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30 June Actualité
Photos du jour
Manifestation à la gare centrale de Pékin contre le train chinois au Tibet
Des militants pro tibetains ont réussis à escalader la façade de la gare centrale de Pékin et a déployer une banderole avec l'inscription " La voie férrée Chine-Tibet conçue pour détruire " .
Trois personnes a savoir : Katie Mallin, Omi Hodwitz et Kathy Ni Keefe ont été arretées et libérées suite à cette action .
Action à Paris devant l'Ambassade de Chine contre la voie férrée Chinoise au Tibet le jour de son inauguration le samedi 1er juillet 2006 .
http://www.sft-france.org/ComptesRendus.php?groupe=1&id=5&sujet=2
compte-rendu et photos d'ETL Paris 01/07/06 | 11:30
(Cliquez sur les images pour les agrandir)
Le jour de l'inauguration du chemin de fer reliant la Chine au Tibet, nous sommes allées protester devant l'ambassade de Chine. Nous portions tous des brassards noirs pour signifier notre désaprobation de cette voie ferrée qui va permettre au gouvernement chinois d'intensifier fortement le processus de colonisation du Tibet et fragiliser sa faune et sa flore.
Nous sommes arrivés avec une banderole "Non au chemin de fer Gormo-Lhassa" (bravo Guillaume pour cette oeuvre d'art!) et un écriteau "Hors du Tibet" que nous avons placé sous la plaque : "Ambassade de la République Populaire de Chine". En plus de nos brassards, certains d'entre nous ont porté des masques blancs pour symboliser l'absence de liberté d'expression au Tibet. En effet, beaucoup de Tibétains sous le régime autoritaire chinois craignent pour leur survie et celle de leur culture mais ne peuvent pas se manifester et c'est pourquoi nous avons scandé quelques refrains sur l'air de ceux des mouvements anti-CPE. Alexis au mégaphone entammait: "A ceux qui veulent envahir le Tibet, les Tibetains répondent" et nous: "Résistance!" - "Les jeunes répondent?" "Résistance!" "On entend pas?" (les passants pourtant avaient l'air d'entendre!) "Résistance!!!!".
Nous sommes repartis en oubliant malencontreusement d'enlever le panneau 'hors du Tibet" sous la plaque de l'ambassade!
Etaient présents: Alexis, Christophe, Flokita, Guillaume, Leila, Loic, Phillipe, Violaine et Tenam
DHARAMSALA (Inde ) : 1er juillet 2006 : forte mobilisation contre la liaison ferroviaire chinoise du Tibet .
Des centaines de manifestants, parmi lesquels moines et nonnes en robe safran,Tibétains exilés et leurs supporters se sont rassemblés dans la petite ville du nord de l' Inde.pour une marche de protestation au travers de Dharamsala siège du Gounvernement tibétain en exil. " Nous rejetons ce train" scandaient-ils, un brassard noir noué au bras tandis qu'aiu Tibet , le Président chinois Hu Jintao inaugurait le lancement de ces 1142 km de voies ferrées, la plus haute du monde saluant " cet exploit magnifique dans l'histoire ferroviaire chinoise" et " un grand miracle pour le monde".. B. Tsering Yeshi, présidente de l'Association des Femmes Tibétaines - Tibetan Womens Association- constestait " alors que les déclarations chinoises annoncent que ce train apportera la prospérité au Tibet,nous savons qu'il s'agit d'un projet politique " lors de cette manifestation ce samedi. " Cette voie ferrée va marginaliser les Tibétains " ajoute-t-elle alors que toutes les boutiques et restaurants dans tout le secteur.
L’étau se resserre autour du Web chinois
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18182
中文版本
Le site Sondages, déjà fermé provisoirement par les autorités en mai 2006, est à nouveau mis sous pression et ne publie plus aucune information depuis le 27 juin. Par ailleurs, le 29 juin, le gouvernement a déclaré qu’il allait renforcer son contrôle sur les weblogs et les moteurs de recherche afin de bloquer tout contenu « illégal et nuisible ».
« Depuis deux ans, la liberté d’expression sur Internet ne cesse de se réduire en Chine. Les lois sur la régulation du Réseau se multiplient et la censure du Net est chaque jour réaffirmée comme une priorité nationale. Nous devons nous montrer solidaires de ceux - bloggers, journalistes, ou simples internautes - qui se battent pour un Internet libre en Chine », a déclaré Reporters sans frontières.
Le site Sondages avait été fermé pendant plusieurs semaines en mai après avoir publié un questionnaire concernant le massacre de la place Tiananmen en 1989. Après quelques semaines de négociations avec les autorités, le site avait pu rouvrir le 6 juin. Mais, le 27, le responsable de Sondages, Lu Guanghui, a reçu un appel téléphonique du Département de la publicité (ex-Département de la propagande) de la province du Hunan (centre) lui notifiant que son site n’était plus toléré par les autorités de Pékin. Celles-ci ont estimé qu’un des articles publiés sur le site, qui revenait sur la Révolution culturelle, était « extrêmement irresponsable » et susceptible d’avoir « des effets néfastes sur la société ». Le site était de nouveau accessible le 29 au matin, mais vide de tout contenu, sa page d’accueil indiquant que « des négociations sont en cours avec les autorités compétentes ».
Le gouvernement a affirmé, le 29 juin, vouloir renforcer son contrôle des weblogs et des moteurs de recherche. Ainsi, le bureau de l’Information du Conseil d’Etat, par l’intermédiaire de sa directrice Cai Wu, a déclaré que le gouvernement allait « prendre des mesures efficaces pour mettre les blogs et les moteurs de recherche sous contrôle ». Wang Xiaodong, ministre de l’Industrie de l’information, a ajouté que ses services allaient « accélérer le développement en termes de technologies pour sécuriser la gestion du Réseau » et « mener davantage de recherches sur les questions de sécurité sur Internet, en particulier celles liées aux blogs et aux moteurs de recherche ». Dans un pays où les médias traditionnels sont strictement contrôlés par le régime, Internet est un média en pleine expansion avec plus de 100 millions d’internautes et près de 37 millions de weblogs - un chiffre qui, selon une étude de l’université Tsinghua, devrait dépasser les 60 millions d’ici la fin de l’année.
Hong Kong 20000 manifestants
réclament la démocratie
http://french.epochtimes.com/news/6-7-1/4519.html
Plus de 20 000 manifestants pro-democratie ont défilé dans les rues de Hong Kong. Photo de Mike Clarke (AFP/Getty Images)
Une vingtaine de milliers de manifestants, selon la police, ont réclamé samedi à Hong Kong l'instauration du suffrage universel, lors de la traditionnelle démonstration de force du camp démocratique qui coïncide chaque 1er juillet avec l'anniversaire de la rétrocession de l'ex-colonie britannique. Arborant des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire « Justice, Egalité, Démocratie, Espoir », les manifestants se sont ébranlés du parc Victoria, lieu de rassemblement populaire, pour se diriger vers les bureaux du gouvernement local dans le centre-ville, à environ trois km de là. 19.000 personnes étaient mobilisées, selon la police. Les organisateurs n'ont pas donné de chiffre.
Ce défilé, qui suit chaque 1er juillet les cérémonies officielles commémorant la rétrocession en 1997 de Hong Kong à la Chine, avait atteint une participation record en 2003 et 2004, réunissant alors un demi-million de personnes pour protester contre un projet de loi accusé de porter atteinte aux libertés publiques et pour réclamer plus de démocratie.
Mais la venue à la tête du gouvernement local d'un nouveau dirgigeant plus populaire, Donald Tsang, a depuis nettement fait baisser le nombre des protestataires, qui n'étaient plus qu'une vingtaine de milliers l'an dernier.
Les manifestants ont réclamé l'instauration du suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif, le numéro un des autorités locales, ainsi que pour les députés du Conseil législatif (LegCo), le parlement hongkongais. Actuellement, le numéro un de Hong Kong est nommé par un collège électoral largement acquis à Pékin tandis que seule la moitié des députés sont élus au suffrage direct.
En vertu d'un accord signé avec Londres lors de la rétrocession, Hong Kong jouit d'une « large » autonomie, disposant de ses propres gouvernement et parlement, mais le pouvoir central chinois garde en réalité la main haute sur les affaires locales.
La loi fondamentale, mini-constitution de Hong Kong, prévoit l'instauration à terme du suffrage universel mais sans fixer de délai. Pékin y avait opposé une fin de non recevoir en 2004, au moins en ce qui concerne les prochaines échéances électorales de 2007 et 2008.
Le défilé a cette année reçu le renfort de la très influente Anson Chan, ancienne numéro deux du gouvernement local dont le récent ralliement au combat pour la démocratie défraie la chronique dans la cité financière tout en suscitant l'ire du pouvoir communiste à Pékin. « J'appelle la population à soutenir la démocratie », a-t-elle déclaré en manifestant.
« Aussi longtemps qu'il n'y a pas de suffrage universel, nous devons exprimer notre mécontentement. Même si l'économie se porte bien et que Donald (Tsang) est populaire, cela ne signifie pas que les aspirations à la démocratie disparaîtront », a estimé le président du Parti démocrate, Lee Wing-tat.
Agenda
Journées " Destination Tibet à Néoules (Var) du samedi 8 au dimanche 9 juillet 2006
L'association CHAGPORI France, organise à Néoules (83), les 8 et 9 juillet 2006 , deux journées « Destination Tibet », consacrées à la culture Tibétaine : (programme détaillé ci-dessous)
Fondée en 1992 par le Vénérable Docteur Trogawa Rinpotché, CHAGPORI France est une association culturelle et humanitaire d'aide aux réfugiés Tibétains en Inde et au Sikkim et de sauvegarde la médecine Tibétaine.
Cette manifestation se fera au bénéfice des camps de réfugiés Tibétains de Darjeeling et de Ravangla.
Merci de bien vouloir diffuser cette information auprès des personnes susceptibles d'être intéressées.
Pour mieux connaître nos actions vous pouvez visiter notre site et notre blog (cf bas du mail)
Programme « Destination Tibet » Les 8 et 9 Juillet 2006 à NEOULES (83)
Samedi 8 Juillet
10 H : Ouverture expo
11 H : Apéritif et intervention de Mr le Maire de Néoules
12 h 30 : Restauration sur place, snack.
14 H : diaporama sur les actions de CHAGPORI France et
les centres de réfugiés tibétains - questions réponses
15 H 30 : Diaporama sur un Centre de réfugiés tibétains en Inde
du Sud par Bruno GARCIA de « CHENPEN France »
17 H : Film « ETREINDRE LE MONDE » Présentation de
l'ouvre d'AMMA suivie d'un échange
20 H 30 : Spectacle tibétain avec la troupe de
TSHERING WANGDU (Chants, danses traditionnelles, etc.)
Dimanche 9 Juillet
De 10 H à 15 H films et diaporamas sur les actions de
CHAGPORI en Inde.
12 H : Restauration sur place, snack.
14 H : Film « L'Art de Guérir » sur la médecine tibétaine
15 H 30 : Conférence « La médecine Tibétaine »
18 H 00 : Film « Voyageurs et Magiciens »
de KHYENTSE NORBU RINPOTCHE
En continu tout au long des 2 journées
Activités enfants : mandalas.
Stands d'artisanat himalayens et stands d'information Expo photos et diaporamas. Thé, boissons et pâtisseries.
Organisé par CHAGPORI France,
Avec la participation de :
AMMA France, La LIGUE des DROITS de L'HOMME , CHENPEN France, PROVENCE HIMALAYA, TENDREL ACTION TIBET AMNESTY INTERNATIONAL
et la MAIRIE de NEOULES (83).
CHAGPORI FRANCE Quartier le Blanchissage Chemin des Baous 83210 SOLLIES-TOUCAS 04 94 33 34 90 06 84 77 77 48 E-mail : frachagpori@tele2.fr Site : http://www.chagpori.org Blog : http://frachagpori.free.fr
28 June
Action ruban noir contre le nouveau train Chinois au Tibet qui sera inauguré samedi prochain 1er juillet 2006
Participez à l'action grace a vos sites internet ,blogs et e mail en copiant l'image ci dessus .
Vous pouvez aussi porter sur vous un ruban noir ce samedi 1er juillet 2006 .
Tibet Chine Actualité participe à cette action un ruban noir est visible dans l'album photo du blog http://spaces.msn.com/tibetchineactualite
Merci d'avance de votre participation à cette action .
Patrick Bonnassieux
patrickbonnassieux@hotmail.com
06 29 35 42 27
Libération de la dernière prisonnière politique tibétaine connue Reuters 29.06.06 | 08h26

Nyima Choedron
La dernière prisonnière politique connue du Tibet a été libérée, mais son mari reste incarcéré pour "séparatisme", a rapporté jeudi une organisation de défense des droits de l'homme basée à San Francisco. Nyima Choedron, condamnée à dix ans de prison, a été relâchée le 26 février après avoir bénéficié de trois remises de peine, indique la Fondation Dui Hua en citant un courriel du ministère chinois des Affaires étrangères répondant à une demande d'information. Son mari, Jigme Tenzin, a été condamné à la prison à vie en 2000 mais sa peine a été ramenée à 19 ans en 2003 et réduite d'un an en 2005, a rapporté la fondation. Il devrait désormais avoir fini de purger sa peine en juillet 2021. Le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas réagi dans l'immédiat à ces informations. Le couple a été accusé de liens avec une manifestation anti-chinoise menée par un autre Tibétain pendant les Jeux des minorités nationales, au Tibet en 1999.
Pour dire non au nouveau train chinois au TIBET le jour de son inauguration samedi 1er juillet 2006 Portez un brassard noir
Source: Etudiants pour un Tibet Libre www.tibetlibre.org
Le 1er juillet, aura lieu l'inauguration officielle du train reliant la Chine au Tibet. qui «aura des conséquences dévastatrices pour notre peuple, alors que Pékin tente de submerger notre population, diluer notre culture et exploiter notre terre», a dénoncé Ngawang Woeber, un Tibétain à Dharamsala.
Les Tibétains en exil sont appelés à porter un brassard noir, en signe de deuil, et à manifester devant les consulats chinois à travers la planète.
Nous aussi les Etudiants pour un Tibet Libre porterons ce brassard pour témoigner de notre soutien à la cause tibétaine!
Non au pillage des ressources naturelles, non à la pollution du Tibet mais surtout non à la destruction de la culture tibétaine! Des milliers de colons vont rejoindre les Chinois déjà majoritaires au Tibet! Des miliers de soldats vont continuer à empêcher toute liberté de parole et de religion au Tibet!
Un nouveau site internet pour l'association Etudiants pour un Tibet Libre (ETL)
L'association française Etudiants pour un Tibet Libre viens de modifier son site internet . L' adresse de ce site est la meme que l'ancienne version www.tibetlibre.org .
La nouvelle version est beaucoup plus intéressante et plus complete avec plus d'otion .
bon succes à ce nouveau site .
Patrick Bonnassieux
patrickbonnassieux@hotmail.com
Tibet Chine Actualité
Le syndicat des journalistes britanniques boycotte Yahoo
primer/0,50000200,39354898,00.htm
Le syndicat national des journalistes britanniques (NUJ) dénonce à son tour Yahoo et sa coopération avec les autorités chinoises en matière de surveillance de l'internet. Dans une lettre envoyée le 2 juin à Dominique Vidal, le vice-président de Yahoo Europe, il appelle ses 40.000 membres à boycotter les produits et services du groupe internet. Le syndicat dresse une liste de services de substitution à utiliser.
Yahoo a reconnu avoir fourni des données qui ont permis aux autorités chinoises d'identifier et d'emprisonner plusieurs opposants ou dissidents, ayant utilisé ses services. Le portail américain considère qu'il se doit de respecter les lois chinoises pour pouvoir maintenir ses activités dans le pays.
Le NUJ proteste contre cette justification, qu'il interprète comme «une validation complètement inacceptable [des procédés] des autorités chinoises». «Ce gouvernement est tristement connu pour ses pratiques de censure de la libre expression, et il est essentiel que le reste du monde s'oppose publiquement à ce régime répressif», ajoute Jeremy Dear, le secrétaire général du syndicat.
Le comportement de Yahoo, mais aussi d'autres portails et moteurs de recherche en Chine, a par ailleurs été dénoncée par Amesty International ou encore Reporters sans Frontières. Le Parlement américain leur a également demandé des comptes, et envisage de légiférer sur ce sujet
L'avocat d'un opposant chinois se plaint d'une agression Reuters 28.06.06 | 11h50
L'avocat d'un opposant chinois qui a fait campagne contre la politique de limitation des naissances du gouvernement a rapporté qu'il avait été attaqué mardi lorsqu'il a voulu rendre visite à la femme de son client. Li Jinsong a raconté à Reuters que plus d'une dizaine de personnes ont empêché sa voiture de pénétrer dans le village où vit la femme de Chen Guancheng, avant de la renverser. Chen, arrêté la semaine dernière, a attiré l'attention de la communauté internationale l'an dernier en accusant les autorités d'obliger les familles à procéder à des avortements ou à des stérilisations. L'avocat, qui était dans le véhicule lorsqu'il a été renversé, n'a pas été blessé. "J'ai appelé la police, ils sont venus et n'ont rien fait. J'ai peur car je vois jusqu'où les autorités locales sont prêtes à aller", a-t-il déclaré. La police du comté de Yinan, qui gère ce secteur, n'a pas pu être jointe.
Chine : encore des dissidents pourchassés
Article rédigé par Olivier Bonnet
http://www.agoravox.fr/print_article.php3?id_article=10981&format=print
Puni d’un passage à tabac sauvage pour une interview qu’il avait accordée, un homme est désormais paralysé, un journaliste est condamné à un an de prison ferme et un autre risque la peine de mort. En matière de droits de l’Homme, la Chine, toujours championne!
Mauvaises nouvelles de Chine, encore une fois. Le 8 juin dernier, un protestataire des populations déplacées pour le barrage des Trois-Gorges, qui dénoncent l’absence de compensations de l’Etat, a sauvagement été passé à tabac par des "inconnus", en pleine rue. Que lui reprochaient ses bourreaux: d’avoir, trois semaines plus tôt, accordé une interview à une chaîne allemande. Paralysé, Fu Xiancai a la colonne vertébrale brisée. Actuellement à l’hôpital, il n’a pas le droit de voir sa famille ni de communiquer avec elle. Selon Reporters sans frontières, un délinquant aurait été recruté par les autorités locales pour punir ce défenseur des droits des déplacés du barrage des Trois-Gorges. Le directeur de la télévision allemande et le ministre allemand des Affaires étrangères ont dénoncé l’agression. Votre ministère n’a de cesse de surveiller, de rappeler à l’ordre et d’entraver les mouvements des correspondants étrangers. En revanche, rien n’est fait pour garantir la sécurité des journalistes chinois et des citoyens qui osent travailler ou témoigner, accuse l’organisation.
Deux nouvelles affaires viennent l’approuver. C’est d’abord le journaliste Yang Xiaoqing qui a été condamné le 15 juin à un an de prison ferme. Pour l’explication, c’est encore RSF qui s’y colle: Le journaliste a été accusé par le bureau du district d’avoir proposé aux fonctionnaires de ne pas publier ses articles en échange de 800 000 yuans (81 000 euros). Son épouse a démenti cette affirmation. Les avocats de Yang Xiaoqing ont déclaré, en avril 2006, que les procureurs qui s’occupaient de son cas étaient sous les ordres des mêmes fonctionnaires qui l’ont poursuivi en justice. Il avait dénoncé dans plusieurs articles la corruption des... mêmes fonctionnaires.
Et ce n’est pas tout: Zhao Yan, collaborateur du New York Times, est emprisonné depuis le 17 septembre 2004. Accusé de divulgation de secrets d’Etat, et notamment d’avoir révélé à la rédaction du journal américain la retraite politique de Jiang Zemin avant son annonce officielle. Le "crime" est passible de la peine de mort. Son procès s’est déroulé le 16 juin dernier dans des conditions très particulières: à huis clos, sans qu’aucun témoin ne soit autorisé à comparaître. Zhao Yan était présent et a, par contre, pu s’exprimer, plaidant non coupable. Le verdict n’a pas été rendu. Le journaliste avait reçu le Prix Reporters sans frontières - Fondation de France 2005. Nous dénonçons les conditions honteuses dans lesquelles a eu lieu le procès: les témoins n’ont pas été entendus, le procès s’est déroulé à huis clos et s’est limité à la lecture de documents. Cette procédure expéditive a clairement été guidée par des raisons politiques et partiales et a bafoué les droits les plus élémentaires de la défense, s’insurge l’organisation. Détenu dans une prison de Pékin, Zhao Yan n’est autorisé à recevoir de visites que de ses avocats, les contacts avec sa famille se limitant à un échange de lettres.
