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June 19 TIBET CHINE ACTUALITE Jeudi 19 Juin 2008 / SPECIAL / La flamme olympique au Tibet samedi / MANIFESTATION A LYON VENDREDI 20 JUIN 2008 Mardi 17 Juin 2008
SPECIAL
Passage de la flamme olympique au Tibet
Manifestation à Lyon
La Flamme Olympique au Tibet est prévue ce samedi 21/06/2008 Venez tous à Lyon la veille VENDREDI 20 JUIN 2008 soutenir le peuple tibétain !!!
Lions des Neiges vous invite à participer à une grande manifestation à travers la ville en passant par les berges du rhône pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet. LES J.O DACCORD !!! LES DROITS DE L'HOMME DABORD !!! Rendez vous à 17h00 sur le stand de Lion des Neiges installé sur le lieu de départ de la manifestation Depart à 18h00 Place Anthonin Poncet au Memorial des genocides
Rue de la République ...Place de la comédie...Pont Morand... ...Les berges du Rhône...Pont de l'Université... Arrivée : Place Anthonin Poncet APPORTER VOS DRAPEAUX TIBETAINS VENTES DE DRAPEAUX SUR LE STAND (suivant le stock disponible) Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com Actualités
JO: la flamme olympique est attendue au Tibet samedi 21 juin 2008A.F.P 17 juin 2008 http://afp.google.com/article/ALeqM5igfxmIpYuWDWlvrxfirvTpzkOuyw PEKIN (AFP) — La flamme olympique fera une halte d'un jour au Tibet, en passant samedi par la capitale de la région autonome, Lhassa, a confirmé mercredi le comité d'organisation des JO de Pékin. La Chine avait initialement prévu un parcours de trois jours au Tibet, du 19 au 21 juin, mais avait modifié son calendrier après le séisme meurtrier dans le Sichuan (sud-ouest) en mai. "Après le tremblement de terre du Sichuan du 12 mai, le comité d'organisation des Jeux de Pékin avait procédé à des ajustements des étapes de la flamme olympique en Chine", a indiqué une porte-parole du comité d'organisation des JO, Zhu Jing. "L'étape dans la région autonome du Tibet aura lieu le samedi 21 juin à Lhassa", a-t-elle ajouté. Le comité d'organisation des JO a également indiqué que 50 journalistes accrédités, chinois et étrangers, auprès de 31 médias seraient autorisés à couvrir l'étape de la flamme olympique à Lhassa, alors que le Tibet reste fermé aux touristes et journalistes étrangers trois mois après les émeutes. "Nous préparons les conditions permettant une couverture médiatique de l'étape de Lhassa", a dit Mme Zhu. En début de semaine, la presse officielle chinoise avait avancé la date de samedi pour le passage de la flamme au Tibet, mais le comité d'organisation des JO n'avait pas confirmé cette information. Le parcours de la flamme olympique dans cette région secouée en mars par des manifestations antichinoises était resté opaque après l'annonce de Pékin de renoncer au plan initial d'une étape de 3 jours, suite au séisme dans la province voisine du Sichuan qui a fait près de 70.000 morts. La flamme olympique traverse actuellement, sous haute sécurité, la région musulmane du Xinjiang, connue pour ses tensions ethniques. Après la capitale de cette région, Urumqi, mardi, elle était attendue mercredi à Kashgar, sur l'ancienne Route de la soie, puis jeudi à Shihezi et Changji. June 17 TIBET CHINE ACTUALITE Mardi 17 Juin 2008 Mardi 17 Juin 2008
Agenda
La Flamme Olympique au Tibet est prévue ce samedi 21/06/2008 Venez tous à Lyon la veille VENDREDI 20 JUIN 2008 soutenir le peuple tibétain !!!
Lions des Neiges vous invite à participer à une grande manifestation à travers la ville en passant par les berges du rhône pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet. LES J.O DACCORD !!! LES DROITS DE L'HOMME DABORD !!! Rendez vous à 17h00 sur le stand de Lion des Neiges installé sur le lieu de départ de la manifestation Depart à 18h00 Place Anthonin Poncet au Memorial des genocides
Rue de la République ...Place de la comédie...Pont Morand... ...Les berges du Rhône...Pont de l'Université... Arrivée : Place Anthonin Poncet APPORTER VOS DRAPEAUX TIBETAINS VENTES DE DRAPEAUX SUR LE STAND (suivant le stock disponible) Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Un débat à la fnac Lyon Bellecour les 24 et 25 juin 2008 prochain sur le théme : La chine: faut-il avoir peur du dragon ?
Avec l’arrivée toute proche des jeux Olympiques et les différentes polémiques développées autour de la Chine depuis une vingtaine d’années, la Fnac vous propose son débat du mois de juin.
Droits de l’homme foulés au pied, détentions arbitraires, peines de mort, répression au Tibet et éradication de la culture tibétaine, censure d’Internet, capitalisme d’état agressif, politique impérialiste en Afrique… la Chine fascine mais surtout fait peur. En fait, la Chine inquiète d’autant qu’on ne la connaît pas. PROGRAMME
Dans le cadre du débat du mois rencontre avec L'écrivain, journaliste Claude Levenson pour son ouvrage "Tibet. La question qui dérange" (Albin Michel) ---------------------------
Dans le cadre du débat du mois, rencontre avec frédéric Lenoir pour son ouvrage "Tibet, le moment de vérité" (Plon) et Pierre Haski pour son ouvrage "Internet et la Chine" (Seuil) et l'ouvrage d'Amnesty International "Droits Humains en Chine" (autrement frontière)
Un grand rendez vous pour cet été Olympique pour soutenir le peuple Tibétain La Kora autour du Mont Blanc pendant les Jeux Olympiques Pour le Tibet les inscriptions sont ouvertes !!! Pour obtenir le bulletin d'inscription cliquez sur : http://olympe.everest.over-blog.com/
web : www.tibet-montblanc.org
contacts :
Lions des Neiges Mont-Blanc
Mairie des Houches
74310 Les Houches
courriel : korajo@hotmail.fr
Actualités
Chine: parcours de la flamme sous haute sécurité dans l'ouest musulmanA.F.P 16 Juin 2008 http://afp.google.com/article/ALeqM5jzZII6nGoMjhsU9-bDE_eY5q9mcgKASHGAR (AFP) — La sécurité a été renforcée dans la région musulmane du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, qui s'apprête à recevoir la flamme olympique dans la crainte de débordements. La flamme devait arriver lundi soir à Urumqi, capitale du Xinjiang, où le gouvernement central de Pékin est impopulaire auprès de nombreux musulmans, traverser la ville mardi matin puis trois autres villes de la région. Pour protéger son parcours, les autorités ont pris des mesures exceptionnelles, notamment la fouille de véhicules au hasard ou l'interdiction de pétards et autres matériaux dangereux. "Notre mission de sauvegarde de l'unité entre la mère patrie et les minorités ethniques est particulièrement éprouvante", déclare Li Guangming, un haut responsable régional du sport, dans le quotidien local. Selon des groupes d'exilés de cette région, les autorités auraient aussi interpellé des milliers de personnes, imposé une "éducation politique" à des responsables religieux sur la nécessaire "protection" des JO et recommandé aux habitants d'éviter les contacts avec les étrangers, notamment journalistes. Dans l'attente de la flamme, elles auraient également confisqué plusieurs passeports, selon des témoins. "Ils ont peur que les gens partent