je n'aime pas le ton de cette Charte qui a l'air de dire : on a trouvé les valeurs ultimes qui doivent présider au destin de l'humanité." La réflexion de M. Li évoque un vieux débat ressassé en Chine : celui de la pertinence des thèses de l'Occident dans le monde chinois. Pour Wang Lixiong, un autre écrivain critique du régime de Pékin, "il est insuffisant de s'inspirer du seul modèle occidental pour assurer la transition vers la démocratie. Je n'ai pas signé cette Charte parce qu'elle ne me semble pas en phase avec la nature de la société chinoise et du degré de son évolution". En attendant, la répression s'est accrue, ces derniers jours, à l'encontre des signataires. "Vous voulez faire trois ans de prison ? Quatre ?" ont dit, menaçants, des policiers à l'écrivain Wen Kejian, qui habite dans la ville de Hangzhou. Charte 77 et Charte 08 |
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Organisations signataires de la Charte du Collectif 69 Palestine : |
Paris: Rassemblement pour le Tibet dimanche 4 janvier 2008
PLACE EDMOND MICHELET - PARIS
dès 16h jusqu’à 19h30
métro Rambuteau, Les Halles, près de Beaubourg
Suite à une résolution de l’Assemblée Générale de CTF, "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis" appellent à une Manifestation pacifique en faveur du Tibet, chaque premier dimanche du mois. Ce mouvement des citoyens libres de soutien au Tibet, a été baptisé :
"La marche des Tibétains vers un Tibet libre et démocratique."
Aussi longtemps que le combat du peuple tibétain pour sa survie nationale durera, les Tibétains de France et leurs amis" ont résolus de faire une manifestation pacifique tous les premiers dimanches de chaque mois près de l’ambassade de "la République populaire de Chine à Paris.
Cette expression de solidarité des citoyens libres avec le peuple tibétain dans son combat pour la justice et la liberté ainsi que la démocratie, inscrit fermement dans les principes de "la non-violence et ceux de la vérité. Ce mouvement des citoyens engagés, a pour but de promouvoir la compréhension et le respect mutuel par la voie du dialogue entre les Chinois et les Tibétains. Ensuite, ceci permettra également aux Chinois de connaître le vrai histoire du Tibet. tâchons, pour que les autorités chinoises puissent acquérir une culture de tolérance politique, pour ce qui est la diversité. Notamment pour la préservation de la Culture tibétaine dans un Tibet libre et autonome.
Nous vous invitons à venir nombreux avec des bougies à nous joindre pour manifester votre solidarité avec le peuple tibétain et veuillez relayer cette information autour de vous SVP.
Par le Bureau de "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis"
Rassemblement
pour le Tibet
Samedi 10 Janvier 2009 à 14h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
Tibet Chine Actualité
Vendredi 26 Décembre 2008
En cette période de Noel, Je vous souhaite beaucoup de bonheur
et
que la liberté puisse régner tres prochainement au Tibet et en Chine
Patrick Bonnassieux
Actualités
Phayul 23 décembre 2008 / traduction France Tibet http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=3940

Encore de nouveaux cas de Tibétains emprisonnés selon un Rapport de Phayul du mardi 23 décembre 2008.
Pékin assène encore des peines de prison à des Tibétains arrêtés pour leur participation aux manifestations en mars 2008 dans la province du sud-ouest du Sichuan, selon des sources que rapporte Radio Free Asia( RFA). Il est dit que beaucoup de ceux récemment condamnés ont participent à une protestation le 18 mars
dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze. « Récemment, deux moines, Orgyen Tashi et Tenzin Ngodrub, ont été condamnés par la cour intermédiaire civile de Kardze à un emprisonnement de trois ans, » selon RFA. La source a indiqué que le sort d'un autre moine appelé Lobsang, qui d'abord avait été détenu avec les autres, demeure un « mystère, » « Les membres de la famille n'ont aucune information sur sa santé ou le lieu de sa détention, et ils sont extrêmement inquiets ».
Selon une deuxième source d'informations, quatre autres Tibétains impliqués dans cette manifestation du 18 mars ont aussi été condamnés à un emprisonnement de trois ans.
Les quatre interpellés -Pema Deshey, Tashi Palden, Goga, et Sangpo-« ont été sévèrement torturés pendant trois mois de détention à Kardze, » toujours selon cette source .« Plus tard, ils ont été déplacés à la prison du comté de Nyagrong et détenus pour un peu plus de six mois. Même pendant cette détention, ils ont été soumis à la torture et frappés gravement. » Les parents de ces quatre détenus pensent que chacun d'entre eux a pu être transféré dans une autre prison du comté de Dhartsedo dans le district de Kardze après que le verdict ait été prononcé, mais tout aussi bien « ils pourraient avoir été déplacés vers une plus grande prison en Chine. »
Citant la même source, RFA a signalé qu'un camion chargé de prisonniers tibétains a été vu quittant la région vers la Chine, sous escorte renforcée, alors que des effets personnels de certains des prisonniers étaient retournés aux membres de leurs familles.
Ce sont donc plus de 200 Tibétains qui ont été détenus après les protestations de mars qui se sont déroulées dans la région de Kardze plus tôt cette année, selon une autre source.
« Environ 20 ont été libérés, alors que les autres sont toujours en détention... On dit qu'environ 70 pour cent de ceux sont condamnés à des peines de prison de durées variées. » Une autre source a indiqué à RFA que la cour intermédiaire civile de Kardze a secrètement condamné Sherab et Tsering Phuntsog, les deux moines du monastère de Khangmar, à respectivement trois ans et à 2-1/2 ans en prison. Un autre Tibétain, un laïc, Palden Wangyal, âgé de 19ans a été condamné à trois de prison. « Toutes ces sentences ont été prononcées secrètement par crainte des réaction des Tibétains » toujours selon cette source . Un agent judiciaire de Dhartsedo a confirmé la condamnation continue des protestataires tibétains. Seulement « des cas sérieux » étaient apportés à la cour de Dhartsedo, alors que de « autres cas sont jugés dans leurs comtés respectifs de la région de Kardze, » a déclaré ce fonctionnaire après avoir été approché.
La préfecture autonome tibétaine de Kardze et d'autres régions tibétaines de Sichuan sont le témoin d'un traitement lourd des Tibétains par les forces de sécurité chinoises à la suite des protestations de Lhasa laissant des centaines de morts et de nombreux blessés.
Les premières images des Tibétains morts avec des blessures par balle sont apparues dans la province de Sichuan. Le gouvernement tibétain en exil (TGIE) déplore plus de 200 Tibétains tués durant la répression organisée par la Chine, qui cependant, indique que seulement un émeutier tibétain a été tué par balle . Pékin blâme plutôt les Tibétains pour la mort de personnes innocentes dont un Chinois. La Chine continue de blâmer le chef tibétain en exil le Dalaï Lama, l'accusant d'inciter le malaise au Tibet, une accusation que le lauréat du Prix Nobel a recusée . Il a d'ailleurs demandé qu'un corps indépendant comportant même des représentants gouvernementaux chinois puisse contrôler les dossiers et les ordinateurs du gouvernement tibétain en exil (TGIE) à Dharamsala. Cependant, aucune équipe d'investigation n'a été envoyée à Dharamsala jusqu'ici.
Kalsang Rinchen pour www.phayul.com
59 Arestations au Tibet
AFP 25 décembre 2008 http://www.france24.com/fr/20081225-asie-chine-arrestations-propagateur-rumeurs-subversives-tibet-dalai-lama
La police chinoise a arrêté 59 propagateurs de rumeurs subversives au Tibet depuis les violences qui ont secoué cette région en mars, on affirmé jeudi les médias officiels, en incriminant un nouvelle fois des forces alliées au dalaï lama.
Ces 59 personnes étaient impliquées dans 48 cas de rumeurs, a précisé le site Chinatibetnews.com, citant Xin Yuanming, chef adjoint de la police de Lhassa, la capitale tibétaine.
Ces rumeurs ont "gravement porté atteinte à l'image du parti et du gouvernement et au sentiment de sécurité du public", selon la même source.
Un des exemples cités est le cas de gens ayant téléchargé des "chants réactionnaires" sur l'internet pour les vendre (format DVD et MP3) sur les marchés de Lhassa.
Des manifestations anti-chinoises avaient éclaté en mars dans la région, tournant à l'émeute à Lhassa le 14 mars, avant de s'étendre à d'autres régions de Chine peuplées de minorités tibétaines.
Plus de 200 personnes ont été tuées dans les événements et un millier ont été blessées, selon les Tibétains en exil.
Pékin, qui reconnaît la mort d'"un insurgé", accuse les émeutiers d'avoir tué 21 personnes.
Le Journal du Dimanche 25 décembre 2008 http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200852/tibet-incendie-pres-d-un-temple-bouddhiste-_174834.html
Un incendie a éclaté jeudi dans un hôtel proche du plus vénéré des temples bouddhistes de Lhasa, capitale du Tibet, ont annoncé des médias d'Etat chinois. Des volutes de fumée épaisse s'échappent de cet établissement, le Jingu Hotal, situé à 500 mètres du temple de Jokhang, en plein coeur de Lhasa, a précisé l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Aucune victime n'est signalé pour le moment. En 2008, ce temple avait été fermé pendant deux mois à la suite des manifestations de moines tibétains contre la tutelle chinoise en mars.
LETTRE DE CLAUDE B. LEVENSON :
" LE TIBET, LA CHINE, ET LES AUTRES "
Claude B Lévenson Décembre 2008 claude.levenson@gmail.com
Tradition oblige, c’est en quelque sorte le moment de jeter un regard sur l’année qui s’achève – du moins, un survol rapide de ce qui aura marqué l’actualité. Bien sûr, la crise économico-financière que pas grand monde n’aura voulu voir venir ; le lourd héritage du président américain sortant à son successeur nanti du fardeau de tous les espoirs issus d’innombrables frustrations ; les attentats meurtriers de Mumbai et presque simultanément l’occupation inopinée des aéroports de Bangkok – deux manières très différentes de faire entendre des revendications politiques ; en Birmanie, la fille du défunt dictateur Ne Win, condamnée pour « complot contre la junte » remise en liberté, tandis que la Dame de Rangoun reste – illégalement, d’après les dispositions du régime en place – en résidence surveillée dans un isolement complet ; le 60e anniversaire de la Déclaration universelle à l’heure où, un peu partout dans le monde, les droits de l’homme semblent remisés au rayon des accessoires vaguement démodés…
Et le Tibet toujours à contre-courant, cette question qui dérange tellement les actuels dirigeants chinois occupés à célébrer les « Trente glorieuses » des réformes économiques du Petit Timonier, alors que s’élargit dangereusement le fossé entre ceux qui ont trop et ceux – la majorité – qui n’ont rien dans un pays profondément déboussolé par sa propre évolution. Au point que quelque trois cents téméraires signent une « Charte 2008 » - qui rappelle la « Charte 77 » des dissidents tchécoslovaques – ébauchant la voie d’une démocratisation à la chinoise en appliquant simplement les principes inscrits dans la Constitution du pays. La réponse officielle n’a pas tardé, se traduisant par des arrestations et des condamnations rapides, si bien qu’un appel international a été lancé pour demander la libération de l’un de ses initiateurs, Liu Xiaobo, qui persévère sur le chemin qu’il a choisi en dépit d’un séjour antérieur en prison. Sans oublier Hu Jia, lauréat cette année du prix Sakharov pour la liberté d’expression du Parlement européen, embastillé lui aussi et privé de visites familiales pour faire bonne mesure.
Certes, il y a comme toujours loin de la coupe aux lèvres, et une hirondelle ne fait pas le printemps, car pendant ce temps, les condamnations pleuvent au Tibet devenu une vaste prison, sans que le monde se décide enfin à demander des comptes aux responsables de cette politique de répression systématique. A Lhassa, un jeune activiste condamné à vie pour « espionnage », une demi-douzaine d’autres, de 8 à 14 ans de prison… sous prétexte d’avoir passé des informations à des « organisations étrangères ». Selon des sources récentes, les autorités locales font la chasse aux Tibétains du Kham et de l’Amdo dépourvus de permis de résidence à Lhassa, alors que le train déverse chaque jour sa cargaison de migrants des provinces chinoises avoisinantes en quête de fortunes faciles.
Situation analogue dans les enclaves tibétaines hors la Région dite autonome où s’abat sans ménagement et sans témoins le courroux du parti communiste sur ceux qui ont osé relever la tête et s’exprimer au printemps dernier, maintenant que le rideau est tombé sur les fastes des JO et que l’attention s’est tournée vers des soucis plus immédiats – les scandales du lait frelaté, la corruption ou encore l’illégalité des dépossessions de terrains ou d’habitations. A peine quelques brèves de temps à autre dans la presse internationale, comme si dans son fabuleux écrin de montagnes, le Tibet était en retrait, au-dessus du reste du monde – alors qu’il est justement au cœur du monde, ce que trop de gens semblent encore ignorer.
Non pas terre de légendes et de contes fleuris chère aux songes d’impénitents rêveurs, mais un pays dur à ceux qui le peuplent depuis la nuit des temps et qui ont été façonnés par la rude beauté de ses paysages, ces nomades épris de liberté sédentarisés aujourd’hui de force par un pouvoir étranger qu’ils récusent – ces hautes plaines d’altitude qui obligent ceux et celles qui les parcourent à se mesurer aux dimensions de l’infini de la destinée humaine.
Le président Sarkozy a - enfin ! – rencontré le Dalaï-lama. Et alors ? C’était presque en catimini, à Gdansk à l’occasion de l’anniversaire de l’attribution du prix Nobel de la paix à Lech Walesa, et le ciel n’est pas tombé pour autant sur la tête des dirigeants chinois qui n’ont pas raté l’occasion de leur sempiternel chantage. Autant en ont emporté les tourbillons successifs de la crise et de l’actualité… Le jour viendra sans doute où les locataires de la Cité interdite finiront par comprendre qu’il ne saurait y avoir de « société harmonieuse » telle que la prône l’actuel président chinois dans le Céleste empire sans liberté au Tibet comme en Chine. Il est grand temps de leur faire entendre que le respect qu’ils exigent d’autrui passe par leur propre respect des autres, et que leur pouvoir s’arrête là où commence la résistance des autres. Celle d’un peuple opprimé dure toujours, jusqu’à la victoire. Puisse l’année nouvelle en porter jusqu’au bout la flamme.
C.B.L
Romandie News 24 Décembre 2008 http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20081224102134535172194810700_brf016.xml&associate=phf0754
Déguisés en pandas géants, deux députés taiwanais ont dansé au parlement pour tourner en dérision les deux plantigrades offerts par la Chine. Ils considèrent ce cadeau comme une ingérence malvenue dans les affaires de l'île.
Deux pandas géants âgés de quatre ans, Tuan Tuan et Yuan Yuan, dont les noms prononcés ensemble signifient "s'unir", sont arrivés mardi à Taiwan depuis la Chine, en signe de l'amélioration des relations après des décennies d'hostilité.
Pékin revendique la souveraineté sur l'île depuis 1949 et parle d'"une seule Chine", idée rejetée par beaucoup de Taiwanais, dont le Parti démocrate progressiste (DPP) d'opposition, favorable à une déclaration officielle d'indépendance.
Les amoureux des pandas devraient savoir que le cadeau a un objectif politique, ont expliqué à la presse et à leur collègues les deux députés du DPP, accompagnant leur déclaration de pas de danse et de coups de patte.
Paris: Rassemblement pour le Tibet dimanche 4 janvier 2008
PLACE EDMOND MICHELET - PARIS
dès 16h jusqu’à 19h30
métro Rambuteau, Les Halles, près de Beaubourg
Suite à une résolution de l’Assemblée Générale de CTF, "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis" appellent à une Manifestation pacifique en faveur du Tibet, chaque premier dimanche du mois. Ce mouvement des citoyens libres de soutien au Tibet, a été baptisé :
"La marche des Tibétains vers un Tibet libre et démocratique."
Aussi longtemps que le combat du peuple tibétain pour sa survie nationale durera, les Tibétains de France et leurs amis" ont résolus de faire une manifestation pacifique tous les premiers dimanches de chaque mois près de l’ambassade de "la République populaire de Chine à Paris.
Cette expression de solidarité des citoyens libres avec le peuple tibétain dans son combat pour la justice et la liberté ainsi que la démocratie, inscrit fermement dans les principes de "la non-violence et ceux de la vérité. Ce mouvement des citoyens engagés, a pour but de promouvoir la compréhension et le respect mutuel par la voie du dialogue entre les Chinois et les Tibétains. Ensuite, ceci permettra également aux Chinois de connaître le vrai histoire du Tibet. tâchons, pour que les autorités chinoises puissent acquérir une culture de tolérance politique, pour ce qui est la diversité. Notamment pour la préservation de la Culture tibétaine dans un Tibet libre et autonome.
Nous vous invitons à venir nombreux avec des bougies à nous joindre pour manifester votre solidarité avec le peuple tibétain et veuillez relayer cette information autour de vous SVP.
Par le Bureau de "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis"
Rassemblement
pour le Tibet
Samedi 10 Janvier 2009 à 14h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
Tibet Chine Actualité
Lundi 22 Décembre 2008
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Action coordonée par le site www.tibet-info.net
Le 4 novembre 2008, au cours d’une réunion avec des membres de la Chambre des Représentants australienne alors en visite, Pema Tsewang (qui se présente sous son nom sinisé Baema Cewang) , Vice-président du Gouvernement régional de la "Région Autonome du Tibet", a déclaré que 55 Tibétains étaient sous le coup de condamnations pour leur implication dans les "émeutes du 14 mars" dans la capitale tibétaine. Les peines vont de 3 ans à la prison à vie. Quoiqu’il en soit des chiffres exacts, la répression actuelle est très dure. Loin des médias. Le cas de Paljor Norbu (également connu sous la transcription Panjol Norbu) est particulièrement révélateur de la situation répressive au Tibet. [1] Propositions de lettres en français ou en anglais :
Proposition d’adresses auxquelles envoyer vos courriers : Copies de vos courriers à adresser à :
Merci de transmettre les copies des réponses des autorités à :
NB Les adresses Internet ou fax mentionnées ci-dessus se révèlent parfois difficiles à joindre
Le Tibetan Center for Human Rights and Democracy, basé à Dharamsala en Inde, affirme qu’il y aurait actuellement des centaines de Tibétains détenus sans aucune charge contre eux et 105 personnes, condamnées pour leur participation aux manifestations sur le plateau tibétain depuis mars dernier, ont déjà été répertoriées, tant dans la "Région Autonome du Tibet" (TAR) que dans les régions tibétaines n’appartenant pas à la TAR.
Source TCHRD 5 novembre 2008
De nombreuses personnes ont disparu sans laisser de trace …
Paljor (ou Panjol) Norbu
Y compris lorsque l’on est âgé de 81 ans et que votre seule "faute" est d’avoir imprimé des drapeaux tibétains lors des événements du printemps dernier, à Lhassa.
Paljor Norbu, imprimeur tibétain traditionnel, a été emmené de chez lui, à Lhassa, par la Police Populaire Armée (PAP) le 31 octobre 2008.
Descendant d’une longue lignée familiale d’imprimeurs et d’éditeurs de textes bouddhistes pour les monastères, Paljor Norbu est internationalement connu.
En plus des textes religieux, la boutique imprime depuis des générations des drapeaux de prières, des reproductions populaires, des livres, des tracts et de la littérature traditionnelle.
Paljor Norbu, 81 ans, est suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" y compris le drapeau tibétain. Il a été jugé en secret en novembre et condamné à 7 ans de prison.
Bien que les autorités n’aient pas rendu publics les détails du verdict, la nature des accusations portées contre Paljor Norbu et la durée de la peine, laissent à penser qu’il a été jugé pour "incitation au séparatisme" (article 103 de la Loi Pénale)
Paljor Norbu n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui doivent être respectés dans les procédures pénales chinoises.
Parmi les violations de ces droits, se trouvent notamment l’absence de notification à sa famille de son arrestation formelle ou de la date du procès, le refus de rendre public le lieu de détention, ainsi que l’absence de représentation de la défense de son choix au tribunal.
Monsieur,
Le 31 octobre 2008, à Lhassa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) a été emmené de chez lui par la police.
Suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" dont le drapeau tibétain, cet imprimeur, connu dans le monde entier, a été détenu puis jugé en secret en novembre 2008 et condamné à 7 ans de prison.
Les accusations et l’actuel lieu de détention ne sont pas connus.
Cet homme de 81 ans n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui devraient être donnés dans les procédures pénales chinoises. Entre autre, l’absence d’autorisation d’une représentation de la défense de son choix au tribunal.
Je vous serais reconnaissant (e) de bien vouloir préciser les charges portées contre Paljor Norbu et de prendre toutes mesures nécessaires pour sa libération immédiate et inconditionnelle.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes meilleures salutations.
Nom, Prénom,
Adresse
Signature
Sir,
On October 31st, 2008, in Lhasa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) was taken from his home by the police.
On suspicion that he had printed “prohibited material” among which the Tibetan flag, this worldwide known printer was detained, then in November 2008 secretly tried and sentenced to seven years in prison.
Charges and current place of detention are not known.
This 81-years-old man was not granted the minimal rights that are supposed to be provided under Chinese criminal procedures. Among them, the failure to allow him defence representation of his choice in court.
Could you please clearly mention the charges against Paljor Norbu and take all necessary measures for his immediate and unconditional release.
Yours faithfully,
Nom, Prénom
Adresse
Signature
(0,85 € pour affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes à partir de la France à destination de la Chine)
Monsieur le Président de la République Populaire de Chine
(President of the People’s Republic of China)
Hu Jintao Guojia Zhuxi
The State Council General Office
2 Fuyoujie Xichengqu
Beijingshi 100017
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président du Gouvernement Populaire de la Région Autonome du Tibet
(Chairman of the Tibet Autonomous Regional People’s Government)
Jampa Phuntsok (Qianbga Puncong) Zhuren
Xizang Zizhiqu Renmin Zhengfu
1 Kang’angdonglu
Lasashi 850 000 Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président de la Haute Cour Populaire de la Région Autonome du Tibet
(President of the Tibet Autonomous Regional High People’s Court)
Nyima Zhamdui Yuanzhang
Xizang Zizhiqu Gaoji Renmin Fayuan
Lhasashi
Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine Kong Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22
(ou l’Ambassadeur de Chine dans votre pays)
Monsieur Bernard Kouchner
(ou le Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris
http://www.diplomatie.gouv.fr/courrier/
Madame Rama Yade
Secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme
37, quai d’Orsay
75007 Paris
rama.yade@diplomatie.gouv.fr
Monique Dorizon
13 rue Charles Maréchal
78300 Poissy France
moniquedorizon@hotmail.com
Actualités
Chine : la «Charte 08»
R.F.I 22 décembre 2008
«Les signataires de la « Charte 08 » vont bien au-delà des revendications traditionnelles, ils veulent une refonte complète de la société chinoise.»
par Nicolas Vescovacci
Pour écouter le reportage cliquez sur: http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_76365.asp
Une députée du Parlement européen rencontre l’avocat chinois des droits de l’homme Zheng Enchong
La Grande Epoque 21 Décembre 2008 http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5528/104/
Helga Truepel, parlementaire européenne, a rencontré le célèbre avocat chinois des droits de l’homme Zheng Enchong chez lui, à Shanghai le 25 novembre. Mme Helga Truepel, députée allemande du parlement européen, est également membre du Parti ces Verts. Lors d’une rencontre de deux heures, ils ont échangé leurs points de vue sur plusieurs questions sensibles dont le bilan des droits de l’homme de la Chine, le Tibet, le Falun Gong, le blocus Internet et le mouvement mondial de Démissions du Parti communiste chinois.
Initialement, Truepel n’avait pas réussi à rencontrer l’épouse de Hu Jia, Zheng Jinyan, à Pékin, du fait de l’interférence des autorités communistes chinoises.
Le régime fait partir la police pour créer une fausse impression de ‘liberté’
" A dix heures 09 du matin, Helga Truepel et un traducteur allemand ont frappé à ma porte. J’ai constaté qu’ils étaient très nerveux parce qu’ils n’avaient pas réussi à rencontrer Zeng Jinyan à Pékin deux jours plus tôt et s’inquiétaient que la même chose se produise à nouveau " a remarqué Zheng.
Il a poursuivi en disant que la Police avait reçu l’ordre spécifique ne pas interrompre leur visite, et raconté comment ils étaient partis avant la rencontre et revenus quand elle avait pris fin.
“Avant qu’ils n’arrivent à mon domicile, tous les policiers entourant ma maison étaient étonnamment partis à 8h. Après que Helga et son traducteur soient partis à midi, ils sont réapparus. Le gouvernement a essayé de donner la fausse impression de ma liberté.”
Les autorités du PCC s’inquiètent de la pression de la société internationale
A propos d'avoir réussi à rencontrer Truepel, Zheng a commenté : “D’abord, le régime communiste chinois a senti la pression de la société internationale après que le scandale qu’ils aient empêché une député européenne de rencontrer Zeng Jinyang ait été exposé. Deuxièmement, récemment la relation Chine-UE a beaucoup changé. Le président français a accepté de rencontrer le Dalai Lama et le PCC a demandé qu’ils reportent le sommet Chine-UE en décembre.”
Zheng a poursuivi : “Je ne pense pas que le régime communiste chinois ait pitié de moi. Le gouvernement chinois se soucie de l’opinion mondiale, et de la pression de l’Amérique, de la France et de l’Allemagne.”
La députée européenne témoin de la ‘prison familiale’
Truepel a prêté une étroite attention à Zheng et à sa famille. Selon Zheng, il est resté sous arrestation à domicile depuis qu’il a été libéré de prison. Depuis juin 20006, la police chinois a tenu Zheng sous une intense surveillance, assignant six voitures et deux unités de motards à cette tâche. Zheng a dit qu’habituellement douze policiers travaillent en trois équipes 24h sur 24, mais il arrive, lors des journées dites sensibles, que 70 policiers soient impliqués.
Zhang a montré à Truepel deux caméras de surveillance mises en place par la police à la porte de devant, et lui a dit aussi que sa ligne téléphonique avait été coupée, mais qu’on lui avait quand même demandé de payer la facture.
Le PCC devrait être tenu responsable pour le problème du Tibet
Lorsque Truepel a dit à Zheng que le Parlement européen soutenait le Dalai Lama, Zheng a donné sa position engagée sur la question.
“Je suis un avocat , a dit Zheng. “Je sais qu’en 1954 le PCC et le Dalai Lama sont parvenus à dix sept accords. Qui le premier a rompu ces accords ? C’était Mao Zedong, l’ancien dirigeant du PCC. Selon les accords, le système social au Tibet devait rester le même. L’Armée de libération du peuple est entrée au Tibet pour la seule défense. Mais après 1959, le PCC a forcé le Tibet a changé ses structures sociales, ce qui a amené le Dalai Lama à s’enfuir de sa ville natale. C’est le PCC qui a rompu les accords.
Truepel a remarqué qu’elle était surprise de l’attitude ouverte de Zheng sur la question du Tibet. Zheng a dit que beaucoup de gens avaient des points de vue similaires en Chine, mais qu’il n’y avait aucun canal leur permettant d’exprimer leurs opinions.
Falun Gong a fait une brèche dans le ‘ Mur de Berlin’ de la Chine
À la question s’il arrivait quand même à être au courant de l’actualité, il a expliqué que bien que le PCC ait complètement supprimé la liberté de l’information, les pratiquants de Falun Gong avaient développé des logiciels pour contourner le blocage, permettant à la population chinoise de regarder les nouvelles de l’étranger.
“Le Mur de Berlin en Chine s’est effondré . C’est le Falun Gong qui l’a fait. Ils nous ont fourni ce logiciel spécial, un cadeau des cieux,” a dit Zheng.
Confirmer le mouvement des démissions du PCC
Zheng a raconté son histoire à Truepel. Bien qu’ayant suivi le PCC, il a récemment fait une déclaration de retrait des Jeunes Pionniers communistes et de la Ligue de la jeunesse communiste.
Pendant la rencontre, Zhang a ouvert la fenêtre et montré à Truepel une étendue de bidonvilles. “ Cinq millions de travailleurs migrants à Shanghai ne peuvent pas se permettre de vivre dans une maison de plein pied, ils doivent donc habiter ces taudis délabrés. Telle est la situation des droits de l’homme en Chine. J’espère que vous visiterez également les provinces d’Anhui, du Sichuan et du Henan pour avoir plus d’informations sur les droits de l’homme des paysans de la Chine.”
Zheng qui a cinquante huit ans a conseillé plus de 500 familles déplacées par le projet de re-développement urbain de Shanghai, sur leurs droits à une compensation équitable. En 2003, il a pu initier avec succès un procès public contre le grand Manitou de l’immobilier Zhou Zhengyi.
La même année, Zheng a été condamné à trois ans de prison sur une accusation fabriquée de “trahison des secrets d’état .” Depuis sa libération en 2006, il est sous arrestation à domicile et sous intense surveillance de la police.
La Chine a bloqué l'accès au site Web du New York Times, a annoncé le prestigieux quotidien américain samedi.
Certains usagers ont perdu leur connexion dès jeudi soir, à Pékin, Shanghai et Guangzhou et il était toujours impossible de se connecter depuis Pékin samedi.
Dans la semaine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu Jianchao avait défendu le droit de la Chine à censurer les sites Web diffusant des contenus jugés illégaux par le gouvernement, jugeant que les autres pays aussi régulaient leur utilisation d'Internet.
Pendant les Jeux olympiques d'été, au mois d'août dernier, la Chine avait ouvert l'accès à des sites interdits de longue date, comme la BBC ou Human Rights Watch, les journalistes étrangers ayant accusé Pékin de ne pas respecter ses engagements pour une plus grande liberté des médias.