Chine : le cyberdissident Li Changqing condamné en appel à 3 ans de prison
23.06.2006
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8744
Selon le site d’informations basé à l’étranger Boxun, Li Changqing, accusé d’avoir fabriqué et diffusé des « informations alarmistes », a été condamné en deuxième instance à trois ans de prison (confirmation du premier verdict) par un tribunal de la ville de Fuzhou (province du Fujian, Sud-Est). Arrêté en février 2005, il est actuellement détenu à la prison de Yongan où il a subi un « stage d’adaptation à la vie pénitentiaire ». Le 15 juin 2006, sa femme a enfin pu lui rendre visite pour la première fois depuis son arrestation. Il souffre d’une inflammation à l’estomac et était particulièrement faible. 26.01.2006 Li Changqing condamné à trois ans d’emprisonnement Reporters sans frontières proteste contre la peine de trois ans de prison prononcée, le 25 janvier 2006, à l’encontre du journaliste Li Changqing par la cour populaire du district de Gulou dans la ville de Fuzhou (province du Fujian, Sud-Est). Son avocat, Mo Shaoping, a déclaré que son client, ancien journaliste du Fuzhou Daily, comptait faire appel de cette décision. « Ce verdict a ignoré des faits majeurs et a été très influencé par des facteurs extérieurs à la loi », a-t-il ajouté. L’agence de presse Reuters a tenté en vain d’obtenir des détails ou un commentaire de la cour de Gulou. La femme du journaliste n’était pas joignable après l’énonce du verdict.
Visites d'officiels taïwanais aux Etats-Unis: mise en garde de Pékin AFP 29.06.06 | 12h52
Pékin a averti jeudi que toute levée par les parlementaires américains de l'interdiction des contacts à haut niveau entre les Etats-Unis et Taïwan serait une "grave violation" des principes régissant les relations sino-américaines. "La Chine s'est toujours opposée résolument à toutes formes de contacts officiels entre les Etats-Unis et les autorités de Taiwan", a déclaré lors d'un point presse régulier la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu. La Chambre des Représentants a entrouvert la porte mercredi aux visites des responsables taïwanais aux Etats-Unis en adoptant une mesure qui fait tomber l'interdiction des contacts à haut niveau entre les deux pays. Le Sénat américain doit encore approuver cette mesure. "L'adoption par la Chambre de cet amendement est une grave violation des principes fondamentaux des relations internationales et des trois communiqués communs" (régissant les relations bilatérales), a affirmé Mme Jiang. "C'est contraire à l'engagement répété du gouvernement des Etats-Unis en faveur de la politique d'une seule Chine", a-t-elle ajouté. L'amendement adopté par la Chambre interdit au gouvernement d'appliquer les "Règles de conduite sur les relations avec Taïwan", un texte de 2001 publié par le Département d'Etat pour renforcer la politique d'"une seule Chine" adoptée par les Etats-Unis en 1979, quand Washington a décidé de transférer de Taipeh à Pékin la reconnaissance officielle de ses relations diplomatiques. Ces règles proscrivent notamment les rencontres avec des représentants taiwanais à la Maison Blanche ou dans le bâtiment du Département d'Etat, et interdisent également aux hauts fonctionnaires fédéraux d'assister à des réceptions officielles taïwanaises. La Chine considère Taïwan comme une province rebelle et a menacé d'utiliser la force si les autorités pro-indépendantistes déclaraient la souveraineté de l'île. 25 June Inde: des Tibétains manifestent contre le nouveau train de Lhassa Reuters 26.06.06 | 12h06
Photos www.phayul.com
Des tibétains manifestent devant l'Ambassade de Chine à New Délhi contre la nouvelle ligne de chemin de fer chinoise au Tibet qui sera inaugurée le samedi 1er juillet 2006 .
Des Tibétains exilés en Inde ont pénétré lundi dans l'enceinte de l'ambassade de Pékin à New Delhi et ont mis le feu à des drapeaux chinois pour protester contre une nouvelle ligne de chemin de fer qui reliera le Tibet au reste de la Chine. Plusieurs manifestants, dont certains portaient des tenues de moines bouddistes, ont été arrêtés après une violente altercation avec des gardes de l'ambassade et des policiers dans le quartier diplomatique de la capitale indienne. Devant l'ambassade, des dizaines d'autres criaient "Libérez le Tibet". La nouvelle ligne ferroviaire doit entrer en service en août entre la province occidentale de Qinghai et Lhassa. Un service voyageurs limité débutera samedi. Pour les autorités chinoises, ce chemin de fer s'inscrit dans une politique de développement touristique du Tibet, région himalayenne enclavée que l'armée populaire a envahie en 1950. Mais pour les activistes tibétains, le développement des infrastructures vise avant tout à accroître les flux migratoires vers le Tibet afin d'en diluer l'héritage bouddhiste. "Le chemin de fer Gormo-Lhassa sonne le glas d'une culture, d'une religion et d'une race tibétaines indépendantes", a affirmé le Congrès des jeunesses tibétaines, organisateur de la manifestation. Dénonçant une "agression démographique", il prête à Pékin l'intention d'utiliser la nouvelle liaison ferroviaire pour installer 20 millions de Chinois au Tibet durant la prochaine décennie. L'ambassade de Chine s'est refusée à commenter l'incident.
TIBET | Ouverture prochaine de la ligne de chemin de fer la plus haute du monde : Pékin sera encore plus proche
Le Journal du Jura (Suisse)
Symbole de la colonisation chinoise pour les Tibétains en exil, projet phare du développement de l'ouest du pays pour Pékin: le 1er juillet s'élancera le premier train reliant la Chine au Tibet sur la voie ferrée la plus haute du monde. Ces dernières semaines, des milliers d'ouvriers ont mis la touche finale à la ligne pour qu'elle soit prête à cette date hautement symbolique, le jour où le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir fêtera ses 85 ans. Les travaux, lancés dans les années 1950, avaient été suspendus après l'achèvement du tronçon entre Xining et Golmud. Ils avaient été relancés en 2001 avec un investissement de 20 milliards de yuans (2,5 milliards de dollars). A partir du 1er juillet, il sera donc possible de relier en deux jours Pékin à Lhassa (4561 km), avec des wagons pressurisés.
«C'est un projet symbolique du développement de la Chine de l'ouest», une région à la traîne économiquement par rapport à l'est prospère, souligne la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu. «Cela changera fondamentalement la situation arriérée des infrastructures, élèvera le niveau de vie de toutes les ethnies et renforcera le développement rapide du secteur du tourisme», estime- t-elle.
Avec le troisième aéroport tibétain, opérationnel également en juillet, les autorités régionales s'attendent d'ici 2010 à un doublement des touristes sur le «Toit du Monde» (estimation de 2,5 millions cette année), pour un revenu espéré de 5,8 milliards de yuans (725 millions de dollars). Le tourisme est déjà la principale industrie du Tibet.
Le même jour, les Tibétains en exil sont appelés à porter un brassard noir, en signe de deuil, et à manifester devant les consulats chinois à travers la planète. «Cette ligne de chemin de fer aura des conséquences dévastatrices pour notre peuple, alors que Pékin tente de submerger notre population, diluer notre culture et exploiter notre terre», a dénoncé Ngawang Woeber, responsable d'un groupe d'anciens prisonniers politiques tibétains, qui organisent le mouvement depuis Dharamsala.
C'est dans cette ville située dans les montagnes du nord de l'Inde que le dalaï-lama, leader spirituel des Tibétains, avait trouvé refuge en 1959 après un soulèvement raté contre le joug de Pékin. Selon les agences de voyages, le public s'est précipité afin d'acheter les premiers billets pour ce trajet qui traverse des paysages du plateau tibétain à couper le souffle, à plus de 4000 mètres d'altitude, avec une portion à 5072 m. Photos du jour
Sources www.phayul.com
Geneve manifestation pro tibétaine devant le Palais Wilson lors de la session inaugurale du conseil des droits de l'homme le lundi 19 juin 2006
L'ex prisonniere politique Tibétaine Phuntsok Nyidron
Qui viens de demander l'asile politique à la Suisse il y a quelques jours
Portant une pancarte pour la libération du Panchen Lama
Manifestants tibétains devant le Palais Wilson
Washington un drapeau Chinois sans ses symboles coloniaux hissé devant l' Ambassade de Chine .
A l'issue d'une marche pour l'indépendance du Tibet
Un drapeau Chinois dont les 4 étoiles représentant
les térritoires colonisés par la chine ( le Tibet,la Mongolie interieure,
le Turkestan Oriental et la Mandchourie) ont été découpées .
Ce drapeaux a été planté juste devant l' entrée l'Ambassade de Chine à Washington .
LA RADIO ÉTRANGÈRE, LIEN VITAL POUR LES AUDITEURS
http://www.ifex.org/eng/layout/set/print/content/view/full/56255/?PHPSESSID=b4c8c03c2959f2ef648b9aea103d70fd
Le Tibet peut être l'un des endroits les plus isolés et les plus répressifs du monde sur le plan politique, mais les émissions des radios étrangères offrent de l'espoir à une population qui rejette la propagande chinoise, rapporte l'« IPI Global Journalist ».
En dépit de l'entrée de la Chine sur le marché mondial, la liberté de la presse au Tibet demeure sévèrement restreinte, écrit le journaliste tibétain Palden Gyal. Les seules stations de radio qui fonctionnent sont celles que contrôle le parti communiste, qui contrôle aussi toute la presse écrite. Les médias fonctionnent en effet comme instruments de la propagande communiste, dit Gyal.
Avec l'arrivée récente de l'Internet au Tibet, les autorités ont entrepris également de réprimer les usagers en menaçant d'interroger toute personne surprise à naviguer sur Internet pour trouver des renseignements sur le Tibet et le leader en exil du Tibet, le Dalaï Lama.
Malgré des décennies de contrôle absolu exercé sur les médias tibétains, cependant, le gouvernement chinois ne parvient pas à convaincre les Tibétains que leur culture est arriérée et que le Dalaï Lama est traître à la Chine, écrit Gyal.
Pour les Tibétains, les émissions de la radio étrangère offrent une source vitale d'informations non censurées sur le Tibet et le monde extérieur. Trois radiodiffuseurs offrent à l'heure actuelle une programmation sur le Tibet ? La Voix de l'Amérique, « Radio Free Asia » et « Voice of Tibet », basée en Norvège. « Ces émissions sont vitales et efficaces parce que la radio demeure le moyen de communication le plus accessible et le plus populaire au Tibet », dit Gyal. Cela est particulièrement vrai à l'extérieur de la capitale, Lhassa. « L'appareil de radio à ondes courtes est devenu un cadeau et un article d'échange très populaire », fait remarquer Gyal.
Les émissions attirent un très vaste auditoire. Presque tous les ménages tibétains syntonisent la Voix de l'Amérique pour écouter les nouvelles tôt le matin. Et les émissions de « Radio Free Asia » permettent aux auditeurs d'appeler la station grâce à un numéro sans frais qu'ils composent à partir d'un téléphone public, ce qui empêche les autorités de retracer l'appel.
Selon Gyal, le rôle des radios étrangères au Tibet montre à quel point la radio est vitale dans les régions à faibles revenus et là où la liberté de la presse existe à peine.
L'« IPI Global Journalist » est un magazine trimestriel publié par l'Institut international de la presse.
LIENS SUR LES SITES DES RADIOS EN LANGUE TIBETAINE :
Voice Of Tibet http://www.vot.org/
Radio Free Asia http://www.rfa.org/tibetan/
Voice Of América http://www.voanews.com/tibetan/
Le parlement chinois n'arrive pas à abolir les avortements sélectifs AFP 26.06.06 | 13h07
Les parlementaires chinois n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour mettre hors la loi la pratique des avortements sélectifs éliminant les embryons ou foetus féminins, a indiqué lundi le China Daily. Le parlement chinois (Assemblée nationale populaire, ANP) n'a pas adopté un amendement au code pénal qui aurait autorisé des peines de prison pouvant aller jusqu'à trois ans pour les personnes impliquées dans des avortements sélectifs, a précisé le quotidien en langue anglaise. De "grosses différences" subsistent au sujet de l'amendement, a déclaré Zhou Kunren, un responsable de l'ANP, cité par le journal. Certains experts estiment inapproprié cet amendement en raison du droit des femmes à connaître le sexe de leur enfant. La politique de limitation des naissances appliquée en Chine depuis 1979 n'a pas éliminé le désir de la majorité des habitants d'avoir une descendance masculine, notamment chez les paysans qui doivent compter sur leurs fils pour assurer leurs vieux jours. Le déséquilibre des sexes est alarmant en Chine avec 119 garçons pour 100 filles à la naissance au niveau national, contre un ratio considéré comme naturel de 103 à 107 garçons pour 100 filles.
Ping-pong entre Pékin et le Vatican
www.lemeonde.fr édition du 27 juin 2006
Comment dix millions de catholiques pourraient-ils faire trembler la Chine ? Que pèse un nain politique comme le Vatican face au pays continent le plus peuplé au monde et commercialement le plus conquérant ?
Ces questions resurgissent avec la polémique récurrente sur les nominations d'évêques qui, à l'échelle des défis politiques de la Chine et spirituels du christianisme, paraît dérisoire, mais n'en est pas moins typique d'un affrontement de géants. D'un côté, un régime communiste qui veut améliorer sa vitrine internationale, sans céder un pouce de sa suprématie idéologique ; de l'autre, une puissance spirituelle, pour laquelle la liberté de religion est la " mère " de toutes les libertés. Pour l'Eglise, la liberté de nomination des évêques est une garantie d'indépendance face aux pressions politiques. Ses rapports avec les monarchies absolues et les régimes totalitaires ont toujours été guidés par ce principe.
On avait cru à une embellie il y a un an. Pékin avait un peu sourcillé sur la présence à Rome du président de Taïwan - qui a des relations diplomatiques avec le Vatican - aux funérailles de Jean Paul II. Des échanges de politesses avaient suivi l'élection de Benoît XVI en avril 2005. En mars, la promotion comme cardinal de l'évêque d'Hongkong, Mgr Joseph Zen, opposant notoire, n'avait suscité qu'une mise en garde. On se mettait à parler d'une " normalisation ", d'autant plus plausible qu'en un an, quatre ordinations d'évêques de l'Eglise dite " officielle " ont eu lieu à Shanghaï, Xian, Wanxian et Suzhou avec l'accord des deux parties. Désignés " démocratiquement " - par la courroie de transmission appelée Association patriotique des catholiques -, ces évêques avaient obtenu du pape son consentement.
Depuis, Pékin a fait machine arrière. Deux autres évêques ont été ordonnés fin avril à Kunming (Yunnan) et dans l'Anhui, sans l'accord préalable de Rome. Un troisième a été promu à Fujian dans les mêmes conditions. Des mesures unilatérales qui rappellent les humiliations d'autrefois et renforcent le camp des ennemis du dialogue, au Vatican et chez les millions de chrétiens chinois qui pratiquent clandestinement leur foi et restent persécutés.
Le pape a fait connaître son " profond déplaisir ", avant de brandir la menace de sanction suprême : l'excommunication des évêques ainsi consacrés. Faut-il y voir la fin des espoirs de rétablissement des relations, que les plus optimistes annonçaient pour 2008, l'année des Jeux olympiques de la Chine, un rendez-vous qui exige des progrès pour les libertés et les droits de l'homme ? Le chaud et le froid continuent de souffler. Le 19 juin, le cardinal Zen faisait savoir depuis Hongkong que des " négociations " avaient repris.
Le Vatican est devenu expert dans cette diplomatie du ping-pong avec la Chine. Une menace d'excommunication avait été proférée en juin 2000, après cinq ordinations " illégitimes ", mais elle n'avait pas été suivie d'effet. Cette fois encore, Rome entend garder la porte ouverte à une reconnaissance qui soulagerait les croyants locaux, rétablirait l'unité des Eglises et aurait une portée symbolique considérable sur la scène internationale. Les diplomates du pape ne ménagent pas leurs efforts pour renouer le contact et " trouver des solutions qui satisfassent les exigences légitimes des deux parties ". Mais le handicap principal demeure : l'Eglise, telle qu'elle existe dans son fonctionnement hiérarchique, ne peut pas se couler dans le cadre de la politique religieuse définie par le gouvernement chinois.
Pékin ne bouge pas d'un pouce quant à ses préalables avant une éventuelle " normalisation " : primo, la rupture du Vatican avec Taïwan, où la nonciature en Chine s'était réfugiée dès 1951, deux ans après la victoire de la République populaire ; secundo, le renoncement, selon la langue de bois locale, à " toute ingérence de l'Eglise dans les affaires intérieures chinoises ".
Le premier obstacle n'en est plus un depuis que le Vatican se dit prêt à transférer, du jour au lendemain, sa nonciature à Pékin. Quitte à donner le sentiment de sacrifier 300 000 catholiques taïwanais qui pèsent moins que les millions de chrétiens du continent. Mgr Joseph Cheng, archevêque de Taïpeh, doit régulièrement rassurer ses fidèles : " Nous ne pouvons pas nous montrer égoïstes et demander au pape de ne se soucier que de Taïwan. "
LES NOMINATIONS D'ÉVÊQUES
Le deuxième préalable nous ramène à la querelle sur les nominations d'évêques. La Chine n'ignore pas la relation privilégiée de tous les catholiques avec le pape, mais l'article 36 de la Constitution interdit aux religions toute forme de soumission à une puissance étrangère. Pékin n'entend pas céder au Vatican le contrôle des nominations des cadres catholiques, alors même que les diocèses vacants sont de plus en plus nombreux - 45 sur une centaine -, que les évêques sont coupés des générations de jeunes croyants qui, prêtres, religieux ou laïcs, sont mieux formés qu'hier, aux Etats-Unis, en Europe, où les universités et les séminaires leur ouvrent les portes. Ils supportent de plus en plus mal leur embrigadement dans une Association patriotique des catholiques, à la botte du pouvoir, et les restrictions à la liberté de culte, de débat et d'étude.
Après trois décennies d'arrestations arbitraires, de cruelles condamnations, de destructions de lieux de culte qui avaient suivi la prise de pouvoir maoïste en 1949, la contrainte a été desserrée, à partir de 1978, avec les réformes de l'ère Deng Xiaoping. Mais la direction communiste s'inquiète aujourd'hui du dynamisme religieux qui traverse toute la Chine, dans les milieux populaires et intellectuels, notamment du rayonnement des Eglises évangéliques ou catholiques.
Cinq confessions - le bouddhisme, l'islam, le taoïsme, le protestantisme et le catholicisme - ont officiellement droit de cité. Mais les Eglises qui refusent d'être enrégimentées dans des associations officielles et célèbrent des " cultes domestiques " - à l'abri des contrôles policiers - restent poursuivies. Les bouddhistes tibétains vivent une longue persécution et le mouvement Falungong, inspiré des gymnastiques du souffle et de la dévotion populaire bouddhiste, fait l'objet d'une surveillance continue.
Le bras de fer avec Benoît XVI, qui a fait du rapprochement avec la Chine une de ses priorités, est suivi avec intérêt à Washington, où le président Hu Jintao s'est récemment entendu rappeler par George Bush le prix accordé par les Etats-Unis à la liberté religieuse. Mais plus le pays s'ouvre aux réformes économiques et inonde les marchés mondiaux, plus le parti resserre son monopole idéologique sur la société.
20 June
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COMMITE TIBET CANADA
Le mouvement pour déclarer Sa Sainteté Dalai Lama un Citoyen Honorifique du Canada a été approuvé à l'unanimité cet après-midi dans la Chambre des Communes. Au-dessous est le mouvement qui a été proposé par David Sweet, député (Ancaster—Dundas—Flamborough—Westdale)
« Qui tandis que Tenzin Gyatso, le quatorzième Dalai Lama du Tibet, a été identifié avec le prix de paix Nobel en tant qu'un des champions principaux mondiaux de la paix et de la non-violence ; et
Considérant que Sa Sainteté le Dalai Lama visitera le Canada à partir du 9 septembre au 11ème ; et
Considérant que cette Chambre a précédemment reconnu des visites historiques au Canada par d'autres principaux champions de la dignité humaine, tels que Raoul Wallenberg et Nelson Mandela, en adoptant fait signe leur accorder le ‘Citoyenneté Honoraire Canadien’ ;
Par conséquent, cette Chambre résout pour accorder le ‘ Titre Honoraire de Citoyen Canadien’ sur sa sainteté le Dalai Lama du Tibet. »
LE TIBET ET LA PORTE DU CIEL
Réjouissez-vous, bonnes gens, amis et amies du Tibet ! « Avec ses 347 jours propres annuellement au cours des cinq dernières années, Lhassa, capitale de la Région autonome du Tibet dans le sud-ouest de la Chine, est devenue une des villes chinoises les moins polluées », Xinhua.net dixit. Inutile de rappeler que Chine nouvelle est la voix officielle de Pékin, mais tout de même, la nouvelle vaut son pesant de … propagande. Lhassa, ville 'chinoise', ou plus vraisemblablement 'enchinoisée' ? Et dire qu'en 1984, lors de notre premier voyage, et malgré tout ce qui s'était passé – les destructions, la folie des gardes rouges, la répression, l'oppression, l'occupation militaire – elle demeurait résolument, crânement tibétaine… et pas polluée pour un sou !