à l'étranger et rejoignent un complot quelconque contre les JO", dit une femme d'une vingtaine d'années qui, faute de passeport, a du renoncer à son projet de poursuivre ses études à l'étranger. Ces mesures répressives "visent à empêcher les Ouïghours de dire aux visiteurs et aux journalistes étrangers la vérité sur leurs souffrances", assure Rabiya Kadeer, de l'Association ouïghoure américaine. La police et les autorités locales à Urumqi n'étaient pas joignables pour commenter ces accusations. A Kashgar, située sur l'ancienne Route de la soie, une estrade a été montée près de la grande mosquée pour accueillir la flamme, sans présence policière notable. Mais dans le voisinage, personne ne semble savoir exactement quand elle doit arriver. Les étapes dans le Xingjiang et le Tibet sont les plus sensibles du périple de trois mois dans le pays. Pékin dit faire face à une menace terroriste de la part de séparatistes du Xinjiang, vaste région montagneuse et désertique où vivent plus de 8 millions d'Ouïghours. Beaucoup de ces musulmans turcophones réfutent cette accusation, estimant que la Chine s'en sert pour justifier ses politiques visant à les opprimer et à faire disparaître leur culture. A Urumqi, les autorités ont récemment mis en garde contre tout slogan qui porterait "tort à la nation ou aux villes du parcours" de la flamme, selon l'agence officielle Chine Nouvelle, . Les journalistes étrangers se sont vus signifier qu'ils ne pourraient observer la flamme que d'un seul point de vue, lors du parcours sur 12km dans la ville. "C'est à cause des barrages mis en place, on espère que vous comprenez", dit Long Jiasheng, un employé du ministère des Affaires étrangères basé au Xinjiang. Plusieurs Ouïghours interrogés par l'AFP se réjouissent du passage de la flamme chez eux, rejetant l'idée que certains voudraient déranger le parcours. "La flamme olympique n'est jamais venue ici. On est très fiers" au contraire, affirme Yusup, chauffeur de taxi à Kashgar. Kashgar, ville-fantôme sur le passage de la flamme olympique La Trbune Par Ben Blanchard 17 Juin 2008 http://www.latribune.fr/info/Kashgar--ville-fantome-sur-le-passage-de-la-flamme-olympique-788-~-JO-TORCHE-XINJIANG-20080617TXT-$Db=News/News.nsf-$Channel=Monde kashgar (Reuters) - Le gouvernement chinois a transformé en ville-fantôme la cité de Kashgar, carrefour de la Route de la soie dans l'ouest du pays, en prévision du passage de la flamme olympique dans une région en proie aux velléités séparatistes de la minorité musulmane ouïghoure. Le relais passera mercredi dans cette ville de 300.000 habitants où des policiers se tiennent à chaque coin de rue. Les magasins ont été fermés et des soldats patrouillent dans ce bastion de l'islam en Chine, la deuxième ville du Xinjiang, grande province pétrolifère frontalière de l'Afghanistan. "Personne n'est autorisé à regarder passer la flamme sauf si l'on est encadré par son unité de travail. J'ai beaucoup de regrets", affirme Chen Guangcheng, une habitante Han de Kashgar dont la maison se situe sur le parcours. "La police vient chez moi ce soir pour l'inspecter et pour enregistrer toutes les personnes qui vivent là." Les fenêtres doivent être fermées et les habitants ne peuvent se tenir sur leur balcon durant le passage de la flamme, ajoute Chen. PÉKIN AURAIT DÉJOUÉ DES ATTENTATS Le relais aurait dû être un symbole d'unité de la Chine, mais après le fiasco du parcours à l'étranger torpillé par les militants pour les droits de l'homme et pour le Tibet libre, le "voyage de l'harmonie" se heurte régulièrement à des difficultés. Ce passage dans la région troublée du Xinjiang surviendra trois jours avant le voyage samedi à Lhassa, la plus grande ville du Tibet, une étape confirmée mardi par le comité d'organisation des Jeux olympiques. Pékin a refusé d'annuler ce passage dans la région indépendantiste malgré les demandes de l'ONG Human Rights Watch et les craintes d'un éventuel sabotage du relais. La grande région désertique du Xinjiang qui jouxte le Tibet est habitée par huit millions de Ouïghours, une ethnie d'Asie centrale turcophone et musulmane. La Chine les accuse d'une série d'attentats motivés par leur volonté d'obtenir l'indépendance de la région, qu'ils baptisent de son ancien nom de Turkestan oriental. Annexé au 18e siècle par les Mandchous, le Xinjiang est demeuré chinois sans interruption depuis 1950. Beaucoup de Ouïghours interprètent l'afflux récent dans la région de Hans, la principale ethnie chinoise, comme une volonté par le gouvernement de les coloniser et de restreindre leurs libertés culturelle et religieuse. Le gouvernement assure avoir déjoué au moins deux attentats au Xinjiang cette année. L'un aurait consisté à abattre un avion à destination de Pékin, l'autre à enlever des étrangers et à mener des attaques suicides lors des Jeux olympiques. "ILS SONT FOUS DE L'AMENER ICI" Le Congrès mondial ouïghour affirme que les autorités ont forcé des habitants de Kashgar à signer des lettres garantissant leur soutien au gouvernement et expulsé avant le passage de la flamme au moins 5.000 habitants ouïghours en situation irrégulière. "Ils sont fous de l'amener ici", dit Hamid. "C'est leur événement, pas le nôtre", regrette cet habitant ouïghour en parlant du passage de la flamme dans sa ville. "On ne récolte que les ennuis." La torche a traversé mardi la capitale régionale du Xinjiang, Ürümqi, apparemment sans incidents. A Kashgar, des banderoles se préparent à accueillir les relayeurs en anglais ou en chinois, mais on lit peu d'inscriptions en ouïghour. Les journalistes étrangers ont été parqués dans un hôtel et ne peuvent interviewer les habitants sur le parcours de la flamme. Un représentant du gouvernement central a nié que ces restrictions soient liées aux peurs "d'incidents soudains", l'euphémisme employé par Pékin pour parler de manifestations. "Nous attendons tellement de monde que nous avons pensé que ce serait plus simple comme cela", affirme-t-il. Dernières nouvelles de la Marche du retour au Tibet
15-16 juin : résumé des 98ème et 99ème jours de la « Marche du retour au Tibet »
Le 15 juin, les marcheurs ont parcouru 27 km de Askote à Gungatoli ; ils passèrent ensuite la nuit à la Junior School de la ville.
Un proche du Roi d’Askote, Mahinder Singh Pal, a offert un déjeuner royal aux marcheurs. Le hasard a fait que Tenpa, l’un des Tibétains, âgé de 74 ans, et Virender Singh Pal, âgé de 75 ans et frère aîné du Roi, se sont retrouvé après une première rencontre il y a 49 ans. Ils s’étaient connus en 1959 alors que Tenpa fuyait le Tibet pour se réfugier en exil en Inde. Leurs retrouvailles fut un moment d’intense émotion pour les deux hommes.
Aujourd’hui les Tibétains ont marché pendant 17 km avant d’atteindre Gothi. Leur campement est situé à 6 kilomètres de Dharchula.
Mardi 17 juin, les Marcheurs doivent entrer dans la zone frontalière à la veille du passage de la torche chinoise à Lhassa (Tibet).
Les marcheurs tibétains reçus par le Roi d’Askote en son palais.