Selon le New York Times, Pékin a également bloqué dans la semaine le site en chinois de la BBC, et ceux de Voice of America, Asiaweek, et un quotidien de Hong Kong, Ming Pao. Hormis celui de Ming Pao, tous ces autres sites étaient accessibles de Pékin samedi.
La Chine compte le plus grand nombre d'usagers d'Internet au monde, 250 millions, mais a également mis sur pied un système de traque sophistiqué des contenus sensibles, et bloque régulièrement nombre de sites, notamment pro-tibétains.
L' une des figures de la défense des droits des propriétaires, Ni Yulan, une avocate de 47 ans, a été condamnée, jeudi 18 décembre, par une cour pékinoise à deux ans de prison pour "obstruction à l'ordre public". En avril, Mme Ni avait tenté de s'opposer à la destruction de sa maison alors qu'un groupe d'ouvriers, conduit par la police, était en train d'abattre le mur de sa cour carrée traditionnelle situé dans l'arrondissement de Xicheng, au coeur de Pékin.
Lors de son arrestation, en avril, elle avait été frappée à la tête d'un coup de brique par l'un des ouvriers. Mais la police avait jugé que c'était Ni Yulan qui avait "agressé" un membre de l'équipe de démolition.
L'affaire avait provoqué l'indignation de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme, la "modernisation" d'arrondissements de Pékin à coups de bulldozer, avant les Jeux olympiques, ayant eu pour conséquence la disparition de quartiers entiers de la capitale et l'éviction forcée de quelques milliers de personnes.
La collusion entre responsables locaux du Parti communiste chinois et des promoteurs immobiliers sans scrupules est une source constante de frictions entre les autorités et un nombre croissant de citoyens estimant avoir reçu des compensations insuffisantes.
La condamnation de l'avocate a été prononcée moins d'un mois après que son domicile a été complètement démoli, le 21 novembre. Le fait que le président de la cour de ce même arrondissement de Xicheng, Guo Shenggui, ait été condamné à la peine de mort, en octobre, pour corruption dans le cadre de scandales immobiliers n'a rien changé au sort de Mme Ni...
HANDICAPÉE À VIE
Cette dernière n'en est pas à sa première confrontation avec la justice. En 2002, elle avait été arrêtée pour avoir filmé la destruction de la maison d'un citoyen exproprié, puis condamnée à un an de prison. Pendant sa détention, elle avait subi des sévices dans sa cellule, battue au point d'en ressortir handicapée à vie. Depuis sa remise en liberté, elle marchait difficilement et ne se déplaçait plus sans l'aide de béquilles. Au mois de juin, Ni Yulan avait de nouveau accusé les policiers de l'avoir battue dans sa cellule.
Le type d'activisme civique pratiqué par Ni Yulan est devenu un motif de préoccupation pour le régime chinois à l'heure où les conséquences de la crise économique, notamment en matière d'emploi, pourraient constituer un nouveau facteur d'instabilité sociale.
Dans un discours prononcé, jeudi, devant les membres du comité central du Parti communiste, à l'occasion du 30e anniversaire du lancement des réformes économiques de 1978, le président Hu Jintao a reconnu qu'"il existe de nombreux aspects de notre travail qui montrent que nous n'avons pas assez bien réussi et les gens ne sont pas contents. L'avenir nous réserve bien des défis et des difficultés". Il a cependant assuré que "maintenir et améliorer la direction du Parti est la garantie fondamentale du progrès et du succès".
Agenda
Tibet Chine Actualité
Jeudi 17 Décembre 2008
Infos pratiques
Communiqué de Patrick Bonnassieux webmaster de Tibet Chine Actualité
Vous pouvez des à présent me contacter sur ma nouvelle ligne fixe au 04 78 48 15 49 ( international : 0033478481549 ) . Vous pouvez en cas d'absence laisser un message sur mon répondeur ou me joindre sur mon portable au 06 29 35 42 27 ( international 0033629354227 )
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Action coordonée par le site www.tibet-info.net
Le 4 novembre 2008, au cours d’une réunion avec des membres de la Chambre des Représentants australienne alors en visite, Pema Tsewang (qui se présente sous son nom sinisé Baema Cewang) , Vice-président du Gouvernement régional de la "Région Autonome du Tibet", a déclaré que 55 Tibétains étaient sous le coup de condamnations pour leur implication dans les "émeutes du 14 mars" dans la capitale tibétaine. Les peines vont de 3 ans à la prison à vie. Quoiqu’il en soit des chiffres exacts, la répression actuelle est très dure. Loin des médias. Le cas de Paljor Norbu (également connu sous la transcription Panjol Norbu) est particulièrement révélateur de la situation répressive au Tibet. [1] Propositions de lettres en français ou en anglais :
Proposition d’adresses auxquelles envoyer vos courriers : Copies de vos courriers à adresser à :
Merci de transmettre les copies des réponses des autorités à :
NB Les adresses Internet ou fax mentionnées ci-dessus se révèlent parfois difficiles à joindre
Le Tibetan Center for Human Rights and Democracy, basé à Dharamsala en Inde, affirme qu’il y aurait actuellement des centaines de Tibétains détenus sans aucune charge contre eux et 105 personnes, condamnées pour leur participation aux manifestations sur le plateau tibétain depuis mars dernier, ont déjà été répertoriées, tant dans la "Région Autonome du Tibet" (TAR) que dans les régions tibétaines n’appartenant pas à la TAR.
Source TCHRD 5 novembre 2008
De nombreuses personnes ont disparu sans laisser de trace …
Paljor (ou Panjol) Norbu
Y compris lorsque l’on est âgé de 81 ans et que votre seule "faute" est d’avoir imprimé des drapeaux tibétains lors des événements du printemps dernier, à Lhassa.
Paljor Norbu, imprimeur tibétain traditionnel, a été emmené de chez lui, à Lhassa, par la Police Populaire Armée (PAP) le 31 octobre 2008.
Descendant d’une longue lignée familiale d’imprimeurs et d’éditeurs de textes bouddhistes pour les monastères, Paljor Norbu est internationalement connu.
En plus des textes religieux, la boutique imprime depuis des générations des drapeaux de prières, des reproductions populaires, des livres, des tracts et de la littérature traditionnelle.
Paljor Norbu, 81 ans, est suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" y compris le drapeau tibétain. Il a été jugé en secret en novembre et condamné à 7 ans de prison.
Bien que les autorités n’aient pas rendu publics les détails du verdict, la nature des accusations portées contre Paljor Norbu et la durée de la peine, laissent à penser qu’il a été jugé pour "incitation au séparatisme" (article 103 de la Loi Pénale)
Paljor Norbu n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui doivent être respectés dans les procédures pénales chinoises.
Parmi les violations de ces droits, se trouvent notamment l’absence de notification à sa famille de son arrestation formelle ou de la date du procès, le refus de rendre public le lieu de détention, ainsi que l’absence de représentation de la défense de son choix au tribunal.
Monsieur,
Le 31 octobre 2008, à Lhassa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) a été emmené de chez lui par la police.
Suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" dont le drapeau tibétain, cet imprimeur, connu dans le monde entier, a été détenu puis jugé en secret en novembre 2008 et condamné à 7 ans de prison.
Les accusations et l’actuel lieu de détention ne sont pas connus.
Cet homme de 81 ans n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui devraient être donnés dans les procédures pénales chinoises. Entre autre, l’absence d’autorisation d’une représentation de la défense de son choix au tribunal.
Je vous serais reconnaissant (e) de bien vouloir préciser les charges portées contre Paljor Norbu et de prendre toutes mesures nécessaires pour sa libération immédiate et inconditionnelle.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes meilleures salutations.
Nom, Prénom,
Adresse
Signature
Sir,
On October 31st, 2008, in Lhasa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) was taken from his home by the police.
On suspicion that he had printed “prohibited material” among which the Tibetan flag, this worldwide known printer was detained, then in November 2008 secretly tried and sentenced to seven years in prison.
Charges and current place of detention are not known.
This 81-years-old man was not granted the minimal rights that are supposed to be provided under Chinese criminal procedures. Among them, the failure to allow him defence representation of his choice in court.
Could you please clearly mention the charges against Paljor Norbu and take all necessary measures for his immediate and unconditional release.
Yours faithfully,
Nom, Prénom
Adresse
Signature
(0,85 € pour affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes à partir de la France à destination de la Chine)
Monsieur le Président de la République Populaire de Chine
(President of the People’s Republic of China)
Hu Jintao Guojia Zhuxi
The State Council General Office
2 Fuyoujie Xichengqu
Beijingshi 100017
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président du Gouvernement Populaire de la Région Autonome du Tibet
(Chairman of the Tibet Autonomous Regional People’s Government)
Jampa Phuntsok (Qianbga Puncong) Zhuren
Xizang Zizhiqu Renmin Zhengfu
1 Kang’angdonglu
Lasashi 850 000 Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président de la Haute Cour Populaire de la Région Autonome du Tibet
(President of the Tibet Autonomous Regional High People’s Court)
Nyima Zhamdui Yuanzhang
Xizang Zizhiqu Gaoji Renmin Fayuan
Lhasashi
Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine Kong Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22
(ou l’Ambassadeur de Chine dans votre pays)
Monsieur Bernard Kouchner
(ou le Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris
http://www.diplomatie.gouv.fr/courrier/
Madame Rama Yade
Secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme
37, quai d’Orsay
75007 Paris
rama.yade@diplomatie.gouv.fr
Monique Dorizon
13 rue Charles Maréchal
78300 Poissy France
moniquedorizon@hotmail.com
Actualités
A.F.P 17 Décembre 2008 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jQgESt_hs_88qsBhHiK1wInG69dA
STRASBOURG (AFP) — Le Parlement européen a remis officiellement mercredi au dissident chinois Hu Jia, en son absence, le Prix Sakharov 2008 pour la liberté de pensée, une récompense qui intervient dans un climat tendu entre Pékin et l'Europe.
Dans un message vidéo diffusé à Strasbourg, dans la grande salle de réunion du Parlement, la femme de Hu Jia, Zeng Jinyan, a indiqué que le dissident était au courant, malgré l'interdiction qui lui a été faite d'en discuter avec lui lors de ses visites en prison.
"Début novembre, des officiers de police ont informé Hu Jia qu'il avait reçu le prix (...), j'ai pu voir qu'il en était particulièrement content", a-t-elle souligné lors d'une cérémonie à l'occasion du vingtième anniversaire du Prix.
"Je ne peux pas faire grand chose, mais je voudrais utiliser les 50.000 euros du Prix comme somme de départ pour une fondation destinée à aider les familles des militants des droits de l'Homme emprisonnés en Chine", conformément à un souhait que Hu Jia a émis depuis longtemps, a-t-elle souligné.
Le Prix a été décerné à "Hu Jia au nom de tous les sans-voix de Chine et du Tibet". Actif notamment sur la question des malades du Sida et de l'environnement, Hu, 35 ans, a été condamné en avril, à l'issue d'une journée de procès, à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour des propos publiés sur internet et des entretiens accordés à la presse étrangère.
L'attribution de ce prix par le Parlement fin octobre avait entraîné des protestations des autorités chinoises. Et depuis, le climat entre l'Europe et la Chine ne s'est pas apaisé.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, a déclenché les foudres de Pékin en s'entretenant en Pologne le 6 décembre avec le dalaï lama, bête noire de la Chine, qui en représailles a annulé un sommet Chine-UE prévu le 1er décembre en France.
Mercredi encore Pékin a également rejeté les inquiétudes de l'Union européenne après l'arrestation le 8 décembre d'un autre dissident chinois, s'opposant "à ce que les pays étrangers s'ingèrent dans les affaires intérieures de la Chine".
Lors de la cérémonie au Parlement européen, l'épouse de Hu Jia a estimé que la situation dans son pays sur le plan des libertés civiles restait dramatique, soulignant "que les manuels scolaires, les journaux, tout ressemble à ce que l'on trouve dans le roman 1984" de George Orwell.
L'état de santé du dissident reste préoccupant selon elle, malgré une amélioration de ses conditions de détention à la faveur de son transfert à Pékin, "deux analyses de sang ont été faites en un mois mais les résultats des tests n'ont pas été communiqués à la famille".
Plusieurs députés étaient émus aux larmes lors de la cérémonie, dont le chef de file des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit, qui la veille avait fustigé dans la même enceinte Nicolas Sarkozy, pour sa politique trop conciliante à ses yeux à l'égard de la Chine.
Le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a cherché pour sa part à calmer le jeu.
"L'Europe a besoin de la Chine, et la Chine a besoin de l'Europe. Lorsque nous parlons des droits de l'Homme en Chine, nous le faisons en tant qu'amis du peuple chinois", a-t-il dit.
La veuve du dissident soviétique Andreï Sakharov, Elena Bonner, ainsi que plusieurs anciens lauréats, parmi lesquels l'écrivain bengalie Taslima Nasreen, le leader de l'opposition bélarusse Alexandre Milinkevitch, l'avocat soudanais Salih Mahmoud Mohamed Osman ou des représentants de l'organisation Reporters sans frontières étaient présents à la cérémonie.
puni-davoir-recu-le-prix-sakharov-le-dissident-hu-jia-prive-de-visite-familiale
R.T.B.F 18 Décembre 2008 http://www.rtbf.be/info/societe/culture/puni-davoir-recu-le-prix-sakharov-le-dissident-hu-jia-prive-de-visite-familiale-6537
La Chine a privé le dissident Hu Jia de visite familiale, pour le punir d'avoir remporté le Prix Sakharov 2008 pour la liberté de pensée du Parlement européen, a affirmé sa femme jeudi 18 Décembre
Le Parlement européen a officiellement décerné ce prix mercredi à Hu Jia, en son absence.
Son épouse Zeng Jinyan a dit avoir été informée jeudi qu'elle ne serait pas autorisée à effectuer sa visite mensuelle à Hu Jia. Elle a ajouté que la police l'avait mise en garde contre des contacts avec la presse étrangère. "Aucun membre de la famille n'a vu Hu Jia ce mois-ci, je ne sais pas quand je serai autorisée à la voir", a-t-elle poursuivi.
Actif notamment sur la question des malades du sida et de l'environnement, Hu, 35 ans, a été condamné en avril, à l'issue d'une journée de procès, à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion, pour des propos publiés sur internet et des entretiens accordés à la presse étrangère.
Le prix du Parlement européen lui a été décerné "au nom de tous les sans-voix de Chine et du Tibet". L'attribution de ce prix par le Parlement fin octobre avait entraîné des protestations des autorités chinoises.
Zeng a fait part de son intention d'utiliser les 50.000 euros du prix comme somme de départ pour une fondation destinée à aider les familles des militants des droits de l'Homme emprisonnés en Chine, conformément à un souhait que Hu Jia a émis depuis longtemps.
A.F.P 17 Décembre 2008 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hAaBKVxGF_lXpNQqs4j1EuK4Oz6g
PEKIN (AFP) — En protestant avec la virulence qu'on lui connaît à chaque fois qu'un dirigeant étranger s'entretient avec le dalaï lama, la Chine offre paradoxalement une publicité planétaire à sa bête noire et à son combat pour la défense des droits des Tibétains.
Bien mieux que les stars de Hollywood qui comptent parmi les amis du chef spirituel tibétain ou les militants des droits de l'Homme, le régime communiste chinois, en étant arc-bouté sur cette question, finit par être le meilleur agent de relations publiques de cet homme fatigué de 73 ans et qui s'est dit prêt à jeter l'éponge.
Depuis la mi-novembre, les rencontres du dalaï lama avec des responsables politiques en Europe ont accaparé une bonne part de la communication de la diplomatie chinoise, au moment où Pékin dépêchait dans les pays occidentaux des émissaires chargés d'expliquer sa politique tibétaine.
Ces entretiens ont été abordés dans tous les points de presse bi-hebdomadaires du ministère des Affaires étrangères, selon une partition immuable: mises en garde répétées puis protestations virulentes.
Les déclarations tonitruantes de Pékin finissent par fournir une puissante caisse de résonance aux activités du dalaï lama, dont la trace est suivie où qu'il aille, alors qu'il expliquait début novembre à Tokyo que son combat avait "echoué" et qu'il se mettait en semi-retraite. Et qu'il est clair qu'aucun pays ne serait prêt à partir en guerre pour le Tibet.
Après la récente tournée en Europe de celui que la propagande chinoise appelle le "loup à tête d'homme", Pékin a convoqué l'ambassadeur de France en Chine pour élever une "vive protestation" suite à l'entretien du dalaï lama et du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy à Gdansk, puis l'ambassadeur de Pologne après la rencontre avec le président Lech Kaczynski.
La Chine a aussi protesté contre la République tchèque. Autant de fois où le titre "dalaï lama" a été prononcé ou écrit dans les médias du monde entier et répercuté en vagues infinies sur l'internet.
"C'est une question de routine, partout où je vais, il y a une bénédiction spéciale de la partie chinoise", a ironisé en Pologne le chef spirituel tibétain.
"En agissant de la sorte, les dirigeants de Pékin contribuent à donner une plus grande visibilité à la question du Tibet", estime Claude Levenson, spécialiste du Tibet, à laquelle le prix Nobel de la paix avait dit un jour : "les dirigeants chinois ont fait de moi le plus populaire des dalaï lamas".
L'ambassadeur de France a tenté de son côté d'expliquer à la presse chinoise que les virulentes protestations de Pékin avaient peut-être pour effet de braquer un peu trop les projecteurs sur le dalaï lama.
"Vous comprenez, si nous en faisons un gros problème, est-ce que ça ne revient pas à accorder plus d'importance politique qu'elle n'en mérite à la personne concernée?", a répondu la semaine dernière Hervé Ladsous à un journaliste chinois qui lui demandait quelle serait son attitude si "le président Hu Jintao rencontrait les indépendantistes corses".
"Concrètement, est-ce que ça ne revient pas à donner au dalaï lama plus de rôle politique, de poids politique qu'il n'en a en réalité?", a-t-il lancé.
A Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où le chef spirituel vient de retrouver ses quartiers --avant une visite en Allemagne qui sera elle aussi très suivie par Pékin-- son secrétaire particulier éclate de rire quand on lui demande si, finalement, la Chine n'est pas la meilleure agence publicitaire de "Sa Sainteté".
"Bien sûr, plus ils protestent, plus cette question devient publique", dit Tenzin Taklha, "et en conséquence (le dalaï lama) a "une plus grande visibilité".
Pour Mme Levenson, l'agitation chinoise est "en un sens, peut-être", "bénéfique à la cause tibétaine".
"Le Tibet n'est pas relégué aux oubliettes comme le souhaite le régime chinois et il y a un intérêt pour cette cause qui ne semble pas se démentir", note la tibétologue.
Le Journal du Dimanche 17 Décembre 2008 http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200851/chine-le-premier-ministre-chinois-a-davos_173188.html?popup
Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, prendra la parole le 28 janvier au premier jour du Forum économique mondial de Davos, dans les Alpes suisses. "La Chine est devenu un acteur global dont la coopération est essentielle pour relancer la croissance économique mondiale", a expliqué mercredi Klaus Schwab, fondateur et directeur exécutif du forum de Davos qui s'achèvera le 1er février. Les organisateurs avaient annoncé en novembre que le chef du gouvernement russe, Vladimir Poutine, prendrait également la parole à l'ouverture du forum, placé cette année sous le thème "Façonner le monde d'après-crise".
En Chine, les travailleurs migrants sont durement affectés
On a essayé de se plaindre au Bureau du travail, mais personne ne nous a écoutés, raconte un ouvrier travaillant à Shanghaï. On est même allé à la mairie." Son usine, filiale d'un fabricant taïwanais de composants informatiques, la Huan Hsin Holdings, a débrayé durant quatre jours, du lundi 8 au jeudi 11 décembre, pour des primes non payées. L'homme et deux de ses collègues, en uniforme gris, font pourtant partie de la crème des travailleurs migrants : la paie et les avantages sociaux sont réputés bons à Shanghaï dans l'industrie de pointe. A une centaine de mètres, trois voitures de police sont encore garées devant le portail de Yi Hsin Industry, pour, soufflent les ouvriers, chercher des responsables de la grève sauvage.
"On a droit à des primes pour les jours de chaleur excessive et les heures supplémentaires, expliquent les ouvriers. Avant, si on ne nous les payait pas, on pouvait attendre, mais depuis novembre, notre salaire est passé de 2 000 yuans (190 euros) à 960 yuans. On a demandé qu'on nous les paie mais les chefs ne voulaient rien savoir." De plus, ils n'ont pas obtenu de l'entreprise leur carte d'assurance. Ont-ils négocié avec la direction, via le syndicat officiel ? La question les fait sourire : "Un des manageurs nous représente, mais on dit que c'est lui qui a proposé aux patrons de ne pas payer les primes !"
AUCUNE ENVIE DE RETOUR AU BERCAIL
Passée sous silence par les médias locaux, la colère de ces petites mains de l'électronique a fait trembler les autorités locales, qui sont intervenues. Vendredi matin, un grand poster collé à l'entrée des usines expliquait qu'en raison de "l'incident soudain", un euphémisme pour manifestation, des quatre derniers jours, la société acceptait de payer toutes les primes dues depuis 2007 d'ici au 31 décembre et de fournir aux ouvriers leur carte d'assuré.
Non comptabilisés dans les statistiques de chômage, les 230 millions de travailleurs migrants chinois, venus des zones rurales des provinces de l'intérieur, sont la clé de la compétitivité de l'atelier du monde. Mais ils sont aussi les plus vulnérables en cas de ralentissement de l'activité.
Leur réaction inquiète : après le sud de la Chine, c'est au tour du delta du Yangzi, l'autre grande région industrielle chinoise autour de Shanghaï, d'être la proie de troubles sociaux. Selon Zheng Gongcheng, un spécialiste des affaires sociales qui siège au comité permanent du Congrès national du peuple, cité dans la presse chinoise, le chômage, de 4 % actuellement, ne doit pas dépasser 5 %, sans quoi il faudrait donner aux urbains des emplois de migrants. Ces derniers devraient alors rentrer chez eux, et la "stabilité sociale" en serait menacée. Les travailleurs migrants âgés sont parfois prêts à cultiver leurs lopins de terre et à vivre sur leurs économies. Mais les plus jeunes, qui ont une vingtaine d'années, n'ont aucune envie de retourner au bercail. Ils veulent leur part d'ascension sociale.
"ON SURVEILLE"
L'équation à résoudre se pose souvent en ces termes : typique de ces régions côtières à très forte croissance du delta, la ville- préfecture de Shaoxing, berceau du textile dans la province du Zhejiang, voisine de Shanghaï, compte 1 million de migrants pour 3 millions d'actifs urbains. De 70 % à 80 % des salariés du textile y sont des migrants. "Les années précédentes, il y avait un manque de travailleurs à l'approche du Nouvel An chinois qui aura lieu cette année le 26 janvier 2009. Les gens commencent à rentrer en général un mois avant. Cette fois, ce sont les emplois qui font défaut", admet Zhang Hao, directeur adjoint du Bureau du travail de Shaoxing.
Comme chaque année, le Bureau a fait du paiement des arriérés de salaire une priorité avant la grande migration annuelle de la fête de printemps : les impayés ont provoqué par le passé des émeutes, et Pékin tient les pouvoirs locaux pour responsables des débordements. C'est la suite qui inquiète M. Zhang : "Si la situation économique s'aggrave, on craint une diminution considérable de l'embauche après le Nouvel An lunaire, quand les migrants reviennent pour travailler dans les usines. Et là, on ne sait pas ce qui va se passer !"
Le Bureau a donc demandé aux entreprises de Shaoxing qu'elles lui transmettent, tous les dix jours, des informations sur la situation de l'emploi et leurs intentions d'embauche à la "rentrée". Shaoxing sera aussi en relation avec les villes voisines de Hangzhou et Ningbo pour "s'échanger des offres d'emploi". Enfin, M. Zhang s'est renseigné auprès des gares sur les flux de passagers : "Les médias chinois disent que les migrants désoeuvrés rentrent en masse dans leurs campagnes. Chez nous, ce n'est pas encore le cas, mais on surveille."
Le filet de sauvetage social en faveur des populations rurales, et donc des migrants, voulu par le pouvoir central est tout juste en train de se mettre en place : "Ce n'est que depuis l'an dernier que les cinq assurances, dont vieillesse et chômage, sont dans les faits obligatoires pour les entreprises et que les migrants ont accès aux caisses locales. Avant, les gens de l'extérieur n'étaient pas comptabilisés dans le système", explique le fonctionnaire. En théorie, un ouvrier licencié ayant cotisé a droit à deux mois par an de chômage, au niveau de base de 688 yuans (66 euros). Mais peu ont cotisé assez pour avoir droit à quoi que ce soit.
Tibet Chine Actualité
Mardi 16 Décembre 2008
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Action coordonée par le site www.tibet-info.net
Le 4 novembre 2008, au cours d’une réunion avec des membres de la Chambre des Représentants australienne alors en visite, Pema Tsewang (qui se présente sous son nom sinisé Baema Cewang) , Vice-président du Gouvernement régional de la "Région Autonome du Tibet", a déclaré que 55 Tibétains étaient sous le coup de condamnations pour leur implication dans les "émeutes du 14 mars" dans la capitale tibétaine. Les peines vont de 3 ans à la prison à vie. Quoiqu’il en soit des chiffres exacts, la répression actuelle est très dure. Loin des médias. Le cas de Paljor Norbu (également connu sous la transcription Panjol Norbu) est particulièrement révélateur de la situation répressive au Tibet. [1] Propositions de lettres en français ou en anglais :
Proposition d’adresses auxquelles envoyer vos courriers : Copies de vos courriers à adresser à :
Merci de transmettre les copies des réponses des autorités à :
NB Les adresses Internet ou fax mentionnées ci-dessus se révèlent parfois difficiles à joindre
Le Tibetan Center for Human Rights and Democracy, basé à Dharamsala en Inde, affirme qu’il y aurait actuellement des centaines de Tibétains détenus sans aucune charge contre eux et 105 personnes, condamnées pour leur participation aux manifestations sur le plateau tibétain depuis mars dernier, ont déjà été répertoriées, tant dans la "Région Autonome du Tibet" (TAR) que dans les régions tibétaines n’appartenant pas à la TAR.
Source TCHRD 5 novembre 2008
De nombreuses personnes ont disparu sans laisser de trace …
Paljor (ou Panjol) Norbu
Y compris lorsque l’on est âgé de 81 ans et que votre seule "faute" est d’avoir imprimé des drapeaux tibétains lors des événements du printemps dernier, à Lhassa.
Paljor Norbu, imprimeur tibétain traditionnel, a été emmené de chez lui, à Lhassa, par la Police Populaire Armée (PAP) le 31 octobre 2008.
Descendant d’une longue lignée familiale d’imprimeurs et d’éditeurs de textes bouddhistes pour les monastères, Paljor Norbu est internationalement connu.
En plus des textes religieux, la boutique imprime depuis des générations des drapeaux de prières, des reproductions populaires, des livres, des tracts et de la littérature traditionnelle.
Paljor Norbu, 81 ans, est suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" y compris le drapeau tibétain. Il a été jugé en secret en novembre et condamné à 7 ans de prison.
Bien que les autorités n’aient pas rendu publics les détails du verdict, la nature des accusations portées contre Paljor Norbu et la durée de la peine, laissent à penser qu’il a été jugé pour "incitation au séparatisme" (article 103 de la Loi Pénale)
Paljor Norbu n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui doivent être respectés dans les procédures pénales chinoises.
Parmi les violations de ces droits, se trouvent notamment l’absence de notification à sa famille de son arrestation formelle ou de la date du procès, le refus de rendre public le lieu de détention, ainsi que l’absence de représentation de la défense de son choix au tribunal.
Monsieur,
Le 31 octobre 2008, à Lhassa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) a été emmené de chez lui par la police.
Suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" dont le drapeau tibétain, cet imprimeur, connu dans le monde entier, a été détenu puis jugé en secret en novembre 2008 et condamné à 7 ans de prison.
Les accusations et l’actuel lieu de détention ne sont pas connus.
Cet homme de 81 ans n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui devraient être donnés dans les procédures pénales chinoises. Entre autre, l’absence d’autorisation d’une représentation de la défense de son choix au tribunal.
Je vous serais reconnaissant (e) de bien vouloir préciser les charges portées contre Paljor Norbu et de prendre toutes mesures nécessaires pour sa libération immédiate et inconditionnelle.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes meilleures salutations.
Nom, Prénom,
Adresse
Signature
Sir,
On October 31st, 2008, in Lhasa, Paljor Norbu (ch : Panjue Ruobu, 班觉诺布) was taken from his home by the police.
On suspicion that he had printed “prohibited material” among which the Tibetan flag, this worldwide known printer was detained, then in November 2008 secretly tried and sentenced to seven years in prison.
Charges and current place of detention are not known.
This 81-years-old man was not granted the minimal rights that are supposed to be provided under Chinese criminal procedures. Among them, the failure to allow him defence representation of his choice in court.
Could you please clearly mention the charges against Paljor Norbu and take all necessary measures for his immediate and unconditional release.