Au fait, qui donc a décidé d'aller polluer cette ville si haut perchée que le ciel s'y rapprochait de l'homme ? Sous couvert de 'modernisation' à tout-va, l'industrialisation s'y révèle pourtant aussi inutile (la même dépêche annonce que dans le même temps, 9 chaînes de production de ciment, 5 compagnies sidérurgiques et 4 papeteries ont été fermées, et que 15 grandes entreprises industrielles ont été invitées à réduire les émissions de polluants) que sans doute coûteuse. Et le train qui va déverser non seulement la manne de dollars touristiques, mais surtout des migrants par milliers, ne va-t-il pas polluer lui aussi, et de manière bien plus insidieuse ? Par association d'idées, que fait tout ce monde là-haut ? Sans doute le régime chinois ignore-t-il (mais son ignorance ne s'arrête pas là, et ce n'est pas son élection au tout nouveau Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui va lui déciller le regard) que les normes internationales communément admises interdisent de construire ou de déplacer des populations en pays occupé…
L'outrage de Mao à Lhassa
A suivre peu ou prou ce qui se passe au-delà de la chaîne himalayenne, on ne peut s'empêcher de noter combien cette région… occupe l'attention des agences chinoises : il ne se passe guère de jour sans que ne viennent s'ajouter à l'opération de propagande des informations en tous genres : un passe-temps instructif à les décrypter. A croire que la question tibétaine qui – comme tout un chacun le sait – est une invention étrangère malintentionnée alors qu'elle est une simple 'affaire intérieure chinoise', donne du fil à retordre aux responsables de la communication pékinoise. Il en est fait mention à propos de tout et de rien, comme si certains cherchaient à se convaincre eux-mêmes qu'ils sont dans leur bon droit. Est-ce pour une raison analogue qu'une statue de Mao, 'la plus grande avec ses 7,1 mètres de haut' a été récemment installée sur une place du district de Gonggar – près de l'aéroport, pour accueillir les visiteurs ? Même si la dépêche ose prétendre que c'est à la demande d'un 'grand nombre de Tibétains', ne serait-ce pas plutôt ajouter l'insulte à la souffrance ?
Il n'empêche : la « question tibétaine » n'en finit pas d'agacer les dents des dirigeants chinois – un demi-siècle après l'invasion militaire, certains n'ont pas la mémoire aussi courte que d'autres, et d'aucuns, trop rares il est vrai, n'hésitent pas à rester en accord avec leurs principes proclamés. C'était récemment à Bruxelles : le premier ministre a reçu le Dalaï-lama dans sa résidence officielle, le Sénat belge l'a accueilli et des responsables politiques au Parlement européen se sont entretenus avec lui. Après une tournée très remarquée et hautement médiatisée en Amérique du Sud, où scientifiques, universitaires, politiciens et personnalités diverses ont disputé à des milliers de sympathisants toujours au rendez-vous l'honneur de se faire tirer le portrait aux côtés du Dalaï-lama, la Cité interdite ne pouvait demeurer coite et a tenu à claironner publiquement sa réprobation. Mini-bémol du côté des chefs d'entreprises belges effrayés par tant d'audace, qui se sont empressés de faire savoir qu'ils espéraient ne pas être pénalisés par ces initiatives officielles… Quel camp choisira le président français lors de la visite du Dalaï-lama en France en juillet prochain, les avions ou le respect du droit des peuples à l'autodétermination, des droits de l'homme ?
Pékin sur la sellette à Madrid
Cependant, ce qui a vraisemblablement touché au plus vif les actuels locataires de la Cité interdite, c'est l'ouverture à Madrid de l'instruction par la plus haute instance pénale espagnole, l'Audience nationale, de la plainte pour génocide déclarée recevable en janvier dernier à l'encontre de sept anciens dirigeants chinois. Les plaignants demandent la reconnaissance des crimes commis au Tibet dans les années 1980/1990. A l'origine de la démarche, une ONG – le CAT (Comité d'appui au Tibet), la Maison du Tibet de Barcelone, et son directeur Thubten Wangchen, exilé tibétain aujourd'hui citoyen espagnol. La justice espagnole ayant formellement déclaré en 2005 sa compétence universelle en matière de crimes contre l'humanité et de génocide, le juge a entendu les premiers témoignages visant notamment Jiang Zemin et Li Peng, respectivement anciens président et ancien premier ministre chinois.
A l'époque, en particulier dans la seconde moitié de cette décennie, le chef du parti communiste sur place n'était autre que Hu Jintao, actuellement à la tête de la Chine, et la politique pratiquée sous ses ordres au Tibet lui a valu le surnom de 'boucher de Lhassa'. Pas étonnant que l'examen des faits à Madrid ne soit pas de son goût, d'autant que parmi les plaignants se trouvent deux témoins irrécusables, l'instituteur Takna Jigmé Sangpo et le moine Palden Gyatso : tous deux ont passé plus de trente ans dans les geôles chinoises pour avoir tenu tête à l'occupant. Ils demandent pourtant simplement que « le gouvernement chinois reconnaisse ses erreurs et commence à respecter les droits de l'homme ». Pour un régime qui s'est longtemps autoproclamé chef de file de la décolonisation et de la libération des peuples, et qui prétend aujourd'hui donner des leçons de bonne conduite tous azimuts, y compris en matière de libertés fondamentales, il serait grand temps de balayer devant sa porte – sinon du Ciel, du moins sur terre…
Un journaliste américain teste la liberté sur internet en Chine Reuters 21.06.06 | 15h46
un chroniqueur du New York Times a créé deux blogs en langue chinoise, hébergés par les deux principaux portails en ligne du pays, et y aborde des sujets considérés comme tabous par les autorités de Pékin pour tester les limites de la liberté sur internet en Chine. Sur ces deux blogs hébergés par Sohu et Sina , Nicholas Kristof a dénoncé ouvertement la condamnation à dix ans d'emprisonnement de son collègue chinois Zhao Yan pour fraude et révélation de secrets d'Etat. Il a également appelé le président chinois Hu Jintao à révéler son patrimoine financier pour montrer l'exemple dans la lutte contre la corruption et a mentionné au détour de l'un de ses billets le mouvement spirituel Falun Gong, interdit par Pékin en 1999. Enfin, il a raconté comment, le 4 juin 1999, il avait vu l'armée chinoise tirer sur les manifestants réunis place Tiananmen. Nicholas Kristof a remporté avec sa femme Sheryl WuDunn le Prix Pulitzer 1990 du reportage international pour la couverture de cet événement. Mercredi, le blog hébergé par Sohu avait été retiré du web alors que celui hébergé par Sina était toujours accessible. Un porte-parole de Sohu, contacté par téléphone, s'est refusé à tout commentaire. Kristof a écrit dans sa chronique que "le résultat de cette expérience est que la Chine est beaucoup plus libre que ce que ses dirigeants veulent faire croire". En décembre, Microsoft avait fermé sur ordre du gouvernement de Hu Jintao un blog sur MSN Spaces appartenant à Michael Anti, un documentaliste chinois travaillant depuis Pékin pour le New York Times. Google a également fait l'objet de critiques pour s'être aligné sur les positions des autorités chinoises en bloquant à partir de son moteur de recherche local la consultation de plusieurs centaines de mot-clés et l'accès à des sites considérés comme subversifs. Plus de 30.000 personnes travaillent en Chine au filtrage sur internet des informations jugées dérangeantes sur le plan politique par le Parti communiste au pouvoir. 17 June Actualité
Arrestations de trois jeunes femmes tibétaines protestataires par la police chinoise http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=172
FranceTibet
A Ganzi, l'ancienne Kardzé de la région autonome du Tibet, Jampa Yangzom, Sonam Choezom et Yiga, viennent d'être arrêtées en ce premier jour de la fête - mois sacré qui correspond à la pleine lune de mai Saga Dawa. Yiga est une ancienne nonne d'un monastère de Kardze et les deux autres jeunes femmes nonnes également, sont accusées d'avoir mené des actions anti-chinoises en distribuant des pamphlets en faveur de l'indépendance du Tibet. Elles ont été arrêtées après une surveillance serrée conduite conjointement par les bureaux de la sécurité publique de Kardze et Lhasa, et conduites en prison sans jugement, dans l'attente de preuves concernant les charges à leur encontre, d'après le bureau de la sécurité. Radio Free Asia (RFA)et selon sources auTibet.
BRUXELLES : l'Intergroupe parlementaire Tibet au parlement européen relance la question des J.O. de Pékin. http://www.tibet.fr/site/institutions.php?itemid=180
FranceTibet
La discussion sur le Tibet et les Jeux Olympiques de Pékin vient d'être reprise par l'Intergroupe parlementaire du Parlement européen en charge de la question du Tibet. Ce groupe d'études fort de 50 membres issus de tous les partis : Verts, Libéraux, Sociaux démocrates...arrivait à la conclusion que " la pression politique devrait être renforcée dans cette phase finale vers les Jeux". Tous les Parlementaires sont d'accord sur le principe de mise en oeuvre d'actions dans l'immédiat, sans attendre 2008.
COREE DU SUD : Sommet des Prix Nobel de la Paix : de toute évidence, des traitements différents
Gwangju, en Corée du Sud, accueille les lauréats du Prix Nobel de la Paix..... ...à l'exception de Madame Aung San Suu Kyi, toujours en résidence surveillée à Rangoon qui ne fut pas autorisée à quitter la Birmanie par les autorités militaires du pays, et le Dalaï Lama toujours personna non grata dans ce type de régime mais aussi en raison de la pression de Pékin. Preuve en est le traitement différent de ces deux figures emblématiques de la défense des Droits de l'Homme. En effet, lors de la conférence de presse et après la cérémonie de clôture de ce Sommet, l' ancien Président de la Corée du Sud, Kim Dae-jung faisait personnellement remarquer l'absence d' Aung San Suu Kyi et exprimait le souhait que le monde lui porte une attention particulière. L'assemblée des Nobel allait même plus loin dans une déclaration de solidarité à son égard,proclamée par Jonathan Granoff du Bureau des lauréats des Prix Nobel. "La liberté politique et physique de notre collègue, Madame Aung San Suu Kyi, de Birmanie doit être assurée. Nous sommes aux côtés de Madame Aung San Suu Kyi,qui combat pour le développement de la démocratie dans sa Patrie." Dans le même temps, pas un mot concernant le Dalaï Lama cependant invité... mais à qui le visa fut semble-t-il "refusé" et dont l'absence ne fut même pas notée, preuve s'il en fallait encore une, de l'influence grandissante de Pékin ... quand un invité ne lui convient pas. par Kurt Achin de www.phayul.com
Chine: la mère et le fils d'un activiste enlevés par la police AFP 19.06.06 | 14h55
Un militant chinois des droits de l'Homme a dénoncé l'enlèvement lundi à Pékin apparemment par des policiers de la mère et du fils d'un activiste actuellement emprisonné et qui s'est rendu célèbre en dénonçant les stérilisations et les avortements forcés. Hu Jia a indiqué à l'AFP que la mère et le fils de Chen Guangcheng, 35 ans, incarcéré depuis mars, avaient été mis de force dans un minibus par huit hommes en civil alors qu'ils se rendaient au domicile pékinois d'un autre activiste, qui devait leur fournir une assistance légale. "Nous pensons que ce sont des policiers venus de la province du Shandong", où vit la famille de Chen Guangcheng, a déclaré M. Hu. M. Chen avait été été interpellé dans son village de Dongshigu, dans le Shandong (est) où il avait été assigné à résidence pendant plusieurs mois avant d'être incarcéré. Le militant a été passé à tabac à plusieurs reprises pour avoir dénoncé les violations par les autorités du district de Yinan, dans le Shandong, des règles en matière de contrôle des naissances (politique de l'enfant unique), selon ses proches. Il avait saisi la justice, déposant plainte au nom des victimes. En septembre 2005, le magazine américain Time avait révélé qu'au moins 7.000 femmes avaient été victimes d'avortements ou de stérilisations forcées dans cette partie du Shandong. Selon des avocats cités par le magazine, plusieurs villageois avaient été frappés à mort pour avoir tenté de protéger des membres de leurs familles. Dimanche, le Centre d'information pour les droits de l'homme et la démocratie, basé à Hong Kong, a indiqué qu'une centaine d'intellectuels et de dissidents chinois réclamaient la libération de M. Chen. Sa famille n'a été officiellement informé de son arrestation que la semaine dernière, selon le Centre.
Violentes manifestations d'étudiants dans le centre de la Chine
François BOUGON Agence France-Presse
PEKIN le 19/06/2006
Des milliers d'étudiants chinois mécontents des autorités universitaires manifestent depuis plusieurs jours dans le centre du pays, parfois violemment, selon des témoignages recueillis lundi par l'AFP.
Les émeutes ont débuté jeudi soir par le saccage d'une partie des dortoirs de l'Université de Zhengzhou, placée lundi sous haute surveillance policière.
Plusieurs milliers d'étudiants ont ensuite jeté toute sorte d'objets par les fenêtres, avant de se répandre dans la ville, s'en prenant notamment à des commerces et aux véhicules, ont indiqué des étudiants, des professeurs et des habitants interrogés par l'AFP.
"L'émeute a commencé après 23H00 (15H00 GMT) le 15 juin. Environ 6 à 7.000 étudiants sont sortis de leurs dortoirs et des salles de classe pour jeter par les fenêtres des thermos, des bouteilles, des poubelles, des extincteurs et toutes sortes d'objets", a expliqué un professeur.
"Cela faisait tellement de bruit que nous les voisins n'avons pas pu dormir", a-t-il ajouté.
Les étudiants ont laissé exploser leur colère, principalement après avoir été informés que le diplôme qu'ils devaient obtenir ne porterait plus le nom de l'université, mais celui d'une branche moins prestigieuse de l'institution.
Des photos disponibles sur des sites de discussions, sur l'internet, montrent une agence bancaire, dont les vitres ont été entièrement brisées, des véhicules également vandalisés et la cour de l'université jonchée de débris.
"Les autorités de l'université nous ont trompés", a affirmé à l'AFP un étudiant nommé Liu.
"Cela nous a vraiment mis en colère, en fait, ils nous traitent mal depuis des années. Nous ne pouvons plus le supporter", a indiqué cet étudiant, selon lequel les jeunes ont décidé de mettre fin aux actions violentes.
"Nous sommes en grève et refusons de prendre part aux examens", a-t-il indiqué.
Selon M. Wei, habitant près de l'université, des milliers d'étudiants observaient lundi un sit-in devant le principal bâtiment administratif de l'université.
Des centaines de policiers ont été déployés dans le quartier universitaire de Zhengzhou, capitale de la province du Henan, ont indiqué des témoins.
La police locale et les autorités ont refusé de s'exprimer, alors que les médias chinois sont restés silencieux.
Cependant, sur l'internet, les sites de discussions qui évoquent l'affaire s'enflamment.
"C'est comme ça qu'il faut faire, les jeunes. Quel dommage que vous ne soyez pas plus violents", lance un internaute, dont le pseudonyme est tout simplement "Soutien".
Un autre explique avoir eu une conversation avec une amie, étudiante à Zhengzhou et membre du Parti communiste au pouvoir. Même elle, selon lui, est remontée contre les autorités.
"Au téléphone, elle n'a pas arrêté de lancer des injures. Je ne l'avais jamais entendu employer de tels gros mots", s'étonne-t-il.
Les révoltes estudiantines sont un sujet sensible en Chine. En 1989, le mouvement pour la démocratie avait commencé de cette manière, avant d'être réprimé dans le sang sur la place Tiananmen de Pékin le 4 juin.
CANADA : en attente d'un rapport d'enquête sur les trafics d'organes en Chine.
http://www.tibet.fr/site/institutions.php?itemid=181
FranceTibet
Le groupe d’investigation sur les prélèvements d’organes commis par le régime communiste chinois sur des pratiquants de Falun Gong vivants a demandé à pouvoir rencontrer l’ambassadeur de Chine, Lu Shumin. Ce groupe désire pouvoir mener une enquête indépendante en Chine durant ce mois, car comme l’a dit le coordinateur de la « coalition pour enquêter sur la persécution du Falun Gong en Chine » au Canada, le Parti Communiste Chinois manigance avant que les groupes d’investigation arrivent et force les personnes interviewées à répondre à des questions pré-arrangées pour étouffer la vérité de la persécution et tromper la communauté internationale. Ce groupe d’enquête publiera bientôt son rapport basé sur des faits prouvés.
Agenda
Peuple martyr, peuple en exil
Dernière récolte des signatures le 9 juillet à Montségur (Ariège-Pyrénées)
Le dimanche 9 juillet, en hommage au peuple tibétain, à l'occasion de la journée internationale pour le Tibet et de l'anniversaire du Dalaï-Lama, montée au château de Montségur (de Foix N 20 puis D 117 et à droite par Montferrier). Rendez-vous à 11 h sur le parking au pied du pog. Après la montée, pique-nique au camping de Montségur. Clôture de la collecte des signatures pour la pétition demandant au Président de la République de recevoir le Dalaï-Lama. Débats pour la suite à donner éventuellement à cette pétition.
Le samedi 8 juillet à la salle polyvalente de Rabat-les-Trois Seigneurs, à 17 et 21 h (ainsi que le 19 août au foyer rural de Surba), projection du film de Michel Gardey, Françoise Bottereau et Dawa Thondup "Un peuple en exil" et de courts métrages sur la tragédie des Tibétains.
Signatures des pétitions pour la libération des prisonniers de conscience tibétains et pour que le Président de la République reçoive enfin Sa Sainteté le Dalaï-Lama:
A Toulouse , place du Capitole de 14 à 19 h, les 10 et 17 juin et le 1er juillet.
Sur les marchés de Foix le vendredi de 9 à 12 h 30; de St-Girons ou de Pamiers le samedi de 9 à 12 h 30; de Toulouse le dimanche à St-Aubin de 9 à 13 h 30; de Mirepoix le lundi de 9 à 12 h 30.
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Le 12 juillet à 14 h 45 sur France 5 sera diffusé le film de Ludovic Ségarra :
« L’enfant volé, le 11ème Panchen Lama ».
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FranceTibet
Communiqué du Bureau du Tibet SA SAINTETE LE DALAI LAMA EN FRANCE du 12 au 23 JUILLET 2006
Chef temporel et spirituel du Tibet, Prix Nobel de la Paix, Sa Sainteté le Dalaï Lama est une des grandes figures de paix et de tolérance de notre temps, l'une des dernières références de sagesse et de spiritualité dans le monde d'aujourd'hui. Homme d'Etat, porte-parole d'un peuple opprimé et adepte de la non-violence, il se dit avant tout moine bouddhiste. Reconnu dès l' âge de trois ans comme le 14e Dalaï Lama, son titre l'a conduit à l'étude de toutes les écoles du bouddhisme tibétain. Réfugié en Inde en 1959 après l'occupation du Tibet par la Chine, il ne cesse de voyager à travers le monde pour alerter la communauté internationale sur le sort de son peuple. Reconnu comme l'un des plus grands maîtres du bouddhisme, il est également très sollicité pour ses enseignements.
Répondant aux invitations de la Fédération du Bouddhisme Tibétain (FBT), il s'est engagé à venir environ tous les trois ans en France afin de donner un long enseignement. Depuis 1993, venant de l'Europe entière, mais aussi des quatre coins du monde, chaque enseignement attire toujours plus de monde ! Du 16 au 21 juillet 2006, Conférence publique : " Paix intérieure, Paix universelle ".et enseignements à Rennes, au Parc Exposition Rennes-aéroport : Répondant à l'invitation de l'association (régie par la loi du 1er juillet 1901) créée à cette occasion : " Océan de Sagesse-Rennes 2006 ", le Dalaï Lama donnera le 16 juillet une conférence publique sur le thème " Paix intérieure, Paix universelle ". Puis du 17 au 21 juillet, il enseignera plusieurs chapîtres tirés d'oeuvres de Nagarjuna, philosophe indien du IIe siècle. Au cours de l'étude et de la semaine d'enseignements, il s'attardera sur des fondements de la sagesse bouddhiste comme les Quatre Nobles Vérites et l' Esprit d'Eveil. Ces notions centrales concernent non seulement la tradition tibétaine du bouddhisme mais également toutes les traditions dites du " Grand Véhicule " pratiquées entre autres par grand nombre de Chinois et de Vietnamiens. C'est dans la perspective de la participation de ces communautés que le site Internet français-anglais de l'évènement a également été traduit dans ces langues. Une première ! Le site www.Dalailama-Rennes2006.fr donne toutes les informations détaillées sur les enseignements, les modalités d'inscriptions, les contacts d'hébergement, etc.