Version anglaise : http://tibetanuprising.org/2008/06/16/press-release-marchers-to-reach-border-area-tomorrow/
Communiqué de presse du 16 juin 2008
Contact: Tsewang Rigzin +91 9805247259 Tenzin Choedon +91 9756969133 Pema Dorjee +91 9927606204
De Pithoragarh - à la veille du passage de la torche chinoise à Lhassa (capitale du Tibet), 50 Tibétains marchent en direction du Tibet et se rapprochent de Dharchula, la dernière commune indienne avant la frontière tibétaine. Actuellement les marcheurs se trouvent à Dunga Toli dans le district de Pithoragarh. On les attend à Dharchula dans la matinée de mardi 17 juin. Samedi dernier, le roi d’Askote a organisé une réception dans son palais en l’honneur des marcheurs.
“Pékin se sert de la flamme olympique pour terrasser le peuple tibétain déjà écrasé par une loi martiale de fait,” disait le Vénérable Ngawang Woeber, Président du « Gu-Chu-Sum », une association fondée par d’anciens prisonniers politiques. Le Vén. Woeber est l’un d’entre eux. Il avait été emprisonné par les autorités chinoises pour avoir participé à des manifestations dans les années 80. “Nous marchons pour la liberté, la vérité et la justice. Ainsi nous repoussons en même temps les mensonges de la Chine.”
La Chine a déployé des renforts militaires le long de la frontière Tibéto-Indienne avec la consigne de tirer sur tout tibétain se dirigeant du Tibet vers la frontière indienne pour soutenir les marcheurs.
Le 4 juin, la police indienne avait arrêté 265 marcheurs tibétains à Berinag. Mais de ce même lieu, le lundi 9 juin, 50 autres marcheurs ont pris le relais en poursuivant la Marche.
“Pékin a trahi ses engagements, lors de sa candidature pour les Jeux, sur l’amélioration des droits de l’homme,” déclarait Tenzin Choeying, Directeur National de « Students for a Free Tibet ».
“Aujourd’hui les enjeux sont plus élevés que jamais car en cette même période la Chine s’apprête à parader avec sa torche olympique à travers le Tibet. Pour protéger la vie des Tibétains, il faut obtenir que les medias internationaux aient un accès libre au Tibet.”
Samedi 14 juin, le Roi d’Askote, Rajwar Sahib Bham Raj Singh Pal, a organisé en l’honneur des marcheurs une réception traditionnelle dans son palais. « Avant 1959, nous avions l’habitude d’accueillir les marchands tibétains qui apportaient le sel du Tibet, » expliquait le Raj d’Askote. “Puis, en 1959, les réfugiés tibétains qui fuyaient la brutalité des Chinois empruntèrent à leur tour cette route et on leur offrit un toit. Et aujourd’hui, de nouveau nous sommes honorés de pouvoir héberger ce groupe de Tibétains sur leur trajet de retour dans leur pays. Peu importe le temps que çà prendra, mais en final c’est le peuple tibétain qui vaincra contre l’oppression. » June 12 TIBE CHINE ACTUALITE Jeudi 12 Juin 2008 Jeudi 12 Juin 2008
Agenda
Villeurbanne (69) Vendredi 13 juin 2008 conférence de Pierre Haski ancien envoyé spécial en Chine du quotidien Libération leVendredi 20 juin 2008 La Flamme Olympique doit arriver au Tibet Venez tous à Lyon le meme jour soutenir le peuple tibétain !!!
Une marche est prévue pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet ATTENTION PARCOURS MODIFIFIE MERCI DE PRENDRE COMPTE DU PARCOURS CI DESSOUS
Rendez vous à 17h00 sur le stand de Lion des Neiges installé sur le lieu de départ de la manifestation Depart à 18h00 Place Anthonin Poncet au memorial des genocide ( Devant l' Opéra ) Rue de la République ...Place de la comédie...Pont Morand... ...Les berges du Rhône...Pont de l'Université... Arrivée : Place Anthonin Poncet APPORTER VOS DRAPEAUX TIBETAINS : VENTES DE DRAPEAUX SUR LE STAND (suivant le stock disponible) Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Un débat à la fnac Lyon Bellecour les 24 et 25 juin 2008 prochain sur le théme : La chine: faut-il avoir peur du dragon ?
Avec l’arrivée toute proche des jeux Olympiques et les différentes polémiques développées autour de la Chine depuis une vingtaine d’années, la Fnac vous propose son débat du mois de juin.
Droits de l’homme foulés au pied, détentions arbitraires, peines de mort, répression au Tibet et éradication de la culture tibétaine, censure d’Internet, capitalisme d’état agressif, politique impérialiste en Afrique… la Chine fascine mais surtout fait peur. En fait, la Chine inquiète d’autant qu’on ne la connaît pas. PROGRAMME
Dans le cadre du débat du mois rencontre avec L'écrivain, journaliste Claude Levenson pour son ouvrage "Tibet. La question qui dérange" (Albin Michel) ---------------------------
Dans le cadre du débat du mois, rencontre avec frédéric Lenoir pour son ouvrage "Tibet, le moment de vérité" (Plon) et Pierre Haski pour son ouvrage "Internet et la Chine" (Seuil) et l'ouvrage d'Amnesty International "Droits Humains en Chine" (autrement frontière)
Marmagne (21) Samedi 14 Juin 2008
Journée pour le Tibet
GRIMAUD (83), samedi 14 juin 2008 Journée de soutien pour le Tibet
Salle Beausoleil Le programme 10h30 : ouverture des portes 14h00 : Hymne national tibétain chanté a capella par la soprano Elysabeth Meunier accompagnée par la Chorale de Grimaud. 14h15 : projection du film des actions de Provence.Himalaya 15h15 : Conférence sur la médecine tibétaine par l’association "Chagpori France" 16h30 : Conférence sur la situation actuelle des Tibétains en exil en Inde et au Népal par Germaine Rollandin, Présidente de l’association "Tendrel" 18h00 : Projection du film diaporama de Anne-Catherine Cravatte et Michel Legein "Le rêve des uns, le cauchemer des autres" Tout au long de la journée, stands d’informations, d’artisanat, signature de pétitions. Organisé par l’Association "Provence.Himalaya" Villa n° 7, Le Bosquet 13127 Vitrolles Renseignements : Tél. : 04 42 79 73 54 site : http://provence.himalaya.free.fr
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Actualités
Des militants pro-Tibet évacués d'un hôtel où se réunit le CIO à Athènes Cyberpresse (Canada) 5 Juin 2008 http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080605/CPMONDE/80605050/7248/CPSPORTS12&template=printart&print=1 Liens VIDEO http://media.phayul.com/?av_id=114&av_links_id=225 < Une dizaine de militants de la cause tibétaine ont été empêchés par la police grecque d'accéder jeudi à un hôtel d'Athènes où se tenait une réunion du Comité international olympique (CIO), avant d'être évacués (Vidéo www.phayul.com ), ont constaté des journalistes de l'AFP. Drapés dans des drapeaux tibétains et porteurs de banderoles, les militants ont tenté d'entrer dans l'hôtel pour remettre au président du CIO Jacques Rogge un texte demandant que le parcours de flamme des Jeux de Pékin évite de passer par le Tibet, où la Chine a récemment intensifié sa répression. Suisse: Un symbole tibétain devant le Consei des droits de l' homme Tribune des droits humains (Suisse) http://www.droitshumains-geneve.info/Un-symbole-tibetain-devant-le,3179 Symbole de la résistance à la Chine, c’est le prisonnier politique tibétain qui a passé le plus de temps derrière les barreaux qui s’et adressé à la 8ème session du Conseil des droits de l’homme mercredi 4 juin. Takna Jigme Sangpo, 82 ans, est loin d’avoir été abattu par ses 32 années en prison Propos recueillis par Pamela Taylor/Tribune des droits humains - Takna Jigme Sango a été arrêté pour la première fois en 1964 lorsque, comme instituteur d’école primaire, les autorités chinoises lui reprochèrent de « corrompre l’esprit des enfants avec des idées réactionnaires ». Accusé de soutenir l’indépendance du Tibet, il fut arrêté, battu et torturé à de nombreuses reprises. Il a été libéré en 2002 pour raisons médicales et vit actuellement en Suisse où il a obtenu