Yours faithfully,
Nom, Prénom
Adresse
Signature
(0,85 € pour affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes à partir de la France à destination de la Chine)
Monsieur le Président de la République Populaire de Chine
(President of the People’s Republic of China)
Hu Jintao Guojia Zhuxi
The State Council General Office
2 Fuyoujie Xichengqu
Beijingshi 100017
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président du Gouvernement Populaire de la Région Autonome du Tibet
(Chairman of the Tibet Autonomous Regional People’s Government)
Jampa Phuntsok (Qianbga Puncong) Zhuren
Xizang Zizhiqu Renmin Zhengfu
1 Kang’angdonglu
Lasashi 850 000 Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Président de la Haute Cour Populaire de la Région Autonome du Tibet
(President of the Tibet Autonomous Regional High People’s Court)
Nyima Zhamdui Yuanzhang
Xizang Zizhiqu Gaoji Renmin Fayuan
Lhasashi
Xizang Zizhiqu
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine Kong Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22
(ou l’Ambassadeur de Chine dans votre pays)
Monsieur Bernard Kouchner
(ou le Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris
http://www.diplomatie.gouv.fr/courrier/
Madame Rama Yade
Secrétariat d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme
37, quai d’Orsay
75007 Paris
rama.yade@diplomatie.gouv.fr
Monique Dorizon
13 rue Charles Maréchal
78300 Poissy France
moniquedorizon@hotmail.com
Actualités
Le groupe d'études de l'Assemblée nationale sur la question du TIBET, présidé par M. Lionnel Luca, se réunit le mercredi 17 décembre 2008 à 11h à l'Assemblée nationale au 1er Bureau.
Il recevra M Jampal CHOSANG, représentant du DALAI LAMA en France. Ce dernier communiquera aux députés des informations sur les évènements récents : le dialogue avec la Chine, la rencontre des représentants des Tibétains en exil à Dharamsala, l'intervention du Dalaï Lama devant le Parlement européen, sa rencontre avec le Président français, et sur leurs retombées prévisibles.
Cette réunion est ouverte à la presse
Entrée de la presse : 33 quai d'Orsay
Chine: Un second reporter enquêtant sur une affaire de corruption arrêté dans la province du Shanxi
Reporter Sans Frontières 15 décembre 2008 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=29688 Reporters sans frontières dénonce fermement l’arrestation de Guan Jian, reporter pour un hebdomadaire basé à Pékin, Wangluo Bao (Network News), le 1er décembre 2008. Détenu au secret depuis deux semaines, il enquêtait sur une affaire de corruption dans le secteur immobilier, dans la ville de Taiyuan, située dans la province du Shanxi (Nord-Est). Une reporter de CCTV, Li Min, y est également détenue depuis le 4 décembre 2008, pour "corruption".
"Dans cette région, principale productrice de charbon en Chine, rongée par la corruption, les abus de pouvoir de la part des autorités locales sont fréquents. Il est devenu de plus en plus dangereux pour les journalistes d’enquêter sur des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires. Nous demandons aux autorités centrales de mener une enquête sur ces affaires et de punir les vrais coupables", a déclaré l’organisation
Selon le Département de Sécurité publique de la province du Shanxi, cité par le Beijing News, Guan Jian a été accusé de corruption. Il a été arrêté par des policiers de la ville de Zhangjiakou, province voisine du Hebei, alors qu’il se trouvait dans son hôtel à Taiyuan. Des images enregistrées par la caméra de surveillance de l’hôtel, le Jinjiang Inn, montrent le journaliste emmené de force dans une voiture par cinq hommes
Guan Jian, âgé de 49 ans, s’était rendu à Taiyuan, à la fin du mois de novembre, pour mener une enquête sur une affaire de transactions illégales de terrains entre une société immobilière et des fonctionnaires locaux.
Le Wangluo Bao ne révèle pas le nom de la société impliquée dans l’affaire, mais son responsable légal serait directeur adjoint du Congrès du peuple de la province du Shanxi.
Ren Pengyu, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire, a déclaré à Beijing News ne plus avoir eu de contact avec le journaliste depuis son dernier appel, quelques heures avant sa disparition, au cours duquel il lui affirmait que l’interview qu’il venait de mener s’était bien déroulée.
Le fils du journaliste, Guan Yufei, a déclaré à l’Agence de presse Reuters qu’il a eu aucune nouvelle de son père depuis l’enlèvement. "Ses amis comme ses collègues n’ont pas réussi à le joindre. Nous avons d’abord pensé qu’il était parti en reportage, mais peu à peu, nous avons commencé à nous inquiéter ", a déclaré son fils.
Guan Yufei, qui s’est rendu dans la province à la recherche de son père, est simplement revenu avec les enregistrements vidéos de l’hôtel.
Cette arrestation est la deuxième en deux semaines dans le Shanxi. Une journaliste de la chaîne de télévision d’Etat CCTV, Li Min, a été arrêtée à son domicile de Pékin pour corruption, par des policiers de la province du Shanxi. Elle a été interpellée par quatre policiers envoyés par He Shusheng, procureur du district de Shanxi, après qu’elle avait accusé ce dernier d’"abus de pouvoir" dans un reportage
Le texte intégral du manifeste des dissidents chinois, la Charte 08
Rue89 14 Décembre 2008 http://www.rue89.com/chinatown/2008/12/14/le-texte-integral-du-manifeste-des-dissidents-chinois-la-charte-08
Traduction: Pierre Haski
"Cent ans ont passé depuis la rédaction de la première constitution chinoise. 2008 marque également le 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, le 30ème anniversaire de l'apparition du "Mur de la démocratie" à Pékin, et le 10ème anniversaire de la signature par la Chine du Pacte international des droits civiques et politiques [des Nations Unies, ndlr].
Nous approchons également du 20ème anniversaire du massacre des manifestants étudians favorables à la démocratie sur la place Tiananmen.
Le peuple chinois, qui endure un désastre en matière de droits de l'homme et a mené d'innombrables luttes au fil de ces années, voit clairement que la liberté, l'égalité, et les droits de l'homme, sont des valeurs universelles de l'humanité, et que la démocratie et un gouvernement constitutionnel constituent un cadre fondamental pour préserver ces valeurs.
En s'éloignant de ces valeurs, l'approche du gouvernement chinois vis-à-vis de la "modernisation" s'est révélé désastreuse. Elle a privé le peuple de ses droits, détruit sa dignité et corrompu le cours normal des relations humaines.
Alors nous posons la question: où va la Chine au XXIème siècle? Poursuivra-t-elle sa "modernisation" autoritaire, ou épousera-t-elle les valeurs universelles, rejoindra-t-elle le lot commun des nations civilisées et bâtira-t-elle un système démocratique ? Il n'est pas possible d'éluder ces questions.
Le choc de la rencontre avec l'Occident sur la Chine du XIX° siècle a mis à nu le système autoritaire décadent et marqué le début de ce qu'on appelle généralement "les plus grands changements qu'ait connu la Chine en plusieurs millénaires". Un mouvement d'auto-renforcement" a suivi, mais qui avait surtout pour objectif de récupérer les technologies permettant de fabriquer des navires de guerre et autres objets occidentaux. La défaite maritime humiliante de la Chine face au Japon en 1895 n'a fait que confirmer l'obsololescence du système chinois.
Les premières tentatives d'introduire des réformes politiques ont eu lieu lors des malheureuses réformes de l'été 1898, mais celles-ci ont été écrasées sans ménagement par les ultraconservateurs au sein de la cour impériale.
Avec la révolution de 1911, qui a permis de créer la première République d'Asie, le système autoritaire impérial vieux de plusieurs siècles était censé avoir été envoyé aux oubliettes pour l'éternité. Mais le conflit social à l'intérieur de notre pays, ainsi que les pressions extérieures, ont empêché qu'il en soit ainsi: la Chine se divise en fiefs de seigneurs de la guerre et le rêve de la République s'évanouit.
Le double échec de ce "mouvement d'auto-renforcement" et de la rénovation politique ont amené nos ancêtres à se poser la question d'une éventuelle "maladie culturelle" qui aurait frappé notre pays. Ce questionnement donna naissance, lors du mouvement du 4 mai à la fin des années 1910, au courant exaltant "la science et la démocratie". Mais cette tentative échoua elle-aussi, sous les coups de butoir des seigneurs de la guerre et de l'invasion japonaise [à partir de 1931 en Mandchourie] provoquant une crise nationale.
La victoire sur le Japon, en 1945, donna une nouvelle chance à la Chine d'évoluer vers un gouvernement moderne, mais la victoire communiste sur les Nationalistes lors de la guerre civile plongea la Chine dans le totalitarisme. La "nouvelle Chine" née en 1949 proclama que "le peuple est souverain", mais mit en place un système dans lequel c'est le Parti qui est tout puissant.
Le Parti communiste chinois prit le contrôle de tous les organes de l'Etat, toutes les ressources économiques, politiques et sociales du pays, et a provoqué une longue succession de désastres sur le plan des droits de l'homme, y compris la "campagne anti-droitiers" (1957), le "Grand bond en avant" (1958-1960), la "révolution culturelle" (1966-1969), le "massacre du 4 juin (Tiananmen)" (1989), ainsi que la répression actuelle de toutes les religions non-autorisées, la suppression du mouvement "weiquan" [mouvement de défense des droits civiques tels qu'énoncés dans la constitution chinoise et dans le Protocole de l'ONU signé par le gouvernement chinois, ndlr].
Pendant toute cette période, le peuple chinois a payé un prix colossal. Des dizaines de millions de personnes ont perdu leur vie, et plusieurs générations ont vu leur liberté, leur bonheur, leur dignité humaine cruellement foulés aux pieds.
Au cours des deux dernières décennies du XX° siècle, la politique de "réforme et ouverture" du gouvernement a soulagé le peuple des effets de la pauvreté et du totalitarisme de l'ère de Mao Zedong, et a eu pour effet d'améliorer le niveau de richesse et les conditions de vie de nombreux Chinois, ainsi que le rétablissement partiel de la liberté économique et des droits économiques.
La société civile a commencé à se développer, et les appels en faveur de plus de droits et de libertés politiques se sont également multipliés. Alors que l'élite au pouvoir a elle-même opéré un glissement vers la propriété privée et l'économie de marché, elle est progressivement passée d'un refus absolu de tout "droit", à la reconnaissance partielle de ceux-ci.
En 1988, le gouvernement chinois a signé deux importants pactes internationaux sur les droits de l'homme; en 2004, il a amendé la Constitution pour y inclure la phrase "respecter et protéger les droits de l'homme"; et cette année, en 2008, il s'est engagé à promouvoir un "plan national d'action en faveur des droits de l'homme".
Hélas, la majeure partie de ces progrès politiques ne sont pas allés plus loin que le papier sur lequel ils étaient écrits. La réalité, qui est visible à l'oeil nu, est que la Chine a de nombreuses lois mais pas d'Etat de droit, elle a une Constitution mais pas de gouvernement constitutionnel. L'élite au pouvoir continue de s'accrocher à son pouvoir autoritaire et à repousser toute évolution vers des changements politiques.
Le résultat est une corruption officielle endémique, un affaiblissement de tout Etat de droit, des droits de l'homme faibles, l'effondrement de toute éthique publique, un capitalisme de copinage, des inégalités croissantes entre riches et pauvres, le pillage des ressources naturelles, ainsi que de notre environnement historique et humain, et l'exacerbation d'une longue liste de conflits sociaux, y compris, dans la dernière période, une animosité croissante entre les gens ordinaires et les officiels.
Alors que ces conflits et ces crises gagnent en intensité, alors que l'élite au pouvoir continue à écraser et à bafouer en toute impunité les droits des citoyens à la liberté, à la propriété et à la quête du bonheur, nous assistons à une radicalisation de ceux qui n'ont pas de pouvoir au sein de la société: les groupes vulnérables, les groupes qui ont été réprimés, qui ont cruellement souffert, y compris de la torture, et qui n'ont aucun espace pour protester, aucun tribunal pour entendre leur plainte.
Ces groupes sont de plus en plus militants, et laissent entrevoir la possibilté d'un conflit violent pouvant prendre des proportions désastreuses. Le déclin du système actuel a atteint un niveau auquel le changement ne peut pas être une simple option.
C'est un moment historique pour la Chine, et notre avenir est en suspens. En revoyant le processus de modernisation politique du siècle écoulé, nous réaffirmons et acceptons les valeurs universelles de base qui suivent:
La Liberté. La liberté est au centre des valeurs humaines universelles. La liberté d'expression, la liberté de la presse, la liberté de se réunir, la liberté d'association, la liberté du lieu de résidence, la liberté de faire grève, de manifester, de protester, font partie des formes que prend la liberté. Sans liberté, la Chine restera éternellement éloignée des idéaux civilisés.
Les droits de l'homme. Les droits de l'homme ne sont pas octroyés par un Etat. Toute personne nait avec son droit inhérent à la liberté et à la dignité. Le gouvernement existe pour assurer la protection des droits de l'homme de ses citoyens. L'exercice du pouvoir de l'Etat doit être autorisé par le peuple. La succession de désastres politiques dans l'histoire récente de la Chine est une conséquence directe du manque de restect du régime actuel pour les droits de l'homme.
L'égalité. L'intégrité, la dignité et la liberté de toute personne -quelle que soit sa situation sociale, sa profession, son sexe, sa condition économique, son origine ethnique, la couleur de sa peau, sa religion ou ses convictions politiques- doivent être les mêmes pour tous. Le principe d'égalité devant la loi, et l'égalité des droits sociaux, économiques, culturels, civiques et politiques, doit être respecté.
Le Républicanisme. Le Républicanisme, qui prône que le pouvoir soit équilibré entre ls différentes branches du gouvernement et les intérêts différents, doit être respecté. Il s'approche du concept politique traditionnel chinois qui estime que "tous sont égaux sous le ciel".
Il permet à tous les groupes d'intérêt et aux assemblées sociales, aux gens de cultures ou de croyance différentes, d'exercer leur propre gouvernement de manière démocratique, et de délibérer pour parvenir à des solutions pacifiques à toutes les questions d'intérêt public, sur la base d'un accès égal au gouvernement, et d'une concurrence libre et honnête.
La Démocratie. Les principes fondamentaux essentiels de la démocratie sont que le peuple est souverain et qu'il choisit son gouvernement. La Démocratie a les caractéristiques suivantes:
1) le pouvoir politique est issu du peuple, et la légitimité d'un régime vient du peuple;
2) Le pouvoir politique est exercé à travers les choix faits par le peuple;
3) Les détenteurs des principales fonctions officielles au sein du gouvernement sont déterminés dans des élections régulières et ouvertes à la concurrence;
4) Tout en respectant la volonté de la majorité, la dignité fondamentale, la liberté et les droits de l'homme des minorités sont protégés.
En d'autres termes, la démocratie est le moyen moderne de parvenir au "pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple".
L'autoritarisme est en déclin dans le monde. En Chine aussi, le pouvoir des empereurs et des seigneurs est en train de s'achever. Il est temps de faire que partout les citoyens soient les maîtres de leurs Etats.
Pour la Chine, le chemin qui conduit vers la sortie de notre sort actuel est de nous libérer du concept autoritaire de la dépendance vis-à-vis d'un "seigneur éclairé" ou d'un "officiel honnête", et de nous tourner vers un système de liberté, de démocratie, d'Etat de droit, et vers l'émergence d'une conscience de citoyens modernes pour qui les droits sont fondamentaux, et la participation un devoir.
Dès lors, dans cet esprit de devoir en tant que citoyens constructifs et responsables, nous faisons les recommandations suivantes sur la gouvernance nationale, les droits des ditoyens, et le développement social:
1) Une nouvelle Constitution Nous devons réviser notre Constitution actuelle, en retirer les clauses qui contredisent le principe selon lequel la souveraineté est détenue par le peuple. Et nous devons la transformer en un document qui garantisse véritablement les droits de l'homme, autorise l'exercice du pouvoir public, et serve de cadre légal à la démocratisation de la Chine. La Constitution doit être la loi suprême du pays, ne pouvant être violée par tout individu, groupe ou parti politique.
2) La séparation des pouvoirs Nous devons bâtir un système moderne de gouvernement dans lequel la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire soit garantie. Nous avons besoin d'une Loi administrative qui définisse l'étendue des responsabilités du gouvernement et garantisse contre les abus de pouvoir administratifs. Le gouvernement doit être responsable devant les contribuables.
La division des pouvoirs entre les gouvernements des provinces et le gouvernement central devrait respecter le principe selon lequel le gouvernement central détient tous les pouvoirs qui lui sont spécifiquement conférés par la Constitution, et tous les autres appartiennent aux gouvernements locaux.
3) Une démocratie législative Les membres des organes législatifs à tous les niveaux devraient être choisis dans des élections directes, et la démocratie parlementaire devrait respecter des principes justes et impartiaux.
4) Une magistrature indépendante L'Etat de droit doit être au-dessus des intérêts d'un parti politique particulier, et les juges doivent être indépendants. Nous devons créer une Cour suprême constitutionnelle et créer des procédures d'examen le plus rapidement possible. Nous devons abolir tous les Comités politiques et légaux qui permettent aujourd'hui aux cadres du Parti communiste de décider de tous ls cas sensibles en dehors du cadre judiciaire. Nous devons interdire formellement l'usage de fonctions publiques à des fins privées.
5) Le contrôle public des fonctionnaires L'armée doit être responsable devant le gouvernement, pas devant un parti politique, et doit être professionnalisée. Les militaires doivent prêter serment sur la Constitution et rester neutres. Les partis politiques doivent être interdits dans l'armée. Tous les serviteurs de l'Etat, y compris la police, doivent servir de manière non-partisane, et la pratique actuelle qui consiste à favoriser un parti politique dans le recrutement doit cesser.
6) La Garantie des droits de l'homme Il doit y avoir des garanties strictes sur le respect des droits de l'homme et de la dignité humaine. Il doit y avoir un Comité des droits de l'homme, responsable devant l'organe législatif suprême du pays, qui veillera à empêcher le gouvernement d'abuser de son pouvoir en matière de droits de l'homme. Une Chine constitutionnelle et démocratique doit garantir la liberté individuelle de ses citoyens. Personne ne doit être victime d'arrestations, de détentions, d'interrogatoires ou de punitions illégales. Le système de "rééducation par le travail" doit être aboli.
7) L'élection des officiels Il doit y avoir un système complet d'élections démocratiques basé sur le principe "une personne, une voix". L'élection directe des responsables administratifs à tous les niveaux, du conté, de la ville, de la province ou du pays, doit être systématisée. Le droit d'avoir des élections régulières et d'y participer en tant que citoyen est inaliénable.
8) Egalité villes-campagnes Le système d'enregistrement des zones de résidence doit être aboli. Ce système favorise les résidents urbains au détriment des habitants des zones rurales. Nous devons créer un système qui accorde les mêmes droits constitutionnels à tous les citoyens et leur accorde la même liberté d'habiter où ils veulent.
9) Liberté d'association Le droit des citoyens à former des organisations doit être garanti. Le système actuel pour la reconnaissance des organisations non-gouvernementales, qui exige qu'elles soient "approuvées", doit être remplacé par un simple système d'enregistrement.
La formation de partis politiques doit être régie par la Constitution et les lois, ce qui signifie qu'il fait mettre fin au privilège spécial accordé à un parti qui a le droit de monopoliser le pouvoir, et nous devons garantir le principe d'une concurrence libre et égale entre tous les partis politiques.
10) Liberté de réunion La Constitution doit prévoir que les réunions pacifiques, les manifestations, protestations, et la liberté d'expression sont des droits fondamentaux des citoyens. Le parti au pouvoir et le gouvernement ne peuvent pas être autorisés à soumettre ces droits à des obstacles illégaux et inconstitutionnels.
11) Liberté d'expression Nous devons rendre universels la liberté d'expression, la liberté de la presse, et la liberté universitaire, afin de permettre aux citoyens d'exercer pleinement leur droit d'être informés et d'exercer leur droit à la supervision politique. Ces libertés doivent être garanties par une Loi sur la presse qui abolisse toutes les restrictions politiques imposées à la presse. Le crime d'"incitation à la subversion contre le pouvoir de l'Etat", qui existe actuellement dans la loi chinoise, doit être aboli. Nous devons cesser de considérer les mots comme des crimes.
12) Liberté religieuse Nous devons garantir la liberté religieuse et de foi, et instaurer la séparation de la religion et de l'Etat. Il ne doit pas y avoir d'ingérence du gouvernement dans les activités religieuses pacifiques. Nous devrions abolir toute loi, décret ou règlement local qui limite ou interdit la liberté religieuse des citoyens. Nous devrions abolir le système actuel qui exige l'accord préalable de l'Etat pour tout groupe religieux ou tout lieu de culte, et le remplacer par un système où l'enregistrement devrait être optionnel, et, pour ceux qui choisissent de s'enregistrer, automatique.
13) Education civique Nous devrions abolir dans nos écoles les programmes d'éducation politique et les examens qui s'y rattachent, et qui constituent un endoctrinement idéologique des élèves en faveur du soutien à un parti politique. Nous devrions les remplacer par de l'éducation civique, qui fasse la promotion des valeurs universelles et des droits des citoyens, développe la conscience civique, et fasse la promotion de valeurs civiques qui servent la société.
14) Protection de la propriété privée Nous devrions établir et protéger le droit à la propriété privée, et promouvoir un système économique de marché libre et honnête. Nous devrions abolir les monopoles gouvernementaux sur le commerce et l'industrie, et garantir la liberté de créer de nouvelles entreprises.
Nous devrions créer un Comité des entreprises d'Etat, responsable devant le Parlement, qui supervisera le transfer de la propriété de l'Etat vers le secteur privé d'une manière honnête, concurrentielle, et ordonnée. Nous devrions mettre en oeuvre une réforme agraire qui favorise la propriété privée de la terre, qui garantisse le droit d'acheter et de vendre la terre, et permettre à la véritable valeur de la propriété privée de se réléter dans le marché.
15) Réforme financière et fiscale Nous devrions créer un système de finances publiques régulé de manière démocratique, et redevable, de manière à protéger les droits des contribuables, et respectueux de procédures établies. Nous avons besoin d'un système dans lequel les revenus d'un certain niveau de gouvernement -central, provincial, dictrict ou local- soient contrôlés à ce niveau.
Nous avons besoin d'une réforme fiscale qui abolira tout impôt injuste, simplifiera le système fiscal, et répartira le fardeau fiscal de manière juste. Les représentants du gouvernement ne devraient pas être en mesure de d'augmenter les taxes ou de créer de nouveaux impôts sans débat public et approbation d'une assemblée démocratique. Nous devons réformer le système de propriété afin de permettre une concurrence plus grande sur le marché.
16) Sécurité sociale Nous devrions introduire un système adapté et juste de sécurité sociale pour tous les citoyens, et assurer l'accès de tous à l'éducation, à la santé, à la retraite et au travail.
17) Protection de l'environnement Nous devons protéger notre environnement naturel, et promouvoir un développement qui soit durable et responsable vis-à-vis de nos descendants et du reste de l'humanité. Cela signifie que les responsables gouvernementaux, à tous les niveaux, non seulement s'engagent à faire tout ce qui est possible pour atteindre ces objectifs, mais acceptent la supervision et la participation des organisations non-gouvernementales.
18) Une république fédérale Une Chine démocratique devrait agir comme une puissance responsable contribuant à la paix et au développement dans la région Asie-Pacifique, traitant avec les autres dans un esprit d'égalité et de honnêteté. A Hong Kong et à Macao, nous devrions soutenir les libertés qui y existent déjà.
En ce qui concerne Taiwan, nous devrions proclamer notre engagement en faveur des principes de la liberté et de la démocratie, et ensuite négocier d'égal à égal, prêts au compromis, afin de rechercher une formule d'unification pacifique.
Nous devrions nous pencher sur les conflits dans les zones des minorités nationales de Chine avec une ouverture d'esprit, en cherchant le cadre opérationnel dans lequel tous les groupes ethniques ou religieux pourraient se développer. Nous devrions viser, à terme, l'établissement d'une fédération de communautés démocratiques de Chine.
19) La vérité dans la réconciliation. Nous devrions rétablir la réputation de individus, y compris celle de leurs familles, qui ont souffert de persécutions politiques dans les campagnes politiques du passé, ou qui ont été traités de criminels en raison de leurs pensées, de leurs déclarations, ou de leur foi. L'Etat devrait leur payer des compensations.
Tous les prisonniers politiques ou prisonniers de conscience devraient être libérés.
Il devrait y avoir une Commission d'enquête Vérité, chargée d'établir les faits concernant les injustices et les atrocités passées, de déterminer les responsabilités, rétablir la justice, et, sur cette base, permettre la réconciliation sociale.
La Chine, en tant que pays important du monde, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, membre de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, devrait contribuer à la paix de l'humanité, et à promouvoir les droits de l'homme. Hélas, nous sommes aujorud'hui la seule puissance parmi les principaux pays, qui reste prisonnier d'un concept politique autoritaire.
Notre système politique continue de produire des désastres en matière de droits de l'homme et des crises sociales, ce qui, non seulement handicape le développement de la Chine, mais limite également le progrès de l'humanité entière. Cela doit changer, vraiment. La démocratisation de la Chine ne peut plus être retardée.
Dès lors, nous osons mettre en avant un esprit civique en annonçant la naissance de la Charte 08. Nous espérons que nos concitoyens ressentiront le même sentiment de crise, de responsabilité et de mission, qu'ils soient au service du gouvernement ou pas, et quel que soit leur statut social, qu'ils mettront de côté leurs petites différences, et accepteront les objectifs généraux de ce mouvement citoyen.
Ensemble, nous pouvons travailler en faveur de changements majeurs dans la société chinoise, et pour l'établissement rapide d'un pays libre, démocratique, et constitutionnel.
Nous pouvons donner corps à ces idéaux et objectifs qui ont été ceux de notre peuple depuis plus de cent ans, et ouvrir la voie à un nouveau chapitre brillant pour la civilisation chinoise."
Pour consulter la liste des 300 premiers signataires cliquez sur : http://www.rue89.com/chinatown/2008/12/14/chine-la-liste-des-premiers-signataires-de-la-charte-08
Et si le modèle chinois était sur le déclin ?
Affaires Stratégiques.info 16 décembre 2008 par Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’IRIS http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article432
Pendant des années, quand on parlait de l’Empire du Milieu, il était surtout question de « l’immense marché chinois » et du moment, inéluctable, où il deviendrait la première puissance mondiale. Les délocalisations qui vident une partie du tissu industriel occidental, la pollution, des problèmes de droits de l’homme ou de Tibet ont fait changer une bonne partie des opinions publiques. Alors que, mondialisation aidant, la loi devient de plus en plus commune et de plus en plus acceptée, la Chine est et demeure un pays fondamentalement unique. Elle a ses propres règles et a beaucoup de mal à accepter certaines contraintes imposées par les organisations internationales. Elle est aussi particulièrement chatouilleuse sur tout ce qui lui paraît toucher à sa souveraineté.
Pourtant, cette Chine, isolée, nationaliste, parfois irrespectueuse, est peut être en train de changer. Très vite. Le premier signe de ce changement est arrivé juste après le 11 septembre 2001. Comprenant brutalement que le terrorisme international pouvait les concerner aussi, les dirigeants de Pékin découvrirent la coopération en matière de renseignement. C’était évident au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai, où ils retrouvent leurs homologues des quatre Etats d’Asie centrale et ceux de Moscou. Ce l’était moins avec les Etats-Unis, mais ce fut fait quand même. L’arrivée au pouvoir, entre 2002 et 2003, de Hu Jintao et de Wen Jiabao, beaucoup plus pragmatiques qu’idéologues, a marqué le début de beaucoup d’autres changements. Sans surprise, la crise financière puis économique qui a éclaté en octobre 2008 a joué un rôle de révélateur. Lors de la réunion du G20, à la mi-novembre, la Chine a voulu jouer le jeu. Son plan de relance, qui affectera plusieurs centaines de milliards de dollars à des travaux principalement d’infrastructure, est proche dans son esprit de ceux des pays ouvertement capitalistes. Dans les premiers jours de décembre, les rencontres sino-américaines ont abouti à des accords concrets sur les aides au commerce international. Le 14 décembre, un sommet trilatéral réunissait au Japon les premiers ministres nippons et chinois, ainsi que le président Sud-Coréen, pour étudier des parades communes à la crise. Le 15 décembre, aboutissement d’un processus d’apaisement mis en marche depuis l’arrivée au pouvoir à Taiwan, le 20 mai 2008, de Ma Ying-jeou, les relations directes régulières, tant aériennes que maritimes ainsi que les relations postales ont été rétablies, après près de 60 ans d’interruption.
Oui, mais... Parmi les actions de relance de l’économie chinoise, la dévaluation du renminbi est, bien entendu, vue comme un mauvais coup par le reste du monde. De même que les menaces proférées envers la France à l’issue de la rencontre entre son Président et le Dalaï Lama, venant après boycott des produits français et autres tracasseries répondre aux difficultés rencontrées lors du passage de la flamme olympique à Paris.
Les dirigeants chinois sont partagés entre deux visions. D’un côté la volonté de faire de leur pays une nation moderne, ayant des rapports normaux et apaisés avec le reste du monde. Cette volonté est celle de dirigeants plutôt jeunes et pragmatiques. Il semble bien que Hu Jintao appartienne à cette catégorie, bien que son profil passé soit plutôt celui d’un apparatchik. Face aux « novateurs », les conservateurs n’ont pas désarmé. Restés idéologues, ils n’ont accepté qu’avec beaucoup de réticences les choix faits par Deng Xiao Ping, qui ont précipité leur pays dans un libéralisme entrepreneurial qu’ils jugent suicidaire. Tous les régimes qui se sont succédés, impériaux ou maoïstes, craignent avant tout les manifestations engendrées par les problèmes sociaux, prémices obligées de toutes les chutes dynastiques. L’échec du modèle économique qui avait assuré le succès des quinze dernières années paraissait impensable. Il est désormais de plus en plus à craindre, dans un pays qui a décidé de baser la quasi totalité de sa réussite sur des exportations pour lesquelles les clients se raréfient désormais. Si des pans entiers de l’industrie chinoise devaient s’effondrer, le marché intérieur étant actuellement incapable de prendre le relais, ce sont des dizaines de millions de travailleurs qui se retrouveront à la rue, dans un pays où les protections sociales sont quasi inexistantes.