Un mini tour de France ! Mais chacune des visites du Dalaï Lama et chacun de ses enseignements est toujours un grand évènement qui dépasse largement le domaine du bouddhisme. Les thèmes abordés et ses talents d'orateur permettent aux non-bouddhistes de trouver dans ces enseignements une source d'inspiration, de sagesse, de joie, ainsi que des leçons de vie. Profitant de ce déplacement à Rennes, le Dalaï Lama a également répondu à l'invitation de différents centres bouddhistes et du Centre Mondial de la Paix De Verdun avec l'association France-Tibet . Le 12 juillet : inauguration de la Pagode vietnamienne à Evry (qui une fois terminée sera la plus grande d'Europe) . Le 13 juillet : bénédiction de la salle de prières de L'Institut Ganden Ling (sous la direction du Vénérable Dagpo Rimpoché)à Veneux les Sablons . Le 14 juillet : Verdun, visite du site des batailles et du Centre mondial de la Paix, des libertés et des droits de l'homme. Le 15 juillet : visite au centre de Vajradharaling (sous la direction de Lama Gyourmé à Vimoutiers, Normandie. Le 16 juillet : visite de la congrégation Pel Drukpai Tcheutsok (sous la direction de Son Eminence Gyalwang Drukpa et du Vénérable Lama Ngawang Tenzin) à Plouray, Morbihan. Le 16 juillet à 14h Conférence publique Rennes, au Parc Exposition Rennes-aéroport sur le thème : " Paix intérieure, Paix universelle ". Du 17 au 21 juillet, Enseignements le 23 juillet : inauguration du temple du centre Lerab Ling (sous la direction de Sogyal Rimpoché à Lodève, Languedoc-Roussillon . Programme détaillé à venir
Nous comptons sur vous pour informer le public de ce grand enseignement de Sa Sainteté le Dalaï Lama donné pour la première fois en Bretagne, et nous nous tenons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
CONTACT PRESSE ET COMMUNICATION et DEMANDE D'ACCREDITATIONS POUR L'ENSEMBLE DU VOYAGE Estelle Saint-Martin et Xavière Bourbonnaud Tel : 01 45 80 28 10 ; 06 67 05 75 79 / email : Htakecare@aol.com
INFORMATIONS PRESSE ENSEIGNEMENTS Océan de Sagesse-Rennes 2006 : Vincent Horeau Tel. 06 86 08 02 66 - presse@oceandesagesse.fr
Wangpo BASHI Secretaire BUREAU DU TIBET, 84 bd Adolphe Pinard, 75014 PARIS Tel. 0146565453 Fax 0146560818 www.tibet.net
JUILLET 2006 VISITE EN FRANCE DU DALAI LAMA
COORDINATION PRESSE et COMMUNICATION Mrs Estelle HALLBACH alias Saint Martin E mail : HTakecare@aol.com Melle Xavière BOURBONNAUD Tel. 0145802810 Fax 0153326504 E mail : bxaviere@wanadoo.fr Pour accréditation et demande d'interview, veuillez remplir les formulaires en contactant les e mails ci-dessus.
EVRY : LE 12 JUILLET ( à partir de 13h 30) Pagode vietnamienne Khanh Anh ( nouvelle Pagode en cours d'achèvement de travaux) Rue François Mauriac Parc aux Lièvres 91000 EVRY Tel. 0160793684 Tel. 0146558444 Fax 0147355908 E mail : khanhanh@free.fr Programmes religieux dans la Pagode ouverts uniquement sur invitation - réservations par priorité aux adhérents et aux invités. Retransmission en direct par vidéo écran géant prévu dans le Parc Coquibus, Evry (pas d'invitation exigée).
VENEUX LES SABLONS (Seine et Marne) : LE 13 JUILLET ( matin) Centre bouddhiste Institut Ganden Ling Chemin de la Passerelle 77250 VENEUX LES SABLONS Tel. 01 64 31 14 82 Programmes religieux ouvert uniquement sur invitation - réservé par priorit éaux adhérents et aux invités. http://www.gandenling.org
VERDUN : LE 14 JUILLET (matin et après-midi) Centre Mondial de la Paix Palais épiscopal 55105 VERDUN CEDEX Tel. 0329865500 Fax 0329861514 E mail : cmpaix@wanadoo.fr Programmes de la visite du site de grande bataille, conférence publique, rencontres Invitation sur inscription. http://www.centremondialpaix.asso.fr
NORMANDIE : LE 15 JUILLET (après-midi) Centre bouddhiste Vajradharaling Domaine d'Osmont 61120 Aubry le Panthou Tel. 02 33 39 00 44 e-mail : vajradharaling.org@wanadoo.fr Programmes ouverts au public et aux adhérents. Inscription obligatoire. http://www.vajradharaling.org
PLOURAY (Morbihan) : LE 16 JUILLET (matin) Centre bouddhique Drukpa Kagyu Bel Avenir56770 PLOURAY Tel. 0297348265 Fax 0297348409 E mail : dttl@club-internet.fr Programmes ouverts au public et aux adhérents. Inscription obligatoire. www.drukpa-plouray.org
Conférence et Enseignements au Parc Exposition Rennes Aéroport, commune de Bruz, Dates : du 16 au 21 juillet 2006. Le 16 juillet de 14h à 16h : Conférence publique sur le thème : "Paix universelle, Paix intérieure". Du 17 au 21 juillet 2006 (de 10h à 12h et de 14h à 16h ) : Enseignements des textes suivants / initiation : Thèmes des enseignements : Stances de la Voie médiane par Nagarjouna. Commentaires sur le développement de l'esprit d'éveil. Initiation de Gourou Padma Thodtreng Tsel. TRADUCTION en français fournie. Les traductions seront fournies également avec l'aide d'audiophone en anglais, allemand, vietnamien, italien, chinois et en espagnol.
Tarif (plein) pour évènement complet : 200 euros. Conférence publique : 15 euros. Enseignements et initiation : 185 euros. Tarif réduit : les chômeurs, RMIsts, étudiants, adolescents (jusqu' à 18 ans) ( Merci de joindre un justificatif) Tarif réduit : Evènement complet : 140 euros, conférence publique : 10 euros, enseignements et initiation : 130 euros.
CES TARIFS SONT PROPOSES POUR COUVRIR LES FRAIS REELS OCCASIONNES POUR ORGANISER LES EVENEMENTS ET NON POUR FAIRE DU CHIFFRE D'AFFAIRES. TOUT EXCEDENT FINANCIER EVENTUEL SERA REVERSE INTEGRALEMENT AUX OEUVRES HUMANITAIRES QUE CHOISIRA SA SAINTETE LE DALAI LAMA. NOTE : l'Organisateur ne se charge pas des transports ou hébergements, ni du visa français relatifs à cet évènement. Pour tous renseignements, brochure de réservation : Association Océan de Sagesse - Rennes 2006 Bel Avenir 56770 Plouray Tel. 0820 820 769 Web : www.dalailama-rennes2006.fr Pour connaître les programmes internationaux publics de Sa Sainteté le Dalaï-lama, nous vous conseillons de consulter ce site web : www.dalailama.com
LODEVE : LE 23 JUILLET Lerabling centre bouddhiste tibétain L'Engayresque 34650 ROQUEREDONDE Tel. 0467884600 Fax 0467884601 e mail : lerabling@wanadoo.fr Programme ouvert aux seuls invités, pratiquants et adhérents. Invitation obligatoire. www.lerabling.org 15 June
Communiqué de presse pour la réunion inaugurale du Conseil des Droits de l’Homme, le lundi 19 juin 2006 à Genève
Le problème du Tibet n’est pas encore résolu : une chance unique pour la Chine !
Une fois de plus les Tibétains et leur supporteurs se rassemblent à Genève pour faire appel à la Chine et aux Etats membres du Conseil des Droits de l’Homme:
Pour la première fois,
Mme Phuntsog Nyidron(photo) une religieuse récemment libérée, témoignera de ses 15 ans de captivité au Tibet
Programme du lundi 19 juin 2006
13h30 – 14h00 Conférence de presse à la Maison des Associations 15 rue des Savoises, 1205 Genève avec Madame Phuntsog Nyidron
14h30 – 15h00 Marche à travers Genève
15h00 – 15h45 Palais Wilson, côté quai
16h30 – 17h30 Place des Nations
Par la mise en place de ce Conseil, tous les nouveaux membres élus du Conseil des Droits de l’Homme se sont engagés à maintenir les plus hauts critères pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme.
Depuis des décennies, la Chine continue à violer massivement les Droits de l’Homme au Tibet. Les Tibétains sont toujours privés de leurs droits fondamentaux, tels que la liberté de l’expression, du mouvement, et de celle de pratiquer leur foi religieux. Ils souffrent quotidiennement de la répression, de l’arrestation arbitraire et de la torture.
Par cet engagement, tous les membres du Conseil des Droits de l’Homme ont accepté à collaborer entièrement avec le Conseil et d’être soumis aux inspections périodiques pendant la durée de leur adhésion. C’est une chance unique pour la Chine de démontrer à la communauté internationale qu’elle mérite son adhésion au Conseil. Par la même occasion, nous sollicitons les nouveaux membres du Conseil de se tenir prêts pour un début prometteur en s’engageant à respecter les Droits de l’Homme dans un esprit d’impartialité, d’égalité de traitement et en évitant les doubles standards.
Les Tibétains et leurs supporteurs demandent à la Chine de fonctionner en conformité avec les principes du dialogue et de co-opérer dans le sens des propositions faites par le Dalai Lama.
Il est temps que les autorités à Beijing répondent positivement à l’offre la plus généreuse et commencent des négociations sérieuses en tant que partenaires égaux s’ils veulent gagner le respect très convoité et de devenir l’un des acteurs responsables sur la scène mondiale.
La Chine devrait saisir cette opportunité pour résoudre maintenant le problème du Tibet! Car dès aujourd’hui le monde surveillera de près les paroles et les gestes de Beijing.
Tibet Info
(Service commun d’information )
La Communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein
Binzstrasse 15
8045 Zürich SUISSE
Presse
Contacts :
Pasang Memmishofer
Handy:
0041(0)76 525 17 51
Régis de Battista
Handy:
0041 (0)78 742 67 52
Organisateurs:
La Communauté Tibétaine en Suisse et au Liechtenstein
L’Organisation des Femmes Tibétaines en Suisse
L’Association de la Jeunesse Tibétaine en Europe
L’Association de l’Amitié Suisse-Tibet
La Porte du Tibet et le Comité de Soutien au Peuple Tibétain
Reporters sans frontières teste l’autocensure des moteurs de recherche en Chine : Yahoo ! largement en tête
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18014
Les tests menés sur les versions chinoises des moteurs de recherche Yahoo !, Google, MSN et leur concurrent local Baidu démontrent que d’importantes disparités existent concernant leur niveau de filtrage. Alors que Yahoo.cn censure ses résultats de manière aussi stricte que baidu.cn, google.cn et la version bêta de msn.cn laissent passer plus d’informations provenant de sources non autorisées par les autorités.
Alors que Microsoft vient de déclarer qu’il ne se censurait pas, Reporters sans frontières a pu constater que la version chinoise de son moteur de recherche affiche des résultats similaires à ceux de google.cn, qui reconnaît pourtant filtrer ses contenus. Une recherche sur un mot-clef "subversif" affiche en moyenne 83% de sites pro-Pékin sur google.cn, contre 78% sur msn.cn. A titre de comparaison, ce type de requête sur un moteur non censuré, comme google.com, propose seulement 28% de sources d’informations pro-Pékin. Toutefois, Microsoft comme Google ne semblent pas filtrer leurs contenus en bloquant certains mots-clefs, mais plutôt en refusant de référencer les sites considérés illégaux par les autorités.
Reporters sans frontières est particulièrement choquée par l’ampleur de la censure sur Yahoo.cn. Tout d’abord parce que ses résultats de recherches sur des mots-clefs "subversifs" sont à 97% pro-Pékin : il censure donc encore davantage que son concurrent chinois Baidu. Surtout, l’organisation a pu démontrer que des requêtes sur certains termes, tels que 6-4 (date du massacre de la place Tiananemen), ou "indépendance Tibet", provoquaient le blocage temporaire de l’outil de recherche. Si l’on tape l’un de ces termes dans l’outil de recherche, on reçoit d’abord un message d’erreur. Si l’on revient ensuite pour effectuer une nouvelle requête, même sur un mot-clef anodin, Yahoo.cn refuse de répondre. Il faut alors attendre une heure pour réutiliser le service. Cette méthode n’est utilisée par aucun autre outil étranger ; seul Baidu a recours à la même technique.
Reporters sans frontières demande aux moteurs de recherche opérant dans des pays répressifs de refuser de censurer certains contenus dits "protégés", comme par exemple les informations concernant les droits de l’homme ou la démocratie. "Nous sommes persuadés que ces entreprises ont la possibilité d’accéder au marché chinois sans renier leurs principes éthiques. Il faut toutefois qu’elles adoptent une position ferme et claire vis-à-vis des autorités chinoises", a précisé l’organisation.
Méthodologie des tests
Reporters sans frontières a testé les moteurs de recherche en chinois en effectuant des requêtes à partir des mots-clefs « subversifs » suivants : « 6-4 » (4 juin, date du massacre de la place Tiananmen), « Falun gong », « Indépendance Tibet », « Démocratie », « Droits de l’homme » et « Liberté de la presse ». Les dix premiers résultats proposés par chaque moteur ont été analysés puis classés entre sources d’information « autorisées » et « non-autorisées ».
Exemple d’une recherche sur "Liberté de la presse" (en chinois), les dix premiers résultats :
1 Google.com : 7 sites "non-autorisés", 3 sites "autorisés" (72 millions de résultats)
2 Google.cn : 5 "non-autorisés", 3 "autorisés" (52 millions de résultats)
3 Msn.cn (Bêta) : 3 "non-autorisés", 7 "autorisés" (800 000 résultats)
4 Yahoo.cn : 1 "non-autorisé", 9 "autorisés" (240 000 résultats)
5 Baidu.cn : 3 "non-autorisés", 7 "autorisés" (450 000 résultats)
Tabassage d'un Chinois après une interview à la TV allemande: Pékin enquête AFP 15.06.06 | 12h58
La Chine a annoncé jeudi enquêter sur l'agression dont a été victime un de ses ressortissants après son passage à la télévision allemande ARD, où il avait dénoncé les conditions de son éviction à la suite de la construction du barrage des Trois Gorges. "La Chine enquête sur l'affaire et elle sera traitée selon la loi", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, lors d'un point presse régulier. "La personne qui a été blessée a été soignée par les médecins", a-t-elle ajouté. Le ministère allemand des Affaires étrangères s'était déclaré préoccupé mardi par cette affaire, demandant, par le biais de l'ambassadeur d'Allemagne à Pékin, que les autorités chinoises "s'expliquent rapidement". Fu Xiancai, habitant du village de Yangguidian dans la province du Hubei (centre), a eu la colonne vertébrale brisée lors de l'agression dont il a été victime, et restera paralysé, selon l'ARD qui dit tenir cette précision de la famille de la victime. M. Fu a été interrogé le 19 mai dernier par une équipe de l'ARD, a expliqué Jobst Plog, directeur de la télévision régionale NDR (dont dépend administrativement le bureau de l'ARD à Pékin) dans une lettre adressée lundi à l'ambassadeur de Chine à Berlin, et qu'il a rendue publique mardi. Dans cette interview réalisée à l'occasion de l'inauguration du plus grand projet hydroélectrique du monde, M. Fu s'était plaint de ce que, après avoir dû quitter son domicile, il n'avait pas reçu les compensations attendues, à l'instar de nombreuses autres personnes déplacées. 14 June Des geôles de Lhassa à Dharamsala Deux nonnes bouddhistes, persécutées par les autorités chinoises pour avoir enregistré en prison une cassette de chants tibétains, ont réussi à rejoindre le dalaï-lama en Inde.
Par Pierre PRAKASH de " Libération " mercredi 14 juin 2006
Dharamsala envoyé spécial
Allongée sur son lit dans le centre d'accueil pour les réfugiés tibétains fraîchement débarqués à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, Rinzin Choekyi est encore sous le choc. «C'est incroyable comme les gens sont libres, ici. Il y a des drapeaux tibétains et des portraits du dalaï-lama partout. Au Tibet, la moindre photo de Sa Sainteté vous vaut un séjour en prison.» «Après ce que nous avons vécu, c'est un moment de grande émotion. Je ne peux pas retenir mes larmes quand je vois une photo du dalaï-lama dans la rue», ajoute son amie Lhundrub Sangmo, elle aussi arrivée samedi de Lhassa, la capitale du Tibet, après un éprouvant périple à travers l'Himalaya.
Respectivement âgées de 37 et 39 ans, ces deux nonnes bouddhistes ont passé douze et neuf ans dans les geôles chinoises. Leur crime : avoir manifesté pacifiquement en faveur de l'indépendance du Tibet, en 1990. Arrêtées à une semaine d'intervalle, elles avaient à l'origine écopé de sept et quatre ans de prison pour «activités contre-révolutionnaires». Mais leur peine a été rallongée de cinq ans en 1993, après qu'elles eurent commis un geste qui leur vaut, depuis, une renommée internationale dans les cercles qui militent pour l'indépendance du Tibet, occupé par la Chine depuis 1950.
Geste de défiance. Rinzin Choekyi et Lhundrub Sangmo appartiennent en effet aux «nonnes chantantes», un groupe de quatorze nonnes qui avaient enregistré des chansons indépendantistes alors qu'elles étaient incarcérées dans la tristement célèbre prison de Drapchi, à Lhassa. Malgré les risques, chacune était allée jusqu'à mentionner son identité sur la cassette, dont une copie avait été sortie par un détenu, avant de parvenir jusqu'en Occident. Un geste de défiance inégalé envers les autorités chinoises, d'autant que, dans leurs textes, les nonnes clamaient ouvertement leur allégeance au dalaï-lama, considéré par Pékin comme un traître depuis qu'il a fui pour s'exiler en Inde, en 1959, après un soulèvement populaire manqué.
En septembre 1993, chacune des nonnes chantantes avait ainsi été condamnée à une peine supplémentaire pour ces «chansons réactionnaires» enregistrées «dans une attitude d'arrogance contre-révolutionnaire». La dernière d'entre elles, Phuntsog Nyidrol, n'a été libérée qu'en 2004, avant de partir en exil aux Etats-Unis, en mars. «Après cet enregistrement, nous étions surveillées en permanence, explique Rinzin Choekyi. Avant, les gardes nous sortaient régulièrement pour effectuer des travaux manuels, mais après la cassette, nous sommes restées enfermées jusqu'à notre libération.» En violation de toutes les législations, les nonnes étaient enfermées avec des prisonniers de droit commun qui servaient d'informateurs aux matons. Coupées du monde, elles n'ont appris qu'à leur sortie de prison que la cassette avait franchi les murs de Drapchi.
Leur état de santé, déplorable, témoigne des tortures qu'elles ont subies pendant leur incarcération. «Dès le premier jour, l'interrogateur m'a enfoncé une matraque électrique dans la bouche, raconte Rizin Choekyi, d'une maigreur effrayante. Au moindre écart, nous étions pendues à un arbre, déshabillées et battues sur tout le corps.» «Plus on nous tabassait, plus cela nous donnait la force de résister, ajoute Lhundrub Sangmo. Pour tenir, nous méditions et priions le dalaï-lama.» Les passages à tabac étaient d'autant plus fréquents que les nonnes étaient très déterminées. «Elles représentaient une grande source d'inspiration pour nous, les hommes, car elles n'avaient peur de rien, témoigne Dawa Tsering, un jeune homme qui était incarcéré à Drapchi en même temps qu'elles. Malgré les coups et les privations de nourriture, elles étaient toujours d'une insolence incroyable envers les gardes et les officiels chinois.»
Leur réputation les a d'ailleurs poursuivies au-delà des murs de Drapchi. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi, libérées respectivement en 1999 et en 2002, étaient en effet surveillées de près par les autorités chinoises. Menaces verbales, visites inopinées des représentants du Bureau de la sécurité publique, interdiction de sortir de leur région sans autorisation et, bien sûr, de reprendre une vie monastique. Impossibilité, aussi, de trouver en emploi, personne ne voulant prendre le risque d'embaucher un ancien détenu d'opinion. Toutes deux ont donc fini par cacher leur identité afin de pouvoir travailler, Rizin dans un temple, Lhundrub dans un restaurant. Le temps de reprendre des forces et d'épargner assez d'argent pour pouvoir payer un guide susceptible de les mener vers l'exil, en Inde. Un périple en haute montagne qu'entreprennent chaque année plus de 2 000 Tibétains, via le Népal, afin de rejoindre Dharamsala, la ville où résident le dalaï-lama et le gouvernement en exil.
Vu leur faiblesse physique, les deux nonnes ont pris le risque de se rapprocher au plus près de la frontière népalaise, afin d'écourter le plus possible le trek, qui peut prendre jusqu'à plusieurs semaines. «Finalement, nous n'avons marché que huit heures, mais j'étais tellement épuisée que j'ai fini par payer un porteur pour qu'il me prenne sur son dos», raconte Rizin Choekyi, qui souffre de problèmes de reins et de dos. «Nous étions terrifiées à l'idée de nous faire prendre par les gardes-frontière chinois car, vu notre passé, nous serions forcément retournées en prison», ajoute Lhundrub Sangmo. Il y a quelques années, l'une des nonnes chantantes, Palden Choedon, a d'ailleurs écopé d'une peine de deux ans ferme pour avoir tenté ce même voyage.