l’asile politique. Comment s’est passé votre première arrestation en 1964 ? J’étais instituteur et ils ([les autorités] ont découvert que j’enseignais l’histoire, la langue et la culture du Tibet, ce qui était bien sûr interdit. J’ai été envoyé en camp de travail à Lhasa. Pendant mon internement, on m’a demandé d’écrire une lettre au Parti communiste pour critiquer un long message rédigé par la Panchen Lama (numéro deux, après le Dalai Lama). Dans ce texte, il donnait une liste détaillée de crimes perpétrés contre les tibétains et il demandait l’indépendance. J’ai répondu qu’ils ne m’avaient pas donné de raisons suffisantes pour le condamner. Ils m’ont appelé « laquais du Panchen Lama » et m’on condamné à trois années de travaux forcés. Et vous avez été relâché ensuite ? Oui, mais c’était l’époque du mouvement clandestin non-violent « Tigre-Dragon ». Un groupe de jeunes gens ont été arrêtés et ils avaient avec eux une photo de moi. Alors ils ([les autorités] sont venus m’interpeller comme membre de ce mouvement « criminel », ce que je n’étais pas. J’ai été condamné à dix ans de prison. Quand j’ai dit aux autorités que je ne savais rien de ce mouvement « Tigre-Dragon » ils ne m’ont pas cru et m’ont mis une sorte d’attelle métallique qui bloquait mes bras en arrière, de manière à ce que je ne pouvais plus bouger. J’ai toujours les marques [il remonte sa manche]. Je n’oublierai jamais cette première nuit. J’ai crié, crié… Mais j’ai porté cette attelle durant neuf mois, il m’était presque impossible de manger. De toute façon, tout ce que j’avais à manger était un bol de « tsamba » [orge rôtie avec de la farine de blé] et un peu de thé une fois par jour. Combien de temps a duré ce traitement ? Durant sept ans j’ai travaillé dans une carrière, à faire des briques. Pour les trois dernières années de ma sentence, je n’ai pas pu travailler car j’étais devenu aveugle. On a diagnostiqué plus tard un glaucome. Mais pour « eux », même aveugle j’aurais dû travailler !! En 1981, j’ai été relâché et j’ai été opéré pour le glaucome. Après cela, j’ai été soumis à une sorte de bannissement, pas vraiment une arrestation, mais je n’avais aucune communication extérieurs, même avec ma famille. Mais en 1983 « ils » m’ont remis en prison pour avoir écrit un panneau qui a été affiché sur les murs et les portes de la ville et qui disait : « Les envahisseurs chinois doivent retourner en Chine » et « Le Tibet appartient aux Tibétains ». Comme j’étais déjà sous surveillance policière, il leur était facile de me remettre en prison. Mais vous deviez savoir que ces affiches vous amèneraient de problèmes ? Les Chinois ont une tactique pour vous faire croire que tout va bien, de manière à ce que vous vous relaxiez, mais ils vous surveillent en permanence et attendent une occasion de vous arrêter. Cette fois, j’ai été amené dans un centre de détention qui n’était pas une prison proprement dit, juste un vaste endroit avec un local pour beaucoup de monde, partageant un vase en fer blanc en guise de toilettes et avec à peine assez de place pour dormir. Ils m’interrogeaient constamment me demandant qui m’avait amené à écrire ces affiches et qui était derrière mes activités. J’ai répondu que je n’avais rien ni personne derrière moi. Ils insistaient pour dire que je ne pouvais pas avoir eu seul l’idée de l’indépendance du Tibet, qu’il devait y avoir un vaste mouvement derrière moi. J’ai répondu que tous les Tibétains de la planète ont ce rêve. Ils m’ont alors déshabillé et battu, et j’ai encore ces marques aussi. Puis un jour une délégation du CICR est venue dans le centre de détention. Lorsque je l’ai vue, j’ai commencé à crier « Tibet libre ! », « Chinois en Chine ! » Après cela j’ai été placé en isolement dans un trou totalement noir durant une année. Et ils ont ajouté huit ans à ma condamnation. Comment avez-vous fait pour ne pas devenir fou après toutes ces années en prison ? J’ai dit mes prières et la mantra bouddhiste Om Mani Peme Hm [Hommage à Bouddha]. Je n’étais pas un criminel, je ne constituais une menace pour personne et je savais que la vérité était de mon côté. Et la plus grande vérité de toutes était que le Tibet allait être indépendant un jour parce que les Chinois eux-mêmes ont suffisamment de problèmes sans constamment se soucier de nous. Cela m’a permis de garder ma santé mentale. Pourquoi êtes-vous venus à Genève et qu’espérez-vous du Conseil des droits de l’homme ? Je veux que les gens sachent que sur le papier le gouvernement chinois peut traiter le peuple tibétain correctement, mais que je représente la réalité. Si j’en ai la chance, je veux dire qu’il n’y a aucune chance que le peuple tibétain puisse survivre sans une culture distincte et qu’il n’y a pas un seul Tibétain qui ne veuille pas l’indépendance. Même le dalaï lama ? …[sourire] Traduction de l’anglais par Michel Bührer Marche pour le Tibet : une flamme sur le Ventoux La Provence 8 Juin 2008 http://www.laprovence.com/articles/2008/06/08/482283-Region-Marche-pour-le-Tibet-une-flamme-sur-le-Ventoux.php C'est simple, il faut aider le peuple tibétain" lance Sylvie Mangemartin, de l'association Tibet Languedoc (Nîmes), qui organise ce week-end la Marche pour le Tibet sur le mont Ventoux ( Photo). Soutenue par Mantrayana Tibetan Association (Villeneuve-lez-Avignon) et AAZ Zanskar (Nîmes), la manifestation a été déplacée de l'automne au printemps, Jeux Olympiques de Pékin à l'horizon obligent. Tibet : Forte tension Lhassa à quelques jours du passage de la flamme olympique R.F.I 9 Juin 2008 http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67262.asp Alors que toute l'attention de la population et des autorités est focalisée sur les conséquences du tremblement de terre du Sichuan, de nouvelles violences pourraient éclater au Tibet. Les recits des quelques journalistes qui ont pu se rendre à Lhassa ou dans les régions proches du Tibet, confirment que la situation est loin d'ètre normalisée, et les autorités redoutent un nouvelle vague de violence. La semaine dernière, la police de Lhassa a été placée en alerte, à l'occasion du début des fêtes religieuses pour l'anniversaire de la naissance de Bouddha. De nombreuses cérémonies sont prévues. C'est un moment critique pour les autorités, d'autant qu'il intervient en même temps que le passage de la flamme olympique par Lhassa, le 19 juin. Le gouvernement n'a pas renoncé. Seule concession, la flamme ne passera qu'une journée au Tibet, contre trois prévues à l'origine, officiellement en raison du tremblement de terre. Mais cela est loin d'appaiser les tensions, comme le prouve le retour en force des unités paramilitaires dans les rues de la capitale tibétaine. Tous les témoignages font état en effet, d'une présence massive. Dans le même temps, la repression se poursuit au Tibet et dans les régions voisines. Seize moines ont été inculpés pour leur participation à des attentats à la bombe ; ils auraient avoué... Des moines pourchassés, emprisonnés, brutalisés, mais aussi rééduqués ; selon le Wall Street Journal, les moines sont devenus la cible des autorités et sont contraints de participer plusieurs fois par semaine à des séances d'éducation patriotique au cours desquelles on leur impose de renier le Dalaï Lama. Enfin, le dialogue annoncé entre la Chine et le Dalaï Lama est pour l'instant suspendu après une seule rencontre, officiellement une fois encore, pour cause de tremblement de terre. June 05 TIBET CHINE ACTUALITE JEUDI 5 JUIN 2008 Jeudi 5 Juin 2008
Agenda Lyon place de la comédie
Rassemblement pour le Tibet
Mardi 10 Juin 2008 à 18h00 devant l'opéra
Les J.O d’accord, les droits de l’homme d’abord !!!