Les années fastes ont permis à l’Etat chinois de se constituer un « trésor de guerre » qui lui permettra de tenter son vaste plan de relance, composé de grands travaux d’infrastructures et d’incitations à la consommation intérieure. Il n’est pas sûr que cela sera suffisant. Si le pouvoir devait se retrouver confronté aux graves problèmes sociaux qu’il redoute, il pourrait être tenté de trouver des boucs émissaires, comme la France.
Agenda
CINQUANTE ANS D'EXIL: UN TIBET LIBRE EST-IL ENCORE POSSIBLE ?
Retrouvez la Communauté Tibétaine de France, Reporters sans Frontières et France-Tibet
Tenzin Tsundue, poète et militant tibétain exilé en Inde sera l'invité exceptionnel de la dernière soirée en faveur du Tibet, soirée qui clôture les actions conduites dans le cadre des Journées pour les Droits de l'Homme de ce début décembre2008.

Tenzin Tsundue, poète et militant tibétain exilé en Inde a conduit la Marche de Retour au Tibet en Inde avant et pendant les JO 2008 de Pékin. Plusieurs fois arrêtés, il a tenu bon et nous fera partager son opinion sur la situation actuelle au Tibet
Autour du documentaire :
Avec la présence pour le débat de :
Thupten Gyatso, président de la Communauté tibétaine de France
Vincent Brossel, responsable du bureau Asie de Reporters sans frontières
Francesco Pezzetti, auteur de "Tibet, les couleurs de la mémoire"
Marcelle Roux, présidente de France Tibet
Nous rejoindre :
Métro Max Dormoy ou La Chapelle
Communiqué France-Tibet
Tibet Chine Actualité
Dimanche 14 Décembre 2008
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Paljor Norbu (Photo) est un Tibétain agé de 81 ans qui viens d' ètre condamné par la justice chinoise à 7 ans de prison . Il est urgent d'agir pour une libération rapide de Paljor car vu son grand age et le traitement qu'il doit subir dans les géoles chinoise, un séjour trop long en détention serait pour lui comme un condamnation à mort .
Pour plus d'infos sur Paljor Norbu voir Tibet Chine Actualité du mardi 9 décembre 2008
Pour signer la pétition ( en anglais ) cliquez sur http://actionnetwork.org/campaign/humanrights?rk=m11WsoFqR9bNE
Actualités
Récit du périple d'un Français à travers le Tibet
Le Nouvel Observateur 13 Dédecembre 2008 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20081213.OBS5281/recit_du_periple_dun_francais_a_travers_le_tibet.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17
C'EST un témoignage exceptionnel qui vient de nous parvenir.
Un Français qui connaît bien le Tibet rentre d’un long périple à Lhassa et dans les régions tibétaines rattachées à différentes provinces chinoises.
Il raconte le Tibet neuf mois après la révolte de Lhassa.
Loin de se relâcher, la répression chinoise semble s’être installée dans un train-train de brutalité aveugle.
Une occupation militaire écrasante. Un flicage policier constant. Des arrestations arbitraires. Des monastères vidés. Des moines et des nonnes harcelés. Des nomades sédentarisés de force. Des jeunes citadins disparaissant sans laisser de traces. Des tortures abjectes.
Bref, une volonté évidente de régler l’agitation tibétaine par la terreur.
Carlo Blanco est un pseudonyme. Il a choisi de masquer son nom afin de ne pas mettre en danger les personnes qu’il a rencontrées.
Il faut lire Carlo Blanco, pour ne pas oublier la souffrance quotidienne des Tibétains.
Tibet, Décembre 2008
Les émeutes qui ont secoué le Tibet en mars et les jeux olympiques de Pékin sont déjà loin. Pourtant, dès mon atterrissage à Chengdu (capitale de la province chinoise du Sichuan qui englobe une partie du Tibet historique), les amis chinois qui travaillent dans l’industrie du tourisme me racontent comment untel n'a pu aller plus loin que Kanding (l'ancienne frontière entre la Chine et le Plateau tibétain), comment la chambre de tel autre a été fouillée par la police. Ils me supplient de faire attention, car eux-mêmes ont souvent à répondre des activités de leurs clients auprès du PSB (Public Security Bureau – Bureau de Sécurité Publique).
"Surtout fais attention dans ta chambre d’hôtel, il y a très souvent des micros cachés", me disent-ils en vérifiant que toutes les ampoules sont bien au plafond (c'est un endroit favori pour placer les micros).
La répression à Gardzé
Dans le quartier tibétain de Chengdu, je retrouve une amie tibétaine de Gartzé (préfecture tibétaine de la province du Sichuan). Elle a vécu quelques années en Inde et depuis a bien du mal à s'insérer dans la société. N'ayant pas suivi le curriculum d'anglais dans les universités chinoises, elle ne pourra jamais avoir un poste d'enseignante dans une école. De plus, cette année, les agences de voyage ne sont plus autorisées à employer des guides qui sont allés en Inde. Elle me raconte ce qu elle a vécu en mars lors des manifestations qui ont secoué Gartzé comme tout le reste des localités tibétaines :
"Lorsque nous avons appris ce qui se passait à Lhassa et qu’il y avait eu plus de 100 personnes tuées, beaucoup de monde est sorti dans la rue. La police a tiré, il y a eu des morts, des arrestations par centaines. La police et l'armée embarquaient n'importe qui, de jour comme de nuit. Il y avait des tanks et des soldats partout dans la ville. Les prisonniers étaient sauvagement tabassés, beaucoup ont dû être hospitalisés, certains sont devenus aveugles. Beaucoup de gens ont simplement disparu, et on n'a toujours pas de nouvelles d'eux.
Ensuite des nonnes du monastère de Tongkor sont venues en groupe pour demander à la police de libérer les prisonniers, mais elles ont à leur tour été arrêtées, battues et torturées. Quelques-unes ont été libérées mais beaucoup sont encore en prison. Des renforts militaires en grand nombre sont bientôt arrivés. Les camps militaires se sont multipliés partout en ville et même tout près du monastère".
Un moine me dit à quel point il avait eu peur. Il devait traverser la ville en voiture pour aller vers le nord. Il a été arrêté à un barrage militaire. Après un long moment d'angoisse, les soldats l’ont laissé passer. Il a traversé une véritable foule de militaires anti-émeutes, armés jusqu'aux dents. Il me raconte aussi que la police passe plusieurs fois par semaine dans les monastères pour interroger les moines à maintes reprises et que tout le monde a peur. L'inquiétude règne dans les monastères, surtout dans ceux où sont tenues des séances de rééducation, car les moines sont alors contraints de vilipender le Dalaï-Lama. Bien des moines et nonnes sont expulsés de leur monastère. Alors une vie d'errance commence pour eux. On leur a retiré leur carte d'identité et de ce fait ils ne sont plus acceptés dans les hôtels, ils ne peuvent plus acheter un billet de train ou une recharge de téléphone portable.
Je suis surpris de voir ces amis de longue date hésiter à me donner trop de détails, même dans l'intimité. Le risque de représailles est si grand ! Tous me confirment que le nombre de disparitions est alarmant. C'est le drame de nombreuses familles.
Des amis tibétains reviennent d'un voyage : ils travaillent pour une agence de tourisme et sont allés faire de la publicité pour le Tibet dans diverses provinces chinoises. Au retour, leurs bagages ont été soigneusement inspectés à l'aéroport de Chengdu, mais pas ceux de leurs collègues chinois (il est spécifiquement indiqué sur leur passeport qu'ils sont Tibétains). Tout Tibétain est par essence suspect.
Je pars ensuite vers Xining (capitale de la province chinoise du Qinghai peuplée en majorité de Tibétains) où je rencontre des étudiants tibétains. Leurs études sont très coûteuses pour leurs familles de nomades et de fermiers. Les familles s'endettent, tout en s'inquiétant car elles savent que nombre d'étudiants ne pourront pas trouver de travail. En effet, leur niveau de chinois n'est pas aussi bon que celui des Chinois Han et la compétition pour obtenir des postes de fonctionnaire sera très dure.
Le grand lama de Repkong tabassé en pleine rue
Je pars à Repkong (préfecture tibétaine de la province du Qinghai). L'autoroute inaugurée l'an dernier est impressionnante mais elle est déjà truffée de nids de poule ! Je fais un tour dans le monastère, ou les pèlerins sont comme d'habitude occupés à faire tourner les énormes moulins à prières qui entourent les sanctuaires, ou à faire des prosternations devant les statues colossales. Des amis me racontent comment les émeutes ont commencé à Repkong, avant même celles de Lhassa :
"C'était un soir d'hiver bien froid en mars, le jour des grandes offrandes de fumée odoriférantes de genévrier, nous étions très nombreux à déambuler dans les rues. Il y a eu une rixe entre un Tibétain un peu saoul et un commerçant musulman qui lui vendait un ballon en plastique. Le Tibétain a fait éclater le ballon avec sa cigarette ! Ils se sont mis à se battre. Puis d'autres Tibétains se sont mis à taper sur les Musulmans qui étaient autour. La police est vite arrivée et a embarqué tout le monde.
Le lendemain, à nouveau, grand rassemblement de Tibétains dans les rues, cette fois pour le jour des danses sacrées du monastère. La police était très nombreuse et cela nous a énervés, les bagarres ont commencé avec des pierres, des coups de bâton et des centaines d'arrestations. Les gens étaient embarqués en masse, et détenus dans n'importe quelle caserne où ils étaient interrogés, battus, et puis pour la plupart relâchés assez vite, mais certains ont disparu.
En fait comme les moines avaient refusé de participer à la fête des danses sacrées ce jour là, la police en a arrêté un grand nombre et puis en a tabassé beaucoup. Toute la population était choquée en voyant des jeunes moines être sauvagement battus, sans aucune raison. Finalement le grand lama de Repkong, un homme âgé et très respecté – y compris par ses nombreux des disciples chinois –, a pris une longue écharpe de cérémonie (khata) et est descendu dans la rue pour parler à la police, espérant faire la paix. Au lieu de quoi, en pleine rue, il s'est fait battre comme plâtre, et a dû être transporté d'urgence à l'hôpital de Xining avec les membres cassés. Prévenus en hâte, ses disciples chinois – de hautes personnalités dit-on – se sont rendus à son chevet et grâce a eux, le lama et quelques moines ont pu avoir un sort plus clément.
Une quantité incroyable de soldats a inondé la ville, entourant de sentinelles armées toutes les collines. Nuit et jour, la ville était encerclée.
Les professeurs d'écoles, ainsi que tous les fonctionnaires, ont dû monter la garde et espionner leurs voisins. Ils étaient obligés de noter les allées et venues des uns et des autres. Seuls les instituteurs des petits villages avoisinants ont eu la possibilité de continuer leur travail d'enseignant".
Maintenant, la ville semble revenue au calme, mais il suffit de faire le tour du monastère pour voir que les moines ont peur de parler, même de vous sourire. Il y a des caméras ici et là, des appartements réquisitionnés pour loger des policiers en civil qui observent depuis les fenêtres, des indicateurs partout. Les cris des soldats s'élèvent régulièrement, comme des aboiements de chiens énervés.
Voyant la situation, j'annonce que je ne resterai que quelques jours. Soulagés, mes amis m'en remercient.
Cette année, une nouvelle réglementation interdit aux écoles et autres organismes gouvernementaux de recevoir de l’argent de l’étranger. La plupart des ONG sont en attente. Certaines, particulièrement à Lhassa, ont été purement et simplement expulsées.
La police n’arrive pas à lire les mails en français et coupe le téléphone
Je retourne ensuite à Xining, où, de l’appartement de mes amis, j'envoie un email en français, un message très neutre visant simplement à dire où je suis. Peu après, mes amis remarquent que la ligne de téléphone ainsi que la connexion Internet ont été soudainement coupées. Etonnés, ils vont au bureau des téléphones. On finit par leur dire que la police n'arrivant pas à lire le français, on lui avait purement et simplement coupé la ligne !
(Plus tard, à Lhassa, j'entends parler d’une traductrice chinoise qui est appelée par la police à chaque fois qu’il y a des mails en français...)
En fait, plusieurs amis ont maintes fois essayé, en vain, de m'appeler de l’étranger sur mon téléphone portable qui marchait pourtant localement.
Au moment des événements de mars, les médias ont abondamment parlé des milliers de manifestants au monastère de Labrang en Amdo (une partie du Tibet historique rattachée à la province chinoise du Gansu). Sur place, il est difficile de savoir combien de prisonniers ont été libérés, je n'arrive pas à avoir de détails. J'apprends qu'il n'est possible d'entrer dans le monastère que si on montre des papiers d'identité. Il en est de même à Kumbum, le plus grand monastère du Qinghai. Les moines sont sous haute surveillance.
Le train pour Lhassa
Je prends le train pour aller à Lhassa, j'ai obtenu sans problème un permis de 10 jours en touriste individuel pour la Région autonome du Tibet, mais le nombre des lieux où j’ai la permission d'aller est réduit aux villes qui se trouvent sur la route du retour vers le Népal.
Je suis seule dans le compartiment jusqu'à Golmud. Là, à trois heures du matin, un Chinois entre et s'installe. Je remarque qu'il porte autour du cou un rosaire et je repère aussi que son téléphone affiche des images de bouddhas chinois. Au lever du jour, nous passons les cols les plus hauts dans la neige, mais comme le train est pressurisé, comme un avion, aucun mal de crâne n'est à craindre à cause de l'altitude. Heureusement les cigarettes sont interdites, sauf dans les toilettes !
Ce qui est bizarre, c'est d’être entouré de neige et d'être dans un compartiment surchauffé. Les femmes dehors lavent leur linge dans un ruisseau glacé. En imagination, je vois passer sur ces rails des montagnes de minerais et le bois de forêts entières, emmenés vers la Chine en dépit des règlements existants. Même les scientifiques chinois ont décrit le Tibet comme le « troisième pôle » et ont montré qu'il fondait quatre fois plus vite que l'Arctique et l'Antarctique. Ce chemin de fer véhicule des milliers de colons chinois, ainsi que des troupes, des cargaisons d'armes, de l'artillerie lourde qui seront acheminés jusqu'aux frontières indienne et népalaise.
Nous passons par Nakchu. La taille des magasins et des hangars me laisse perplexe. Sont-ils en train de construire, comme je l'ai entendu dire, des abattoirs pour les milliers de yacks que le gouvernement chinois a prévu d’abattre selon leur plan de sédentarisation des nomades ?
Actuellement, le système millénaire des nomades est gravement menacé par les nouvelles politiques. Ils doivent quitter leurs terres, vendre à bas prix leurs animaux et sont forcés d'habiter dans de vieilles prisons ou des lotissements inappropriés à leur culture. Ils n'ont aucune expérience du commerce ni de l'agriculture, et se retrouvent extrêmement malheureux et démunis devant un poste de télévision dont les programmes ne leur parlent que de rêves qu'ils ne pourront jamais vivre. Essayer de discuter ou de s'opposer aux ordres du gouvernement est toujours remercié par une arrestation, la prison, la torture et des amendes.
Nakchu a tellement changé que j'ai du mal à retrouver mes repères qui ne datent pourtant que de deux ans.
Le Chinois qui dort à côté de moi voyage avec un tout petit sac. Il n'a pas d'appareil de photo, juste son téléphone qui sonne assez souvent. Je découvre qu'il a en fait une dizaine d'amis dans le wagon et qu'ils ne cessent de s’appeler pour admirer le paysage: "Eh, regardez à droite, le Mont Nyenchen Tangla ! Le lac Nam Tso!" Ils semblent bien connaître ces lieux sacrés où les touristes Chinois déferlent en bus à une fréquence étourdissante pendant les mois d'été. Lorsqu’enfin nous passons sur « rainbow bridge », le "pont de l'arc-en-ciel", au-dessus de la rivière Kyichu, nous voyons clairement le sublime Potala. Le groupe d’amis chinois sont déjà tous ensemble, prêts à descendre, et disparaissent en me laissant perplexe. Quel est le but de leur expédition ?
"S’il te plaît, ne fais aucune photo de militaire…"
La gare est un bâtiment typiquement communiste, rouge et lourd. Actuellement, seule la ligne Chine-Golmud-Lhassa est ouverte, mais au vu de la taille immense de l'édifice, tout porte à imaginer que beaucoup d'autres lignes de chemin de fer vont bientôt être construites.
Personne n'a le droit de venir chercher les passagers dans la gare, les taxis attendent bien loin. Un ami m'accueille. Il est sous le choc : il n'avait pas pris ses papiers d’identité et sa voiture a failli être confisquée. Par chance, le policier était, comme lui, un Khampa (Tibétains originaires du Kham, partie orientale du Tibet historique aujourd’hui partagée entre la R.A.Tibet et le Sichuan limitrophe). Il a téléphoné au bureau où mon ami travaille pour vérifier son identité, et l'a finalement laissé partir. L'entraide entre Tibétains est bien là! Ouf !
Je découvre de nouvelles autoroutes et des périphériques menant à Lhassa. Seule, je me serais perdue. Pourtant je connais Lhassa depuis 22 ans. A cette époque, les moutons passaient en troupeaux à travers la ville et il était très difficile de trouver la moindre voiture pour aller de la station de bus à l’hôtel. Les bagages étaient transportés par voitures à bras!
Mon ami me dit sérieusement : "S'il te plaît, ne prends aucune photo de l'armée ou de la police, j'ai peur !" Je comprends que même si elle n’est pas impliquée, tout ce que je fais peut lui être reproché….
Nous nous retrouvons dans ma chambre d’hôtel, bientôt rejoints par un autre ami qui est professeur d'école. Il me montre son téléphone portable dont il a retiré la batterie et me demande de faire la même chose. L'éteindre ne suffit pas car la police peut se servir de nos portables comme micro et écouter toutes nos conversations. Je m'empresse de l'imiter et il me raconte combien tout est lu, écouté. Il y a des centres d'espionnage multiples, pour tous les dialectes tibétains et quelques langues étrangères.
Le pauvre ! Il doit aller plusieurs fois par semaine écouter des séances de rééducation patriotique et répondre à toutes sortes de questions. Tous les directeurs d'école sont tenus d’y assister et apprendre par coeur des louanges du gouvernement communiste, critiquer le gouvernement tibétain en exil et le système féodal du passé mené par le Dalaï-lama. Ils doivent aussi mémoriser le détail de tout ce que les Chinois ont apporté au Tibet sur le plan économique et social. Le tout est très ennuyeux et répétitif. Mais il faut être là.
La société est organisée en différentes "unités de travail" qui regroupent les divers corps de métier, ainsi qu'en "comités de quartier" qui doivent se réunir régulièrement pour recevoir les instructions du gouvernement. De cette façon, tout le monde peut être bien contrôlé !
Aux premières lueurs du jour, le clairon militaire sonne et, très vite, les aboiements des militaires commencent, secs et heurtés, bientôt suivis par une voix sirupeuse cascadant une mélopée irréelle. C'est un chant de louange à la patrie. Quelques moments encore et les bruits de bottes scandés résonnent dans la rue, tchlac tchlac tchlac. Ils sont une trentaine, tous casqués et paradant, le fusil pointé vers le ciel. Certains ont des boucliers anti émeutes, d'autres des bâtons électriques et des cartouchières en bandoulière. Il y a aussi les camions militaires bâchés qui promènent des soldats en armes tout autour de la ville pour dissuader les manifestants. Les gens sont maintenant tellement habitués qu'ils les regardent à peine.
Je marche vers le centre de la ville tibétaine, sur le Barkor, ou les Tibétains tournent depuis des centaines d'années autour du Jowo, fameuse statue du Bouddha de l'infinie compassion, offerte au VIIIe siècle par la princesse chinoise Wencheng à son époux le grand roi tibétain Songtsan Gampo. Tous les jours, des milliers de Tibétains tournent autour d’elle. Sur le cercle extérieur, la rue est encombrée de gens et de marchants. Sur celui du milieu, autour du temple, ils font tourner les moulins de prières. Et dans l’enceinte du temple, ils vont de chapelle en chapelle offrir du beurre fondu pour les lampes qui brûlent devant les statues. Dans le saint des saints, un moine "offre" plusieurs couches d'or, passées au pinceau sur la statue du Jowo. Devant la porte principale du temple du Jokhang, des centaines de gens se prosternent de tout leur long, encore et encore, tout au long de la journée, sans avoir l'air de remarquer les nombreux militaires qui passent en groupe de cinq au milieu d'eux.
Pour moi c'est un choc. Mon cœur se serre à la vue des soldats en uniforme postés sur les toits, fusil au poing, prêts à tirer. Il y a des petites caméras partout et des grappes de policiers tibétains habillés en noir, sous des tentes publicitaires Coca-Cola. Ils sont aussi armés et arborent un téléphone portable accroché à l'épaule. Cela fait des années qu'il y a des policiers dans les rues, mais maintenant leur nombre est ahurissant. Ils ont planté leurs petites tentes tous les 20 mètres, partout, partout. En fait, ils ont plutôt l'air de s’ennuyer. Leur seul passe temps semble être de boire du thé et de se chauffer le dos au soleil. Une amie me raconte : "Le gouvernement pour nous énerver a fait venir les policiers de Chamdo (ville de l’est du Tibet). Nous, les gens de Lhassa, on appelle les gens de Chamdo 'enculeurs de cadavre' et eux nous appellent 'pisse partout' ! Evidemment cela n’arrange pas l’atmosphère !"
En parlant avec des amis, j'apprends qu'en mars dernier, au moment des manifestations, les autorités avaient désarmé les policiers tibétains, car ils ne leur faisaient pas du tout confiance. Maintenant, certains portent une mitraillette noire qui ressemble à un jouet de luxe. Casqués, ils tournent dans le sens contraire des pèlerins, qu'ils touchent presque tant la foule est dense, sans échanger avec eux le moindre regard. Deux mondes qui partagent le même espace tout en évitant tout contact.
Des spécialistes lisent une à une les lettres du Dalaï-lama
C’est pour la paix que les Tibétains ne cessent de prier, en tournant autour des temples sacrés, avec constance, jour après jours, comme si de rien n’était. J’aime les suivre, et les voir se prosterner avec respect devant le Potala, la "maison blanche" du Dalaï Lama.
Le billet pour entrer au Potala est relativement cher, 100 yuans (environ 10 €). Ces temps-ci, peu de pèlerins y entrent, et, depuis mars, encore moins de touristes. En été 2007, 7 000 personnes le visitaient chaque jour. Il fallait réserver dix jours à l'avance.
Après avoir gravi les nombreuses marches, j'arrive dans les appartements de Sa Sainteté le Dalaï-lama. La moitié de la salle est couverte de bâches, on m'explique que le gouvernement a envoyé des spécialistes qui lisent une à une toutes les lettres laissées par le Dalaï-lama. Cinquante ans après la fuite du Dalaï-lama, ils fouillent encore les lieux. Très vite, deux gardes chinois me suivent de salle en salle. Plusieurs des moines du Potala, habillés en blouse grise, me reconnaissent et m'accueillent avec de grands sourires. Au bout d’un moment les deux soldats finissent par trouver cela plutôt amusant et se mettent à sourire eux aussi. Pour ces moines, la vie est dure, ils sont surveillés en permanence par les caméras vidéos et micros.
Je m'étonne qu’on ne puisse plus grimper les escaliers qui mènent à la pièce la plus sacrée, celle du Bouddha Toukdjé Chenpo (de la grande compassion) car, me dit un moine, on craint ici les voleurs. Il est vrai que de plus en plus ce sont des Chinois (civils ou militaires) qui visitent les lieux, sans montrer la moindre dévotion pour ces trésors sacrés.
Lhassa est vide cet hiver. Les agences de tourisme ont fait cet été à peine 12% de leurs recettes de 2007. Et maintenant, pendant l'hiver, les pèlerins tibétains qui traditionnellement viennent de l'Amdo et du Kham, sont restés chez eux, car ils n'ont pas les papiers nécessaires pour passer les nombreux contrôles de police. Par conséquent, la plupart des hôtels ont dû fermer. Ceux qui fonctionnent encore doivent installer petites caméras de surveillance en circuit fermé, des CCTV, qui doivent enregistrer pour la police tout ce qui se passe dans le hall d'entrée et dans le restaurant. Certains hôteliers tibétains résistent encore. Mais s’ils s’entêtent à refuser de les installer, leur hôtel sera fermé. Pour les y contraindre, le soir, plusieurs militaires viennent occuper les lieux, histoire d'intimider la clientèle.
Je retrouve un jeune ami qui, il y a quelques années, avait tenté plusieurs fois d'aller en Inde, mais s'était fait chaque fois arrêter en chemin, et y avait finalement renoncé. Du coup, il avait ouvert un petit restaurant à Lhassa l'an dernier. Quelques jours après les émeutes de mars, il s'est fait arrêter avec un grand nombre d'autres personnes, simplement parce qu’ils n'étaient pas de Lhassa. Ils ont été incarcérés dans la prison de Tolong et battus tous les jours avant même d'avoir été interrogés. Pour toute nourriture, un ti-momo, (pain blanc à la vapeur), et pas du tout d'eau pendant plusieurs jours, ils devaient boire leur urine. Il fut relâché au bout de 15 jours. Dans son groupe, il a vu deux personnes mourir et a entendu parler d'autres morts mais ne sait pas combien. En fait nul ne connaît exactement le nombre de morts, mais il y en a eu au moins deux cents à Lhassa. Il paraît qu'il y a un champ près de Lhassa où les cadavres ont été enterrés.
Neuf mois sont passés, mais rien ne semble s’être assoupli depuis avril. La police secrète comme la police en uniforme sont omniprésentes. Toutes les entrées des rues qui mènent au temple principal de Lhassa, le Jokang, sont flanquées de soldats chinois armés et casqués. Le spectacle terrifiant de gens tirés à bout portant et mourant en pleine rue a pris fin, mais ceux qui ont vu ces drames m’en parlent, secoués de sanglots. "A ce moment là, me dit un ami, absolument personne n’est sorti dans la rue pendant trois jours, tout le monde se terrait en espérant que la police ne vienne pas nous tuer à domicile, surtout la nuit, aveuglément, sans aucune raison. Nous dormions tout habillés car nous pouvions être embarqués sans même avoir le temps d’enfiler un pantalon".
Il ne s’agit pas de paranoïa. La peur est bien fondée, et les enlèvements de jeunes hommes dans les rues de Lhassa sont encore nombreux. Les parents sont inquiets et vont chercher leurs grands enfants à l'école. Ils leur donnent des sandwiches pour qu’ils ne sortent pas à l'heure du déjeuner. N’importe quelle rencontre peut provoquer une arrestation, la semaine dernière, un ami guide est simplement allé rendre visite à sa cousine chez elle à Lhassa. Le lendemain, elle s'est faite arrêter et aujourd’hui, il n’a aucune idée d’où elle est. Pourtant ni l’un ni l’autre n’ont la moindre activité politique.
Cette année plus que jamais, les guides qui sont allés en Inde et parlent le mieux l'anglais ont été rayés de la liste de guides officiels. Ils se retrouvent donc sans aucune possibilité de travailler ni dans le tourisme, ni dans l’enseignement. C’est terriblement injuste, car il y a quelques années, le gouvernement encourageait les exilés à revenir au Tibet en leur donnant divers avantages comme des coupons de nourriture. Cette situation est désastreuse car bien des parents ont envoyé leurs jeunes enfants en Inde, au prix d’un voyage clandestin souvent dangereux, à travers les montagnes enneigées, pour qu’ils reçoivent une éducation tibétaine, telle qu’en dispense le "Tibetan Children’s Village" de Dharamsala par exemple. Ce faisant, ils ont simplement l’espoir de créer une génération de Tibétains qui reviendra au pays en pouvant partager la culture authentique tibétaine. En fait, d'après certains rapports, 78% de la population du plateau tibétain est encore analphabète alors qu'en exil, 94 % est éduquée.
Cette année la vente de cordyceps, le yartsa gungbou, "racine-chenille", utilisée pour la médecine traditionnelle chinoise, a été interdite. Dans les rues de Lhassa, quelques vendeurs continuent d’en proposer à la sauvette, mais la plupart du temps l’argent qui venait de cette manne facile à gratter sur les terres du plateau tibétain manque dans les familles, causant aux villageois comme aux nomades un déficit énorme.
Les nomades qui forment à peu près 70 % de la population tibétaine sont encore plus contrôlés et obligés de rejoindre les bâtiments moroses qui leur sont alloués. Les yaks semblent avoir reçu une condamnation à mort à court terme.
En fait, depuis vingt ans, tout le système millénaire des bergers nomades passe progressivement sous le contrôle des Chinois : ils doivent quitter leurs pâturages, vendre à bas prix leurs animaux, sont forcés d’habiter dans de vieilles prisons désaffectées ou des lotissements inappropriés à leur culture.
Le coût de la vie a terriblement augmenté cette année et la situation financière est vraiment préoccupante pour la plupart des Tibétains. Simplement survivre est une gageure pour beaucoup d’entre eux : les promesses d’aides faites par le gouvernement aux paysans obligés d’arrêter de cultiver l’orge pour planter des arbres, ou aux nomades obligés d’acheter à crédit leur nouvelle maison, ne sont que paroles vides, la compensation est inadéquate. Tout le système ancestral de la paysannerie tibétaine a été disloqué, désorganisé, entraînant une véritable catastrophe économique et écologique. Certains officiels chinois commencent à le reconnaître.