Audience. Rizin Choekyi et Lhundrub Sangmo ont, elles, eu plus de chance. Une fois passées au Népal, elles ont pu rejoindre Katmandou, avant d'être prises en charge par les services du gouvernement tibétain en exil, qui a organisé leur transfert vers l'Inde. Depuis leur arrivée, un flot incessant de parents, d'amis et d'anciens codétenus défile dans leur petite chambre pour les féliciter. Désormais, elles n'attendent qu'une chose : leur audience avec le dalaï-lama, qui devrait les recevoir en privé dès son retour à Dharamsala, la semaine prochaine.
Malgré leur santé ruinée et leur jeunesse brisée, toutes deux affirment ne rien regretter, surtout pas la fameuse cassette. «Nous savions très bien ce que nous risquions, nous n'avons aucun remords. Au contraire, l'enregistrement de ces chansons est la meilleure chose que nous ayons jamais faite.» Aujourd'hui, Rizin Choekyi et Lhundrub Sangmo ont un rêve : retrouver leurs anciennes codétenues, éparpillées entre la Belgique, les Etats-Unis et le Tibet, afin de pouvoir raviver les chansons qui ont tellement marqué leurs vies. Du moins treize, puisque l'une d'entre elles n'a pas survécu aux tortures infligées à Drapchi, qui abrite toujours la plupart des 140 prisonniers d'opinion tibétains actuellement en détention.
GENEVE : SESSION INAUGURALE DU CONSEIL DES DROITS DE L 'HOMME, LE LUNDI 19 JUIN 2006 RASSEMBLEMENT POUR LE TIBET EN PRESENCE PHUNTSOK NYDRON EX PRISONNIERE POLITIQUE TIBETAINE
http://www.tibet.fr/site/institutions.php?itemid=162
FranceTibet
L'ex Prisonnière Politique tibétaine Phuntsok Nyidron qui viens de demander le droit d'asile à la Suisse il y a quelques jours sera présente le lundi 19 juin 2006 à Genève pour un rassemblement pour le Tibet
Pour cette session inaugurale du dernier né onusien...,Tibétains et défenseurs de la cause tibétaine en Europe se réuniront une fois encore à Genève pour lancer au Gouvernement chinois et aux Etats membres un nouvel appel . Cette première rencontre représente une chance unique pour la Chine de s'acheminer vers la résolution du conflit sino -tibétain. Rejoignez les défenseurs de Droits de l'Homme au Tibet devant le PALAIS WILSON , lundi 19 JUIN 2006 Miss Phuntsog Nyidron, la jeune nonne emprisonnée à Drapchi et récemment arrivée aux Etats Unis sera présente et pour la première fois témoignera de 15 années de geôles chinoises au Tibet. Programme de l'apès midi Dès 13h30:Maison des Associations, rue des Savoises 15, 1205 Genève puis 16h30 / 17h30 Palais Wilson, côté quai, rassemblement face au Palais des Nations. Merci de venir nombreux soutenir Phunsok Nyidron et l'Association des Femmes tibétaines, dans cette action. N'oubliez pas d'apportez banderoles, drapeaux tibétains , photos du Panchen Lama et de Tenzin Delek Rinpoche, prisonniers de conscience dont Pékin se refuse toujours à donner des nouvelles ou à accorder leur libétration. Consultez aussi sur
www.tibet.fr
Chine /Tibet : chronique d'un exil ... "ordinaire".
Inauguration d'un troisième aéroport civil au Tibet Reuters 14.06.06 | 08h38
La Chine inaugurera début juillet un troisième aéroport civil au Tibet, poursuivant sa politique de développement touristique de cette région enclavée envahie en 1950 par l'armée populaire, rapportent mercredi les médias d'Etat. Cette nouvelle infrastructure devrait permettre la venue de 120.000 visiteurs supplémentaires par an au Tibet, où 1,22 million de touristes se sont rendus en 2004. L'aéroport de Nyingchi est situé à 2.949 mètres d'altitude, à 400 km de la capitale régionale, Lhassa. Sa construction a coûté 780 millions de yuans (environ 100 millions de dollars), rapporte l'agence de presse Chine nouvelle. En août, une ligne de chemin de fer, la plus élevée au monde, entrera à son tour en service sur quelque 2.000 km entre Xining, dans la province occidentale de Qinghai, et Lhassa. Cette liaison ferroviaire pourrait acheminer 400.000 visiteurs par an. Pour les activistes tibétains, le développement de ces infrastructures vise avant tout à intensifier les flux migratoires vers le Tibet afin de réduire la culture bouddhiste de l'ancienne théocratie himalayenne. L'office tibétain du tourisme escompte plus de cinq millions de visiteurs par an d'ici 2010. 13 June Rectificatif : Des membres de l'association Aide à l'Enfance Tibétaine présents au match France-Chine à SAINT ETIENNE.
Francisque PETIT délégué de la Loire de l'association Aide à l'Enfance Tibétaine signale qu'une quinzaine de membres de cette association ont participé à la distribution des tracts d'information sur la situation au TIBET, 3 ont même pu pénétrer dans le stade Geoffroy Guichard pour arborer le drapeau du TIBET.
Une "nonne chantante" persécutée au Tibet demande l'asile en Suisse
PHUNSTOK NYIDRON à son arrivé pour l' éxil au USA en mars 2006
ZURICH - L'ancienne détenue tibétaine Phuntsog Nyidron est arrivée en Suisse. L'ex-nonne, qui a passé de nombreuses années derrière les barreaux pour s'être opposée au régime chinois, a déposé une demande d'asile en Suisse.
Phuntsog Nyidron a été accueillie dans une famille tibétaine qui habite dans la région de Zurich. La santé de cette femme de 36 ans est fortement dégradée, après 15 ans passés dans les geôles chinoises où elle a été torturée, a indiqué Lobsang Gangshontsang, le président de l'Association des Tibétains en Suisse et au Liechtenstein (TGSL).
L'opposante a pu quitter le Tibet en mars dernier suite à une forte pression internationale. Elle s'est d'abord rendue aux Etats-Unis pour se faire soigner. Elle avait été arrêtée en 1989 après une manifestation, et en premier lieu condamnée à huit ans de prison pour "propagande contre-révolutionnaire".
Plus tard, elle a été condamnée en compagnie de 13 autres nonnes à une nouvelle peine de neuf ans, parce qu'elles avaient chanté en prison des chansons sur leur pays. Les nonnes avaient réussi à faire passer des enregistrements à l'extérieur.
Phuntsog Nyidron est la dernière des "nonnes chantantes" qui a été libérée en février 2004. Elle a ensuite vécu en résidence surveillée à Lhassa, mais elle n'avait plus le droit d'exercer ses droits politiques et de retourner dans un cloître.
Etant donné ce contexte politique, la communauté tibétaine de Suisse s'attend à ce que l'opposante obtienne l'asile en Suisse, a indiqué M. Gangshontsang. Quelque 3500 Tibétaines et Tibétains vivent en Suisse, dont 2000 dans le canton de Zurich.
Chine/Trois gorges - Un militant critique passé à tabac Human Rigths in China Reuters 13.06.06 | 06h26
Un militant chinois luttant depuis des années pour améliorer le sort des populations déplacées à cause de la construction du barrage des Trois gorges a été passé à tabac peu après avoir été convoqué par la police, a annoncé mardi une organisation de défense des droits de l'homme. Selon Human Rights in China, il ne s'agit que de la dernière en date d'une série d'attaques contre Fu Xiancai, qui se bat depuis les années 1990 pour que le million de personnes contraintes de déménager à cause du barrage soient mieux dédommagées. "En raison de ses activités militantes légitimes, Fu est la cible d'une effrayante campagne de harcèlement, d'agressions physiques, de menaces de mort et d'agressions verbales de la part d'individus apparemment autorisés à le faire en toute impunité", a déclaré l'organisation, basée à New York, dans un communiqué. Le barrage des Trois gorges, le plus grand ouvrage hydroélectrique jamais conçu, vise notamment à réduire les inondations causées par le Yang-Tzé, mais ce projet d'un coût total de 25 milliards de dollars fait l'objet d'une vaste polémique concernant son impact sur l'environnement et sur les populations déplacées. Fu a été passé à tabac alors qu'il rentrait chez lui, la semaine dernière, après s'être rendu au Bureau de la sécurité publique du comté de Zigui, dans la province de Hubei (Centre), où il avait été convoqué au sujet d'une interview qu'il avait accordée à un journaliste allemand. Dans cette interview, il critiquait les termes des accords passés avec les populations déplacées. Un responsable contacté par téléphone au Bureau de la sécurité publique s'est refusé à tout commentaire. La police a interdit au journaliste allemand de rendre visite à Fu à l'hôpital, souligne Human Rights in China.
09 June WASHINGTON : arrivée de la MARCHE POUR L' INDEPENDANCE DU TIBET, Partie de CHARLOTSVILLE. Source: FranceTibet
http://www.tibet.fr/site/institutions.php?itemid=161
C'est ce 11 juin 2006 vers 11h, que le groupe de 16 marcheurs ( douze Tibétains et quatre Occidentaux ) âgés de 25 à 72 ans, sera rejoint par les dirigeants du Mouvement pour l'indépendance de Formose et par une importante délégation de Tibétains et d'autres supportersde la Côte Est des Etats Unis. L'un d'entre eux, Jigme Norbu, est le fils de Taktser Rinpoche ( le plus âgé des frères du DalaÏ Lama. Selon Norbu " cette marche démontre une fois encore que les Tibétains, jeunes et vieux, ne souhaitent rien moins que de gouverner eux-mêmes leur propre pays libéré et assurer aux Tibétains de l'intérieur que leur souhait pour l'indépendance se réalisera." Tsering Yeshi du Vermont se faisait l'écho de ces sentiments en précisant " Je me suis endormi cette nuit en pensant à l'indépendance et en me demandant pourquoi nous faisions cette marche? Nous, Tibétains, devons tous nous lever et prendre une plus grande responsabilité pour s'assurer de l'indépendance du Tibet. Nous ne faisons pas partie de la Chine."
Le vice-président du Parlement européen écrit à un avocat chinois McMillan-Scott écrit à Gao Zhisheng, célèbre avocat des Droits de l’Homme vivant en Chine.
http://french.epochtimes.com/news/6-6-12/4398.html
Merci pour vos observations suite à ma visite à Pékin du 20 mai au 24 mai 2006 lorsque j’ai interviewé deux anciens prisonniers du Falun Gong, suite à quoi ils ont disparu. A cause de cela, je n’ai pas pu vous rencontrer. On me dit maintenant que je suis le premier homme politique à tenir une telle réunion : si c’est le cas, j’en encourage beaucoup d’autres à faire de même. M. Niu Jinping et son bébé sont assignés à résidence et M. Cao Dong manque toujours à l’appel, je cherche à obtenir leur libération auprès du régime. M. Steve Gigliotti, le citoyen américain qui a organisé ma rencontre, a été arrêté, interrogé et expulsé. De telles actions n’ont aucune place dans le monde d’aujourd’hui.
J’ai visité la Chine et le Tibet il y a dix ans. Je préparais alors un article pour le Comité des Affaires Etrangères du Parlement Européen. Me réjouissant du commerce florissant de la Chine avec l’Europe, mais regrettant aussi son manque total de démocratie, j’ai encouragé « non seulement les affaires comme d’habitude, mais aussi les politiques comme d’habitude ». Tandis que les échanges commerciaux sont florissants, le développement politique est resté figé et le dialogue sur les droits de l’homme de l’Union Européenne avec la Chine, commencé à l’époque, continue d’être en grande partie stérile.
Ma récente visite en tant que rapporteur pour le Parlement Européen sur l’Acte de la nouvelle démocratie et des droits de l’homme de l’Union européenne, qui court jusqu’en 2007, était dans le but d’examiner comment cela pouvait s’opérer en Chine. J’ai rencontré des diplomates de l’Union européenne, des universitaires, des ONG ainsi que des particuliers.
Mes conclusions sont que le régime chinois demeure brutal, arbitraire et paranoïaque mais que l’intelligence et l’autodiscipline innées des Chinois, dirigés par une société civile développée et l’émergence d’un Etat de droit doivent conduire à un futur démocratique.
La condition des prisonniers en Chine est de plus en plus connue mais c’est seulement au cours des derniers mois qu’un mauvais traitement particulier – celui des pratiquants de Falun Gong – a été mis en lumière, à savoir la sélection des prisonniers en anticipation de greffes d’organes et de tissus compatibles, conduisant à leur décès. Ceci est un génocide, comme défini dans l’Article 2 de la Convention sur la Prévention et la Répression du Crime de Génocide :
« Le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : meurtre de membres du groupe ; atteinte grave l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle. »
Comme vous, je suis un chrétien de par mon éducation. Mes contacts avec les pratiquants de Falun Gong lors de ma visite à Pékin, à Hong Kong et à Taiwan et plus tard (le 1er juin, j’ai visité une exposition de peinture à Helsinki décrivant le traitement des prisonniers de Falun Gong en Chine) ne laissent pas supposer un mouvement politique. C’est uniquement une pratique spirituelle de l’école de Bouddha dans laquelle chaque adhérent que j’ai rencontré semble améliorer ses capacités physiques et mentales par une série d’exercices quotidiens un peu comme le Tai-chi.
Les pratiquants que j’ai rencontrés à Pékin m’ont parlé de leur emprisonnement ainsi que de celui de leurs épouses, du traitement spécialement brutal qu’ils ont enduré, comprenant la privation de sommeil, les punitions dégradantes et humiliantes ainsi que les passages à tabac pouvant durer jusqu’à vingt heures d’affilée afin d’obtenir des dénonciations de Falun Gong. L’un d’eux a dit qu’il connaissait 30 compagnons de pratique qui avaient été battus à mort. Ils étaient au courant des prélèvements d’organes : l’un d’eux avait vu le cadavre de son ami et compagnon de pratique après que ses organes aient été prélevés.
Depuis que la répression contre le Falun Gong a été initiée par le régime du Parti communiste de la Chine (PCC) en 1999, incluant la création d’un organisme spécial de répression, le « Bureau 610 », le Falun Gong a répondu en employant la révélation effective de la persécution et des autres crimes commis par le régime. En conséquence, il affirme que plus de 10 millions de chinois ont démissionné du PCC et de ses organismes affiliés.
En tant que Conservateur britannique, j’ai assisté avec soulagement – et j’ai joué un certain rôle en l’encourageant – à la libération de l’emprise du communisme maintenant appréciée par des millions d’Européens. Je demande à tous les membres du PCC de reconnaître que les horreurs perpétrées en son nom – le Grand Bond en Avant, la Révolution Culturelle et le massacre de la Place Tiananmen – sont responsables de quelque 80 millions de morts.
Ce n’est probablement plus qu’une question de temps pour que le régime s’effondre. Les nombreuses contradictions économiques, la corruption administrative manifeste, les dissensions largement répandues dans le milieu rural, le courage toujours croissant des groupes religieux ainsi que l’habileté des jeunes gens à contourner les restrictions Internet sont tous des signes précurseurs de changement.
Les Chinois ont des amis partout où la pensée, la religion et l’association sont libres. Le régime n’a pas d’amis et, tout en le méprisant, j’espère que le changement sera aussi pacifique que le processus qui a mis fin à la domination du parti unique en Europe.
Dans le même temps, comme d’autres hommes politiques au sein du monde libre, je mets en garde les responsables des conséquences d’un génocide.
En cette commémoration des massacres de la Place Tiananmen, et d’ailleurs en 1989, je presse mes collègues au sein du Parlement Européen ainsi qu’au sein des assemblées librement élues dans le monde de surveiller systématiquement les violations que vous avez si courageusement portées à l’attention du public. Je recommande aussi vivement à toutes les ambassades de l’Union européenne en Chine de fournir un soutien – et lorsque c’est nécessaire un refuge – aux défenseurs des droits de l’homme tels que vous. Le futur sera notre juge à tous.
Interview de Fang Zheng par le quotidien la Grande Epoque : les chars du 4 juin 1989 me broyèrent les jambes.
http://french.epochtimes.com/news/6-6-8/4391.html
Fang Zheng a perdu ses deux jambes après sous un char de l'armée chinoise le 4 juin 1989. Photo : 64memo.com Il y a dix-sept ans, à l’aube du 4 juin, Fang Zheng, un étudiant en dernière année à la faculté de théorie sportive de Pékin et des milliers d’autres étudiants qui y faisaient la grève de la faim ont finalement dû quitter la Place Tiananmen sous la dispersion brutale des chars et des militaires armés. Alors qu’il marchait sur la piste cyclable proche de la bouche de métro de l’avenue Changan, un char de l’armée l’avait renversé par derrière et était passé à toute vitesse sur ses jambes, les broyant dans ses rouages et chenilles qui ne les lâchaient plus. Le corps du jeune garçon tremblait au gré du roulement des chenilles…Voici le témoignage que Fang Zheng a enfoui au plus profond de son cœur pendant 17 ans. En 1989, j’étais en quatrième année de fac de théorie sportive à Pékin, c’est-à-dire à la fin de mes études. Cette année-là, j’ai participé à la vague d’action étudiante de Tiananmen et me trouvais continuellement sur la place Tiananmen du 20 mai au 3 juin. Le 3 juin, la nuit même de la répression, il restait encore trois à quatre mille des étudiants qui protestaient pacifiquement sur la place. Il y avait des universitaires de Pékin et d’ailleurs, la plupart d’entre eux s’asseyaient autour de l’obélisque, une autre partie était autour de la statue de la Liberté au nord de l’obélisque, il y avait aussi beaucoup de tentes. Vers 2 H 00 du matin le 4 juin, le régiment de répression avait encerclé toute la place. Une partie des avant-gardes aux mitraillettes avait foncé dans le centre de la place et mitraillaient les tentes et les appareils tels que les mégaphones, les balles volaient alors au-dessus de nos têtes. A ce moment-là, les étudiants étaient tous assis de façon très pacifique, et les militaires les chargeaient et les dispersaient avec violence. Le régiment de répression a ensuite discuté avec les leaders pour que les étudiants quittent la place par le coin sud-est. Les chars de l’armée sont arrivés de toutes parts et nous repoussaient peu à peu vers le côté sud-est comme ils repousseraient des ennemis. A l’angle sud-est de la place, il y avait déjà deux chars à l’arrêt, disposés comme des portes, et notre cortège devait alors passer entre les chars pour quitter la place Tiananmen.
Une fois sorti de la place, notre cortège se dirigea vers l’ouest, passant de l’avenue Qianmen à l’avenue Xinhua Nord, traversa une ruelle orientée nord-sud et arriva à l’avenue Changan Ouest. Il était alors 4 H 00 du matin et j’étais dans le dernier tiers du cortège. Arrivé à l’avenue Changan Ouest, aux environs de Liu Bu Kou, nous avons entendu des explosions derrière nous, puis une épaisse fumée nous a enveloppé et asphyxié. C’étaient en fait les militaires qui lançaient des fumigènes. Dans la panique, un fumigène a soudain atterri juste à côté de moi, dégageant une fumée jaune verdâtre qui couvrait tout à 2 à 3 mètres alentour. On avait alors la tête qui tournait, le souffle nous manquait.
Pour sauver une camarade, un jeune homme a perdu ses jambes sous un char
A ce moment-là, il y avait à mes côtés une jeune fille d’un an ma cadette. Quand le fumigène a éclaté, elle a été terrorisée et je l’ai soutenue tout en me dirigeant vers le trottoir. Alors que je me retournais, je vis du coin de l’œil un char qui arrivait à toute vitesse derrière nous. Au moment où j’ai levé la tête, il n’était plus qu’à quelques pas de moi et son canon pointait juste en ma direction. Il m’était impossible de l’éviter. Je me suis alors empressé de plaquer la jeune fille contre une barrière et je me suis écroulé avant de pouvoir me jeter hors de la trajectoire du char. Le char m’est passé sur les jambes. J’ai senti mon pantalon se prendre dans les chenilles, suivi d’une sensation d’être pressé, étranglé. Sous la douleur, j’ai presque perdu conscience, je ne sentais que mon corps se faire traîner vers l’avant, ma tête et mon corps rebondissant sur le sol. Quand les chenilles du char ont fini de déchiqueter mes jambes et mon pantalon, je suis tombé, roulant sur le côté contre la barrière.