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
Une réunion de l'association Lions des Neiges est prévue à l'issue de ce rassemblement. Cette réunion est ouverte à tous . Merci de bien rester jusqu'a la fin de cette manifestation .
Renseignements : Lions Des Neiges 10 rue louis Aulagne 69600 Oullins Tel : 06 29 35 42 27 site: http://tibetchineactualite.spaces.live.com Villeurbanne (69) Vendredi 13 juin 2008 conférence de Pierre Haski ancien envoyé spécial en Chine du quotidien Libération leVendredi 20 juin 2008 La Flamme Olympique doit arriver au Tibet Venez tous à Lyon le meme jour soutenir le peuple tibétain !!!
Une marche est prévue pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet ATTENTION PARCOURS MODIFIFIE MERCI DE PRENDRE COMPTE DU PARCOURS CI DESSOUS
Rendez vous à 17h00 sur le stand de Lion des Neiges installé sur le lieu de départ de la manifestation Depart à 18h00 Place Anthonin Poncet au memorial des genocide ( Devant l' Opéra ) Rue de la République ...Place de la comédie...Pont Morand... ...Les berges du Rhône...Pont de l'Université... Arrivée : Place Anthonin Poncet APPORTER VOS DRAPEAUX TIBETAINS : VENTES DE DRAPEAUX SUR LE STAND (suivant le stock disponible) Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Un débat à la fnac Lyon Bellecour les 24 et 25 juin 2008 prochain sur le théme : La chine: faut-il avoir peur du dragon ?
Avec l’arrivée toute proche des jeux Olympiques et les différentes polémiques développées autour de la Chine depuis une vingtaine d’années, la Fnac vous propose son débat du mois de juin.
Droits de l’homme foulés au pied, détentions arbitraires, peines de mort, répression au Tibet et éradication de la culture tibétaine, censure d’Internet, capitalisme d’état agressif, politique impérialiste en Afrique… la Chine fascine mais surtout fait peur. En fait, la Chine inquiète d’autant qu’on ne la connaît pas. PROGRAMME
Dans le cadre du débat du mois rencontre avec L'écrivain, journaliste Claude Levenson pour son ouvrage "Tibet. La question qui dérange" (Albin Michel) ---------------------------
Dans le cadre du débat du mois, rencontre avec frédéric Lenoir pour son ouvrage "Tibet, le moment de vérité" (Plon) et Pierre Haski pour son ouvrage "Internet et la Chine" (Seuil) et l'ouvrage d'Amnesty International "Droits Humains en Chine" (autrement frontière)
MARCHE POUR LE TIBET -SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 JUIN 2008
Manifestation à Colmar le 8 juin 2008
Parce que la répression n'a pas cessé ( arrestations massives, prisonniers torturés, surveillance accrue de chaque fait, parole et geste, campagne de ré-éducation patriotique...) et risque d'être encore plus sauvage après les JO, mobilisons-nous,
dimanche 8 juin de 18h à 20h, autour de la statue de la liberté à Colmar
Demandons à nos gouvernants qu'ils mettent tout en oeuvre,
- pour l'ouverture immédiate d'un dialogue véritable entre le Dalaï-Lama et des représentants de son gouvernement en exil et des autorités chinoises compétentes sous le regard d'observateurs indépendants
- pour la tenue d'une enquête internationale et indépendante dans l'ensemble du Tibet historique sur les manifestations qui ont lieu depuis le 14 mars
Association Liberté au Tibet
Marmagne (21) Samedi 14 Juin 2008
Journée pour le Tibet
GRIMAUD (83), samedi 14 juin 2008 Journée de soutien pour le Tibet
Salle Beausoleil Le programme 10h30 : ouverture des portes 14h00 : Hymne national tibétain chanté a capella par la soprano Elysabeth Meunier accompagnée par la Chorale de Grimaud. 14h15 : projection du film des actions de Provence.Himalaya 15h15 : Conférence sur la médecine tibétaine par l’association "Chagpori France" 16h30 : Conférence sur la situation actuelle des Tibétains en exil en Inde et au Népal par Germaine Rollandin, Présidente de l’association "Tendrel" 18h00 : Projection du film diaporama de Anne-Catherine Cravatte et Michel Legein "Le rêve des uns, le cauchemer des autres" Tout au long de la journée, stands d’informations, d’artisanat, signature de pétitions. Organisé par l’Association "Provence.Himalaya" Villa n° 7, Le Bosquet 13127 Vitrolles Renseignements : Tél. : 04 42 79 73 54 site : http://provence.himalaya.free.fr Un grand rendez vous pour cet été Olympique pour soutenir le peuple Tibétain La Kora autour du Mont Blanc pendant les Jeux Olympiques Pour le Tibet les inscriptions sont ouvertes !!! Pour obtenir le bulletin d'inscription cliquez sur : http://olympe.everest.over-blog.com/
web : www.tibet-montblanc.org
contacts :
Lions des Neiges Mont-Blanc
Mairie des Houches
74310 Les Houches
courriel : korajo@hotmail.fr
Actualités
LA POLICE INDIENNE ARRETE 265 TIBETAINS MARCHANT VERS LE TIBET
La Marche venait juste de redémarrer après une situation de blocage de 13 jours alors que la Chine prépare le passage au Tibet de la torche olympique. La Marche de retour au Tibet 4 juin 2008Contact: Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133 Pema Dorjee (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 992 760 6204 Press Release: Marchers Arrested
Nainital - 259 marcheurs tibétains et six membres du comité d’organisation ont été arrêtés par la police après le redémarrage de la “Marche vers le Tibet”, à l’issue de 13 jours de situation de blocage face à la police. Ils avaient couverts 16 kilomètres quand l’arrestation se produisit à Berinag, à environ 180 kilomètres de la frontière Indo-Tibétaine. Cinquante marcheurs, dont l’activiste leader Tenzin Tsundue et Shingza Rinpoche du Monastère de Sera, étaient restés quant à eux au campement de Banspatan (Etat d’Uttarakhand), déterminés à poursuivre leur route vers le Tibet dans l’hypothèse où leurs camarades de la Marche seraient arrêtés.
Les cinq présidents des ONGs(*) organisatrices de la Marche et l’un des coordinateurs sont toujours détenus à la prison de Roshanabad près de Haridwar.
“Alors que la Chine se prépare à faire parader sa torche olympique au Tibet dans une tentative évidente de légitimer sa mainmise sur le Tibet, la répression se développe toujours et aggrave encore les souffrances déjà endurées par le Peuple Tibétain sous l’occupation illégale exercée par le régime chinois,” déclarait Lhakpa Tsering, l’un des marcheurs, en même temps un membre opérationnel de l’ONG Tibetan Youth Congress. “Mon seul objectif c’est d’atteindre le Tibet et de rejoindre mes frères et soeurs. Même si je ne peux réduire leurs souffrances, je peux au moins faire en sorte que le monde entier sache ce qu’ils sont obligés de subir actuellement.”