A vrai dire tous les Tibétains souffrent. Si par exemple ils ont un travail de cadre dans une banque, à la radio ou dans l’éducation, il leur est impossible de changer de travail et de démissionner. Ils doivent adhérer au Parti Communiste et chanter ses louanges. Quand ils résistent, ils subissent le harcèlement de leurs camarades jusqu’à ce qu’ils cèdent. Impossible pour les fonctionnaires d’obtenir un passeport. Fini le rêve d’aller en Inde pour rencontrer le Dalai Lama, même en secret.
Je vais au monastère de Sera, réputé pour les débats philosophiques très animés des moines. Aujourd’hui rien ne s'y passe plus, le monastère semble hanté : il n’y a plus que très peu de pèlerins et trois touristes blancs accompagnés d'un guide, au milieu des dizaines de policiers en noir, aux aguets. On trouve aussi parmi les moines quelques informateurs.
Dans la chapelle de Tamdrin, trois vieux moines ridés guident la tête des pèlerins sous le pied de la statue de la déité enrobée d’écharpes de soie. L’ambiance est étonnante dans cette salle où les protecteurs grimacent d’un air terrifiant. Au premier étage une cérémonie est rythmée avec force par les tambourins d’un petit groupe de moines, presque tous très âgés. A vrai dire, ils n’ont été maintenus ici que pour offrir une façade de monastère aux pèlerins et aux touristes. Ils en sont réduits à garder les chapelles, ouvrir et fermer les portes, remplir et vider l’eau des bols d’offrande. Il leur est interdit de parler à quiconque de la réalité de la situation : sur 1 200 moines, il n’y en a ici plus qu’une centaine, les autres sont en prison, peut-être à Nyintri dans le Kongpo (Est du Tibet), personne ne sait vraiment ni où ils sont, ni combien sont encore vivants.
Tortures barbares
Les tortures qu’ils ont subies sont sans aucun doute horribles. On m’a parlé de prisonniers auxquels la famille avait apporté de la nourriture. Ils en ont été punis : on leur a déboîté les épaules, détruit les cartilages des coudes, des genoux et laissés handicapés à jamais. Ils endurent aussi des séances de matraque électrique si intenses que leurs neurones peuvent disjoncter. Ils se font retirer beaucoup de sang, sont utilisés comme jouet sexuel ou comme jouet d’entraînement aux arts martiaux. Beaucoup perdent la vue, deviennent infirmes à vie. On parle de prisonniers qui ont été libérés au seul de la mort pour qu’ils aillent agoniser ailleurs.
Petits ou grands, tous les monastères du plateau tibétain sont sous un contrôle très strict, soit qu’ils soient soumis à des séances de rééducation, soit que la police passe pour interroger, harasser, intimider, voler ou détruire sans vergogne. Le monastère de Drepung (proche de Lhassa) est désormais sous le contrôle des moines du monastère Tashi Lumpo de Shigatzé (connus pour être de dociles collaborateurs des Chinois). Ganden (autre grand monastère des environs de Lhassa) est tout simplement fermé. Les images de milliers de soldats casqués envahissant l’hiver dernier les ermitages isolés où cent ou deux cents moines vivaient retirés sont encore vivantes dans les esprits.
C'est la raison pour laquelle je n’ai pu aller nulle part dans la région de Lhassa, ni au monastère-ermitage de Trayerpa, ni à la nonnerie de Terdroum ou celle de Shuksep, ni à Samyé-Chimphou, car à chaque fois j’aurais dû demander un permis, être accompagné par un guide et, sur place, subir la surveillance des trois genres de police qui sont omniprésents. Partir dans les ermitages m’a donc paru présenter un risque pour les locaux et je me suis restreint à faire quelques koras autour du Jokang, et à tourner autour de Lhassa avec les pèlerins. Autour de la colline sacrée du Chakpori, un lama du Kham faisait graver sur des pierres tous les écrits du Bouddha, travail spectaculaire auquel beaucoup aiment participer en faisant des donations, si humbles soient-elles.
Même en prenant un maximum de précautions, en évitant de parler aux amis qui me reconnaissaient dans la rue, j’étais conscient du risque que je représentais pour les gens que je croisais. J’ai donc renoncé à prolonger mon voyage et je suis rentré au bercail.
Bizarrement les touristes qui partaient de Lhassa par avion cet hiver n’ont pas eu à ouvrir leurs valises à la douane. Il paraît que plusieurs touristes qui ont voulu prendre des photos de l’armée ou de la police se sont fait confisquer le film ou la carte. J’ai entendu dire qu’un touriste s’était même battu pour garder ses clichés, mais en vain.
L’envie de prendre photos ou films m’a démangée plusieurs fois, surtout quand je croisais les nombreux groupes de militaires casqués qui gardent les ruelles menant au Jokhang ou au temple de Ramoche : leurs boucliers sont abîmés comme s’ils avaient reçu une avalanche de pierres ! On se demande d’ailleurs pourquoi l'entrée du temple de Chidé est tellement gardée, alors qu’elle ne fait que deux mètres de large…
A vrai dire, les militaires sont plutôt à plaindre quand on les entend tôt le matin tirer à qui mieux mieux sur des cibles en carton, qu’on les voit parader armés jusqu’aux dents au milieu d’une foule désarmée occupée à faire ses dévotions. C’est épouvantable d’avoir à tirer sur des êtres qui prient pour la paix.
Combien de temps vont-ils encore être obligés de déambuler lourdement casqués dans les ruelles de Lhassa ? J’en ai vu qui étaient visiblement ivres le soir. Rester postés aux carrefours nuit et jour, n’est ce pas un genre de supplice ? Je ne sais pas combien ils sont payés, mais au Tibet, il fait bien trop chaud en plein soleil et bien trop froid le soir pour rester immobile pendant des heures. De plus, ils doivent rester loin de chez eux pour deux ans au moins, sans pouvoir faire la moindre remarque à leurs supérieurs.
Aujourd’hui la communauté des Chinois bouddhistes à travers le monde grandit, de nombreux lamas sont invités dans les grandes villes de Chine, et nombreux sont leurs élèves qui reconstruisent les monastères au Tibet même. Les livres des lamas qui enseignent à Taiwan circulent librement dans les mégalopoles comme Pékin ou Shanghai, il est même de bon ton d’avoir un maître spirituel tibétain et de l’aider à construire des temples et à ériger des statues au Tibet. L’intelligentsia chinoise porte un vif intérêt aux sources spirituelles et culturelles qui, encore vivantes au Tibet, ont presque totalement disparu en Chine.
Des Chinois fans du Karmapa
J’ai vu des milliers de Chinois en Inde, à Bodh Gaya, l’an dernier devenir quasi-hystériques devant le Karmapa, comme s’il était une pop star. Certains Tibétains savent tout cela, car ils arrivent tout de même à avoir accès à la BBC ou à « Radio Free Asia » par satellite TV ou par Internet. J’ai été surpris de voir que parfois les Tibétains sont très informés de ce qui se passe actuellement dans les discussions du Parlement en exil à Dharamsala. Ils parviennent même à suivre les enseignements du Dalaï-Lama en direct !
Le plateau tibétain représente presque un tiers de la superficie de la Chine. Il regorge de ressources minérales et forestières. C’est un territoire inhabité, dont les sources irriguent la quasi totalité du continent asiatique. Les Tibétains ne retirent pas les avantages de la modernisation prônée par Pékin. Le chômage va grandissant, les prix augmentent et les ressources traditionnelles, comme la culture de l’orge et les produits de l’élevage des yaks, moutons ou chèvres, ont été dramatiquement désorganisées par une politique autoritaire et brouillonne qui n’a cessé, au cours des années, de donner des ordres et des contrordres.
De plus, mines et exploitations hydrauliques prolifèrent, défigurant les espaces magnifiques et accaparant les meilleures terres des Tibétains qui n’en tirent ni l’avantage d’un dédommagement financier, ni une possibilité d’emploi. Dans ces conditions, comment pourraient-ils ne pas se révolter, même si cela semble être un suicide collectif ? Certains Tibétains imaginent une autre forme de résistance, par exemple des commandos qui feraient exploser les infrastructures du train, des routes, des barrages. Mais ce serait aller à l’encontre de la vision du Dalaï-Lama et, de toute façon, la délation est telle à l’heure actuelle que tout complot serait vite découvert.
Alors une autre forme de résistance apparaît : les Tibétains deviennent de plus en plus végétariens. Certains lamas, répétant les conseils du Dalaï-Lama et du Karmapa, insistent sur le fait qu’il est vertueux de ne pas faire souffrir les animaux. Dans le Kham, dans l’Amdo et même à Lhassa, on voit des restaurants végétariens s’ouvrir. De plus en plus de Tibétains passent les quatre mois sacrés de l’année sans consommer une bouchée de viande, ce qui est aussi une protestation non déguisée contre les abattoirs gouvernementaux et ceux gérés par les musulmans, qui se multiplient à la faveur de la sédentarisation forcée des nomades et de la vente obligée de leurs troupeaux.
Depuis 50 ans, de nombreuses manifestations à Lhassa et dans beaucoup de localités tibétaines ont été violemment réprimées. Rien ne semble à même d’améliorer la situation, et les actions en faveur des droits des Tibétains – le militantisme des Tibétains de l’exil ou celui des défenseurs des droits de l’homme, les prix et médailles décernées au Dalaï lama ou ses rencontres avec les leaders politiques du monde – semblent même empirer leur sort. Au point que le Dalaï Lama déclare parfois que "le peuple tibétain semble être condamné a mort".
Mais en cette année 2008, les Tibétains ont vécu un tournant important vers la réalisation d’une identité tibétaine unifiée, au delà des divisions régionales entre le Kham, l’Amdo et le Tibet central. Quant aux Tibétains en exil, ils se sont tous ralliés à la politique de résistance non violente de Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
Dans l'air glacé du matin, ils sortent au pas de course de la caserne, puis se mettent à taper violemment du pied sur l'asphalte. "Un, deux, trois !", brament-ils de concert, le genou haut levé. En cette fin novembre, à Xiahe, la démonstration de force des soldats de la Police armée populaire, les paramilitaires chinois, n'est pas sans motif. Dans cette ville à majorité tibétaine de la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine, certains "meneurs" d'une violente manifestation tibétaine qui a éclaté ici dans la foulée de l'émeute de Lhassa du 14 mars, sont en train d'être jugés. Personne ne sait ce qui se passe réellement dans la "Région autonome du Tibet" voisine, la province reste interdite aux journalistes. Le Monde, comme les autres médias basés en Chine, s'est vu récemment refuser l'autorisation de s'y rendre.
Le 16 mars, une flambée de violence inhabituelle, qui n'a cependant fait aucune victime, ni chez les manifestants ni du côté des forces de l'ordre, a ébranlé Xiahe. Scénario classique des troubles qui ont secoué le Tibet et les préfectures ou districts tibétains des provinces voisines : les moines organisent des rassemblements, suivis par de jeunes laïcs, chômeurs en colère ou Tibétains frustrés face à l'opulence, relative ou non, des commerçants d'ethnie han et hui, ces derniers appartenant à une minorité musulmane chinoise.
Cette version est celle que nous ont donnée des moines du grand monastère de Labrang, l'un des six plus importants du monde tibétain sur le plan de la qualité de ses enseignements philosophiques. Ce monastère, qui trône au centre de la partie tibétaine de la ville de Xiahe, dresse ses drapeaux et ses "cathédrales" aux toits dorés dans une vallée aride, écrasant un maillage complexe de ruelles étroites aux maisons basses, les résidences d'un millier de moines.
En mars, les manifestants s'étaient dirigés vers le siège du gouvernement local, dont la plupart des fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine. Puis ils s'en étaient pris à certaines boutiques des commerçants chinois en fracassant les devantures. Les paramilitaires intervinrent et dispersèrent la foule à coups de grenades lacrymogènes. "Quelques semaines plus tard, la police a fait une descente au monastère. Tout a été fouillé. Ils cherchaient des photos du dalaï-lama et surtout les téléphones portables grâce auxquels certains de nos frères avaient photographié la manifestation !", raconte un moine dans un chinois hésitant.
Selon lui, il y eut cette nuit-là près de 200 arrestations, mais la plupart des moines ont été peu à peu relâchés. Aucun mauvais traitement n'a été signalé, assure notre interlocuteur. Mais il précise que certains de ses "frères" ont été menacés s'ils parlaient à des journalistes étrangers. Il affirme que trois moines sont encore en prison et griffonne rapidement leurs noms : Jimai, Tselsen et Thunke. L'un d'entre eux aurait envoyé en vidéo aux Etats-Unis un petit film de l'émeute.
A cinq heures de route plus au sud, la petite ville de Langmusi offre un spectacle fort différent : deux monastères se font face et surplombent la rue principale qui fait office de frontière entre les provinces du Gansu et du Sichuan. Les pensionnaires des deux communautés ne s'aiment guère : l'un d'eux, hostile aux Chinois, a manifesté en mars. L'autre, partisan de la modération, a tenu ses "troupes". Un moine du camp "modéré" commente son attitude après avoir discrètement entraîné le visiteur étranger dans sa cellule : "Que pouvons-nous faire face aux Chinois ? Manifester violemment ne sert à rien ! Il faut trouver la voie de la conciliation. Nous devons nous adapter."
Il explique que le comportement belliqueux de ses "collègues" du monastère d'en face leur a valu la fermeture de l'école de philosophie et le renvoi sans appel de tous les moines âgés de moins de 18 ans. "Ceux qui restent sont soumis quotidiennement à des séances d'éducation patriotique au cours desquelles ils doivent renoncer à leur allégeance au dalaï-lama." "Chez nous aussi, il faut se plier aux enseignements donnés par ce que les Chinois appellent des "groupes de travail"", admet-il ; "les séances ont lieu tous les jours avant et après la pause déjeuner. Mais ce n'est pas très strict, et j'ai l'impression que tout le monde s'y plie de manière distraite, comme à une corvée..."
Aba (Ngawa, en tibétain), quelques jours plus tard : depuis Langmusi, la route presque plate a sinué durant des heures dans un paysage enneigé de pâturages de haute altitude où les bergers à cheval poussent leurs yaks sur fond d'horizons perdus. Peu de circulation, espaces sans limites avec, parfois, le barrage de sacs de sable d'un point de contrôle des paramilitaires. Mais la tension semble bel et bien retombée : la plupart du temps, les guérites sont vides et, quand ce n'est pas le cas, le factionnaire laisse passer les voitures sans procéder au moindre contrôle.
De tous les théâtres connus de la répression, Aba a été l'un des plus violents. Le 16 mars, des moines du monastère de Kirti, situé en pleine ville, ont organisé un défilé. Aux cris de "Vive le dalaï-lama !" et de "Rendez leurs droits aux Tibétains !", brandissant des drapeaux du Tibet indépendant frappés de deux lions des neiges, une foule de plusieurs milliers de personnes s'est dirigée vers le siège du gouvernement local. D'après les témoignages que nous avons été en mesure de recouper et qui émanent de moines, d'un laïc tibétain et de commerçants chinois han, la tragédie a éclaté devant le commissariat de police de la rue principale : attaqués par les manifestants qui s'en sont pris aux boutiques chinoises, les policiers ont tiré. Selon ces sources concordantes, au moins une douzaine de personnes ont été tuées à cet endroit.
Dans l'immense monastère (2 500 moines) à l'architecture très "chinoise", qui recourbe ses toits aux encorbellements de pagode, un jeune religieux nous a raconté sa version dans le silence de sa cellule, après avoir suivi un chemin compliqué à travers les rues enneigées : "J'étais dans la foule au début de la manifestation, mais, rapidement, nos maîtres de disciplines ont dispersé certains d'entre nous. J'ai été obligé de refluer vers le monastère. Je n'ai pas vu comment les choses ont tourné en ville. Le soir, vers 4 ou 5 heures, j'ai vu des gens ramener 7 ou 8 cadavres. Certains avaient été hissés sur des motos, d'autres étaient portés par deux personnes. J'ai vu les impacts de balles sur les corps, dans la poitrine, au flanc. Je ne les ai pas reconnus, car on avait recouvert leurs visages. Je connais deux victimes. L'une avait 17 ans, c'était un lycéen." Le moine explique que, quelque temps après, une rafle en bonne et due forme a été organisée par la police. Après l'interpellation de plusieurs centaines de religieux, tout le monde a été rapidement relâché.
Ailleurs en ville, un commerçant d'une quarantaine d'années affirme avoir été le témoin d'un incident mortel : "Là, dit-il en désignant le pont sur lequel il nous a entraînés, j'ai vu deux hommes être touchés aux jambes par les balles des soldats. Ils sont tombés. L'un d'eux continuait à crier des slogans. Il a finalement succombé sous les coups de fusil." Devant une tasse de thé tibétain au beurre de yack, le même homme dicte plus tard les noms d'autres victimes de la sanglante journée. L'une d'elles était son frère, dit-il. Il n'est pas possible, pour des raisons de sécurité, de citer le nom de ce dernier, mais le défunt était "un ancien milicien devenu partisan le plus fidèle du dalaï-lama".
Ces différents témoignages permettent d'estimer à une fourchette située entre 8 et 20 le nombre de manifestants tués ce jour-là à Aba. Les médias officiels avaient confirmé l'émeute du mois de mars sans faire état de morts, mais en mentionnant "que 200 personnes avaient été blessées, 81 véhicules et 24 magasins incendiés". Le quotidien anglophone China Daily écrivait que, le 28 mars, après la fouille du monastère, les policiers avaient trouvé "30 fusils, 498 balles, 1 kg d'explosif et 33 sabres". L'article concluait en une ligne vengeresse : "Du matériel pornographique sous la forme de DVD a également été découvert."
Il est quasi impossible de connaître le nombre de personnes encore emprisonnées dans la préfecture. De multiples condamnations ont été annoncées à la télévision locale, racontent des habitants. Un chauffeur tibétain soutient que les émeutes avaient à l'époque gagné les environs : son neveu, âgé de 30 ans, a participé à l'attaque de bâtiments officiels dans un canton voisin. Il a été condamné, le 28 juillet, à quinze ans de prison. "Nous, les Tibétains, n'avons que des pierres et des couteaux. Les Chinois ont des fusils", constate l'homme en faisant mine de se mettre un canon sur la tempe.
Lettre d' Information de Claude.B.levenson de décembre 2008
Agenda
CINQUANTE ANS D'EXIL: UN TIBET LIBRE EST-IL ENCORE POSSIBLE ?
Retrouvez la Communauté Tibétaine de France, Reporters sans Frontières et France-Tibet
Tenzin Tsundue, poète et militant tibétain exilé en Inde sera l'invité exceptionnel de la dernière soirée en faveur du Tibet, soirée qui clôture les actions conduites dans le cadre des Journées pour les Droits de l'Homme de ce début décembre2008.

Tenzin Tsundue, poète et militant tibétain exilé en Inde a conduit la Marche de Retour au Tibet en Inde avant et pendant les JO 2008 de Pékin. Plusieurs fois arrêtés, il a tenu bon et nous fera partager son opinion sur la situation actuelle au Tibet
Autour du documentaire :
Avec la présence pour le débat de :
Thupten Gyatso, président de la Communauté tibétaine de France
Vincent Brossel, responsable du bureau Asie de Reporters sans frontières
Francesco Pezzetti, auteur de "Tibet, les couleurs de la mémoire"
Marcelle Roux, présidente de France Tibet
Nous rejoindre :
Métro Max Dormoy ou La Chapelle
Communiqué France-Tibet
Tibet Chine Actualité
Vendredi 12 Décembre 2008
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Paljor Norbu (Photo) est un Tibétain agé de 81 ans qui viens d' ètre condamné par la justice chinoise à 7 ans de prison . Il est urgent d'agir pour une libération rapide de Paljor car vu son grand age et le traitement qu'il doit subir dans les géoles chinoise, un séjour trop long en détention serait pour lui comme un condamnation à mort .
Pour plus d'infos sur Paljor Norbu voir Tibet Chine Actualité du mardi 9 décembre 2008
Pour signer la pétition ( en anglais ) cliquez sur http://actionnetwork.org/campaign/humanrights?rk=m11WsoFqR9bNE
Actualités
L' express 10 décembre 2008 http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-torture-couramment-pratiquee-au-tibet-selon-un-rapport_722820.html
PEKIN - La pratique de la torture est généralisée et courante dans la Région autonome chinoise du Tibet, où des responsables ignorent les garde-fous juridiques censés permettre d'éviter ces abus, dit un rapport de l'ONG Free Tibet.
Même lorsqu'ils sont libérés, des détenus peuvent mourir de leurs blessures, rester marqués à vie physiquement ou mentalement, ne pas avoir accès à un traitement médical ou se le voir tout bonnement refuser, affirme l'association.
"Malgré les affirmations du gouvernement chinois selon lesquelles il y aurait 'extrêmement peu de cas de torture', les témoignages disent autre chose", a déclaré Stephanie Brigden, directrice de Free Tibet. "Il ne fait aucun doute que le gouvernement chinois tolère l'usage de la torture en tant qu'arme de répression du peuple tibétain."
Le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas réagi à une demande de commentaire et les appels adressés au bureau du porte- parole de l'administration tibétaine de Lhassa sous férule chinoise restent sans réponse.
L'armée chinoise a envahi le Tibet en 1950 et le dalaï-lama, chef spirituel de la région, a pris le chemin de l'exil en 1959 après un soulèvement avorté contre la tutelle de Pékin.
Le Tibet a été le théâtre cette année de manifestations antichinoises que les autorités ont imputées au dalaï-lama, dénoncé comme un séparatiste. Le chef spirituel a démenti cette accusation.
Free Tibet dit avoir recensé de nombreux actes de torture commis sur des personnes arrêtées durant ces manifestations, qui s'étaient étendues à d'autres provinces chinoises à populations de souche tibétaine comme le Gansu, le Qinghai et le Sichuan.
CARENCE D'INFORMATIONS
Selon l'organisation, un moine du monastère de Labrang (Gansu), Jigme Gyatso, a dû être hospitalisé près d'un mois après avoir été blessé en détention.
"Ils me pendaient au plafond par la main pendant plusieurs heures (...) avec les pieds au-dessus du sol. Puis ils me frappaient au visage, à la poitrine (...) de toute la force de leurs poings", raconte-t-il dans le rapport.
"J'ai fini une fois par perdre connaissance et on m'a hospitalisé. Après avoir repris conscience à l'hôpital, j'ai été ramené en prison où ils se sont remis à me pendre au plafond et à me battre."
La Chine, en butte à des pressions internationales et intérieures, a affirmé son intention de faire cesser la torture dans le système judiciaire.
Le mois dernier, le Comité contre la torture de l'Onu, qui évoque rarement la situation en Chine de façon publique, a déploré une "carence très grave en matière d'information" au sujet des abus commis dans ce pays, qui considère souvent les informations sur la justice pénale comme des secrets d'Etat.
Selon Free Tibet, dont le rapport coïncide avec la Journée internationale des droits de l'homme, la législation chinoise sur la protection des détenus est globalement ignorée au Tibet.
"La communauté internationale ne peut plus se cacher derrière de petites phrases condamnant la Chine pour la situation au Tibet sur le plan des droits de l'homme, elle doit maintenant prendre des mesures ajustées pour enrayer la crise qui s'aggrave au Tibet", a ajouté Brigden.
Les autorités chinoises et les émissaires du dalaï-lama se sont rencontrés plusieurs fois ces dernières années, sans grands résultats apparents. Pékin rejette les appels du chef spirituel tibétain en faveur d'une autonomie plus grande, affirmant qu'ils s'inscrivent dans un complot visant à recouvrer l'indépendance.
Version française Philippe Bas-Rabérin
Le Journal du Dimanche 10 décembre 2008 http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200850/droits-de-l-homme-l-allemagne-tance-la-chine_171545.html
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a critiqué mercredi la situation des droits de l'Homme en Chine en termes directs, après l'arrestation de deux dissidents cette semaine. "Nous ne devons pas rester silencieux, pas même avec la Chine, et surtout pas aujourd'hui", a-t-il dit dans un discours prononcé à l'occasion du 60e anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme. La police chinoise a emmené lundi soir Liu Xiaobo et Zhang Zuhua, deux dissidents de longue date, et les a remis en liberté mardi. Tous deux avaient signé récemment un document réclamant des réformes politiques, l'instauration de la liberté d'expression et du pluralisme en Chine. Pour Frank-Walter Steinmeier, qui en tant que chef de file des sociaux-démocrates affrontera les conservateurs de la chancelière Angela Merkel aux législatives de l'année prochaine, il importe de critiquer publiquement les violations des droits de l'homme dans des pays comme la Chine et la Russie.
Après avoir longtemps plaidé pour la levée de l'embargo sur les exportations d'armes frappant la Chine, la France a pris laconiquement acte, mercredi 10 décembre, de l'adoption sans débat, lundi, par les ministres européens des affaires étrangères, d'une "position commune qui définit des règles unifiées sur le contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires, rassemblées dans le Code de conduite de l'Union européenne en matière d'armement". Paris, a indiqué le Quai d'Orsay, "se réjouit particulièrement de cette avancée importante" qui encadre pourtant les ventes d'armes de manière très stricte.
A l'époque, la France avait de facto pris ce vote "en otage", en conditionnant son approbation à la levée de l'embargo sur les exportations d'armes létales (mortelles) frappant la Chine, imposé par l'Union européenne (UE) à la suite de la répression du "printemps de Pékin" de 1989. Paris avait pris la tête des pays considérant cette mesure comme un carcan vexatoire et anachronique envers le pays le plus peuplé du monde.
Cette question avait alors pris de l'ampleur, les Etats-Unis menaçant l'Europe de rétorsions commerciales en cas de levée de l'embargo. La Grande-Bretagne s'était inquiétée des conséquences des représailles américaines et la France s'était retrouvée peu ou prou seule. Pendant plus de trois ans et demi, ce statu quo a perduré : le code de conduite est resté en sommeil, de même que la levée de l'embargo imposé à Pékin.
Isolé, Paris s'est finalement rallié à la position européenne majoritaire. En échange d'une discrète "ouverture". Une "déclaration" a en effet été annexée aux conclusions du conseil du 8 décembre, qui rappelle les lignes directrices de décembre 2003 concernant "la mise en oeuvre et l'évaluation des mesures restrictives" frappant certains pays.
SANCTIONS FRAPPANT LA CHINE
Cette disposition permet le réexamen périodique des mesures de sanctions frappant, en l'occurrence, la Chine. Il est peu probable que cette disposition suffise à calmer la colère de Pékin vis-à-vis de la France, suscitée par la rencontre de Nicolas Sarkozy avec le dalaï-lama, le 6 décembre à Gdansk, et qui s'était déjà manifestée avec le report du sommet Chine-UE.
Ce long imbroglio diplomatique n'avait en réalité pas de raison d'être : la "position commune" que viennent d'adopter les Vingt-Sept signifie que l'Union se dote d'un instrument juridiquement contraignant en matière de transfert d'armes, nettement plus exigeant que le code de conduite volontaire de 1998. Désormais, le respect de huit critères est imposé pour autoriser les exportations de technologies et d'équipements militaires.
Parmi ceux-ci, "le respect des droits de l'homme dans le pays de destination finale et le respect du droit humanitaire international par ce pays". La "répression interne" est particulièrement visée. Et pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, la définition suivante est précisée : "La répression interne comprend, entre autres, la torture et autres traitements ou châtiments cruels, inhumains et dégradants, les exécutions sommaires ou arbitraires, les disparitions, les détentions arbitraires et les autres violations graves des droits de l'homme et des libertés fondamentales (...)."
Si ce texte est appliqué à la lettre, que l'embargo soit ou non levé, la Chine ne devrait guère profiter des exportations d'armements de l'UE.
Laurent Zecchini
Tibet Chine Actualité
Mercredi 10 Décembre 2008
60ème anniversaire
de la Déclaration Universelle des droits de l' homme
Action
Pétition pour la libération de paljor Norbu 81 ans condamné à 7 ans de Prison
Paljor Norbu (Photo) est un Tibétain agé de 81 ans qui viens d' ètre condamné par la justice chinoise à 7 ans de prison . Il est urgent d'agir pour une libération rapide de Paljor car vu son grand age et le traitement qu'il doit subir dans les géoles chinoise, un séjour trop long en détention serait pour lui comme un condamnation à mort .
Pour plus d'infos sur Paljor Norbu voir Tibet Chine Actualité du mardi 9 décembre 2008
Pour signer la pétition ( en anglais ) cliquez sur http://actionnetwork.org/campaign/humanrights?rk=m11WsoFqR9bNE
Actualités
Liu Xiaobo
The Associated Press mardi 9 décembre 2008
PEKIN - Plus de 300 défenseurs chinois des droits de l'Homme ont appelé publiquement mardi à l'extension des libertés et à la fin du système de parti unique en Chine. La police a arrêté deux des signataires avant même que le texte ne soit publié, selon l'un des militants.
Le texte mis en ligne sur Internet -baptisé Charte '08 et signé par plus de 300 avocats, écrivains, intellectuels et artistes-est un nouvel appel public à des changements dans le pays, alors que les critiques à l'encontre du parti communiste sont sévèrement punies en Chine.
La charte propose 19 mesures pour améliorer les droits de l'Homme dans le pays, dont la mise en place d'un système judiciaire indépendant, la liberté d'association, et la fin du système de parti unique.
Il a été publié à la veille du 60e anniversaire de l'adoption par les Nations unies de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. La Chine a signé le traité, mais ne l'a pas ratifié.