On m’emmena aux urgences de l’hôpital Ji Shui Tan de Pékin. Mes deux jambes ont dû être amputées, la droite au-dessus de la cuisse, la gauche au niveau du genou…
J’ai perdu mes jambes pour elle, mais elle ne peut témoigner pour moi
De retour à l’école, ce n’était que perquisitions et contrôles. J’étais entré au Parti communiste dans ma deuxième année, j’étais donc un membre étudiant. A ce moment là, je me suis retiré du Parti. L’administration voulait que j’écrive un justificatif, alors j’ai écrit ce qui s’était réellement produit, mais je n’ai pas pu passer la censure de l’école. Le principal m’avait alors dit : « N’écris pas que c’était un char, mais que c’était un camion militaire ou un blindé. Je ne savais pas quelles étaient leurs préoccupations. Je n’étais pas d’accord, la vérité est la vérité, je n’avais pas à la modifier. »
La jeune fille que je protégeais n’avait pas été blessée. De retour à l’école, les dirigeants ne reconnaissaient pas ma version et me demandaient si je n’avais pas eu des comportements violents qui auraient pu provoquer le char à m’écraser. Je leur ai dit que mon récit était véridique et qu’ils pouvaient mener une enquête. Ils se sont alors adressés à la jeune fille pour qu’elle témoigne. Pour des raisons inconnues, quand je l’ai retrouvée à mon retour à l’école, elle disait qu’elle ne se souvenait pas de ce qui s’était passé, qu’elle s’était évanouie. Elle ne témoigna pas et ne reconnu pas avoir été avec moi ce soir-là. Je pouvais alors sentir son impuissance et sa volonté de fuir.
A la fin de l’année, l’école a refusé de me donner mon diplôme.
Censure lors de la participation au handisport
En 1992, j’ai participé aux Jeux nationaux d’Handisport. J’ai décroché deux médailles d’or aux lancer de disque et de javelot sur fauteuil. Je suis devenu champion de Chine et détenteur du record national.
En septembre 94, Pékin allait organiser les Jeux inter-Pacifique. Je m’étais inscrit et avais passé les éliminatoires de 93 et 94 qui avaient eu lieu à Guangzhou et Hunan. En mai 94, je partis de Hainan pour participer aux entraînements intensifs à Pékin. Tout se passait bien au début, mais en juillet, le secrétaire de la ligue des handicapés et Chang Jiayong, Vice-ministre du Sport à l’époque et actuellement directeur du Centre chinois d’Handisport, sont venus me parler. Ils ont dit que des organismes concernés pensaient que les circonstances de mon handicap avaient pour origine les événements du 4 juin, alors il se pourrait qu’on ne me laisse pas participer à cette activité, mais que bien sûr, au nom de la Ligue des Handicapés, ils essaieraient de m’obtenir le droit de participation. Ils ne m’ont pas dit de quels organismes il s’agissait, mais en tant que représentants de la Ligue des Handicapés, ils se devaient de m’imposer trois règles : 1) ne pas parler des événements du 4 juin au cours de l’entraînement intensif (car ceux qui participaient à l’entraînement venaient des 4 coins du pays), y compris les activités auxquelles j’avais participé le 4 juin à Pékin et la cause de mon amputation. 2) ne pas entrer en contact, au cours de mon séjour à Pékin, avec des gens ayant un rapport avec les événements du 4 juin ou des gens à tendance démocrate, les éviter ; 3) si j’étais sacré champion, il serait possible que des journalistes m’interrogent, je ne devais pas parler de la cause de mon handicap, je devais plutôt la cacher ou contourner la question.
D’après moi, le sport est une activité pure et noble, et ne devrait pas être perturbée par de telles connotations politiques. Il promouvait justement l’esprit olympique de justice et d’égalité. Je leur ai dit que le but pour lequel j’avais participé à ces jeux était candide, que j’étais étudiant en théorie sportive, que j’étais handicapé et que je représentais mon pays lors de cette compétition. Je n’avais pensé à rien d’autre et n’avais pas d’autre but. Je leur assurais que je pouvais accepter toutes leurs conditions et que je ne m’associerais pas aux événements de la place Tiananmen. Ils avaient alors dit que c’était bon, on me laisserait participer.
J’avais cru qu’en acceptant leurs conditions, j’avais fait assez de compromis et qu’il n’y aurait plus de problème. Mais une semaine ne s’était pas encore écoulée qu’ils m’ont soudain sommé de quitter le site d’entraînement sur le champ. J’en demandais la raison, ils m’ont dit : « Il faut que tu parte, rentre à Hainan. Le secrétaire de la Ligue de Hainan est déjà venu te chercher, on t’a pris des billets d’avion, tu pars demain matin à 10 heures. » J’étais alors très furieux et frustré, je les assaillis de questions, ils m’ont répondu qu’il y avait eu un changement dans l’arrangement des épreuves et que mon épreuve avait été annulée, et par suite, mon droit de participation aussi, que la décision avait été prise après de nombreuses délibérations des supérieurs.
Je leur ai demandé de repousser le départ d’un jour car je devais aller voir mes proches qui étaient en voyage à Pékin. Le troisième jour, la Ligue des Handicapés m’a fait raccompagner à Hainan.
Tout cela me mit très en colère. Je trouvais qu’ils avaient gravement enfreint l’esprit olympique. Depuis lors, je n’ai plus jamais eu l’occasion de participer aux manifestations d’Handisport, la Ligue locale ne faisait plus appel à moi, j’ai alors perdu toute chance de m’épanouir dans ce domaine. On m’avait barré cette route.
Les surveillances, le harcèlement, les perquisitions et les convocations se sont tous produits à un moment ou à un autre
Toutes ces années où j’ai quitté Pékin pour Hainan ont été tortueuses et pleines de souffrances. Ceci inclut les surveillances, perturbations, perquisitions et convocations de la police qui arrive de temps à autre, dès qu’on approche d’une date sensible. Ils venaient me voir chez moi ou alors coupaient ma ligne téléphonique. En mai 95, ma sœur cadette et des amis qui venaient de Pékin et Xi’an ont tous été placés en garde à vue. Ce genre de perturbation n’a jamais cessé.
En février 1999, après le Nouvel an chinois, un ami pékinois m’avait demandé d’aller évoluer à Pékin. J’y avais consenti et me préparais à m’y rendre. Je m’étais débarrassé de mes affaires à Hainan et j’avais rendu mon appartement. Ma carte d’identité avait été faite pendant mes années d’université, elle avait expiré en 96. En 97, la police de Haikou l’avait confisquée sous prétexte de son expiration. Mon état civil a été sorti de Pékin mais aucune ville n’a accepté de le récupérer : je voulais aller à Hainan, mais Hainan ne voulait pas ; j’ai pensé à Hefei mais Hefei m’avait aussi refusé. Je n’avais alors sur moi qu’un extrait d’état civil. Sans état civil et sans carte d’identité, je ne pouvais pas acheter de billet d’avion, alors je décidais d’aller à Pékin en bateau puis en train. A la gare de Wuhan, au moment où j’achetais des billets pour la correspondance, la police locale m’a arrêté et le commissariat de Wuhan m’a gardé à vue pendant une semaine. Quand les membres de la police de Haikou sont venus, je les ai tous reconnus comme mes surveillants.
Ils m’ont alors demandé : « Comment avez-vous pu partir sans rien dire ? », ce qui signifie que d’après eux, je ne devais pas quitter Haikou comme bon me semblait. Plus tard, la police de Haikou m’a fait transférer à Hainan. Je suis alors revenu à Nanhai sans un sou, et j’avais contracté une grosse maladie. Je logeais chez un ami, j’y ai rencontré une jeune fille que j’ai depuis épousé en 2000.
L’année 99 marquait le dixième anniversaire des événements du 4 juin. Les deux congrès se tenaient à Pékin et ils avaient très peur. De ce fait, je n’ai pas pu quitter Hainan en 99.
En 2000, j’ai fait une demande d’autorisation de mariage à la police, et j’espérais qu’ils régulariseraient mon état civil. Malgré le fait d’être citoyen, sans état civil, je n’étais qu’un homme au noir. Sans état civil, pas de carte d’identité, donc pas de liberté, je ne pouvais aller nulle part. En mai, mon père m’écrivait que mes papiers avaient été transmis chez mes parents, que le commissariat local m’avait refait une carte d’identité, alors j’ai pris un avion en août pour rentrer à Hefei où je suis encore maintenant. En mai 2001, ma fille était née. De retour auprès de mes parents, la vie me paraissait plus stable.
Mais il y a toujours des problèmes. Le commissariat local me considère comme une personne sous contrôle et me demande de venir au rapport une fois par mois. Ils viennent chez moi, ont pris mes cheveux, mes empreintes et mon sang pour servir de base de données ADN. Ils viennent une fois tous les trois mois pour voir si je suis toujours chez moi, ce que je fais, qui je fréquente et si je suis sorti.
J’ai décidé de poursuivre le Parti communiste chinois en justice et de demander une indemnité à l’état.
Mao, icône ébranlée mais toujours en place
Une nouvelle biographie élève le Grand Timonier au rang de champion des atrocités, pire que Hitler et Staline.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=388828#
Par Philippe GRANGEREAU Liberation vendredi 09 juin 2006
Pékin de notre correspondant
L'icône mythique du fondateur de la Chine nouvelle avait déjà pris un sale coup avec la publication des mémoires du médecin de Mao, Li Zhisui (1994), de la Famine secrète de Mao (1998) et de plusieurs autres ouvrages d'historiens chinois tels Gao Hua, sortis ces dernières années à Hongkong. Mais Mao. L'histoire inconnue, sorti en France le 8 juin, donne le coup de grâce au mythe du «sauveur de la Chine» en le dépeignant sous les traits d'un monstre. Mao n'était ni un grand philosophe, ni un sage, ni un visionnaire, ni un héros des opprimés, ni même un marxiste, mais un tyran méprisant les paysans, un manipulateur sadique en quête de pouvoir absolu.
Réquisitoire. Les auteurs de cette extraordinaire biographie de quelque 800 pages ne parlent pas à la légère. L'écrivaine Jung Chang et son mari, l'historien britannique Jon Halliday, ont effectué dix-huit ans de recherches. Plus de 360 personnes dans 38 pays ont été interviewées : la fille de Mao, ses infirmières, ses photographes, et même une personne qui lavait ses sous-vêtements. A l'étranger, de nombreuses personnalités ont été sollicitées, dont les ex-présidents américains Ford et Bush. Les écrivains ont consulté de nombreuses archives tant à Moscou qu'à Pékin, Tirana, Sofia ou Londres, visité une vingtaine de «villas secrètes» de Mao et retracé des étapes de la Longue Marche. Leur conclusion : le dictateur était «plus extrême que Hitler ou Staline», car il ambitionnait de bâtir une Chine «habitée par un troupeau dépourvu de sentiments, obéissant à ses ordres de manière automatique».
Mao est en quelque sorte consacré leader mondial en atrocités : l'homme à la verrue, dont le portrait trône encore sur la porte Tiananmen à Pékin, est «responsable de la mort, en temps de paix, de plus de 70 millions de personnes, soit davantage qu'aucun autre dirigeant du XXe siècle», écrivent les auteurs dans leur épais réquisitoire, étayé à chaque chapitre par de nombreuses révélations.
L'une des plus étonnantes : Mao a effectué la Longue Marche non à pied mais en chaise à porteurs ; et la plus grande bataille de cet épisode fondateur du PC chinois n'a pas vraiment eu lieu (lire ci-dessous). A l'époque du soviet du Jiangxi (1927-1930), assurent les auteurs, Mao Zedong avait accumulé une importante fortune personnelle. Il a lancé une purge sanglante dans les rangs communistes qui a servi de modèle pour les suivantes. Durant cette période, Mao aurait aisément pu sauver sa seconde épouse, Yang Kaihui, mais n'a pas levé le petit doigt. Les auteurs ont retrouvé plusieurs lettres inédites de l'infortunée, arrêtée et fusillée en 1930.
Promotion. En 1939, Mao collaborait avec les services secrets du Japon, qui occupaient alors la Chine. Dans sa «base rouge» de Yanan, à la fin des années 30 et au début des années 40, Mao fait empoisonner son rival, Wang Ming. A plusieurs reprises, il n'hésite pas à sacrifier délibérément ses propres soldats pour accroître ses chances de promotion ou éliminer un concurrent. Les auteurs ont pu établir que l'Internationale communiste (Komintern), qui procurait conseillers, armes et argent aux communistes chinois, a imposé Mao à la tête du PC chinois en raison de son manque total de scrupules. C'est aussi sur ordre de Staline que Mao s'est vu, en premier lieu, enjoindre de prêter davantage d'attention à la paysannerie. Mao écoutait, car, depuis l'âge de 27 ans, il était salarié des agents soviétiques.
Une fois au pouvoir, en 1949, Mao surpasse ses maîtres. Il provoque une grande famine («35 millions de morts», entre 1959 et 1962) en exportant la production agricole chinoise vers l'URSS afin de payer pour l'industrialisation de la Chine et la bombe atomique, que lui livre Moscou. Au cours de la sanglante Révolution culturelle (1966-76) qu'il déclenche, il prend plaisir à faire torturer à mort le président Liu Shaoqi, son rival, dont il fait photographier l'agonie.
«Mort lente». Page après page, Mao se fraie un chemin semé de cadavres, un destin de Gengis Khan du stalinisme. Quand Jung Chang, une ex-garde rouge, écrit que Mao avait un «penchant pour la mort lente», son livre sent malgré tout le règlement de comptes et la surenchère morbide. Beaucoup de traits sombres de Mao sont étayés par des faits réellement nouveaux, mais présentés sur le ton de la vindicte. Le portrait de Mao ainsi dressé peut paraître caricatural. Nombre de pages s'appuient par ailleurs sur des témoignages anonymes ou circonstanciels ; le lecteur ne peut vraiment les prendre au sérieux qu'à partir du moment où il est convaincu de la bonne foi des auteurs. Or ceux-ci s'érigent en narrateurs omniscients capables de deviner, même sans le moindre indice, ce que Mao pensait à telle ou telle occasion.
Les souffrances endurées par Jung Chang et sa famille pendant la Révolution culturelle contées dans son best-seller les Cygnes sauvages, 1991 lui confèrent un statut de victime difficile à concilier avec l'impartialité qu'on est en droit d'attendre d'un ouvrage se prétendant historique. Mais ne fallait-il pas être passionné pour consacrer tant d'efforts à ébranler un mythe aussi tenace ?
Chine : des exportations d’armes extrêmement discrètes qui alimentent conflits et répression Amnesty International 11/06/06
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8644
La Chine apparaît de plus en plus comme l’un des principaux pays exportateurs d’armes, l’un des plus discrets et des plus irresponsables, selon un rapport rendu public ce dimanche 11 juin par Amnesty International.
Le rapport montre comment des armes chinoises ont contribué à entretenir certains conflits brutaux, une violence criminelle et d’autres violations graves des droits humains dans certains pays comme le Soudan, le Népal, le Myanmar et l’Afrique du Sud par exemple. Le rapport révèle également une possible implication de firmes occidentales dans la fabrication de certaines de ces armes.
« En ce qui concerne l’attribution de licences d’exportation d’armes, la Chine qualifie son approche de "prudente et responsable", pourtant rien ne saurait être plus éloigné de la réalité, a déclaré Helen Hughes, chargée de recherche auprès d’Amnesty International en matière de contrôle des armes. La Chine est la seule grande puissance à exporter des armes sans avoir signé aucun des accords multilatéraux dont les critères visent à empêcher l’exportation d’armes susceptibles de contribuer à de graves violations des droits humains. »
Les exportations d’armes de la Chine, estimées à plus d’un milliard de dollars américains par an, consistent souvent en des échanges d’armements contre des matières premières destinées à alimenter la croissance économique rapide du pays. Mais ce commerce ne se fait pas au grand jour ; Beijing ne publie aucune information sur ses transferts d’armements à l’étranger et n’a soumis aucune donnée au Registre des armes classiques des Nations unies au cours des huit dernières années.
Le rapport d’Amnesty International, China : Sustaining conflict and human rights abuses, donne plusieurs exemples d’exportations irresponsables d’armement chinois.
Les principales conclusions du rapport indiquent notamment que :
- Plus de 200 camions militaires chinois - habituellement équipés de moteurs diesel US Cummins - ont été envoyés au Soudan en août 2005, en dépit d’un embargo américain sur les ventes d’armes à destination de ces deux pays ; des véhicules de ce type ont été impliqués dans des actes d’homicides et l’enlèvement de civils au Darfour ;
- La Chine a envoyé de façon régulière au Myanmar des équipements militaires ; elle a notamment fourni plus de 400 camions militaires en août 2005 à l’armée, malgré l’implication de celle-ci dans des actes de torture, des homicides et l’expulsion forcée de centaines de milliers de civils ;
- La Chine a exporté des armes au Népal en 2005 et début 2006, remportant notamment un contrat de fourniture de près de 25000 fusils de fabrication chinoise et 18000 grenades aux forces de sécurité népalaises, alors impliquées dans la répression brutale de milliers de manifestants civils ;
- Un commerce illicite de plus en plus important de pistolets Norinco de fabrication chinoise s’est développé en Australie, en Malaisie, en Thaïlande et en Afrique du Sud en particulier, où ces armes sont fréquemment utilisées pour commettre des vols qualifiés, des viols et autres actes de délinquance.
« Il est grand temps que la Chine, exportateur d’armes important et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, se soumette à ses obligations au regard du droit international, a déclaré Helen Hughes. Les autorités chinoises doivent instaurer des lois et des règlements interdisant tout transfert d’armes pouvant servir à perpétrer de graves atteintes aux droits humains ou bafouer le droit international humanitaire. »
Amnesty International demande également à la Chine de présenter un rapport annuel et public de toutes les licences d’exportation d’armes accordées, ainsi que les livraisons, et d’apporter son soutien à un Traité international sur les armes ferme, exhaustif et juridiquement contraignant.
Tant que la Chine continue d’autoriser les livraisons d’armes aux auteurs de violations flagrantes des droits humains, la communauté internationale se doit de renforcer sa réglementation sur les co-entreprises faisant appel aux technologies militaires et à double usage en Chine. Il faut aussi qu’elle veille à l’application des embargos sur les armes en direction de la Chine, tels que ceux imposés par l’Union européenne et les États-Unis.
Le rapport China : Sustaining conflict and human rights abuses (index AI : ASA 17/030/2006) est disponible sur le site d’Amnesty International, à l’adresse suivante : http://www.amnesty.org
Le Tibet chez les verts
Par Jaques Tyrol de Lyon Capitale mardi 6 juin 2006
Drapeaux, banderoles, tracts . les associations lyonnaises pour la défense de la liberté au Tibet et en Chine ont tout prévu.Le 7 mai, elle seront à Saint Etienne pour sensibliliser le public venu supporter les bleus face à la Chine .
L'association Lions des Neiges en référence au drapeau tibétain qui représente deux Lions symboles protecteurs du Tibet sera présente sur le pont .
Patrick Bonnassieux chef de file tient à préciser :
" Nous n'avons rien contre une rencontre sportive entre la France et la Chine . Mais nous tenons à atirer l'attention d'un public sportif sur les Jeux Olympiques de 2008à Pékin . Les J.O défendent soit disant l'éthique et les droits de l' homme alors que la Chine ne respecte pas la carte des J.O qui stipule l'amitié entre les peuples . Quand on voit la la nature de ses relations avec le Tibet ,on en est loin "
Pour la centaine de lyonnais membres de Lions des Neiges le match France-Chine représente un autre enjeu.
Patrick Bonnassieux nous a expliqué que son association entendait toucher le peuple chinois: " ce match va etre tres médiatisé en Chine. Si nous parvenons à nous montrer , les chinois verront qu' en France il y a un réel soutien pour le Tibet "
Lions des neiges sera épaulé par les quelques lyonnais membres du Falungong . Un movement qualifié de secte par le P.C chinois et victime de persécutions dans l' Empire du Milieu.
Stéphane Meyer membre de Falungong nous à déclaré :
"Chacun doit prendre ses responsablilités . Nous ne sommes pas opposés à ce match . mais il serait tout à l'honneur du gouvernement français de prendre clairement position contre les atteintesa aux droits de l'homme et les massacres qui ont lieux en Chine . C' est du monisle message que nous éssayons de faire passer "
Le match est loin d'etre gagner car il sera difficile à Lions des Neiges et à Falungong de pénetrer dans l'enceinte des Verts avec des banderoles aux méssages politisés .
Finalement l'idéal consisterait peu etre à organiser un match entre l'équipe de Frnce et celle du Tibet .
Patrick Bonnassieux n'ose pas trop y croire : " En 2004 l'Ambassade de France en Inde à refusé d'accorder des visas au membres de l'équipe nationale du Tibet pour venir disputer un match en France Tout ça parce qu' il sagit d'une équipe non reconnue par la FIFA " 08 June
France-Chine fait le plein
http://www.eurosport.fr/football/tp_sto901753.shtml Le match de préparation au Mondial-2006 opposant jeudi soir la France à la Chine au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne a été suivi sur TF1 par 11.212.000 téléspectateurs, soit une part d'audience de 46.7%, annonce TF1 citant les chiffres de Médiamétrie. Un Pic d'audience a été enregistré à 22h50 avec 13.286.220 téléspectateurs (67,1 % de part d'audience). C'est la meilleure audience concernant un match amical depuis le match France-Espagne (1-0) du 28 janvier 1998, jour de l'inauguration du Stade de France (11.362.120 de téléspectateurs). Commentaire TIBET CHINE ACTUALITE Et Surtout parmis ces 11 millions de téléspecteurs plusieurs millions d'entre eux on reconnu le drapeau tibétain !!!!!