Les marcheurs non-violents ont été arrêté cette après-midi juste après leur entrée dans la ville de Berinag, où un déploiement de police imposant les ont empêchés d’aller plus loin. Les marcheurs se sont immédiatement agrippés les uns aux autres et se sont assis pour former une chaîne humaine la plus résistante possible. Ils chantaient des slogans réclamant le départ de la Chine du Tibet tout pendant l’intervention des policiers qui les transportaient dans sept autocars et trois jeeps. L’arrestation commença à 15h30 et dura une heure et demie. On ne sait pas précisément où les marcheurs ont été emmenés.
Durant ces 13 derniers précédents, la police avaient fait obstruction sur le ravitaillement en nourriture des Tibétains et restreint les allers et venues sur le campement, pour isoler les marcheurs. Hier, la police avait bloqué un camion apportant de la nourriture aux marcheurs, à un checkpoint situé à Ganai Gangoli.
“En tant que réfugiés tibétains en Inde, c’est notre droit de retourner dans notre patrie,” affirmait Tenzin Palkyi, un membre du comité organisateur. “En 1959, les Tibétains sont arrivés en Inde par cette route pour échapper aux persécutions chinoises. Aujourd’hui à nouveau, nous marchons sur cette même route mais dans l’autre sens pour rejoindre nos proches qui se soulèvent actuellement dans toutes les régions du Tibet pour protester contre l’occupation chinoise.”
La ‘Marche vers le Tibet’ est partie le 10 mars 2008 de Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs a été arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération. Depuis lors la Marche a pris de l’ampleur jusqu’à compter environ 300 marcheurs tibétains.
Tibetans living in exile in India launched the March to Tibet as part of the Tibetan People’s Uprising Movement. On the same day that the march was launched, monks from monasteries in Lhasa, as well as in eastern Tibet, led nonviolent demonstrations, shouting slogans supporting the Dalai Lama and independence for Tibet. Chinese authorities brutally suppressed peaceful protests that continued for days, leading to rioting in the capital and a wave of large public demonstrations that have rippled across the country.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Le même jour où la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations non-violentes, criant des slogans en faveur du Dalai Lama et de l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors violemment réprimé ces manifestations pourtant pacifiques qui se sont poursuivies pendant des jours (et qui ont toujours lieu aujourd’hui encore : témoignages sur le site du Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie www.TCHRD.org , conduisant à des émeutes dans la capitale et à une immense vague de protestations populaires qui s’est propagée dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) Tibetan Youth Congress, Tibetan Women's Association, GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet - India
France24 Mercredi 04 juin 2008 http://www.france24.com/fr/20080604-liu-xiao-bo-dissident-chinois-entretien-france24&navi=ASIE-PACIFIQUE Au lendemain de l'entretien de Liu Xiaobo réalisé par FRANCE 24, la police chinoise a interpellé et brutalisé le dissident chinois et l'a interrogé une heure trente. Il a été arrêté à plusieurs reprises depuis les évènements de 1989.Depuis sa participation aux manifestations Place Tiananmen en 1989, Liu Xiaobo a été arrêté à plusieurs reprises pour ses critiques répétées envers le gouvernement chinois au sujet des droits de l'Homme. Il a passé un total de six années en prison. Il vit, depuis, en résidence surveillée et a l'interdiction de quitter Pékin. Au soir du mardi 3 juin, Liu Xiaobo a quitté son appartement en échappant à la surveillance des policiers en vue d'une interview réalisée par FRANCE 24. Le lendemain, dans la soirée, jour de la commémoration du 19ème anniversaire de la Place Tiananmen, il a été interpellé par la police alors qu'il était sur le point de quitter son appartement avec sa femme pour dîner. “Je n’avais pas vu tant de policiers dans notre maison depuis des années”, raconte sa femme à FRANCE 24. Elle a indiqué que son époux avait été attrapé par le cou et le bras, qu’il a opposé une résistance et a refusé de parler. Ils l’ont ensuite emmené au commissariat. La détention a duré une heure et demie, selon Liu qui a expliqué à FRANCE 24, après sa liberation, qu’il avait été interrogé au sujet de l’entretien realisé deux jours plus tôt. June 03 TIBET CHINE ACTUALITE Mardi 3 juin 2008 Mardi 3 Juin 2008
Agenda
Lyon place de la comédie
Rassemblement pour le Tibet
Mardi 10 Juin 2008 à 18h00 devant l'opéra
Les J.O d’accord, les droits de l’homme d’abord !!!
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
Une réunion de l'association Lions des Neiges est prévue à l'issue de ce rassemblement. Cette réunion est ouverte à tous . Merci de bien rester jusqu'a la fin de cette manifestation .
Renseignements : Lions Des Neiges 10 rue louis Aulagne 69600 Oullins Tel : 06 29 35 42 27 site: http://tibetchineactualite.spaces.live.com Villeurbanne (69) Vendredi 13 juin 2008 conférence de Pierre Haski ancien envoyé spécial en Chine du quotidien Libération leVendredi 20 juin 2008 La Flamme Olympique doit arriver au Tibet Venez tous à Lyon le meme jour soutenir le peuple tibétain !!!
Une marche est prévue pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet ATTENTION PARCOURS MODIFIFIE MERCI DE PRENDRE COMPTE DU PARCOURS CI DESSOUS
Rendez vous à 17h00 sur le stand de Lion des Neiges installé sur le lieu de départ de la manifestation Depart à 18h00 Place Anthonin Poncet au memorial des genocide ( Devant l' Opéra ) Rue de la République ...Place de la comédie...Pont Morand... ...Les berges du Rhône...Pont de l'Université... Arrivée : Place Anthonin Poncet APPORTER VOS DRAPEAUX TIBETAINS : VENTES DE DRAPEAUX SUR LE STAND (suivant le stock disponible) Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Un débat à la fnac Lyon Bellecour les 24 et 25 juin 2008 prochain sur le théme : La chine: faut-il avoir peur du dragon ?
Avec l’arrivée toute proche des jeux Olympiques et les différentes polémiques développées autour de la Chine depuis une vingtaine d’années, la Fnac vous propose son débat du mois de juin.