Cette charte porte les mêmes idées et valeurs que la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, comme la liberté de la presse, la liberté d'association, l'indépendance de la justice, la liberté de religion et la protection de l'environnement", a déclaré l'avocat Mao Shaoping, l'un des signataires du texte. ôôElle ne comporte rien qui s'oppose à la constitution de la Chine", a-t-il ajouté.
L'un des signataires, Zhang Zhuhua, a annoncé que la police était venue l'arrêter chez lui lundi soir pour l'interroger, et l'avait détenu pendant douze heures, avant de le libérer mardi matin.
Ils ont affirmé que j'étais impliqué dans l'élaboration de la Charte '08 et m'ont averti de ne plus le refaire. Ils ont fouillé ma maison et ont pris mon ordinateur, mes livres et mes cartes bancaires", a-t-il expliqué.
Selon lui, un autre signataire, l'écrivain et opposant politique Liu Xiaobo, a également été arrêté lundi. Liu Xiaobo est un ancien professeur de l'université de Pékin condamné à 20 mois de prison pour avoir rejoint les manifestations de la place Tien-an-Men en 1989. On ne savait pas mardi s'il avait été remis en liberté.
Le dalaï lama fait docteur honoris causa de l'Université de Cracovie
Le Nouvel Observateur 8 décembre 2008 http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/200812/08/01-808324-le-dalai-lama-fait-docteur-honoris-causa-de-luniversite-de-cracovie.php
Le dalaï lama a reçu lundi le titre de docteur honoris causa de l'Université Jagellonne de Cracovie (sud), la plus ancienne université polonaise, honorant «son combat non-violent pour la liberté des Tibétains».
Le Sénat de l'université avait décerné ce titre au dalaï lama en octobre 2007, «pour son application des plus hauts standards éthiques dans la vie sociale et publique, pour ses mérites dans le dialogue entre les religions et son combat non-violent pour la liberté des Tibétains».«C'est un honneur pour deux raisons. L'Université Jagellonne est la plus ancienne université de Pologne, vieille de 600 ans, et les Polonais occupent dans mon coeur une place particulière», a déclaré le chef spirituel des Tibétains devant des professeurs et étudiants de l'université.
«Le peuple polonais a traversé dans son histoire des moments difficiles, mais son esprit a toujours été immuable», a souligné le dalaï lama, âgé de 73 ans.
Lauréat du prix Nobel de la paix en 1989 et apôtre de la non-violence, le dalaï lama a aussi rendu hommage au mouvement anticommuniste polonais Solidarité des années 80.
A l'époque, «j'écoutais tous les jours la BBC pour savoir ce qui se passait ici, pour savoir ce qui se passait avec Solidarité. Nous avons alors beaucoup appris de l'esprit polonais», a-t-il souligné.
Il a aussi évoqué la mémoire du pape polonais Jean Paul II. «C'est un honneur pour moi de rejoindre Jean Paul II et la mère Teresa parmi les autres docteurs honoris causa de l'Université Jagellonne», a-t-il dit.
«J'ai eu plusieurs audiences avec le pape, depuis le tout début de son pontificat. Nous étions comme des frères spirituels, très proches. Je l'ai toujours admiré et je l'ai toujours respecté», a déclaré le dalaï lama à Cracovie, dont Karol Wojtyla fut archevêque jusqu'à son élection au Saint-Siège, en 1978.
Arrivé vendredi en Pologne pour une visite de huit jours, le dalaï lama a participé le week-end dernier à Gdansk (nord) aux cérémonies du 25e anniversaire du prix Nobel de la paix de Lech Walesa.
Il a rencontré à cette occasion le président français Nicolas Sarkozy, une rencontre qui a suscité de «vives protestations» de la Chine.
Agenda
Rassemblement
pour le Tibet
Mercredi 10 Décembre 2008 à 18h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
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lundi 8 décembre 2008 par Communauté Tibetaine Pour célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’homme
Et dans le cadre de l’exposition de photographies « Exils », de Madame Mehra GRISONI du 8 au 13 décembre 2008
Mercredi 10 décembre 2008 à 18 h 30 en Mairie EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE FILM : « Leaving Fear Behind » DEBAT avec les intervenants : Avec la participation de l’association France Tibet et Marcelle Roux, présidente de l’association.
de Mehra Grisoni, auteur photographe
de Marie Françoise Lamperti, Agir pour les Droits de l’Homme.
60 ans après la Déclaration des Droits de l’Homme ?
Mairie du deuxième arrondissement GENEVE (Suisse) mercredi 10 décembre 2008
Commémoration du 60ème anniversaire
de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme
Mercredi 10 décembre 2008 Lyon place de la Comédie
Paris mercredi 10 décembre 2008: Film, Exposition sur l’Exil et Débat sur les Droits de l’Homme
Salle des Expositions *
Jacques BOUTAULT
Monsieur le Maire du deuxième arrondissement de Paris vous convie pour la soirée.
"EXILS"
présentée par Madame Mehra Grisoni auteur photographe
documentaire 25 min de Dhondup Wangchen
Claude B Levenson, Journaliste, auteur de divers ouvrages sur le Tibet
Marie Holzman, Sinologue, présidente de Solidarité Chine
Jean Michel Belorgey, Fondateur du groupe parlementaire d’études sur le Tibet
Jean Claude Buhrer, Journaliste de politique étrangère au Monde
Chen Yan, Historien exilé, Journaliste RFI
Thupten Gyatso, Président, la Communauté Tibétaine de France
8 rue de la Banque 75002 Paris,
métro Bourse
Journée des Droits de l'homme
Commémoration du 60ème anniversaire de la journée des Droits de l'homme
Horaire : 11h00 - 15h00
Rendez-vous : devant le Palais Wilson à Genève
Prières, remise d'un mémorandum et à partir de 13h00 marche en direction de la mission de Chine à la rue de Lausanne
Fin de la manifestation à 15h00 à la Gare de Cornavin
Organisation : Communauté Tibétaine de Suisse Romande
Tibet Chine Actualité
Mardi 9 Décembre 2008
Actualités
Un octogénaire Tibétain condamné à 7 ans de Prison
Phayul 6 décembre 2008 www.phayul.com
Dharamsala, le 6 décembre 2008 – La Communauté internationale devrait réagir contre l'emprisonnement de Monsieur Paljor Norbu (photo) - un Tibétain de 81 ans, imprimeur traditionnel – à l'issue d'un jugement affectué en secret. Il faut exiger sa libération immédiate et sans condition, déclarait hier Human Rights Watch (HRW).
Selon HRW, Norbu a été arrêté par la police chez lui à Lhassa le 31 octobre 2008, qui le soupçonne d'avoir imprimé du "matériel interdit", incluant le drapeau national du Tibet banni. Au cours de sa détention, les autorités judiciaires ont refusé d'informer sa famille qu'il avait été arrêté. Elles n'ont pas non plus expliqué ce qui lui était reproché, selon HRW sur son site.
"Il a été jugé en secret, courant novembre 2008, et condamné à sept années de prison. Quelqu'un est ensuite venu porter une lettre à sa famille l'informant de la sentence. On ne sait pas où se trouve Norbu en ce moment."
"En fait, est INTERDIT tout ce qui a trait au Tibet et qui ne porte pas l'empreinte explicite du Parti Communiste chinois", disait Sophie Richardson, Directrice plaidoyer pour l'Asie à Human Rights Watch.
"Personne ne devrait être emprisonné pour avoir imprimé des drapeaux, des livres ou des images défendant des idées que le Gouvernement voudrait éradiquer : la liberté d'expression est un droit humain fondamental."
Même si les autorités n'ont pas rendu public les détails du verdict, le dossier d'accusation contre Norbu et la lourdeur de sa peine d'emprisonnement laissent imaginer qu'il a été jugé pour "incitation au séparatisme" (article 103 du Code Pénal). Ce délit à la définition très floue a déjà été maintes et maintes fois invoqué en vue de réduire au silence les Tibétains qui osent résister contre l'étroitesse de leur liberté d'expression encadrée, de manière souvent arbitraire, par les lois chinoises, ajoutait Sophie Richardson.
Norbu est le descendant d'une très ancienne famille d'imprimeurs et d'éditeurs de textes bouddhistes à destination des monastères. Paljor Norbu est très connu dans le monde entier en tant que maître-imprimeur.
Dans son atelier, où travaillaient plusieurs douzaines d'ouvriers, il combinait des techniques modernes avec d'autres plus ancestrales (tampons en bois). En dehors des textes religieux, l'entreprise imprimait des drapeaux de prières, reproduisait des oeuvres traditionnelles, des livres, des brochures et de la littérature classique.
Après avoir arrêté Norbu, la police a fermé son imprimerie, en apposant sur la porte un avis de fermeture administrative, interdisant aux employés d'y remettre les pieds. Dans le magasin, les policiers ont aussi confisqué les livres et les tampons d'impression.
"Au lieu de persécuter Paljor Norbu, le gouvernement chinois ferait mieux de le respecter pour tout ce qu'il a fait en faveur de la préservation de la culture et du patrimoine," affirmait Richardson.
Human Rights Watch déclarait que Norbu s'est vu refuser même le plus élémentaire des droits à la défense, pourtant censés être prévus par le code de procédure criminelle chinois. La loi a été violée sur plusieurs points:
- absence de notification à sa famille de son acte d'arrestation ;
- pas d'information sur la date du procès ;
- refus de révéler où se trouvait détenu Norbu ;
- l'accusé n'a pas eu le droit de choisir son avocat pour sa défense ;
- pas de communication intégrale du verdict du procès ;
- refus d'informer sa famille sur sa situation actuelle ;
- aucune indication sur le lieu de détention où il devra purger sa peine.
Human Rights Watch dit qu'ils avaient observé, ces dernières semaines, une recrudescence du nombre d'arrestations et de condamnations liées à l'exercice de la liberté d'expression, traduisant par là l'extension de la répression menée par le pouvoir chinois depuis le soulèvement du peuple tibétain en mars 2008. La répression s'étend désormais aux personnes qui n'auraient pas participé directement aux manifestations. Parmi ces affaires récentes :
- Jigme Gyatso (nom laïc: Jigme Guri), un moine senior du monastère de Labrang, a été de nouveau arrêté le 4 novembre 2008 après avoir décrit comment il avait été torturé par la police au cours de sa détention en mars 2008. Il se trouve maintenant au centre de détention de Lanzhou (province de Gansu);
- Norzin Wangmo (nom chinois: Longzhen Wangmu), un employé du Service Juridique du comté de Hongyuan (province de Sichuan), condamné le 3 nov. 2008 à cinq ans de prison pour avoir parlé de la situation au Tibet à des proches vivant à l'étranger;
· Dhondup Wangchen, arrêté en mars 2008 à Tong De (province de Qinghai), pour son implication dans le tournage clandestin d'un documentaire(*) dans les territoires tibétains. Il se trouve au centre de détention de Ershilipu à Xining.
"Le gouvernement chinois dira presque assurément que l'instruction à l'encontre de Paljor Norbu s'est faite 'dans le respect de la loi' ", disait Richardson. "Mais, par définition, ces lois restreignent la liberté d'expression, et tant que le pouvoir chinois n'aura pas mis sa législation en conformité avec les standards internationaux en matière de droits de l'homme, on continuera à voir des manifestants non-violents comme Paljor Norbu se faire emprisonner pour de prétendus ''actes séparatistes'' ".
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Note du traducteur:
(*) il s'agit du documentaire "Leaving fear behind" (En surpassant sa peur), que Dhondup Wangchen et son cameraman Golog Jigme, ont réalisé au cours de plusieurs visites dans la partie est du Tibet historique entre octobre 2007 et mars 2008. Le réalisateur voulait recueillir l'opinion de Tibétains – une vingtaine d'interviews présentées dans ce film de 25 mn - de toutes origines avant les Jeux Olympiques de Pékin.
Le dalaï lama appelle les gouvernements à réagir contre le réchauffement
Romandie News 7 Décembre 2008 http://www.romandie.com/infos/news2/081207181812.m379ypop.asp
CRACOVIE (Pologne) - Le dalaï lama a appelé dimanche en Pologne les gouvernements à répondre au changement climatique, au besoin "par des petits sacrifices", alors que se tient la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan (ouest).
"J'ai de sérieuses inquiétudes en entendant les spécialistes (dire) que le réchauffement de la planète est réellement, réellement très sérieux, à moins de porter l'attention et (d'adopter) des mécanismes de protection suffisants", a déclaré le chef spirituel tibétain à la presse.
"Les gouvernants doivent porter l'attention nécessaire et mettre en oeuvre la protection appropriée, parfois même au prix de petits sacrifice pour (leurs) économies", a-t-il ajouté.
Il a noté que dans la région du Tibet, "le réchauffement est supérieur à la moyenne mondiale: si cette tendance se poursuit sans système de protection sérieux, certains grands fleuves baignant l'Asie vont s'assécher alors que la vie de millions d'êtres humains en dépend étroitement".
Selon les scientifiques, un réchauffement moyen supérieur à 2°C par rapport aux températures de l'ère pré-industrielle induirait des impacts catastrophiques tels que sécheresses, inondations, multiplication des événements extrêmes et famines.
Pour éviter le pire, les émissions de gaz à effet de serre devraient culminer d'ici 10 à 15 ans pour décroître ensuite, jusqu'à 80% en 2050 par rapport à leur niveau de 1990.
Les quelque 10.000 délégués réunis jusqu'au 12 décembre à Poznan pour la conférence des Etats parties à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC) doivent lancer la négociation d'un nouvel accord de lutte contre le réchauffement, afin de le boucler l'an prochain à Copenhague.
Le dalaï lama a également estimé que la crise financière allait "sérieusement affecter la Chine et l'Inde".
"Je pense qu'il sera plus facile pour l'Inde, un pays démocratique, de répondre à ces problèmes", a-t-il indiqué.
"Mais pour une société totalitaire et fermée, c'est une expérience nouvelle, je ne sais pas comment elle va réagir, nous verrons", a-t-il ajouté sans mentionner explicitement la Chine.
Chine : des protestataires mis à l'asile
Le Figaro 8 décembre 2008 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/08/01011-20081208FILWWW00297-chine-des-protestataires-mis-a-l-asile.php
Le gouvernement d'une ville de l'est de la Chine enferme les pétitionnaires qui cherchent à se rendre à Pékin pour obtenir justice dans un hôpital psychiatrique, a rapporté Les Nouvelles de Pékin. Le système des pétitionnaires, hérité de l'époque impériale, permet aux provinciaux de s'adresser au gouvernement central s'ils s'estiment victimes d'injustices, dévoilant aussi la face sombre de la Chine. Déclaration de Monsieur Jacques Remillier Député Maire de Vienne et Secrétaire du groupe d' études sur la question du Tibet à l' Assemblée Nationale lors du rassemblement pour la liberté au Tibet et en Chine à Lyon le 1er décembre 2008
Le député Jacques Remillier est secrétaire du groupe "Tibet" à l' Assemblée Nationale
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs les représentants d' associations pour le Tibet,
Mesdames et Messieurs,
Il y a 4 ans nous avions décrèté l' année du Tibet par le groupe d' étude sur le problème du Tibet à l' Assemblée Nationale .En ma qualité de secrétaire de ce groupe d'études, j' entends continuer à mettre tout en oeuvre pour attirer l' attention de mes concitoyens en faveur de la cause Tibétaine .
Le gouvernement Tibétain en éxil, a dévloppé depuis sous la conduite du Dalai Lama, une résistance non violente à l' occupation chinoise. En ma qualité de parlementaire, je souhaite que cette non violence prévale encore et toujours. Rien ne se résout par la violence et celle et ceux qui croient aux valeurs républicaine de Liberté , d' Egalité et de Fraternité seront d' accord avec moi.
Nous savons que la Chine multiplie les sanctions, les vexations les arrestations arbitraires au Tibet. Mais nous savons aussi que toutes formes de resistance armée entraine invariablement de plus terribles répressions ensuite de la part de l' armée chinoise.
C' est à nous pays occidentaux, à nous Français héritiers des Droits de l' Hommes de nous transformer en "Aiguillon démocratique" vis à vis de la Chine .Avec plusieurs parlementaires, dont Lionel Luca, Président du groupe d' amitié, nous sommes allés en Inde à Dharamsala pour rencontrer le gouvernement Tibétain en éxil. Nous avons vu les rescapés, celles et ceux qui ont risqué leur vie pour frnachir la frontière, pour échapper au joug chinois. Il n' y avais pas de haine dans leur regard mais un appel à l' aide. Aidez nous ! Aiderznous à vivre libre, à vivre selon nos coutmes et notre spiritualité.
Nous devons sans cesse rappeler au Président Chinois, qu' il y a quelques années, il a, au nom de son pays ratifié la charte des Nations Unies accetant de fait le droit des peuples à disposer d' eux memes.
Si cette avancée n' a malheureusement pas été suivie d' effets démocratiques pour le Tibet, la France, patrie des Droits de l' Homme, via la représentation nationale doit pousser la Chine à appliquer cette charte.
De toute façon, la Chine peut organiser les plus beaux Jeux Olympiques, envoyer des hommes dans l' espace, elle nesera un grand pays que lorsqu' elle rendra sa liberté et son autonomie au peuple Tibétain.
Encore une fois, le gouvernement Chinois doit réfléchir sérieusement au dialogue avec le gouvernement Tibétain en éxil. Une atmosphère positive ne peut ètre créée par un seul coté. Comme le dit un viel adage tibétain, " Une seule main ne suffit pas pour entendre un applaudissement.
Vive le Tibet libre !
Je vous remenrcie
Jacques Remillier
Cependant, à Xintai, une ville de la province du Shandong de plus d'un million d'habitants, au moins 18 pétitionnaires ont été interpellés et placés dans un établissement psychiatrique, où certains ont été drogués lorsqu'ils protestaient, selon le quotidien de Pékin. Selon l'article, ils ne sont relâchés que lorsqu'ils s'engagent à renoncer à aller à la capitale. Les arrestations ont lieu au moins depuis 2006, selon un fonctionnaire à la retraite anonyme, cité par le journal.
Le responsable de l'établissement psychiatrique, Wu Yuzhu, a admis qu'il hébergeait "beaucoup" de pétitionnaires, aux frais du gouvernement local. Parmi eux, Sun Fashi, un paysan de 57 ans, qui se bat depuis des années pour obtenir une compensation financière après un affaissement de terrain sur ses terres dû à l'extraction minière excessive. Sun a été enlevé le 19 octobre alors qu'il se rendait à Pékin et, après avoir été envoyé à l'hôpital, il y a été attaché à plusieurs reprises, drogué et menacé par le personnel et les autres patients, affirme le journal. "Les médecins disaient, 'Cela nous est égal si tu es malade ou pas. Si le gouvernement t'envoie, nous allons te soigner'", a déclaré Sun aux Nouvelles de Pékin. Il a été relâché le 12 novembre après avoir signé une lettre où il s'est engagé à renoncer à se rendre à Pékin.
Agenda
Rassemblement
pour le Tibet
Mercredi 10 Décembre 2008 à 18h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
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lundi 8 décembre 2008 par Communauté Tibetaine Pour célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’homme
Et dans le cadre de l’exposition de photographies « Exils », de Madame Mehra GRISONI du 8 au 13 décembre 2008
Mercredi 10 décembre 2008 à 18 h 30 en Mairie EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE FILM : « Leaving Fear Behind » DEBAT avec les intervenants : Avec la participation de l’association France Tibet et Marcelle Roux, présidente de l’association.
de Mehra Grisoni, auteur photographe
de Marie Françoise Lamperti, Agir pour les Droits de l’Homme.
60 ans après la Déclaration des Droits de l’Homme ?
Mairie du deuxième arrondissement GENEVE (Suisse) mercredi 10 décembre 2008
Commémoration du 60ème anniversaire
de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme
Mercredi 10 décembre 2008 Lyon place de la Comédie
Paris mercredi 10 décembre 2008: Film, Exposition sur l’Exil et Débat sur les Droits de l’Homme
Salle des Expositions *
Jacques BOUTAULT
Monsieur le Maire du deuxième arrondissement de Paris vous convie pour la soirée.
"EXILS"
présentée par Madame Mehra Grisoni auteur photographe
documentaire 25 min de Dhondup Wangchen
Claude B Levenson, Journaliste, auteur de divers ouvrages sur le Tibet
Marie Holzman, Sinologue, présidente de Solidarité Chine
Jean Michel Belorgey, Fondateur du groupe parlementaire d’études sur le Tibet
Jean Claude Buhrer, Journaliste de politique étrangère au Monde
Chen Yan, Historien exilé, Journaliste RFI
Thupten Gyatso, Président, la Communauté Tibétaine de France
8 rue de la Banque 75002 Paris,
métro Bourse
Journée des Droits de l'homme
Commémoration du 60ème anniversaire de la journée des Droits de l'homme
Horaire : 11h00 - 15h00
Rendez-vous : devant le Palais Wilson à Genève
Prières, remise d'un mémorandum et à partir de 13h00 marche en direction de la mission de Chine à la rue de Lausanne
Fin de la manifestation à 15h00 à la Gare de Cornavin
Organisation : Communauté Tibétaine de Suisse Romande
Tibet Chine Actualité
Samedi 6 Décembre 2008
Actualités
Lien vidéo: http://fr.youtube.com/watch?v=HcqM1EuBbj4
A.F.P 6 Décembre 2008 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5izSO2V0zqC5DHYXYT5vp88fjVYnQ
PEKIN (AFP) — La Chine a émis "une forte protestation" auprès de la France après la rencontre samedi entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalai lama en Pologne, a annoncé dimanche soir la télévision nationale chinoise.
Sans surprise, puisqu'elle avait multiplié les avertissements, la Chine a exprimé sa colère dimanche après la rencontre "peu judicieuse" et "irréfléchie" en Pologne entre le président français Nicolas Sarkozy et la bête noire de Pékin, le dalaï lama.
Dans la première réaction chinoise à l'entretien en tête-à-tête entre le chef de l'Etat français et le leader spirituel tibétain, l'agence officielle Chine Nouvelle a assuré, seulement une heure après la rencontre de Gdansk et en pleine nuit en Chine, que celle-ci allait miner les relations entre Pékin et Paris.
Le régime communiste chinois, qui exerce une surveillance de tous les instants sur l'internet, laissait les internautes exprimer librement leur ressentiment antifrançais, et notamment l'un d'entre eux, qui qualifiait M. Sarkozy de "criminel de la France" et de l'un des grands "idiots de l'Histoire" sur le grand site Tianya.
A Pékin, les rumeurs circulant sur des manifestations antifrançaises ne s'étaient pas concrétisées dimanche.
Le quartier de l'ambassade de France était calme, même si des éléments de la police paramilitaire stationnaient à proximité. Comme tous les dimanches, les hypermarchés de la chaîne Carrefour --victime toute désignée de la vindicte en cas de tension avec Paris-- étaient bondés.
"Cette rencontre est assurément peu judicieuse et blesse non seulement les sentiments des Chinois, mais mine aussi les relations sino-françaises", a écrit Chine Nouvelle dans un commentaire après l'entretien d'une demi-heure en marge d'une réunion de lauréats du prix Nobel.
"Le gouvernement et le peuple chinois (...) s'opposent fermement à tout contact d'un dirigeant étranger (avec le dalaï lama)", poursuit-elle, en dépit des tentatives de M. Sarkozy samedi de relativiser la portée de la rencontre. "La partie française, toutefois, sans tenir compte de la grave préoccupation de la Chine et de la situation générale des relations sino-françaises, a pris une initiative opportuniste, irréfléchie et à court terme", ajoute Chine Nouvelle.
Le ministère chinois des Affaires étrangères, qui avait multiplié ces dernières semaines les mises en garde à Paris -- notamment sur une possible dégradation des relations commerciales bilatérales -- et semblé jusqu'au dernier moment croire en une annulation, n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.
La question de rencontres entre des dirigeants étrangers et le chef tibétain, que Pékin accuse de séparatisme, alors qu'il réclame une "large autonomie" de la région himalayenne, déclenche toujours les protestations de la Chine.
Mais cette fois-ci, Pékin est allé plus loin, faisant le geste, inédit et diplomatiquement violent, d'annuler le sommet Union européenne/Chine prévu à Lyon le 1er décembre sous présidence française. Dans cette affaire, l'exercice de la présidence de l'UE par la France mais aussi la nature particulière, parfois passionnelle, de ses relations avec la Chine, aggravent, du point de vue chinois, le cas de Paris.
Les récents entretiens entre le dalaï lama et le président américain George W. Bush, la chancelière allemande Angela Merkel ou le Premier ministre britannique Gordon Brown, sans faire plaisir à Pékin, n'avaient pas déclenché de telles foudres. Les relations franco-chinoises, qui venaient à peine de retrouver un cours plus serein, ont connu une année mouvementée en raison, déjà, du Tibet.
En mars, lors de la répression des manifestations de Tibétains, M. Sarkozy avait fortement déplu à la Chine en se déclarant "choqué" et en liant une reprise du dialogue entre les Tibétains et Pékin à sa participation à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques.
Plusieurs semaines de manifestations antifrançaises, notamment contre des hypermarchés Carrefour, avaient éclaté en avril après que des manifestants pro-tibétains eurent perturbé le passage de la flamme olympique à Paris.
samedi 29 novembre 2008 par Monique Dorizon www.tibet Info .net
Une employée de la Cour populaire de Dartsedo au Sichuan, interrogée sur le sort de 4 personnes, moines et laïcs, condamnées à des peines de prison allant de 3 à 5 ans pour leur rôle lors des manifestations de mars dernier a affirmé que "beaucoup de gens sont en train d’être jugés, les uns après les autres. Il est difficile de se souvenir de tous .... D’autres vont être jugés". Rencontre Sarkozy-dalai lama: la Chine a émis une forte protestation
Les restrictions se poursuivent au Tibet
Les familles de ces Tibétains condamnés n’ont jamais été prévenues du procès ni eu l’opportunité de trouver des avocats.
Selon le Gouvernement tibétain en exil, plus de 200 Tibétains auraient été tués dans cette région par les forces de sécurité. Les autorités chinoises reconnaissent que la police a tué un seul "insurgé" et comptent 21 personnes tuées par des "émeutiers" tibétains.
"Des restrictions pour les Tibétains se multiplient dans différentes parties du Tibet et de nombreux Tibétains qui tentent d’appeler à l’extérieur du Tibet sont poursuivis", d’après une source originaire de Lhassa.
"Une femme de ma connaissance a été récemment détenue pour avoir téléphoné hors du Tibet. Un jeune homme du nom de Tashi Oser, une vingtaine d’années, a été détenu pour avoir téléphoné à Lhassa. Les lignes téléphoniques de la région de Kardze [3] sont totalement bloquées".
"Depuis qu’il est devenu difficile de communiquer, nous n’avons des informations que sur quelques-uns des Tibétains qui ont été détenus, condamnés ou tués" ajoute-t-elle.
"La situation au Tibet est très triste et de sévères restrictions sont mises en place" d’après une source de Lhassa.
"Par exemple, les jeunes dans certaines écoles se sont vus demander d’écrire des rédactions sur les événements du 14 mars. Ceux qui ont écrit que ces événements concernent les droits inhérents aux ethnies ont été punis et exclus" rapporte cette même source.
"A Lhassa, la police est perpétuellement en train de rechercher les nonnes et les moines. S’ils sont trouvés, ils sont envoyés dans leur famille pendant que ceux qui sont suspectés de quelque chose sont emmenés. Cette manière de vivre nous rend malheureux".
Les autorités ont mis sur pied un programme de "rééducation" pour les Tibétains avec envoi de nombreux SMS. Les autorités envoient des messages par téléphone disant qu’ils n’accepteront jamais l’autonomie du Tibet et que l’indépendance est hors de question.
"Nous ne pouvons rien faire. Tout ce que nous pouvons faire est de brûler de l’encens et prier nos divinités et nos lamas" affirme cette même source.
Agenda
Rassemblement
pour le Tibet
Mercredi 10 Décembre 2008 à 18h00
devant l'Opéra
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Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine Lyon place de la Comédie
Tibet Chine Actualité
Samedi 6 Décembre 2008
Actualités
Lyon 30 Novembre 2008: Manifestation pour la liberté au Tibet et en Chine
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LeParisien 6 Décembre 2008 http://www.leparisien.fr/politique/sarkozy-a-rencontre-le-dalai-lama-06-12-2008-333747.php
Le président de la République a rencontré pour la première fois le chef spirituel tibétain. L'entretien a eu lieu à Gdansk (Pologne), à l'occasion de la cérémonie organisée pour le 25e anniversaire de la remise du prix Nobel de la paix à Lech Walesa, ancien président polonais et ancien dirigeant du syndicat Solidarnosc.
«Il convient de ne dramatiser aucun rendez-vous. Je suis libre en tant que président de la République française de mon agenda», a déclaré Nicolas Sarkozy, avant la rencontre avec le dalaï lama qui devrait durer trente minutes cet après-midi. «En tant que président du Conseil de l'Europe, je porte des valeurs, des convictions. C'était mon devoir de le faire, je le fais bien volontiers», a-t-il ajouté. Face à la colère chinoise, Nicolas Sarkozy a déclaré à Gdansk : «Il faut voir ces choses tranquillement, sereinement. Le monde a besoin d'une Chine ouverte qui participe à la gouvernance mondiale. La Chine a besoin d'une Europe puissante (...) nous avons le devoir de travailler ensemble.» Les relations s'étaient refroidies au printemps après la sévère répression par Pékin de manifestations tibétaines, qui avait «choqué» le chef de l'Etat français, puis du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris. En août, Nicolas Sarkozy avait renoncé à rencontrer le dalaï lama en visite en France. Le chef spirituel tibétain avait inauguré un temple boudhique avec Carla Bruni-Sarkozy. «J'ai déjà rencontré l'épouse. Je suis heureux maintenant de rencontrer le mari», a-t-il déclaré, non sans ironie, cette semaine lors de sa visite au Parlement de Bruxelles.Sarkozy a rencontré le dalaï lama
Cette rencontre suscite la colère des Chinois, qui menacent de boycotter les produits français. Pour Pékin, le chef spirituel tibétain en exil est un agitateur dangereux. Après avoir annulé un sommet avec l'UE à Lyon le 1er décembre et, dans la foulée, le sommet France-Chine prévu le lendemain à Paris, Pékin a maintenu la pression sur Paris. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a ainsi affirmé que les relations commerciales bilatérales pourraient en souffrir, tandis que les appels à boycotter les produits français ont ressurgi sur Internet.