Merci à tous ceux qui ont participer a ces actions pour la liberté au Tibet et en Chine de la part de Lions des Neiges
Patrick Bonnassieux
Match de Football FRANCE-CHINE :
Des drapeaux tibétains déployés dans les tribunes et filmés en direct à la télévision et sous les yeux du président Jaques Chirac .
Saint Etienne le Mercredi 7 juin 2006
Source: Patrick Bonnassieux
TIBET CHINE ACTUALITE
LIONS DES NEIGES
Suite à l'appel de l'association protibétaine Lions des Neiges , des défenseurs des droits humains au Tibet et en Chine ont menés des actions lors d'un match de football FRANCE-CHINE le mercredi 7 juin 2006 dans la soirée à Saint Etienne.
Le Président de la République Jaques Chirac assistait à cette rencontre .
Le Match était retransmis en direct sur une chaine nationale . Des millions de téléspectateurs étaient devant leur écran .
Tout à commencé devant une cafétaria toute proche du stade Géofroy Guichard par une distribution de miliers de tracts au spectateurs .
Des drapeaux tibétains ont été déployés à l'exterieur mais aussi à l' interieur du stade et ont été filmés en direct par les caméras de la chaine TV TF1 qui avait les droits de retransmissions .
Manifestations en marge de France-Chine à Saint-Étienne Le Progres Jeudi 8 juin 2006 http://www.leprogres.fr/infosdujour/loire/689787.html Trois associations ont exprimé leurs revendications aux abords du stade Geoffroy-Guichard, hier soir : l'une contre la prostitution, l'autre contre la répression au Tibet, la dernière contre la répression en Chine. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le match France-Chine qui s'est déroulé hier soir était un événement médiatisé. Et l'occasion était belle pour certains de faire entendre leur voix. Trois associations ont ainsi distribué des tracts ou fait signé des pétitions aux abords du stade Geoffroy-Guichard. La première manifestait contre la prostitution. Regroupant des membres du planning familial, de Solidarité femmes, de Numidya, des Voisines ou de simples citoyens, elle voulait faire prendre conscience au public de la mise en place de «grands magasins» de prostitution à proximité des stades en Allemagne. «C'est une insulte faite aux femmes, mais aussi aux hommes, déclare une militante. Acheter du sexe n'est pas un sport». L'association «Lions des neiges» s'intéresse à ce qui se passe au Tibet, envahi par la Chine en 1950. «Nous demandons plus de liberté au Tibet, mais aussi en Chine, explique Patrick Bonnassieux, responsable de la communication. Et nous dénonçons le fait que les JO 2008 se déroulent à Pékin : la charte olympique prône les droits de l'homme et l'amitié entre les peuples, on ne peut pas dire que la Chine remplisse ces critères». Enfin les adeptes du falun dafa, une méthode d'exercices traditionnels chinoise, ont dénoncé la persécution en Chine. Persécution contre la liberté d'expression mais aussi contre la liberté de croyance. «Il existe des camps d'extermination, affirme un militant, où des organes sont prélevés pour être revendus». Tous les manifestants se sont dispersés à la fin du match sans incident. J.-H. A.
Google.com bloqué, l’étau se resserre autour des internautes
La version internationale du moteur de recherche Google.com est actuellement bloquée dans la plupart des provinces du pays tandis que sa version chinoise censurée, Google.cn, reste accessible. Parallèlement, les internautes ayant recours à des logiciels conçus aux Etats-Unis pour contourner la censure ont récemment rencontré de graves difficultés lors de leur utilisation.
Reporters sans frontières condamne ces mesures de filtrages qui ont atteint une ampleur sans précédent et regrette que le 17e anniversaire du massacre de Tiananmen, le 4 juin dernier, ait été l’occasion pour les autorités de resserrer l’étau autour des internautes chinois. "Il était prévisible que Google.com serait peu à peu mis à l’écart au profit de sa version censurée au moment où celle-ci a été lancée en janvier 2006. Google vient définitivement de rejoindre le club des entreprises occidentales qui se plient à la censure du Net en Chine. Il est déplorable que les utilisateurs chinois soient obligés de mener une véritable guerre technologique contre la censure afin d’accéder aux contenus interdits par les autorités", a déclaré l’organisation.
Depuis une semaine, les internautes de plusieurs grandes villes chinoises rencontrent des difficultés pour se connecter à la version internationale non censurée de Google. Le 31 mai, le site était totalement inaccessible dans l’ensemble du pays. Ce blocage s’est ensuite progressivement étendu à l’outil d’actualité Google News, puis aux boîtes de courrier électroniques Google Mail. Les internautes chinois en sont donc réduits à utiliser les versions chinoises et censurées de ces services.
D’autre part, les logiciels utilisés par les internautes afin de contourner la censure sont quasiment neutralisés par les autorités depuis le 24 mai. Dynapass, Ultrasurf, Freegate et Garden Networks sont utilisés par environ 100 000 internautes pour accéder aux informations bloquées par le pare-feu qui isole l’Internet chinois du reste du Réseau mondial. Selon Bill Xia, dissident exilé aux Etats-Unis et concepteur de Dynapass, le blocage de ces logiciels n’avait jamais atteint une telle ampleur auparavant et il ne fait aucun doute que les autorités ont déployé des ressources technologiques et informatiques considérables pour y parvenir.
Toutefois, des ingénieurs en informatique basés à l’étranger ont pu mettre à jour ces différents logiciels grâce aux informations transmises par des internautes situés à l’intérieur du pays. Une nouvelle version de Dynapass circule donc depuis quelques jours, mais son efficacité reste extrêmement limitée.
INTERWIEW AUDIO PAR RADIO FRANCE INTERNATIONAL
La Plainte en Espagne contre Jiang Zemin & Li Peng pour Génocide au Tibet
Philippe Horellou Vice-président de l'association France-Tibet
http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/078/article_44222.asp
Wanted
Jiang Zemin
Wanted

Li Peng
Alias
" Le Boucher de Tiananmen "
«Cette plainte pour génocide au Tibet couvre les années 1980 à 1990. La plainte vise notamment l'ancien président chinois Jiang Zemin et l'ancien Premier ministre chinois Li Peng. »
«Invention», «calomnie», Pékin réagit vivement à l'instruction d'une plainte pour génocide au Tibet. Une plainte déposée auprès de la justice espagnole il y a un an et dont la phase d'instruction a commencé lundi, à Madrid. Philippe Horéllou explique, qui est à l'origine de cette plainte et quelles sont les personnes visées.
Agenda
GRENOBLE / MEYLAN : " REGARDS SUR L' HIMALAYA " Jeudi 8 juin MEYLAN Soirée de présentation des actions et projets Salle Audiovisuelle Rue des Aiguinards Accueil à partir de 20h00; au programme : 20h30 : film de présentation des T.C.V. (Tibetan Children’s Villages). 20h45 : présentation de l’association, actions et projets ; échanges avec le public. 21h15 : pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée : Ladakh, images du petit Tibet, diaporama et vidéo, souvenirs du voyage de juin 2004 : paysages, habitats, culture, galerie de portraits,festival au monastère tibétain de Hémis - 1h15 env. Entrée libre Pour nous rejoindre : près de l'école primaire Mi-Plaine à proximité de l'angle de la rue du Champs Rochas. Communiqué par l'Association partenaire de France-Tibet : " Regards sur l'Himalaya " contact@himalaya.asso.fr
_________________________
GUERET / ST SULPICE LE GUERETOIS ( 23 ) " RESISTANCE TIBETAINE, RESISTANCE CREUSOISE " EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE du mardi 6 juin au dimanche 10 juin : TIBET : Tradition et occupation chinoise photographies: Olivier Viviani, Marcelle Roux de FRANCE-TIBET et Micromégas Mairie de St Sulpice Le Guérétois Vendredi 9 juin, 20h30 : projection du film : " Les guerriers de l’esprit " de Pierre Anglade, et débat avec notre invité Tenzin Kunchap auteur de l'ouvrage "Le moine rebelle" et Marcelle Roux, présidente de France-Tibet .
Guéret : au Lycée Pierre Bourdan* : Exposition : " RESISTANCE EN CREUSE " Photos M. Jacques LADANT
Dimanche 11 juin, journée creusoise,commémorant le crash de la forteresse volante et en l'honneur de Bob Belgam, son pilote. A 10h30 : Inauguration à La Cellette d'une plaque commémorant cet évènement de juin 1944. A 16h30 : cérémonie de clôture à La Combauvert. Durant ces commémorations de la Résistance française à l' occupant nazi, cette semaine "RESISTANCES" ,comme dans le Vercors, les 7 et 8 mai passés, associe les souvenirs de notre histoire récente et les témoignages de l'oppression chinoise qui perdure au Tibet depuis 1959. ganisé et communiqué par : FRANCE-TIBET et Association FRANCE-TIBET -CREUSE 2, Les Rivauds 23 150 MAISONNISSES
* Pierre Bourdan :figure de la résistance en Creuse, avec Pierre Dac : "les voix de Londres "
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Réunion Mensuelle de l'association
LIONS DES NEIGES
VENDREDI 9 JUIN 2006 à 20h00
Au secrétariat de l'association
10 rue Louis Aulagne
69600 Oullins
tel 04 72 66 92 52
Réunion ouverte à tous
Au programme
compte rendu des actions
pour le Tibet lors du match
FRANCE-CHINE
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AURIOL ( Bouche Du Rhone )

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RASSEMBLEMENT
Lyon
Place des terreaux
( devant l'hotel de ville )
SAMEDI 10 JUIN 2006 14H00

Tenzin Delek Rimpoché avait été condamné à mort.
Grace à la pression internationale et au pétitions en sa faveur
sa peine à été commuée en détention à perpetuité.
soyons mobilisés pour éxiger sa libération
Pour la libération
de Tenzin Delek Rimpoché
et de tous
les prisonniers politiques tibétains
organisé par les associations:
LIONS DES NEIGES
et
ETUDIANTS POUR UN TIBET LIBRE
RENSEIGNEMENTS
Lions des neiges
lionsdesneiges@aol.com
patrickbonnassieux@hotmail.com
10 RUE LOUIS AULAGNE
69600 OULLINS
TEL 04 72 66 92 52 OU 06 29 35 42 27
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Marche pour le TIBET
dimanche 11 juin 2006
à TENCE (haute Loire)
Accueil à partir de 9h à l’office du tourisme autour d’un buffet
Organisée par Aide à l’enfance tibétaine au profit des réfugiés tibétains en INDE
Participation 6€
Renseignements pratiques Animations Marche de 13 km Stand de vente d’artisanat tibétain Départ 10h de l’office du tourisme Présentation de la situation au TIBET Repas tiré du sac pris en cours de route Projection du film “TIBET en marche” Retour à Tence vers 16h (R. CHARRET) vers 16h30, à l’issue de la marche
Renseignements
F. PETIT 04.77.39.04.60 Roger Charret 04 77 21 05 09
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Feyzin (69) Place Claudius Béry
Journée humanitaire et festive
" Le monde est mon village "
Dimanche 11 juin 2006 de 10h à 19h
stand TIBET de l'association
" Lions Des Neiges "
Au programme pour cette journée :
expo,debats,rencontres,Artisanat Concerts Cuisines...
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FONTAINEBLEAU : RANDONNEE PEDESTRE ROKPA dimanche 25 juin Comment participer ??? Vous prenez le train à Gare de Lyon, destination Gare de Fontainebleau-Avon et eux possibilitésvous sont offertes :
1 : Pour les matinaux : vous prenez le train de 9h07 qui arrive à 9h47 et là, Frédéric vous attend pour vous faire visiter le petit musée de l'école de Barbizon.
en attendant les lève-tard qui prendront la deuxième possibilité de train :
2 : Pour les lève-tard : Gare de Lyon 10h41 , arrivée Gare de Fontainebleau-Avon à 11h26 où les matinaux (qui auront déjà visité le musé) rejoindront les moins matinaux !.
A 11h26 : Départ pour la randonnée des "Pieds pourris" avec pour guides Frédéric et Christine.
N'oubliez pas le pique-nique.
Outre l'ambiance sympathique et la qualité de la randonnée, vous permettez à des enfants tibetains d'aller à l'école par le programme Rokpa de Machen.
Communiqué par l'Association ROKPA, Françoise Prudhomme; e-mail : Francoise.Prudhomme@snv.jussieu.fr site web : http://seve.snv.jussieu.fr
06 June RASSEMBLEMENT DES SUPPORTERS DE LA LIBERTE AU TIBET EN CHINE A L'OCCASION DU MATCH DE FOOTBALL FRANCE-CHINE A SAINT ETIENNE STADE GEOFROY GUICHARD
DEMAIN MERCREDI 7 JUIN 2006
Les JO en Chine dans deux ans ; les Droits de l'Homme toujours pas respectés au Tibet (ni en Chine d'ailleurs) malgré les déclarations de la Chine affirmant qu'elle fait des "efforts" dans ce domaine ; le Tibet toujours sous la ferule Chinoise...
Un match de foot France-Chine à Saint Etienne....... Faisons parler du Tibet !
Jaques Chirac sera présent dans les tribunes
Pour ceux qui ne verront pas le match de foot, mais qui ont envie de participer au rassemblement devant le stade de Saint Etienne, le mercredi 7 juin, un RDV est donné par l'association Lions des Neiges à 18h45, à la cafétéria Casino, prés du stade,
Le match se jouera à guichet fermés
PLAN D'ACCES A LA CAFETARIA
N'oubliez pas vos banderolles et vos drapeaux.
Il s'agit bien entendu d'un rassemblement pacifiste. Il ne s'agit surtout pas d'agresser les joueurs chinois, mais de dire aux élus et à la presse présente que "quelque chose ne tourne pas rond" !
Pour plus de renseignements appelez Patrick Bonnassieux au 06 29 35 42 27
A lire cette semaine jusqu'au 12 juin 2006
sur l' hebdomaire LYON CAPITALE l'article
" Match FRANCE-CHINE les supporters du Dalai Lama s'invitent dans les tribunes"
La une
Des drapeaux Tibétains dans les tribunes lors du match SUISSE-CHINE .
ci-dessous un lien une courte video de l'action de l'Association de la Jeunesse tibetaine en Europe (VTJE, Zurich) lors du match Suisse-Chine 150 Tibetains ont tene de brandir drapeaux et banderoles a l'interieur du stage, mais... pas tres longtemps / dispositif de securite http://www.vtje.org/pressroom/default.htm 05 June Début de l'instruction d'une plainte contre la Chine pour génocide au Tibet AFP 05.06.06 | 18h37
La justice espagnole a entamé lundi à Madrid l'instruction d'une plainte contre sept dirigeants chinois pour génocide au Tibet dans les années 1980 à 1990, a-t-on appris de source judiciaire. Le juge Ismael Moreno de l'Audience nationale (principale instance pénale espagnole) a lancé l'instruction en entendant en tant que témoin le directeur de la Maison du Tibet à Barcelone (nord-est de l'Espagne), Thubten Wangchen, exilé du Tibet et naturalisé espagnol. Dans le cadre de l'enquête, le juge a mandaté des commissions rogatoires à Londres et au Canada pour interroger des victimes et témoins du génocide présumé. "C'est un jour historique", a dit M. Wangchen à des journalistes à la sortie du tribunal, ajoutant que c'est "la première fois" qu'un Tibétain peut raconter à un juge ce qui s'est passé au Tibet dans les années 1980-90. L'ojectif est qu'"on parle de ce qui s'est passé au Tibet au niveau international pour que le gouvernement chinois reconnaisse ses erreurs et commence à respecter les droits humains", selon lui. La justice espagnole a donné le 10 janvier son feu vert à la plainte pour "génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain" visant l'ancien président chinois Jiang Zemin et l'ancien Premier ministre chinois Li Peng, et déposée fin juin par une ONG, Comité de soutien au Tibet (Cat), la Fondation Maison du Tibet et Thubten Wangchen. Outre Jiang Zemin et Li Peng, la plainte vise cinq autres présumés responsables chinois de la répression chinoise au Tibet dans les années 1980-90. La justice espagnole a formellement affirmé le 5 octobre 2005 sa compétence universelle en matière de génocide et de crimes contre l'Humanité.
MONTREAL : l'entreprise BOMBARDIER mise en accusation
http://www.tibet.fr/site/index.php
L'Assemblée Générale des actionnaires de Bombardier à Montréal aura à faire face aux accusations des Tibétains de Montréal et Toronto aidés de leurs supporters. En effet les groupes de solidarité au Tibet dénoncent l'implication de cette entreprise de constructions ferroviaires dans ce qui pourrait devenir "la phase finale du génocide tibétain". Selon Tenzin Dargyal, Coordinateur national du Comité Canada -Tibet, depuis 2002, tous les groupes de défense des Droits des Tibétains ont régulièrement soulevé ces questions, s' insurgeant contre les conséquences de cette construction et force est de constater que Bombardier réagit de façon inacceptable et hors de toute éthique.
La Chine annonce la sortie du premier film de fiction tourné en tibétain
http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2006/06/02/110639.html
AFP Édition du vendredi 2 juin 2006
Pékin -- Le premier film tourné en tibétain et réalisé par un réalisateur tibétain est sorti hier en avant-première à Xining, capitale du Qinghai, dans le nord-ouest de la Chine, province frontalière du Tibet, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.
Selon l'agence, le film, dont le titre est Pierre sacrée silencieuse, raconte l'histoire d'un jeune lama qui retourne chez lui pendant les vacances du Nouvel An chinois et est impressionné par les changements survenus dans son village.
Son réalisateur et scénariste, Wanmacaidan, a expliqué vouloir réaliser un «pur» film tibétain avec des acteurs tibétains depuis sa sortie de l'Académie du film de Pékin.
La Chine, qui affirme avoir libéré le Tibet d'une oppression féodale en l'occupant en 1959, y a établi une région autonome en 1965.
Cependant, selon le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde depuis 1959, les six millions de Tibétains y souffrent toujours de la répression et l'autonomie n'y est pas réelle.
La propagande du régime communiste ne cesse de mettre en avant les réalisations et les progrès obtenus par le régime communiste alors que les organisations des droits de l'homme dénoncent les violences à l'endroit de ceux qui sont restés fidèles au dalaï lama.
Pour sa part, le réalisateur et scénariste du premier film en tibétain, soutenu par le régime communiste, affirme avoir voulu montrer les «changements silencieux» qui ont lieu dans les endroits reculés du Tibet, indique Chine nouvelle.
Selon Chine nouvelle, Pierre sacrée silencieuse a remporté des prix au Festival de Busan, en Corée du Sud, et à celui de Vancouver.
La dégradation de l'environnement s'accentue en Chine
http://www.liberation.fr/page.php?Article=387584
Lundi 05 juin 2006 (Reuters - 07:09)
PEKIN - La dégradation de l'environnement s'est accentuée en Chine en dépit des programmes de réduction de la pollution et des destructions écologiques, annonce l'administration d'Etat de protection de l'environnement (SEPA).
"La tendance à la détérioration de l'environnement n'a pas été stoppée", déclare l'agence sur son site internet.
D'après les études officielles, près de 60% du territoire chinois est classé en zone de "fragilité" écologique, 90% des prairies souffrent de dégradation et de désertification et les zones humides naturelles reculent face à l'expansion de l'agriculture et de l'industrie.
Ce constat est largement repris dans la presse chinoise de lundi, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement organisée sous l'égide des Nations unies.
Dans les zones urbaines, c'est la qualité de l'air qui est menacée par le développement constant du parc automobile. A Pékin, 1.000 véhicules supplémentaires rejoignent chaque jour les rues embouteillées de la capitale.
"L'investissement en matière de protection écologique est inadéquat. Nous devons adopter des mesures plus vigoureuses", écrit un responsable de l'administration d'Etat de protection de l'environnement sur le site.
Dix-sept ans après, un jour tranquille place Tiananmen
http://www.liberation.fr/page.php?Article=387419
04 juin 2006 (Reuters - 15:30) par Brian Rhoads
PEKIN - Des policiers en civil se sont mêlés dimanche à la foule habituelle des touristes, place Tiananmen dans le centre de Pékin, et se sont tenus prêts à déjouer toute manifestation d'opposition à l'occasion du 17e anniversaire de l'écrasement du mouvement du "printemps de Pékin" en faveur d'une démocratisation.
Les forces de sécurité, pour l'occasion, avaient implanté des postes de contrôle aux entrées de la place et placé des sentinelles dans le métro.