Droits de l’homme foulés au pied, détentions arbitraires, peines de mort, répression au Tibet et éradication de la culture tibétaine, censure d’Internet, capitalisme d’état agressif, politique impérialiste en Afrique… la Chine fascine mais surtout fait peur. En fait, la Chine inquiète d’autant qu’on ne la connaît pas. PROGRAMME
Dans le cadre du débat du mois rencontre avec L'écrivain, journaliste Claude Levenson pour son ouvrage "Tibet. La question qui dérange" (Albin Michel) ---------------------------
Dans le cadre du débat du mois, rencontre avec frédéric Lenoir pour son ouvrage "Tibet, le moment de vérité" (Plon) et Pierre Haski pour son ouvrage "Internet et la Chine" (Seuil) et l'ouvrage d'Amnesty International "Droits Humains en Chine" (autrement frontière)
MARCHE POUR LE TIBET -SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 JUIN 2008
Manifestation à Colmar le 8 juin 2008
Parce que la répression n'a pas cessé ( arrestations massives, prisonniers torturés, surveillance accrue de chaque fait, parole et geste, campagne de ré-éducation patriotique...) et risque d'être encore plus sauvage après les JO, mobilisons-nous,
dimanche 8 juin de 18h à 20h, autour de la statue de la liberté à Colmar
Demandons à nos gouvernants qu'ils mettent tout en oeuvre,
- pour l'ouverture immédiate d'un dialogue véritable entre le Dalaï-Lama et des représentants de son gouvernement en exil et des autorités chinoises compétentes sous le regard d'observateurs indépendants
- pour la tenue d'une enquête internationale et indépendante dans l'ensemble du Tibet historique sur les manifestations qui ont lieu depuis le 14 mars
Association Liberté au Tibet Marmagne (21) Samedi 14 Juin 2008
Journée pour le Tibet
GRIMAUD (83), samedi 14 juin 2008 Journée de soutien pour le Tibet
Salle Beausoleil Le programme 10h30 : ouverture des portes 14h00 : Hymne national tibétain chanté a capella par la soprano Elysabeth Meunier accompagnée par la Chorale de Grimaud. 14h15 : projection du film des actions de Provence.Himalaya 15h15 : Conférence sur la médecine tibétaine par l’association "Chagpori France" 16h30 : Conférence sur la situation actuelle des Tibétains en exil en Inde et au Népal par Germaine Rollandin, Présidente de l’association "Tendrel" 18h00 : Projection du film diaporama de Anne-Catherine Cravatte et Michel Legein "Le rêve des uns, le cauchemer des autres" Tout au long de la journée, stands d’informations, d’artisanat, signature de pétitions. Organisé par l’Association "Provence.Himalaya" Villa n° 7, Le Bosquet 13127 Vitrolles Renseignements : Tél. : 04 42 79 73 54 site : http://provence.himalaya.free.fr Un grand rendez vous pour cet été Olympique pour soutenir le peuple Tibétain La Kora autour du Mont Blanc pendant les Jeux Olympiques Pour le Tibet les inscriptions sont ouvertes !!! Pour obtenir le bulletin d'inscription cliquez sur : http://olympe.everest.over-blog.com/
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Actualités
Dalai Lama : Les Chinois ont choisi une autre solution – ne pas m’inviter mais plutôt m’exclure. Et m’accuser. Hier encore, le « Tibet Daily » à Lhassa s’en est pris à moi violemment. Vos collègues là-bas sont très inventifs.
Q.- Ces dernières semaines vous avez eu droit à « criminel », « traître à la patrie », « séparatiste », et puis, de la part du chef du PC de la région dite autonome du Tibet, à « loup au visage d’homme mais au cœur de bête ». Ces insultes vous blessent-elles ?
Dalai Lama : Oh, non, pas du tout ! Vous avez d’ailleurs oublié « Démon ». Tout cela ne sont que des paroles vides de sens. Si parler ainsi de moi leur fait plaisir, qu’ils continuent. Je me soumettrai volontiers à un test sanguin pour savoir si je suis un homme ou un animal. Mais ce contre quoi je m’élève le plus c’est ce que je considère être une atteinte grave aux droits de l’homme : lorsque les autorités chinoises obligent les Tibétains de ma patrie à m’injurier et, sous la menace, à me renier par écrit.
Q.- Pékin nomme cela « la campagne d’éducation patriotique »…
Dalai Lama :… ce qui est, en réalité, une atteinte à la liberté religieuse et par là aux lois de la de la République populaire.
Q.- En dépit des insultes – et au moment même où ils les profèrent- les dirigeants chinois vous proposent d’ouvrir des discussions. Est-ce que cela a un sens pour vous ? Pensez-vous qu’ils croient vraiment que vous avez poussé les habitants de Lhassa et d’autres parties du Tibet à se soulever voire que vous les avez incité à commettre des actes violents ?
Dalai Lama : Je ne sais pas, mais s’ils le croient, ils devraient aller à Oslo et veiller à ce que l’on me retire le Prix Nobel de la paix. Non, bien sûr, je suis engagé dans la voie de la non-violence, je m’y suis tenu toute ma vie et continuerai toujours. J’ai dit aux autorités chinoises de venir à Dharamsala pour fouiller tous mes documents et étudier tous mes discours. Je leur donnerais accès à tout. Elles devraient alors prouver leurs allégations.
Q.- Mais vous pouvez ne pas nier qu’à Lhassa, outre des manifestations pacifiques de moines brutalement réprimées, il y a eu des pillages, des incendies et des rançonnements organisés par des jeunes Tibétains.
Dalaï lama : Je suppose que cela a eu lieu. Je le condamne, et cela me rend triste, que certains de mes compatriotes agissent ainsi - même s’ils l’ont sûrement fait par désillusion et désespoir d’être des citoyens de seconde classe dans leur propre pays. Cela n’excuse pas la violence. J’ai proposé qu’il y ait une enquête internationale sur les évèvements au Tibet, menée par une institution indépendante. Q.- Comment obtenez-vous vos informations ?
Dalai Lama : Nous avons peu d’informations exclusives. De temps à autre, un coup de téléphone d’un portable, un message sur Internet. Ces nouveaux médias sont bien sûr fortement censurés, mais il est difficile pour Pékin de tout maîtriser, à cent pour cent
Q.- Quelle a été votre réaction quand vous avez reçu les premiers rapports sur les atrocités, comme les premières images de morts ?
Dalai Lama : J’ai pleuré. Je me suis assis à côté du Premier ministre de notre gouvernement en exil, et nos yeux se sont remplis de larmes. Donc beaucoup de souffrances, de désespoir. J’étais simplement triste, profondément triste.
Q.- Et pas fou de rage ?
Dalai Lama : Il m’arrive de lâcher un mot de colère, ce qui est assez mal. Mais non, la colère m’est étrangère, car la colère veut dire vouloir faire du mal à quelqu’un. Q.- Vous avez aussi prié pour les Chinois, y compris les auteurs des méfaits ?
Dalai Lama : En dépit de toutes les peurs et les inquiétudes, je suis en paix avec mon subconscient et je peux donc accomplir normalement mes tâches. Je n’ai pas de troubles du sommeil. Peut-être est-ce parce que, bien sûr, je prie pour les Chinois. Pour leurs dirigeants. Et même pour ceux qui ont du sang sur les mains.
Q.- Vous ne faites pas que prier pour les Chinois, vous négociez avec eux – via deux de vos fidèles. Ces messagers viennent juste de rentrer de Shenzen pour vous relater leurs récentes conversations avec leurs partenaires chinois. Comment jugez-vous cette rencontre ?
Dalai Lama : Lors de cette discussion informelle d’une journée, mes deux émissaires se sont mis d’accord avec leurs partenaires chinois sur la tenue d’une septième Table ronde formelle dès que possible. Une date sera précisée dans les prochains jours après des consultations mutuelles. Lors de l’entretien de grands différends sont apparus, tant sur la cause que sur la nature des récents troubles au Tibet. En dépit de la diversité des points de vue, les deux parties ont la volonté de parvenir à un accord sur une approche commune pour résoudre les problèmes au Tibet. Q.- Cela ressemble plutôt à une discussion procédurale.
Dalai Lama : Dans cet esprit, les deux parties ont fait des propositions concrètes, qui peuvent servir de base aux discussions formelles qui auront lieu lors de la prochaine Table ronde.
Q.- Est-ce un progrès ?
Dalai Lama : On doit chercher la vérité dans les faits, comme Deng Xiao Ping l’a si bien et si justement dit. En tous cas, cette fois, l’atmosphère a été agréable, et l’attitude des parties n’ a pas été agressive, mais respectueuse. Mais une percée, c’est autre chose. La rencontre à Shenzhen n’a été qu’un simple dialogue mais, au moins, les autorités chinoises ont, pour la première fois, recherché ce dialogue avec les représentants du Dalaï-Lama et l’ont annoncé dans la presse.