Bruxelles 4 Décembre 2008 : Le Dalai Lama au Parlement Européen
Le 14ème Dalaï Lama était l'invité du Parlement dans le cadre de l'Année du dialogue interculturel. Il y a prôné les valeurs humaines, qu'elles soient religieuses ou non, la sérénité, le dialogue avec les autres religions et la recherche d'une solution concertée avec la Chine pour le peuple tibétain.
"C'est pour moi un grand honneur et une joie, de recevoir Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama. Nous attendons avec intérêt vos réflexions sur l'Année européenne du dialogue interculturel et l'importance de ce dialogue pour la paix et les peuples", a déclaré le Président Pöttering en accueillant le Dalaï Lama dans l'hémicycle.
Faisant référence à son allocution de la veille, il a ajouté : "nos pensées vont surtout ces jours-ci vers les victimes des attentats sanglants à Bombay en Inde, pays dans lequel réside Votre Sainteté".
Il a rappelé que le Parlement européen s'exprimait régulièrement en faveur des droits et la dignité de l'homme : "Déjà, dans ce contexte, le Parlement a tenté à plusieurs reprises d'attirer l'attention sur les droits de l'homme pour le peuple tibétain".
Le Président du Parlement a rappelé que depuis l'allocution du Dalaï Lama devant le Parlement en 1988, le Parlement européen a adopté plusieurs résolutions dans lesquelles il a invité le gouvernement de la Chine à engager un dialogue direct et riche et à respecter l'identité culturelle et religieuse et les droits de l'homme du peuple tibétain. "Ce qui se passe depuis le 10 Mars à Lhassa et dans d'autres villes, démontre l'urgence d'un dialogue sincère, avec la recherche d'une solution viable dans le plein respect de la culture, de la religion et de l'identité du Tibet", a-t-il ajouté. Pour ces raisons, il s'est dit "profondément concerné" par le fait que les discussions entamées en 2002 n'ont pas encore donné de résultats.
La Chine est un partenaire important. "Dans notre dialogue avec ce pays", a rappelé le Président, "nous avons défendu la démocratie, les droits de l'homme, la liberté d'expression et la dignité humaine. Si nous arrêtions de nous battre pour ces principes, nous renoncerions à nous-mêmes".
"Comme vous l'avez dit", a-t-il conclu, avant d'inviter le Dalaï Lama à prendre la parole, "chacun d'entre nous doit apprendre à travailler non pas pour soi-même, sa famille ou sa patrie, mais au profit de l'ensemble de l'humanité. Votre attitude pacifiste est un excellent exemple de votre engagement pour la paix".
Promouvoir la paix de l'esprit…
"C'est un grand honneur de parler devant vous aujourd'hui", a déclaré le Dalaï Lama après avoir prononcé quelques mots en tibétain. Ayant fait distribuer son discours, il s'est centré sur quelques éléments essentiels de sa philosophie.
"Je ne suis qu'un être humain et comme les autres, j'aspire à une vie heureuse. J'estime que tout être humain, quelle que soit la couleur de sa peau, sa religion, son statut social, a droit à cette vie heureuse". Le Dalaï Lama a fait part en ces termes de son engagement principal, à savoir la promotion des valeurs humaines. Il s'agit d'un facteur clé pour assurer une vie heureuse au niveau individuel, au niveau familial et au niveau communautaire. "Dans nos périodes modernes de stress et d'ambition, une attention insuffisante est prêtée à ces valeurs qui assurent la tranquillité d'esprit". Il a précisé que ces valeurs "ne découlent pas forcément d'un enseignement religieux mais du bon sens, de l'expérience, du bien-être physique et de la chaleur de la communauté humaine".
Citant son expérience récente d'une opération chirurgicale importante, il a expliqué que sa guérison rapide "ne résultait pas d'un pouvoir miraculeux mais de sa tranquillité d'esprit".
…et l'harmonie entre les religions
"Mon deuxième engagement consiste à promouvoir l'harmonie interreligieuse". Malgré leurs différents concepts et philosophies, toutes les traditions religieuses importantes soutiennent les mêmes messages d'amour, de compassion, de tolérance, de satisfaction et d'autodiscipline. Elles disposent également d'un potentiel susceptible de rendre les vies humaines plus heureuses.
Le rôle spécifique des femmes
Rendant hommage aux nombreuses députées présentes dans l'hémicycle, le Dalaï Lama, s'est déclaré convaincu que les femmes "qui possèdent davantage de sensibilité" sont porteuses d'espoir pour l'avenir dans un monde où la force mentale a pris le pas sur la force physique.
Pour une autonomie du Tibet au sein de la République populaire de Chine
Le Dalaï Lama a par ailleurs tenu à montrer aux députés qu'il ne représente pas un mouvement séparatiste et qu'il refuse toute violence. "Nous recherchons une autonomie au sein de la République populaire de Chine. C'est notre intérêt, nous avons un besoin matériel de la Chine", a-t-il précisé. Ce que les tibétains demandent, c'est d'avoir des droits, ceux des minorités repris dans la Constitution. "Nous essayons de promouvoir une société harmonieuse", a-t-il ajouté, "mais comment développer cela sous le règne de la peur? Cela ne peut passer que par la confiance et le respect mutuel".
A l'adresse de l'Union européenne, il a ajouté que "lorsqu'on est proche de quelqu'un, on doit lui dire ce qui ne va pas. L'Union européenne doit maintenir des relations avec la Chine mais ses manquements doivent être évoqués".
Hier, certains parlementaires ont débuté un jeûne de 24h en signe de solidarité avec le Tibet. Le Dalaï Lama a annoncé qu'il les accompagnait dans cette action : "je veux partager votre volonté et votre détermination".
"Vous êtes une personne de dialogue", a déclaré le Président au Dalaï Lama à l'issue de son discours. "Vous nous avez envoyé un message politique et humain très clair", a-t-il ajouté. Il l'a également remercié de son "excellent sens de l'humour".
Il s'est ensuite adressé à l'Assemblée, demandant aux députés de soutenir le Dalaï Lama, en vue d'assurer que le peuple tibétain puisse "vivre en paix sa culture et sa religion".
La Conférence internationale des Groupes de Soutien au Tibet (GST), qui vient de se tenir (du 29/11/08 au 01/12/08 à New Delhi -NDT) en Inde – seconde patrie du Peuple tibétain - s'est conclue aujourd'hui par un puissant appel à l'action, condamnant l'attitude intransigeante de la République Populaire de Chine (RPC) sur la question du Tibet, et exprimant toute sa solidarité avec le Peuple tibétain actuellement dans une situation critique.
Le Dalaï Lama avait demandé aux partisans pro-Tibet participant à cette Conférence – organisée par la Coordination nationale indienne pour la Cause tibétaine* - de bien vouloir "apporter toutes suggestions à nos dirigeants élus quant aux meilleures orientations possibles pour permettre au Peuple tibétain de réaliser ses aspirations essentielles". Ce rassemblement faisait suite au Congrès du Peuple tibétain* tenu du 17 au 22 novembre 2008 à Dharamsala (siège du Gouvernement tibétain en exil).
La Conférence internationale s'est ouverte par une minute de silence en hommage à tous ceux qui ont perdu la vie au Tibet, notamment depuis le soulèvement du 10 mars 2008, et pour les victimes de la récente attaque terroriste de Mumbai (Bombay).
A ce rassemblement ont participé plus de 100 délégués, représentant plus de 30 nations, conscients de la situation d'urgence créée par la brutale répression au Tibet et par la récente offensive de propagande du pouvoir chinois après les pourparlers avec les Représentants du Dalaï Lama (du 4 et 5 nov. 2008 à Pékin -NDT).
Les Délégués ont manifesté leur engagement résolu à respecter une démarche non-violente.
La Conférence internationale a déclaré son soutien au droit du Peuple tibétain à l'auto-détermination.
L'assemblée a exprimé son indignation face à l'attitude intransigeante du gouvernement chinois à l'égard du Dalaï Lama, notamment suite à l'absence de progrès dans les discussions avec les responsables chinois.
Les participants se sont engagés à soutenir les Tibétains dans leur recherche d'un nouveau cadre de négociation, en appréciant le fait que le "Memorandum pour une autonomie effective" ait été rendu public par les Représentants du Dalaï Lama avant le Congrès de novembre 2008 à Dharamsala.
A l'issue de vifs et intenses débats, de nombreux Délégués ont pressé le Gouvernement tibétain en exil de reconsidérer son approche de la "voie médiane" (pour une autonomie effective à l'intérieur de la R.P.C.) et de revendiquer l'indépendance du Tibet si la situation du Tibet ne connaissait aucun progrès substantiel dans un avenir proche, et si le pouvoir chinois ne montrait toujours aucune sincérité.
Les Délégués à la Conférence internationale ont rappelé leur souci d'accorder la priorité aux besoins et aux aspirations des Tibétains vivant au Tibet. Ils ont témoigné de leur profonde admiration pour le courage exceptionnel dont fait preuve la population tibétaine dans sa résistance non-violente à travers tout le plateau himalayen depuis mars 2008.
Par son soulèvement, le Peuple tibétain a confirmé son rejet de la domination chinoise au Tibet, et son ressentiment n'a fait que grandir depuis l'invasion chinoise, il y a presque 60 ans, en atteignant aujourd'hui le niveau de rupture.
A travers ce rejet, les Tibétains affirment aussi que seuls le Dalaï Lama et le Gouvernement tibétain en exil représentent leurs intérêts, et aucunement le gouvernement chinois.
La Conférence a exprimé ses vives inquiétudes par rapport aux souffrances continuement infligées à la population tibétaine aujourd'hui soumise à la loi martiale de facto. Les Délégués sont solidaires des prisonniers politiques et des familles des centaines de personnes disparues.
Les Délégués internationaux ont apprécié la récente tenue du Congrès du peuple tibétain, qui a permis à toutes les opinions au sein de la communauté tibétaine de pouvoir s'exprimer ouvertement et d'être débattues. Il faudra prolonger cet important forum démocratique par un travail sur les institutions tibétaines et la société civile en exil afin de les renforcer.
Les groupes de soutien ont retenu le fait que, alors que le Congrès se déroulait hors du Tibet, le Gouvernement tibétain en exil s'était efforcé de recueillir l'opinion des Tibétains au Tibet, malgré le climat de terreur et l'oppression exercée par Pékin.
Le Congrès de Dharamsala a réaffirmé la solidarité des Tibétains à travers tout le plateau tibétain ; dans les trois provinces (U-Tsang, Kham, et Amdo), les Tibétains ont montré leur profonde unité en revendiquant leur identité tibétaine en termes de nation, de culture et de religion.
Les Délégués ont tenu à souligner l'intérêt que représente le Bouddhisme tibétain - riche de ses traditions spirituelles et culturelles - pour ce XXIème siècle, notamment par les voies alternatives qu'il propose pour la résolution des conflits.
La Conférence réitère le fait que les Groupes de Soutien au Tibet reconnaissent le Dalaï Lama et le Gouvernement tibétain en exil comme les éminents et légitimes représentants du Peuple tibétain. Les Délégués ont décidé de continuer à oeuvrer pour que la Communauté internationale reconnaisse officiellement le Gouvernement tibétain en exil.
Les Délégués jugent essentiel de préserver l'institution du Dalaï Lama, respectée par des millions de Bouddhistes à travers le monde, et notamment les populations de nombreuses et diverses régions de l'Himalaya, de la Mongolie, et au delà.
Les Délégués ont décidé d'intensifier leurs efforts pour mettre fin aux injustices au Tibet, en particulier en se faisant l'avocat des Tibétains auprès des gouvernements impliqués dans la région. A commencer par la protection des populations tibétaines du Népal, plus vulnérables que jamais alors que la Chine accroit encore son influence sur la région.
Le Tibet représente un enjeu géostratégique considérable. Les Délégués estiment essentiel d'arriver à une plus grande prise de conscience - notamment en Asie où l'urgence est la plus critique - du fait que le Tibet joue le rôle d'une "troisième calotte pôlaire" et qu'il donne naissance aux plus grands fleuves d'Asie, desquels dépend l'existence de millions d'êtres humains.
La Conférence observe que les campagnes politiques menées au Tibet par le pouvoir chinois ont provoqué encore plus de révoltes et de tensions entre les Chinois et les Tibétains. Et cela risque de s'aggraver encore d'ici à la Commémoration à venir du 50ème anniversaire du soulèvement du 10 mars 1959 (1er Soulèvement du Peuple tibétain; suivie du soulèvement des femmes tibétaines le 12 mars 1959; ces manifestations furent réprimées dans un bain de sang -NDT).
Les Délégués ont estimé qu'un effort particulier doit être fait pour développer de nouvelles stratégies ciblées pour sensibiliser la population chinoise, pour lutter contre le regain de ses sentiments anti-tibétains et de son nationalisme accrus par les informations erronées diffusées par Pékin sur la situation au Tibet.
A l'issue de cette Conférence internationale, des recommandations et des suggestions seront présentées au Gouvernement tibétain en exil, en particulier dans les domaines suivants: soutien politique, pilotage, campagnes d'action, sensibilisation de la population chinoise, processus de dialogue, etc.
---fin---
Note du traducteur:
(*) "Core Group for Tibetan Cause, India" : comité de pilotage indien basé à Delhi qui coordonne nationalement de multiples associations indiennes pro-Tibet, tout en respectant la diversité de leurs opinions politiques (autonomie, indépendance, auto-détermination, etc.).
POUR BOYCOTTER LES PRODUITS DE LA DICTATURE DE CHINE, A L'APPROCHE DES FETES DE NOEL ET PENDANT TOUT LE RESTE DE L'ANNEE !!!
Veuillez lire jusqu'à la fin, de façon à pouvoir savoir comment identifier les produits qui nous ont été envoyés par la Chine...
MÉLAMINE (La dernière partie nous concerne tous aux États-Unis et au Canada)
Les incidents du lait chinois contaminé a effrayé tout le monde au point de regarder les rapports de nouvelles quotidiennement. Tous les jours, les rapports changent. Personne peut nous dire clairement quoi manger et ne pas manger..
1.Qu'est-ce que du lait contaminé?
C'est le lait en poudre mélangé avec de la 'MÉLAMINE'
A quoi la Mélamine est-elle utilisée? C'est un produit chimique industriel utilisé dans la production des contenants de plastique.
C'est aussi utilisé en décoration intérieure. ' Panneau américains résistant'
Comprenez-vous? La Mélamine est utilisée en production industrielle et ne peut pas être mangée.
2.Pourquoi la Mélamine ajoutée au lait en poudre?
L'élément le plus important dans le lait est la protéine. Et la Mélamine a la même protéine qui contient de ''L'AZOTE"
Rajouter de la Mélamine dans le lait réduit le volume du lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça diminue la capitalisation. Ça peut donner plus de profit aux commerces!
Elle n'a pas de senteur, ne peut pas être détectée.
3. Quand a-t-elle été découverte?
En 2007, aux États-Unis, des chats et des chiens sont morts soudainement, on a découvert que la nourriture pour les animaux de la Chine contenait de la Mélamine.
En 2008, en Chine ,a commencé une croissance anormale de cas de mort d'enfants avec des pierres sur les reins.
Août 2008, le lait en poudre de la Chine Sanlu Milk Powder a été testé contenant de la Mélamine
Sept. 2008, Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande demande à la Chine de vérifier ce problème
Sept. 21, 2008, pertes de produits alimentaires en Taiwan testé avec de la Mélamine
4.Qu'est-ce qui arrive quand la Mélamine est digérée?
La Mélamine demeure à l'intérieur du rein. Elle se transforme en pierre qui bloque les tubes.
La douleur sera éminente et la personne ne peut pas uriner. Le rein enflera.
Ci-bas : les pierres du rein dans les parties mineures et majeures de l'enveloppe du rein et l'autre image nous montre la pierre dans l'urète
Même la chirurgie ne peut pas enlever ses pierres, ce qui causera des dommages irréversibles au rein.
Ça peut mener à la perte de la fonction du rein et nécessitera la dialyse qui mènera à la mort à cause du taux d'urée dans le sang.
Qu'est-ce que la dialyse?
En fait, ça devrait être appelé 'nettoyage du sang' ça filtre tout le sang du corps dans la machine et puis retourne dans le corps.
Tout le processus prends 4 heures et il est nécessaire de faire la dialyse une fois tous les 3 jours pour le reste de notre vie.
Pourquoi est-ce plus sérieux pour les bébés? Parce que le rein du bébé est très petit et ils boivent beaucoup de lait en poudre.
La Chine compte 294.000 enfants contaminés .
Ça n'a pas d'importance la quantité de Mélamine que le humain a pris. Le point important est que 'Ça ne peut pas être mangé!'
La nourriture qui contient des produits laitiers devraient être évitée.
Souvenez-vous: Les nourritures avec crème ou lait devraient être évitées.
Si vous avez des snack bar, restaurants ou coffee shops, arrêtez la vente des produits laitiers pendant six mois.
Si vous avez des enfants à la maison, changez pour le lait maternel ou trouvez d'autres substituts.
Finallement, partagez cette information avec vos amis (es) pour leur faire comprendre le risque du lait contaminé.
Tout le monde a peur des produits faits en Chine. Pouvez-vous différencier lequel est fait aux USA , Philippines , Taiwan ou Chine? Laissez-moi vous dire comment faire... les 3 premiers chiffres sur la barre de code est le code du pays où le produit a été fait.
C'est notre droit de savoir, mais le gouvernement et les services associés ne renseignent jamais le public, par conséquent, nous devons nous protéger par nous-mêmes.
De nos jours, les hommes d'affaires Chinois savent que les consommateurs ne préfèrent pas les produits 'faits en chine', donc, ils ne montrent pas dans quel pays c'est fait.
Cependant, vous pouvez maintenant vous référer au code, rappelez-vous des 3 premiers chiffres 690 à 695 qui veut dire Fait en Chine.
PRODUITS CHINOIS , NON MERCI !!!
Les produits Chinois sont souvent fabriqués dans des conditions déplorables . Ils sont souvents de mauvaises qualités . Beaucoup d'entres eux sont des contrefaçons, Donc illégaux , ces produits factices sont parfois dangereux . exemple : Les pièces d'automobiles contrefaites .
Veuillez informer votre famille et vos amis (es) d'être prudents.
Agenda
Paris Place du Trocadéro
MANIFESTATION
POUR LA LIBERTE AU TIBET
Dimanche 7 Décembre 2008
MANIFESTATION POUR UN TIBET LIBRE ET INDEPENDANT.
POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES TIBETAINS
POUR LE RESPECT DES DROITS DE L HOMME AU TIBET OCCUPE
POUR LA LIBERATION DU TIBET OCCUPE DEPUIS 1949 PAR LA CHINE COMMUNISTE
(organisée par la FPADH)
La Fédération Des Pays Asiatiques Pour Les Droits de l'Homme (FPADH) regroupe les différentes Communautés asiatiques qui incarnent en France les causes et les luttes politiques pour la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme s'exprimant, au péril de la vie, dans leur propre pays d'origine.
« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »
Le 10 décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations unies adoptaient à Paris la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Un texte adopté il y a près de 60 ans et toujours bafoué, définissant les droits fondamentaux de la personne "sans distinction de race, de sexe, de langue et de religion", qui se voulait "l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations"
A l'occasion de cet anniversaire, le Fédération des Pays Asiatiques pour les Droits de l'Homme (FPADH) veut réaffirmer son attachement aux principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme , mettre en avant la dignité humaine et sa volonté de faire disparaître l'injustice à jamais.
Défenseurs des droits de l'homme ! Prétez votre voix aux Tibétains réduits au silence, venez nombreux montrer votre solidarité avec le Peuple Tibétain sous le joug de la dictature communiste.
LES JEUX SONT FAITS, LE TIBET SERA LIBRE !
RANGZEN, YES WE CAN !
VIVE LE TIBET LIBRE ET INDEPENDANT !
------------------------------------
Rassemblement
pour le Tibet
Mercredi 10 Décembre 2008 à 18h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine Soyons nombreux à nous réunir et célébrer la Journée des Droits de l'Homme, le Paris 7 décembre 2008, Paris au Trocadéro, de 15:30 à 19:30
Tous les Tibétains seront là, vous aussi, soyez avec nous! Amis Français, nous avons besoin de vous.
Lyon place de la Comédie
Tibet Chine Actualité
Jeudi 4 Décembre 2008
Actualités
Le Parisien 4 Décembre 2008 http://www.leparisien.fr/politique/dalai-lama-pekin-met-la-pression-sur-paris-04-12-2008-331505.php
A deux jours de la rencontre prévue en Pologne entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, la Chine continue ce jeudi de mettre la pression sur la France. Après avoir reporté le sommet Union européenne-Chine, prévu lundi dernier à Lyon, Pékin met en garde Paris sur l'impact négatif que pourrait avoir cette rencontre sur les relations commerciales bilatérales. Le président français doit voir samedi le dalaï lama à Gdansk, à l'occasion des cérémonies du 25e anniversaire du Nobel de la Paix à Lech Walesa.
«Nous attachons une grande importance à notre partenariat stratégique avec la France aussi bien qu'avec nos liens commerciaux, ces deux points sont liés», a déclaré le ministre des Affaires étrangères chnois, Liu Jianchao, lors d'un point de presse. «C'est seulement s'il y a de bonnes relations bilatérales que nous pouvons créer une bonne atmosphère pour nos relations commerciales», a-t-il ajouté.
Cette rencontre est une «bonne chose» pour Matthieu Ricard
Invité ce jeudi matin d'Europe 1, Matthieu Ricard, l'interprète du dalaï lama, a estimé que la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le chef spirituel tibétain était une «bonne chose». La décision des autorités chinoises de reporter le sommet avec l'UE, une décision qui n'était «jamais arrivée auparavant», vise à «demander aux gouvernements des pays libres d'en finir avec toute forme de dialogue avec le dalaï et de ne plus le rencontrer», a affirmé Matthieu Ricard.
L'armée chinoise (AP)
Des policiers manifestent en Chine
Le Figaro 3 Décembre 2008 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/03/01011-20081203FILWWW00414-des-policiers-manifestent-en-chine.php
Une centaine de policiers auxiliaires ont manifesté de manière plutôt inhabituelle dans le centre de la Chine pour protester contre le faible niveau de leurs rémunérations, a rapporté une association de défense des droits de l'Homme.
La manifestation s'est produite hier pendant trois heures à Leiyang, une ville de la province du Henan, a précisé le Centre d'information pour les droits de l'Homme et la démocratie basée à Hong Kong. Les manifestants s'en sont pris à des chaises et autres biens au siège du Parti communiste local, a-t-il ajouté, citant des témoins. La majorité des manifestants étaient des policiers auxiliaires, des civils employés régulièrement par les forces de l'ordre pour les seconder mais qui n'ont pas de pouvoirs de police.
POUR BOYCOTTER LES PRODUITS DE LA DICTATURE DE CHINE, A L'APPROCHE DES FETES DE NOEL ET PENDANT TOUT LE RESTE DE L'ANNEE !!!
Veuillez lire jusqu'à la fin, de façon à pouvoir savoir comment identifier les produits qui nous ont été envoyés par la Chine...
MÉLAMINE (La dernière partie nous concerne tous aux États-Unis et au Canada)
Les incidents du lait chinois contaminé a effrayé tout le monde au point de regarder les rapports de nouvelles quotidiennement. Tous les jours, les rapports changent. Personne peut nous dire clairement quoi manger et ne pas manger..
1.Qu'est-ce que du lait contaminé?
C'est le lait en poudre mélangé avec de la 'MÉLAMINE'
A quoi la Mélamine est-elle utilisée? C'est un produit chimique industriel utilisé dans la production des contenants de plastique.
C'est aussi utilisé en décoration intérieure. ' Panneau américains résistant'
Comprenez-vous? La Mélamine est utilisée en production industrielle et ne peut pas être mangée.
2.Pourquoi la Mélamine ajoutée au lait en poudre?
L'élément le plus important dans le lait est la protéine. Et la Mélamine a la même protéine qui contient de ''L'AZOTE"
Rajouter de la Mélamine dans le lait réduit le volume du lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça diminue la capitalisation. Ça peut donner plus de profit aux commerces!
Elle n'a pas de senteur, ne peut pas être détectée.
3. Quand a-t-elle été découverte?
En 2007, aux États-Unis, des chats et des chiens sont morts soudainement, on a découvert que la nourriture pour les animaux de la Chine contenait de la Mélamine.
En 2008, en Chine ,a commencé une croissance anormale de cas de mort d'enfants avec des pierres sur les reins.
Août 2008, le lait en poudre de la Chine Sanlu Milk Powder a été testé contenant de la Mélamine
Sept. 2008, Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande demande à la Chine de vérifier ce problème
Sept. 21, 2008, pertes de produits alimentaires en Taiwan testé avec de la Mélamine
4.Qu'est-ce qui arrive quand la Mélamine est digérée?
La Mélamine demeure à l'intérieur du rein. Elle se transforme en pierre qui bloque les tubes.
La douleur sera éminente et la personne ne peut pas uriner. Le rein enflera.
Ci-bas : les pierres du rein dans les parties mineures et majeures de l'enveloppe du rein et l'autre image nous montre la pierre dans l'urète
Même la chirurgie ne peut pas enlever ses pierres, ce qui causera des dommages irréversibles au rein.
Ça peut mener à la perte de la fonction du rein et nécessitera la dialyse qui mènera à la mort à cause du taux d'urée dans le sang.
Qu'est-ce que la dialyse?
En fait, ça devrait être appelé 'nettoyage du sang' ça filtre tout le sang du corps dans la machine et puis retourne dans le corps.
Tout le processus prends 4 heures et il est nécessaire de faire la dialyse une fois tous les 3 jours pour le reste de notre vie.
Pourquoi est-ce plus sérieux pour les bébés? Parce que le rein du bébé est très petit et ils boivent beaucoup de lait en poudre.
La Chine compte 294.000 enfants contaminés .
Ça n'a pas d'importance la quantité de Mélamine que le humain a pris. Le point important est que 'Ça ne peut pas être mangé!'
La nourriture qui contient des produits laitiers devraient être évitée.
Souvenez-vous: Les nourritures avec crème ou lait devraient être évitées.
Si vous avez des snack bar, restaurants ou coffee shops, arrêtez la vente des produits laitiers pendant six mois.
Si vous avez des enfants à la maison, changez pour le lait maternel ou trouvez d'autres substituts.
Finallement, partagez cette information avec vos amis (es) pour leur faire comprendre le risque du lait contaminé.
Tout le monde a peur des produits faits en Chine. Pouvez-vous différencier lequel est fait aux USA , Philippines , Taiwan ou Chine? Laissez-moi vous dire comment faire... les 3 premiers chiffres sur la barre de code est le code du pays où le produit a été fait.
C'est notre droit de savoir, mais le gouvernement et les services associés ne renseignent jamais le public, par conséquent, nous devons nous protéger par nous-mêmes.
De nos jours, les hommes d'affaires Chinois savent que les consommateurs ne préfèrent pas les produits 'faits en chine', donc, ils ne montrent pas dans quel pays c'est fait.
Cependant, vous pouvez maintenant vous référer au code, rappelez-vous des 3 premiers chiffres 690 à 695 qui veut dire Fait en Chine.
PRODUITS CHINOIS , NON MERCI !!!
Les produits Chinois sont souvent fabriqués dans des conditions déplorables . Ils sont souvents de mauvaises qualités . Beaucoup d'entres eux sont des contrefaçons, Donc illégaux , ces produits factices sont parfois dangereux . exemple : Les pièces d'automobiles contrefaites .
Veuillez informer votre famille et vos amis (es) d'être prudents.
Agenda
Paris Place du Trocadéro
MANIFESTATION
POUR LA LIBERTE AU TIBET
Dimanche 7 Décembre 2008
MANIFESTATION POUR UN TIBET LIBRE ET INDEPENDANT.
POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES TIBETAINS
POUR LE RESPECT DES DROITS DE L HOMME AU TIBET OCCUPE
POUR LA LIBERATION DU TIBET OCCUPE DEPUIS 1949 PAR LA CHINE COMMUNISTE
(organisée par la FPADH)
La Fédération Des Pays Asiatiques Pour Les Droits de l'Homme (FPADH) regroupe les différentes Communautés asiatiques qui incarnent en France les causes et les luttes politiques pour la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme s'exprimant, au péril de la vie, dans leur propre pays d'origine.
« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »
Le 10 décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations unies adoptaient à Paris la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Un texte adopté il y a près de 60 ans et toujours bafoué, définissant les droits fondamentaux de la personne "sans distinction de race, de sexe, de langue et de religion", qui se voulait "l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations"
A l'occasion de cet anniversaire, le Fédération des Pays Asiatiques pour les Droits de l'Homme (FPADH) veut réaffirmer son attachement aux principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme , mettre en avant la dignité humaine et sa volonté de faire disparaître l'injustice à jamais.