Conformément à la politique tacite dite du "wai song, nei jin" - détendu extérieurement, mais vigilant intérieurement - des policiers en civil se son mêlés aux groupes de visiteurs qui suivaient leurs guides agitant de petits fanions. Les policiers se tenaient prêts à maîtriser quiconque tenterait de marquer l'anniversaire du massacre en déroulant une banderole, en s'agenouillant pour prier ou en déposant quelque gerbe.
"Aujourd'hui est-il une journée particulière? Est-ce votre anniversaire?", a fait mine de s'interroger Qing Chaoyun, étudiant de 23 ans venu du Hebei, dans le Nord, et auquel on demandait à quel anniversaire correspondait le 4 juin en Chine.
"Oh, il parle des troubles de 1989", est intervenue son amie, refusant de donner son identité. "Cela remonte à très longtemps", a-t-elle ajouté avec un petit rire.
A Hong Kong, devenue Région administrative spéciale depuis le rattachement de l'ex-colonie britannique à la Chine populaire en juillet 1997, on se préparait en revanche pour la veillée annuelle à la mémoire de la répression du mouvement étudiant de 1989.
Par le passé, cet anniversaire attirait des centaines de milliers de personnes; l'an dernier, il n'en a mobilisé que 45.000.
Des manifestants ont commencé à se rassembler dimanche soir devant une tribune sur laquelle de grandes banderoles proclamaient: "Soutenez la protection des droits en Chine!" ou encore: "Invalidons le verdict du 4 juin!".
Des gerbes de fleurs ont été déposées autour d'un monument de fortune érigé à la mémoire des personnes - plusieurs centaines, peut-être des milliers - tuées dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 en plein coeur de la capitale chinoise
Agenda
Mise à jour le LUNdi 5 JUIN 2006
FOOTBALL FRANCE-CHINE MERCREDI 7 JUIN 2006 21H A SAINT ETIENNE STADE GEOFROY GUICHARD
Tous supporters de la liberté au Tibet et en Chine !!!
A paraitre :
Mardi 6 juin 2006 dans l'hebdomadaire Lyon Capitale un article avec l' interwiew d'un membre de Falungong et de moi meme au sujet de ce match
Voici la une du Journal (voir en haut à gauche)
Pour dire non au J.O 2008 à Pékin tant que les droits humains ne seront pas respectés envers les peuples tibétain et chinois .
Pour dénoncer le C.I.O sur son choix pour 2008 de la République Populaire de Chine Pays ne respectant pas Les valeurs pronée par la charte Olympique . Par ce choix le C.I.O à une attitude complice et de fait viole les principes fondamentaux de la charte dont il est garant .
Soyons nombreux à Saint Etienne à Geofroy Guichard dans les tribunes ou à l'exterieur du stade avec des drapeaux tibetains ,banderoles et tracts pour éxiger le respect des droits humains au Tibet et en Chine
Informations pratiques et recomandations :
Il n'y a plus de places disponibles pour le match mais un rassemblement est prévu à l'exterieur du stade .
rendez vous à 18h45 à la cafétaria casino tout pres du stade .
Jaques Chirac assistera à cette rencontre .
N'OUBLIEZ PAS VOS DRAPEAUX TIBETAINS ET VOS BANDEROLES
POUR CEUX QUI SERONT DANS LES TRIBUNES :
LES DRAPEAUX ET BANDEROLES DOIVENT ETRE CACHES POUR EVITER QU'IL VOUS SOIENT CONFISQUES PAR LE SERVICE DE SECURITE A L'ENTREE DU STADE .
NE LES DEPLOYEZ PAS AVANT QUE LES LES DEUX EQUIPES SOIENT SUR LE TERRAIN .
IMPORTANT ET POUR LA SECURITE DU NOMBREUX PUBLIC QUI ASSISTERA A CE MATCH :
TOUTES LES ACTIONS DOIVENT ETRE NON VIOLENTES .
DEPLOYEMENT POLICIER EXEPTIONEL .
TOUTES PERSONNES PRENANT PART A CES ACTIONS SONT RESPONSABLE DE LEURS ACTES
MERCI D'AVANCE DE RESPECTER CES CONSIGNE AFIN D'EVITER TOUT INCIDENTS
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GRENOBLE / MEYLAN : " REGARDS SUR L' HIMALAYA " Jeudi 8 juin MEYLAN Soirée de présentation des actions et projets Salle Audiovisuelle Rue des Aiguinards Accueil à partir de 20h00; au programme : 20h30 : film de présentation des T.C.V. (Tibetan Children’s Villages). 20h45 : présentation de l’association, actions et projets ; échanges avec le public. 21h15 : pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée : Ladakh, images du petit Tibet, diaporama et vidéo, souvenirs du voyage de juin 2004 : paysages, habitats, culture, galerie de portraits,festival au monastère tibétain de Hémis - 1h15 env. Entrée libre Pour nous rejoindre : près de l'école primaire Mi-Plaine à proximité de l'angle de la rue du Champs Rochas. Communiqué par l'Association partenaire de France-Tibet : " Regards sur l'Himalaya " contact@himalaya.asso.fr
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GUERET / ST SULPICE LE GUERETOIS ( 23 ) " RESISTANCE TIBETAINE, RESISTANCE CREUSOISE " EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE du mardi 6 juin au dimanche 10 juin : TIBET : Tradition et occupation chinoise photographies: Olivier Viviani, Marcelle Roux de FRANCE-TIBET et Micromégas Mairie de St Sulpice Le Guérétois Vendredi 9 juin, 20h30 : projection du film : " Les guerriers de l’esprit " de Pierre Anglade, et débat avec notre invité Tenzin Kunchap auteur de l'ouvrage "Le moine rebelle" et Marcelle Roux, présidente de France-Tibet .
Guéret : au Lycée Pierre Bourdan* : Exposition : " RESISTANCE EN CREUSE " Photos M. Jacques LADANT
Dimanche 11 juin, journée creusoise,commémorant le crash de la forteresse volante et en l'honneur de Bob Belgam, son pilote. A 10h30 : Inauguration à La Cellette d'une plaque commémorant cet évènement de juin 1944. A 16h30 : cérémonie de clôture à La Combauvert. Durant ces commémorations de la Résistance française à l' occupant nazi, cette semaine "RESISTANCES" ,comme dans le Vercors, les 7 et 8 mai passés, associe les souvenirs de notre histoire récente et les témoignages de l'oppression chinoise qui perdure au Tibet depuis 1959. ganisé et communiqué par : FRANCE-TIBET et Association FRANCE-TIBET -CREUSE 2, Les Rivauds 23 150 MAISONNISSES
* Pierre Bourdan :figure de la résistance en Creuse, avec Pierre Dac : "les voix de Londres "
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Réunion Mensuelle de l'association
LIONS DES NEIGES
VENDREDI 9 JUIN 2006 à 20h00
Au secrétariat de l'association
10 rue Louis Aulagne
69600 Oullins
tel 04 72 66 92 52
Réunion ouverte à tous
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AURIOL ( Bouche Du Rhone )

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RASSEMBLEMENT
Lyon
Place des terreaux
( devant l'hotel de ville )
SAMEDI 10 JUIN 2006 14H00

Tenzin Delek Rimpoché avait été condamné à mort.
Grace à la pression internationale et au pétitions en sa faveur
sa peine à été commuée en détention à perpetuité.
soyons mobilisés pour éxiger sa libération
Pour la libération
de Tenzin Delek Rimpoché
et de tous
les prisonniers politiques tibétains
organisé par les associations:
LIONS DES NEIGES
et
ETUDIANTS POUR UN TIBET LIBRE
RENSEIGNEMENTS
Lions des neiges
lionsdesneiges@aol.com
patrickbonnassieux@hotmail.com
10 RUE LOUIS AULAGNE
69600 OULLINS
TEL 04 72 66 92 52 OU 06 29 35 42 27
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Marche pour le TIBET
dimanche 11 juin 2006
à TENCE (haute Loire)
Accueil à partir de 9h à l’office du tourisme autour d’un buffet
Organisée par Aide à l’enfance tibétaine au profit des réfugiés tibétains en INDE
Participation 6€
Renseignements pratiques Animations Marche de 13 km Stand de vente d’artisanat tibétain Départ 10h de l’office du tourisme Présentation de la situation au TIBET Repas tiré du sac pris en cours de route Projection du film “TIBET en marche” Retour à Tence vers 16h (R. CHARRET) vers 16h30, à l’issue de la marche
Renseignements
F. PETIT 04.77.39.04.60 Roger Charret 04 77 21 05 09
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Feyzin (69) Place Claudius Béry
Journée humanitaire et festive
" Le monde est mon village "
Dimanche 11 juin 2006 de 10h à 19h
stand TIBET de l'association
" Lions Des Neiges "
Au programme pour cette journée :
expo,debats,rencontres,Artisanat Concerts Cuisines...
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FONTAINEBLEAU : RANDONNEE PEDESTRE ROKPA dimanche 25 juin Comment participer ??? Vous prenez le train à Gare de Lyon, destination Gare de Fontainebleau-Avon et eux possibilitésvous sont offertes :
1 : Pour les matinaux : vous prenez le train de 9h07 qui arrive à 9h47 et là, Frédéric vous attend pour vous faire visiter le petit musée de l'école de Barbizon.
en attendant les lève-tard qui prendront la deuxième possibilité de train :
2 : Pour les lève-tard : Gare de Lyon 10h41 , arrivée Gare de Fontainebleau-Avon à 11h26 où les matinaux (qui auront déjà visité le musé) rejoindront les moins matinaux !.
A 11h26 : Départ pour la randonnée des "Pieds pourris" avec pour guides Frédéric et Christine.
N'oubliez pas le pique-nique.
Outre l'ambiance sympathique et la qualité de la randonnée, vous permettez à des enfants tibetains d'aller à l'école par le programme Rokpa de Machen.
Communiqué par l'Association ROKPA, Françoise Prudhomme; e-mail : Francoise.Prudhomme@snv.jussieu.fr site web : http://seve.snv.jussieu.fr02 June Match de football France-Chine à Saint Etienne mercredi 7 juin 2006
" Tous supporters de la liberté au Tibet et en Chine "
appel à la mobilisation
dernieres informations .
La présence dans les tribunes de Jaques Chirac est confirmée .
Le match se jouera à guichets fermés .
un rassemblement est prévu à l'exterieur du stade .
Lieu de rendez vous ( Pres du stade)
Cafétaria Casino
rue de la Tour
à 18h45
Pour plus d'informations appelez le 06 29 35 42 27 .
RAPPEL IMPORTANT :
Vu la présence d'un nombreux public de tous ages et d'une présence policiere exeptionelle par mesure de sécurité et pour éviter des incidents
toutes les actions doivent etre non violentes .
Chaque participant à ces actions est reponsable de ses actes .
Merci de respecter ces consignes .
Le Dalaï Lama chez le Premier Ministre belge
http://www.lesoir.be/statiques/print/rubriques/belgique/page_5718_440188.shtml
Le premier ministre Guy Verhofstadt a reçule Dalaï Lama dans sa résidence de fonction. Le premier ministre a reçu le théocrate tibétain en ses qualités d'autorité religieuse et de prix Nobel. L'entretien, qui a duré une bonne heure, a été chaleureux. Il a porté sur le Tibet, le boudhisme et la visite du Dalaï Lama en Belgique, a indiqué le porte-parole du Premier ministre.
Ce dernier a tenu à préciser que la visite du Dalaï Lama en Belgique revêtait un caractère privé, à l'invitation de l'institut Yeunten Ling de Huy et sous la responsabilité du Bureau du Tibet à Bruxelles.
Durant son séjour en Belgique, le Dalaï Lama est pris en charge et bénéficie de la protection dévolue aux personnalités étrangères de haut rang, a encore précisé le porte-parole du premier ministre.
Dans un communiqué, la chef de groupe CD&V au Sénat Sabine de Béthune a regretté le caractère non-officiel de la visite du Dalaï Lama en Belgique. Un accueil officiel par le premier ministre eût été un signal fort, a-t-elle précisé.
Mme de Béthune invite le gouvernement à défendre les droits de l'Homme au Tibet de manière plus assidue à l'occasion des contacts économiques établis avec la République populaire.
Chine : Un cyberdissident arrêté, deux autres forcés à quitter leur ville
Le cyberdissident et militant des droits de l’homme Guo Qizhen a été arrêté à son domicile le 12 mai 2006. Selon son avocat, son état de santé est préoccupant. Liu Shui et Xiong Zhongjun, qui publiaient régulièrement des commentaires politiques sur Internet, ont quant à eux été contraints par la police de quitter leur ville de résidence.
Reporters sans frontières demande la libération de Guo Qizhen pour raisons médicales. L’organisation dénonce par ailleurs le harcèlement policier dont sont victimes Liu Shui et Xiong Zhongjun. « Depuis le début de l’année, nous avons déjà recensé deux arrestations et deux condamnations à des peines de prison pour la publication d’articles sur le Net. Avec 50 personnes derrière les barreaux, la Chine est de loin la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents. Ce pays, qui censure de plus en plus efficacement les sites web, les blogs et les forums, représente une véritable menace pour le développement de l’Internet mondial. Il a créé un modèle alternatif pour le Réseau, basé sur le filtrage et la répression, qui fait désormais des émules parmi les régimes les plus autoritaires de la planète », a déclaré Reporters sans frontières.
Guo Qizhen, 49 ans, a publié de nombreux articles sur des sites basés à l’étranger, dans lesquels il critiquait ouvertement le gouvernement. Son arrestation semble être également liée à sa participation à une grève de la faim “tournante” lancée par l’avocat Gao Zhisheng pour protester contre les violations des droits de l’homme en Chine. Depuis le 4 février, des militants démocrates se relaient toutes les 24 heures pour poursuivre cette grève de la faim. C’était au tour de Guo Qizhen d’y participer quand il a été arrêté. Selon son avocat, Li Jianqiang, une grève de la faim n’étant pas un acte illégal, les autorités ont utilisé les articles que son client avait publiés sur Internet pour justifier son arrestation. Guo Qizheng est actuellement détenu au centre de détention n°2 de Cangzhou (province du Hebei, centre). Ni sa famille ni son avocat n’ont été autorisés à le voir. Contacté par l’organisation, Li Jianqiang a affirmé que le cyberdissident avait une jambe cassée et était psychologiquement très affaibli. Il n’est plus capable de marcher et le centre dans lequel il est détenu ne dispose pas des moyens adéquats pour le soigner.
Liu Shui était l’un des leaders du mouvement étudiant de 1989 dans sa région du Gansu (nord). Il a été envoyé dans un camp de rééducation pendant quinze mois après les événements. Il s’est ensuite installé dans la ville de Shenzen (proche de Hong Kong) où il a travaillé pour plusieurs quotidiens régionaux. Licencié pour ses articles controversés, il s’est mis à publier sur Internet. De nouveau emprisonné en mai 2004, il a repris ses activités sur le Net dès sa libération, un an et demi plus tard. Interpellé le 29 mai 2006 par la police de Shenzen, il a été interrogé puis relâché le lendemain avec l’ordre de quitter la ville avant le 1er juin.
Xiong Zhongjun, 26 ans, est membre de l’Association indépendante des écrivains chinois (PEN). Il publie des critiques littéraires, des poèmes et des réflexions politiques sur des sites Internet. Il a été expulsé une première fois de son domicile suite à des pressions exercées par la police de Shenzen. Alors qu’il venait d’emménager dans un nouvel appartement, le 15 mai, les autorités ont contraint son propriétaire à l’expulser. Las de ce harcèlement continuel, Xiong Zhongjun a décidé de quitter Shenzen, ville dans laquelle il résidait depuis six ans.
Reporters sans frontières tient par ailleurs à rappeler le cas de Hao Wu, un blogger kidnappé il y a plus de trois mois par les services de sécurité de Pékin, et dont la famille est quasiment sans nouvelles.
Source : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17908
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| La visite du Dalaï Lama en Belgique est nuisible pour ses relations avec la Chine |
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| le 2-6-2006 17:12 |
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http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/227.aspx?articleid=60436
L'ambassadrice de Chine à Bruxelles s'est dite convaincue aujourd'hui que la visite du Dalaï Lama en Belgique portera ombrage aux relations bilatérales avec la Chine. "Je regrette sincèrement que le Dalaï Lama ait été reçu par d'importantes personnalités politiques, parce que nous croyons qu'il est bien plus qu'un simple leader religieux. Ce qu'il veut réellement, c'est la séparation du Tibet de la mère patrie chinoise. Nous y sommes opposés", a déclaré Zhang Qiyue sur les ondes de la radio citadine néerlandophone FM Brussel.
Selon la diplomate, la visite en Belgique du chef spirituel et temporel du peuple tibétain n'a pas pour seul objet la religion. "De nombreuses personnes disent qu'il est ici pour parler de religion et de bouddhisme, mais je pense qu'il désire toujours la sécession du Tibet, qui fait partie de la Chine depuis de nombreuses années. Le gouvernement et l'intégrité territoriale du pays sont très importants et constituent le coeur de chaque Chinois. C'est pourquoi nous sommes opposés aux arguments et actions séparatistes", a-t-elle asséné.
Mme Qiyue a déploré également que le Dalaï Lama ait été reçu au Parlement, ainsi que par le Premier ministre Guy Verhofstadt dans sa résidence de fonction. "Je le regrette car les relations avec la Belgique sont très importantes en ce moment et se dirigent dans la bonne direction. Selon moi, cette visite aura un impact négatif sur les relations bilatérales" de deux pays, a-t-elle dit, sans vouloir préciser les conséquences économiques éventuelles. Pour elle, les bonnes relations belgo-chinoises doivent primer sur la visite du leader tibétain. "J'espère que nous ne serons pas les seuls à le comprendre, mais aussi le gouvernement et les politiciens belges", a-t-elle conclu.
Des lettres critiques de Zhao Ziyang publiées à Hongkong, dix-sept ans après Tiananmen LE MONDE | 03.06.06 | 14h33 • SHANGHAÏ CORRESPONDANT Oblitérés de l'histoire officielle, sujet tabou par excellence en Chine - la seule allusion aux manifestations de 1989 dans le film de Lou Ye, Palais d'été, a conduit à un black-out sur le Festival de Cannes dans la presse officielle chinoise -, les événements de Tiananmen, il y a dix-sept ans, le 4 juin, offrent peu de prise à ceux qui tentent de reconstituer le fil de la mémoire collective de cette période sombre de l'histoire chinoise.
A Hongkong, où a lieu, chaque année, une veillée à la bougie rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personne le jour de l'anniversaire du massacre, la sortie aujourd'hui d'un recueil de lettres et de poèmes de Zhao Ziyang, décédé en résidence surveillée en janvier 2005, enrichit l'hagiographie non officielle de celui qui aurait pu faire changer le cours de l'histoire - l'ancien secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) avait été jusqu'au dernier moment favorable à un dialogue avec les étudiants contestataires, avant d'être limogé.
L'ouvrage, publié par Pacific Century Publishing House, est intitulé Zhao Lives : An Additional Collection of Commemorative Essays and Poems.
On y apprend qu'en octobre 1997, Zhao Ziyang, alors depuis huit ans en résidence surveillée, fait passer une lettre aux dirigeants du parti (le tandem Jiang Zemin et Zhu Rongji) où il les enjoint de le libérer et se plaint de la détérioration de ses conditions de détention depuis une précédente missive, envoyée en septembre à l'occasion du 15e congrès du PCC (visiblement disparue) : "J'ai récemment envoyé une lettre à l'ensemble du parti dans laquelle j'en appelle à une réévaluation du verdict de l'incident du 4 juin", écrit-il. Le PCC a toujours considéré que la répression de cette rébellion "contre-révolutionnaire" était la meilleure des réponses puisqu'elle n'a pas empêché la stabilité et la prospérité qui ont suivi.
Dans sa lettre, Zhao Ziyang fustige le "règne de la loi socialiste", devenu le principal slogan des dirigeants qui lui ont succédé, au moment où s'accélère l'ouverture à l'économie de marché : "Il est inévitable que le peuple en viendra à mettre mon traitement et les déclarations du parti sur le "règne de la loi" côte à côte" et en tirera des conclusions, prévient-il. "Ceux qui viendront après nous ne risquent pas de considérer ma détention et la privation de ma liberté comme une page glorieuse de l'histoire de notre parti", s'indigne Zhao Ziyang, qui, dans les huit ans qui suivront, ne pourra quasiment plus recevoir de visiteurs.
En 2005, ses obsèques s'étaient déroulées de manière discrète, et tout est fait, depuis, pour empêcher une diffusion des idées politiques de celui qui fut le plus célèbre prisonnier politique chinois. De même, toute information susceptible de provoquer une réaction en chaîne dans l'opinion publique autour des manifestations de 1989 et de leur répression dans le sang, est vite neutralisée. C'est le cas de la révélation sur son blog, par un militant chinois, Huang Qi, en avril, qu'une femme avait reçu l'équivalent de 7 000 euros d'indemnisation pour la mort de son fils de 15 ans, aux mains de la police de Chengdu en 1989 au moment des événements. Cette indemnisation, la première jamais révélée, aurait été accordée par le gouvernement local. | | |
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