Défenseurs des droits de l'homme ! Prétez votre voix aux Tibétains réduits au silence, venez nombreux montrer votre solidarité avec le Peuple Tibétain sous le joug de la dictature communiste.
LES JEUX SONT FAITS, LE TIBET SERA LIBRE !
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VIVE LE TIBET LIBRE ET INDEPENDANT !
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Rassemblement
pour le Tibet
Mercredi 10 Décembre 2008 à 18h00
devant l'Opéra
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet
Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine Soyons nombreux à nous réunir et célébrer la Journée des Droits de l'Homme, le Paris 7 décembre 2008, Paris au Trocadéro, de 15:30 à 19:30
Tous les Tibétains seront là, vous aussi, soyez avec nous! Amis Français, nous avons besoin de vous.
Lyon place de la Comédie
Tibet Chine Actualité
Mercredi 3 Décembre 2008
Actualités
Lyon 30 novembre 2008 :Déclaration de Tenzin Wangmo une tibétaine residente en Suisse lors de la manifestation pour la liberté au Tibet et en Chine
Lyon le 30 Novembre 2008
Pourquoi les Tibétains se révoltent-ils?
Appel à la solidarité face à un régime totalitaire
Certains parmi vous connaissent bien la cause tibétaine et d’autres pas bien. Permettez-moi de vous faire comprendre ce que le peuple tibétain vit depuis si longtemps.
Ø Imaginez q'un jour, une connaissance d’un pays voisin vienne vous rendre visite en toute amitié chez vous en France et que vous l’accueillez avec hospitalité.
Ø Imaginez encore que votre visiteur commence à s’étaler chez vous et ne veut plus partir malgré qu’elle ait sa propre maison dans son pays. Vous sentez votre générosité abusée et vous commencez à en avoir bien assez! Mais ce visiteur prétend d’être un véritable ami, de connaître vos réels besoins et de vous protéger.
Ø Imaginez que petit à petit sa nombreuse famille s’installe également chez vous, pour que vous soyez moins seul. Très rapidement, vous vous retrouvez complètement envahi chez vous par pleins « d’amis » qui vous veulent du bien.
Ø Du matin au soir, ces gens parlent leur langue que vous ne comprenez pas du tout et ils vous l’imposent. Ils vous imposent également leur rythme de vie et leurs préférences à tous les niveaux : nourriture, habillement, programme de télé etc. Ils vendent les précieux objets que vous avez hérité de vos ancêtres et qui leur rapportent gros. Vous protestez vivement contre leur agissement mais ils vous traitent d’ingrats. Ils disent haut et fort qu’ils agissent par amitié. Avec l’argent des ventes, ils se payent une transformation de la maison afin d’agrandir LEUR espace de vie et d’aménager l’intérieur selon LEURS goûts. Votre chambre n’est pas rénovée, bien évidemment, par respect pour votre espace personnel. Vous êtes traumatisé et avez du mal à croire ce qui vous arrive ! – C’est le vrai cauchemar !!!
Ø Dans un moment de courage désespéré, vous leur dites avec fermeté de quitter vos lieux. Mais là, à votre énorme surprise, on vous dit clairement qu’au fond, cette maison leur appartenait depuis très longtemps et que vous pouvez vous juger heureux d’être accepté. Désormais, par peur que leurs mensonges éclatent au grand jour, on vous séquestre chez vous et vous subissez un lavage de cerveau systématique.
Mesdames et Messieurs, imaginez que vous auriez à vivre tout cela rien que pour une petite journée… ! – Qu’éprouveriez-vous ? Eh bien, le peuple tibétain le vit officiellement depuis 1959, presque 50 ans et réellement depuis presque 60 ans.
Le bilan de cette occupation chinoise est très accablant. Dans cette année où les Jeux olympiques ont eu lieu à Pékin, l'identité humaine et culturelle même de mon peuple sont près de la mort.
Comment pouvons-nous rester inactifs et silencieux dans cette agonie? – Nous, les Tibétains, sommes profondément révoltés par l’injustice frappante et en même temps si démunis face à cette politique répressive et rigide du gouvernement chinois.
On nous a quasiment tout volé.
La seule chose qu’il nous reste, c’est la conviction et la foi que la vérité vaincra un jour.
Je finis mon discours par 3 réflexions :
1. Toutes choses changent tôt ou tard, ce qui est également valable pour ce régime totalitaire chinois en pouvoir depuis trop longtemps. Mais nous, les Tibétains, n’avons pas beaucoup de temps à perdre ! – Notre civilisation unique est en danger de disparition.
2. Seule une solution par le dialogue et non par des actes violents nous portera une paix durable et un avenir désirable. Mais pour un dialogue, il faut au minimum être deux ! – 8 rencontres entre des représentants du Dalaï Lama et du gouvernement chinois ont eu lieu en Chine mais sans aucun succès.
Le Dalaï Lama et les Tibétains perdent confiance en le gouvernement chinois.
3. Finalement, nous avons une foi inébranlable en la force de solidarité entre tous les êtres humains, entre tous les peuples qui souffrent ; j’aimerais tout particulièrement, mentionner le peuple chinois qui souffre, sous son propre gouvernement, une dictature nationaliste. Elle empêche ses intellectuels de s’exprimer librement et 100 millions de chinois d’adhérer au mouvement Falung Gong sous prétexte que c’est une secte.
Le gouvernement chinois agit par peur et par manque de confiance.
La question qui se pose donc, c’est comment faire face à de tels leaders ? – Je n’ai pas de solution mais je sais qu’on ne doit pas agir avec violence.
Elle détruirait toute opportunité de rapprochement entre nos deux peuples.
Mesdames et Messieurs, dans l’immédiat la survie de la culture millénaire du Tibet est fortement en danger.
Si on laisse agir le gouvernement chinois comme bon lui semble, la paix en Asie et la santé de notre environnement naturel seront en grand danger.
Nous avons beau prendre plein de mesures en France, en Europe ou en Occident pour la paix internationale et pour la protection de notre terre.
De par son nombre de population, la Chine aura le plus grand impact et annulera tous nos efforts.
Il reste encore un peu de temps pour agir, pour agir paisiblement.
Unissons-nous avec solidarité dans ce combat juste.
Il est important de réveiller vos autorités locales, nationales et européennes pour qu’elles aident à ouvrir un véritable dialogue entre le Tibet et la Chine.
Agissons ensembles, avec confiance et foi!
MERCI.
Tenzin Wangmo, membre de la Communauté Tibétaine en Suisse
Malaise autour de la visite du Dalai Lama en Belgique
R.T.B.F 3 Décembre 2008 http://www.rtbf.be/info/societe/religion/malaise-autour-de-la-visite-du-dalai-lama-en-belgique-61207
Le Dalai Lama et le Premier Ministre Belge Yves Leterme
Le Dalaï Lama est pour quelques jours en Belgique dans le cadre d’une tournée qui l’a déjà emmené au Nigeria et qu’il poursuivra en passant en République tchèque et en Pologne. En Belgique, outre des rencontres avec les autorités nationales, il sera reçu au Parlement européen où il interviendra jeudi dans le cadre de l’"Année européenne du dialogue interculturel".
Cette visite a provoqué quelques tensions. Le Dalaï Lama a été reçu ce mercredi matin par Yves Leterme en tant que chef spirituel et Prix Nobel de la paix. Cela avait déjà été le cas en 2006 lorsque le Dalaï Lama avait été reçu par Guy Verhofstadt.
En 1990, l'embarras était déjà le même. Alors qu'il venait d'être prix Nobel, le Dalaï Lama n'avait pas rencontré le premier ministre Wifried Martens mais le ministre des Affaires étrangères, Mark Eyskens. Depuis, par deux fois, le Dalaï Lama a annulé, quelque peu contraint et forcé par des motifs diplomatiques, ses visites en Belgique. En 2005, la date prévue pour sa venue tombait mal, car en même temps que le séjour du Roi en Chine. Idem en 2007: un séjour princier à Pékin était encore au programme.
Le Dalaï Lama sera reçu à la Chambre jeudi. Et visiblement, la façon de l'accueillir n'a pas été tranchée facilement. Le lieu de l'accueil, par exemple, a été modifié ces dernières heures. Finalement, il prendra la parole à la Chambre devant des députés et des sénateurs dans une salle de commission. Pour rappel, en 2006, il s'était exprimé à la tribune du Sénat, prônant à l'époque un Tibet autonome au sein de la république populaire de Chine.
Le Dalaï Lama poursuivra ensuite sa tournée en se rendant en Pologne, où il rencontrera le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’Union européenne, lors d’une cérémonie pour le 25e anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Lech Walesa.
Cette rencontre a créé de grosses tensions avec la Chine, qui a annulé sa venue au XIe sommet Union européenne-Chine, un coup dur pour l’Union qui tente de soigner ses relations avec ce "partenaire stratégique".
Informations pratiques
POUR BOYCOTTER LES PRODUITS DE LA DICTATURE DE CHINE, A L'APPROCHE DES FETES DE NOEL ET PENDANT TOUT LE RESTE DE L'ANNEE !!!
Veuillez lire jusqu'à la fin, de façon à pouvoir savoir comment identifier les produits qui nous ont été envoyés par la Chine...
MÉLAMINE (La dernière partie nous concerne tous aux États-Unis et au Canada)
Les incidents du lait chinois contaminé a effrayé tout le monde au point de regarder les rapports de nouvelles quotidiennement. Tous les jours, les rapports changent. Personne peut nous dire clairement quoi manger et ne pas manger..
1.Qu'est-ce que du lait contaminé?
C'est le lait en poudre mélangé avec de la 'MÉLAMINE'
A quoi la Mélamine est-elle utilisée? C'est un produit chimique industriel utilisé dans la production des contenants de plastique.
C'est aussi utilisé en décoration intérieure. ' Panneau américains résistant'
Comprenez-vous? La Mélamine est utilisée en production industrielle et ne peut pas être mangée.
2.Pourquoi la Mélamine ajoutée au lait en poudre?
L'élément le plus important dans le lait est la protéine. Et la Mélamine a la même protéine qui contient de ''L'AZOTE"
Rajouter de la Mélamine dans le lait réduit le volume du lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça diminue la capitalisation. Ça peut donner plus de profit aux commerces!
Elle n'a pas de senteur, ne peut pas être détectée.
3. Quand a-t-elle été découverte?
En 2007, aux États-Unis, des chats et des chiens sont morts soudainement, on a découvert que la nourriture pour les animaux de la Chine contenait de la Mélamine.
En 2008, en Chine ,a commencé une croissance anormale de cas de mort d'enfants avec des pierres sur les reins.
Août 2008, le lait en poudre de la Chine Sanlu Milk Powder a été testé contenant de la Mélamine
Sept. 2008, Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande demande à la Chine de vérifier ce problème
Sept. 21, 2008, pertes de produits alimentaires en Taiwan testé avec de la Mélamine
4.Qu'est-ce qui arrive quand la Mélamine est digérée?
La Mélamine demeure à l'intérieur du rein. Elle se transforme en pierre qui bloque les tubes.
La douleur sera éminente et la personne ne peut pas uriner. Le rein enflera.
Ci-bas : les pierres du rein dans les parties mineures et majeures de l'enveloppe du rein et l'autre image nous montre la pierre dans l'urète
Même la chirurgie ne peut pas enlever ses pierres, ce qui causera des dommages irréversibles au rein.
Ça peut mener à la perte de la fonction du rein et nécessitera la dialyse qui mènera à la mort à cause du taux d'urée dans le sang.
Qu'est-ce que la dialyse?
En fait, ça devrait être appelé 'nettoyage du sang' ça filtre tout le sang du corps dans la machine et puis retourne dans le corps.
Tout le processus prends 4 heures et il est nécessaire de faire la dialyse une fois tous les 3 jours pour le reste de notre vie.
Pourquoi est-ce plus sérieux pour les bébés? Parce que le rein du bébé est très petit et ils boivent beaucoup de lait en poudre.
La Chine compte 294.000 enfants contaminés .
Ça n'a pas d'importance la quantité de Mélamine que le humain a pris. Le point important est que 'Ça ne peut pas être mangé!'
La nourriture qui contient des produits laitiers devraient être évitée.
Souvenez-vous: Les nourritures avec crème ou lait devraient être évitées.
Si vous avez des snack bar, restaurants ou coffee shops, arrêtez la vente des produits laitiers pendant six mois.
Si vous avez des enfants à la maison, changez pour le lait maternel ou trouvez d'autres substituts.
Finallement, partagez cette information avec vos amis (es) pour leur faire comprendre le risque du lait contaminé.
Tout le monde a peur des produits faits en Chine. Pouvez-vous différencier lequel est fait aux USA , Philippines , Taiwan ou Chine? Laissez-moi vous dire comment faire... les 3 premiers chiffres sur la barre de code est le code du pays où le produit a été fait.
C'est notre droit de savoir, mais le gouvernement et les services associés ne renseignent jamais le public, par conséquent, nous devons nous protéger par nous-mêmes.
De nos jours, les hommes d'affaires Chinois savent que les consommateurs ne préfèrent pas les produits 'faits en chine', donc, ils ne montrent pas dans quel pays c'est fait.
Cependant, vous pouvez maintenant vous référer au code, rappelez-vous des 3 premiers chiffres 690 à 695 qui veut dire Fait en Chine.
PRODUITS CHINOIS , NON MERCI !!!
Les produits Chinois sont souvent fabriqués dans des conditions déplorables . Ils sont souvents de mauvaises qualités . Beaucoup d'entres eux sont des contrefaçons, Donc illégaux , ces produits factices sont parfois dangereux . exemple : Les pièces d'automobiles contrefaites .
Veuillez informer votre famille et vos amis (es) d'être prudents.
Agenda
Paris Place du Trocadéro
MANIFESTATION
POUR LA LIBERTE AU TIBET
Dimanche 7 Décembre 2008
MANIFESTATION POUR UN TIBET LIBRE ET INDEPENDANT.
POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES TIBETAINS
POUR LE RESPECT DES DROITS DE L HOMME AU TIBET OCCUPE
POUR LA LIBERATION DU TIBET OCCUPE DEPUIS 1949 PAR LA CHINE COMMUNISTE
(organisée par la FPADH)
La Fédération Des Pays Asiatiques Pour Les Droits de l'Homme (FPADH) regroupe les différentes Communautés asiatiques qui incarnent en France les causes et les luttes politiques pour la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme s'exprimant, au péril de la vie, dans leur propre pays d'origine.
« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »
Le 10 décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations unies adoptaient à Paris la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Un texte adopté il y a près de 60 ans et toujours bafoué, définissant les droits fondamentaux de la personne "sans distinction de race, de sexe, de langue et de religion", qui se voulait "l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations"
A l'occasion de cet anniversaire, le Fédération des Pays Asiatiques pour les Droits de l'Homme (FPADH) veut réaffirmer son attachement aux principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme , mettre en avant la dignité humaine et sa volonté de faire disparaître l'injustice à jamais.
Défenseurs des droits de l'homme ! Prétez votre voix aux Tibétains réduits au silence, venez nombreux montrer votre solidarité avec le Peuple Tibétain sous le joug de la dictature communiste.
LES JEUX SONT FAITS, LE TIBET SERA LIBRE !
RANGZEN, YES WE CAN !
VIVE LE TIBET LIBRE ET INDEPENDANT !
Soyons nombreux à nous réunir et célébrer la Journée des Droits de l'Homme, le Paris 7 décembre 2008, Paris au Trocadéro, de 15:30 à 19:30
Tous les Tibétains seront là, vous aussi, soyez avec nous! Amis Français, nous avons besoin de vous.
Tibet Chine Actualité
Lundi 1er Décembre 2008
Agenda
Communiqué de l'association Lions des Neiges
Malgré le report par le gouvernemenet Chinois du 11ème Sommet Europe-chine prévu à Lyon , nous décidons de maintenir toutes les manifestations .
En effet l'Association Falun Dafa de Paris et d'Allemagne ainsi que la Communauté Tibétaine de France et ses amis, viendront manifester à Lyon.
Il est important de dénoncer la désinvolture de cette annulation quelques jours avant.
Nous regrettons que les Pays Européens ne maintiennent ce sommet, afin de prendre une décision sur ce type de manoeuvre, et de poursuivre leur dialogue sur les problèmes économiques et financiers qui secouent le monde aujourd'hui.
Nous remarquons toute fois l'importance que prennent aux yeux des dirigeants Chinois les entrevues du Dalaï Lama auprès des chefs d'Etat européens. Le gouvernement annule un Sommet de la plus haute importance à cause d'un moine Tibétain!
Nous dénonçons également le chantage du gouvernement Chinois sur les Etats européens. Pourtant la non ingérence dans la politique intérieure chinoise est bien souvent montrée comme un principe inaliénable.
Mais ce principe n'est valable qu'en Chine semble-t-il !
Nous soutiendrons aussi par nos actions les pays et les chefs d'Etats courageux qui maintiendront leur libre arbitre et ne courberont pas l'échine devant la Chine.
Pierrette Burtin Serraille
Présidente de Lions Des Neiges
Lundi 1er Décembre 2008 17h00
rassemblement pour la liberté au Tibet et en Chine
Metro Ligne A ou D "Bellecour"
RASSEMBLEMENT AU MEMORIAL DES GENOCIDES
Pl ace Antonin Poncet Lyon 2ème
COMMUNIQUE DE LIONS DES NEIGES DU 1/12/2008
Pour informations :
Concernant le rassemblement de ce soir lundi 1er décembre 2008 , Monsieur Jacques REMILLIER Député Maire de Vienne (38) et Vice Président du groupe d' étude sur le problème du Tibet à l' Assemblée Nationale à confirmé sa présence à cette manifestation ou il fera une allocution .
Métros lignes A ou D station Bellecour
Les manifestations sont à l'appel des associations Lions des Neiges ( Lyon ), la Communauté Tibétaine de France et ses amis, SOS Tibet Nyenpo,Autodétermiation Tibet, Falun Dafa
Renseignements :
Lions Des Neiges 10 rue louis Aulagne 69600 Oullins
04 72 66 92 52
Tel : 06 29 35 42 27
site: http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Actualité
Vidéo du Jour
Lyon, 30 Novembre 2008: Manifestation pour la liberté au Tibet et en Chine malgré l'annulation du 11ème Sommet E.U-Chine
Lyon : 200 manifestants pour les droits de l’homme en Chine et au Tibet
A.F.P 30 Novembre 2008 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j7wjj5U3bM-oiZT4-a2N6FiP8nGw
Lyon 30 Novembre 2008 : Des manifestants Tibétains devant l' Opéra
Environ 250 personnes venues de toute la France et de Suisse ont manifesté pour
le respect des droits de l’homme en Chine et au Tibet, dimanche à Lyon, où
devait de tenir lundi le Sommet UE-Chine annulé en raison d’un désaccord sur le
Tibet.
Tibétains, Chinois et Occidentaux, membres d’associations pro-tibétaines ou
adeptes du Falun Gong, ont défilé dans le centre-ville derrière une banderole
"respect des droits de l’homme au Tibet", aux cris de "Colons chinois hors du
Tibet" ou encore "Stop Killing in Tibet".
"Nous sommes là pour faire entendre notre voix, pour que les autorités
françaises et européennes nous soutiennent dans nos négociations avec les
Chinois et demandent le respect des droits de l’homme au Tibet, et en Chine
aussi bien sûr", a déclaré Tenzin Wangmo, Tibétaine en exil en Suisse.
"L’Europe a des valeurs et doit les défendre pour constituer une troisième voie
entre le totalitarisme politique et le libéralisme économique à tout-va", a
estimé François Corona, président d’une association marseillaise pro-tibétaine.
En tête de cortège, de nombreux adeptes chinois et occidentaux du Falun Gong,
mouvement religieux interdit en Chine, ont réclamé "la dissolution du Parti
communiste chinois", au son d’un orchestre.
Pékin a reporté le sommet prévu lundi entre la Chine et l’Union européenne afin
de protester contre une rencontre entre le dalaï lama et Nicolas Sarkozy,
président en exercice de l’UE, prévue le 6 décembre en Pologne.
Des Tibétains s'indignent des pressions exercées par Pékin sur les pays étrangers
Frederic Bobin, Le Monde 27 Novembre 2008 http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/11/27/des-tibetains-s-indignent-des-pressions-exercees-par-pekin-sur-les-pays-etrangers_1123869_3216.html
La nouvelle de l'ajournement du sommet prévu entre la Chine et l'Union européenne, le 1er décembre, à Lyon, n'a pas vraiment surpris les Tibétains de Dharamsala, localité des contreforts himalayens du nord de l'Inde où le dalaï-lama a installé son gouvernement en exil.
"D'habitude, les Chinois manifestent leur mécontentement et font pression sur les dirigeants étrangers dès qu'une rencontre est prévue avec le dalaï-lama. Voilà maintenant qu'ils imposent le report d'une grande réunion internationale", réagit au téléphone, depuis Dharamsala, Yeshi Tsering, la présidente de l'Association des femmes tibétaines, après la décision de Pékin, mercredi 26 novembre, qui fait suite à l'annonce d'une rencontre entre le président français, Nicolas Sarkozy, et le dalaï-lama en Pologne le 6 décembre.
"C'est inacceptable, poursuit Yeshi Tsering, il ne faut surtout pas que les nations libres cèdent à la pression du gouvernement chinois. Sinon, on l'encourage dans ses méthodes d'intimidation."
La colère de Pékin à l'encontre de l'Europe, et de la France en particulier, intervient après une réunion historique qui a rassemblé, du 17 au 22 novembre à Dharamsala, près de 600 délégués tibétains issus de la diaspora. Au terme de cette semaine de débats, les participants avaient renouvelé leur soutien à la position modérée - la fameuse "voie moyenne" - adoptée par le dalaï-lama, tout en exprimant leur frustration croissante à l'égard d'un dialogue avec Pékin, aujourd'hui, semble-t-il, enlisé dans une impasse.
Signe d'un évident raidissement, l'éventuel recours à la revendication d'indépendance du Tibet dans un "futur proche" a été évoqué, lors des réunions, si la Chine persiste à rejeter le projet d'une "véritable autonomie" proposé par le dalaï-lama.
"Les Tibétains sont chaque jour plus impatients et, si l'impasse perdure, ils sont prêts à réviser la stratégie actuelle de la voie moyenne", dit encore Yeshi Tsering dont le mouvement défend - jusqu'à présent - la ligne modérée du dalaï-lama.
"La balle est maintenant dans le camp chinois, ajoute Yeshi Karma, rédacteur en chef de Voice of Tibet, une radio de Dharamsala financée par une association norvégienne. Nous attendons de voir s'ils sont sérieux dans leur volonté de dialogue."
Pékin n'avait pas formellement réagi à la réunion des Tibétains en exil à Dharamsala, feignant de l'ignorer. L'agence officielle Chine nouvelle s'était contentée de relayer, lundi 24 novembre, un commentaire du Quotidien du Tibet, l'organe du Parti communiste chinois (PCC) du Tibet, réitérant ses attaques coutumières contre le dalaï-lama qui, malgré ses positions modérées, professerait, était-il écrit, "un soutien continu à la sécession".
Avant la réunion de Dharamsala, les Chinois avaient spéculé sur "une division de la communauté tibétaine", décode Gyalo Thondup, frère du dalaï-lama et ex-négociateur avec Pékin avec qui il conserve le contact. "Ils pensaient que la réunion donnerait lieu à un affrontement entre partisans de l'autonomie et défenseurs de l'indépendance, continue-t-il. Je leur ai expliqué qu'ils se trompaient et que les Tibétains restaient unis autour du dalaï-lama."
UE-Chine : Barroso en appelle à Pékin
Le Figaro 30 Novembre 2008 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/30/01011-20081130FILWWW00150-ue-chine-barroso-en-appelle-a-pekin.php
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a "regretté" la décision de Pékin de reporter le sommet entre l'UE et la Chine, prévu lundi à Lyon, estimant que les Chinois étaient "ultra susceptibles" à l'égard de la question du Tibet.
"Je regrette cette position de la Chine", a déclaré M. Barroso, invité de l'émission Grand-Jury-RTL-Le Monde-LCI. "Nous savons qu'elle est extrêmement susceptible sur le Tibet et les rapports avec le dalaï lama, mais nous ne voyons pas de raison suffisante" d'annuler le sommet, a-t-il dit.
Pékin a décidé mercredi de reporter le sommet Union européenne-Chine, prévu lundi à Lyon, pour protester contre une rencontre entre le dalaï lama et le président Nicolas Sarkozy, le 6 décembre en Pologne. "C'est tout à fait naturel qu'on puisse rencontrer le dalaï lama", a souligné M. Barroso. "Je ne ferai aucune critique au président français", qui "a le droit de rencontrer qui il veut", a-t-il dit. Le chef spirituel tibétain est une "personnalité importante", prix Nobel de la paix, a-t-il rappelé, précisant que les pays de l'Union européenne ne remettaient pas en cause la souveraineté chinoise sur le Tibet.
M. Barroso a par ailleurs réitéré la condamnation de l'UE de l'exécution vendredi du scientifique chinois Wo Weihan pour espionnage. "Nous condamnons toutes les exécutions en Chine", a-t-il insisté.
Romandie News 28 Novembre 2008 http://www.romandie.com/infos/news2/081128174304.0xxd2p1k.asp
BRUXELLES - La tension montre entre l'UE et la Chine: deux jours après le report d'un sommet UE-Chine, les Européens ont condamné vendredi l'exécution d'un scientifique chinois pour espionnage, une "atteinte à l'esprit de confiance" de leur dialogue avec Pékin sur les droits de l'Homme.
"L'Union européenne condamne avec la plus grande fermeté l'exécution de M. Wo Weihan. Elle regrette profondément que la Chine n'ait pas entendu ses appels répétés et ceux de plusieurs de ses Etats membres à surseoir à cette exécution et à commuer la condamnation à la peine capitale de M. Wo", indique un communiqué des pays de l'UE.
"L'UE marque son indignation devant cette exécution, qui intervient alors même que vient de s'achever à Pékin le dialogue UE-Chine dans le domaine des droits de l'homme, au cours duquel l'UE avait réitéré son opposition ferme à la peine de mort et avait une nouvelle fois évoqué le cas de M. Wo Weihan ainsi que demandé sa grâce", ajoute-t-il.
"Cette exécution porte sérieusement atteinte à l'esprit de confiance et de respect mutuel qui doit prévaloir pour ce dialogue euro-chinois sur les droits de l'Homme," selon les Européens
L'UE a aussi voulu "marquer sa solidarité" avec Vienne.
L'Autriche, où Wo Weihan avait vécu de 1990 à 1997 et dont les deux filles ont la nationalité autrichienne, avait elle déclaré plus tôt que cette exécution constituait un "affront prémédité" de Pékin envers l'Union européenne qui l'avait défendu.
Le biochimiste, qui clamait son innocence, avait été condamné à mort en mai 2007 pour diffusion de secrets d'Etat, lors d'un procès qui, selon sa famille et des ONG, manquait de transparence et au cours duquel n'avaient été avancées que des preuves vagues.
Les relations entre l'UE et la Chine se sont brutalement détériorées mercredi, lorsque Pékin a fait le geste sans précédent de reporter son sommet prévu avec l'UE le 1er décembre à Lyon (France).
Elle entendait ainsi protester contre une rencontre prévue le 6 décembre en Pologne entre le dalaï lama et le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE et qui devait à ce titre être l'hôte de ce sommet.
La rencontre n'a pas été reprogrammée. Les sommets UE-Chine sont annuels, organisés alternativement en Chine et dans le pays assumant la présidence de l'UE.
La Chine s'est toujours opposée aux contacts entre des dirigeants étrangers et le dalaï lama, qu'elle accuse de vouloir l'indépendance du Tibet, même s'il ne prône qu'une plus grande autonomie, et avait abondamment mis en garde la France sur l'impact négatif d'une telle rencontre.
Le dalaï lama, Prix Nobel de la paix 1989, doit se rendre en Pologne dans le cadre d'une tournée en Europe qui le mènera aussi en Belgique les 3 et 4 décembre et en République tchèque. Ce pays succèdera à la France à la présidence de l'UE le 1er janvier.
UE-Chine: Une eurodéputée refoulée devant la résidence du dissident chinois Hu Jia
Euronews 25 Novembre 2008 http://www.euronews.net/fr/article/25/11/2008/dissident-row-overshadows-euchina-summit/
Helga Trüpel (Photo) est eurodéputée. Elle aura tenté en vain de rendre visite à la compagne du dissident chinois emprisonné Hu Jia. Sa compagne est elle-même assignée à résidence avec leur bébé. Venue à Pékin pour des discussions inter-parlementaires, l‘élue allemande s’est heurtée aux policiers qui bloquent en permanence l’accès à l’appartement. “Le Parlement européen a attribué le Prix Sakharov pour les droits de l’Homme à Hu Jia, et il y a deux ans, j’ai eu la possibilité de rencontrer Zeng Jinyan ici à Pékin. C’est pourquoi je souhaite lui rendre visite aujourd’hui. J’ai amené un cadeau pour son bébé et je vais tenter de lui parler”, a expliqué l’eurodéputée.
Un oiseau, symbole de liberté. C’est le cadeau qu’Helga Trüpel voulait offrir à la petite fille du couple dissident, âgée d’un an et élevée entre quatre murs. Mais elle a dû renoncer. Les policiers n’ont rien voulu entendre. Hu Jia, défenseur des droits de l’Homme, de la liberté religieuse, des séropositifs et de l’autonomie du Tibet, a été arrêté en décembre 2007, peu après la naissance de sa fille, puis condamné à trois ans-et-demi de prison pour incitation à la subversion. Le Parlement européen en a fait le lauréat du Prix Sakharov 2008.
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