Q.- Beaucoup soupçonnent Pékin d’avoir fait cette offre de dialogue uniquement pour des raisons tactiques, pour gagner du temps, stopper la vague de critiques mondiale contre leurs comportements au Tibet et pour pouvoir mener à bien les Jeux Olympiques. Pour pouvoir dire aux dirigeants occidentaux : « regardez, nous négocions ». Est-ce que vous n’êtes pas tombé dans le piège des leaders du PC ?
Dalaï-Lama : Discuter pour discuter, cela n’a, en effet, pas de sens. Je suis uniquement intéressé par des discussions sérieuses, au cours desquelles on peut aller au cœur des problèmes. Ces discussions, sans condition préalable, sont très bienvenues. Elles doivent être aussi transparentes. Il faut en finir avec les négociations secrètes à huis clos. Mais bien sûr, la pression internationale a eu un effet sur Pékin. Je ne peux qu’encourager toute société libre, notamment l’Allemagne, à maintenir cette pression. Q.- Et que réclamez-vous spécifiquement de la Chine, dans cette affaire ?
Dalai Lama : Les Chinois doivent enfin reconnaître qu’il y a un problème Tibet. Ce devrait être le sujet de la prochaine Table ronde. Contrairement aux précédentes agitations, la dernière n’a pas eu lieu qu’à Lhassa et pas seulement dans la région dite autonome du Tibet ; les protestations ont eu lieu dans tous les endroits peuplés de Tibétains en Chine et des étudiants tibétains ont même manifesté à l’Université de Pékin. On ne peut ignorer cet échec massif et complet des dirigeants du PC et de leur politique. Pékin doit savoir que, depuis cinquante ans, quelque chose va terriblement mal.
Q.- Quoi ?
Dalai Lama : Tout ce qu’ils ont essayé de faire. Q.- Quelles solutions voyez-vous ? Et dans quelle direction, à votre avis, Pékin va-t-il s’engager ?
Dalai Lama : Notre politique de la large autonomie pour le Tibet offre les meilleures perspectives. Les Tibétains doivent avoir le pouvoir de régler eux-mêmes toutes les questions culturelles, religieuses, environnementales. C’est tout à fait autre chose qu’une indépendance étatique. Ce Tibet nouveau serait, du point de vue du droit international, partie intégrante de la République populaire de Chine qui resterait compétente pour les relations extérieures et la politique de défense. Si Pékin est d’accord pour un tel modèle, je peux vous garantir qu’il n’y aura plus de troubles comme ceux que l’on vient de connaître, plus de crise comme celle que nous traversons. Ca c’est une variante, positive.
Q.- Il y en a une négative ?
Dalai Lama : Il y a le risque que les dirigeants chinois pensent qu’il n’y a plus de chance de pacifier le Tibet, qu’ils ont perdu pour toujours la loyauté des Tibétains. Et que, dans le même temps, ils souhaitent conserver le contrôle complet de ce pays très riche en ressources naturelles. Alors, ils opprimeront encore plus brutalement la population, de façon à en faire définitivement une minorité insignifiante dans leur propre pays. C’est la variante numéro deux : un Tibet peuplés de Hans. La fin du dialogue avec nous, la fin de toutes les mesures de confiance.
Q.- Que va décider Pékin ? Que va-t-il se passer le 20 juin quand la flamme olympique va traverser Lhassa ? Des manifestations ?
Dalai Lama : J’ai déconseillé à mes compatriotes à Lhassa et ailleurs de manifester contre la flamme olympique, comme je l’ai déjà fait d’ailleurs à San Francisco. Je ne vois pas ce que cela apporterait. Peut-être lancerai-je un autre appel dans ce sens. Q.- De nombreux Tibétains estiment que c’est une provocation de faire passer la flamme sur le Mont Everest, qu’ils considèrent comme sacré, puis à Lhassa, devant l’ancien siège du gouvernement, le palais de Potala. Vous, non ?
Dalai Lama : Si nous étions en période de calme, je n’en serais pas ému. Mais maintenant je comprends les protestations, sans, il est vrai, les soutenir. J’ai également déconseillé aux organisateurs de tenir leur « Marche pour la Paix » de Dharamsala à la frontière de la République populaire, car il pourrait y avoir des affrontements armés aux postes-frontière. Mais je ne peux que donner des conseils et ne peux supprimer les autres avis. Q.- Votre voie non-violente perd des soutiens parmi vos concitoyens en exil, même si vous êtes toujours vénéré en tant que symbole du Tibet libre. En particulier, lors du Tibetan Youth Congress, les militants qui ont appelé à l’indépendance ont gagné de l’audience. Les autorités chinoises ont désigné la direction de ce TYC « organisation terroriste ».
Dalai Lama : Bien sûr, je comprends l’impatience des jeunes. Mais ils n’ont pas de projet, seulement des émotions. Je connais ce type de rêveries depuis de nombreuses années et j’ai espéré qu’elles auraient disparu depuis longtemps. Indépendamment de la question morale, qu’est-ce que cela veut dire ? Les Tibétains doivent-ils prendre les armes pour conquérir cette indépendance ? Quelles armes, d’où ? Des Moudjahidines au Pakistan, peut-être ? Et si nous les obtenons, comment les ferons nous passer au Tibet ? Et si la guerre d’indépendance commence, qui nous viendra en aide ? Les Américains ? Les Allemands ?
Q.- Certainement pas. Néanmoins, certains Tibétains pensent que vous faites trop de compromis. Votre modèle, le Mahatma Gandhi, a prêché non seulement la résistance non-violente mais aussi la désobéissance civile, la non-coopération avec les occupants, et organiser des marches provocatrices à travers le pays lui a semblé une bonne idée.
Dalai Lama : Vous avez tout à fait raison. Et pourtant, il y a une grande différence : Gandhi pouvait se défendre librement devant un tribunal ; essayez de le faire à Lhassa. Les impérialistes britanniques étaient durs, mais c’était sans comparaison avec les Chinois d’aujourd’hui - qui sont beaucoup plus durs. Q.- Maintenant vous critiquez la Chine dans son ensemble. La Chine n’est certainement pas un État de droit. Mais il y a des signes évidents d’une croissance lente de la société civile : des journalistes courageux, des avocats, des écologistes. Et, économiquement, la Chine progresse de façon phénoménale.
Dalai Lama : C’est vrai. Vous devez savoir que je suis un grand partisan de la ’société harmonieuse », dont la direction du Parti fait actuellement la propagande. Mais les actes doivent être en accord avec les paroles. A long terme, je suis optimiste pour la Chine. Sur la durée, il est difficile de réprimer sans cesse – les exemples de l’Union Soviétique et de l’Europe de l’est l’ont montré. La société chinoise bouge maintenant. Beaucoup de choses ont changé positivement. Les Chinois redécouvrent la religion. L’ex-chef de parti Jiang Zemin est bouddhiste, l’ex-Premier ministre Zhu Rongji aussi. Beaucoup d’hommes d’affaires et d’artistes montrent également de l’’intérêt pour le bouddhisme ; ce qui se passe sur Internet est passionnant, toutes ces critiques anticonformistes du gouvernement. cela pourrait faire grandir la sympathie et la solidarité envers la cause tibétaine.
Q.- Avez-vous le mal du pays ?
Dalai Lama : non. La patrie c’est là où l’on se sent chez soi et bien traité. C’est mon cas en Inde, bien sûr, mais aussi en Suisse, aux Etats-Unis et en Allemagne, que j’aime beaucoup.
Q.- Avez-vous abandonné l’idée de revoir Lhassa, le palais de Potala, dans lequel vous avez grandi, et où vous avez dirigé le pays ?
Dalai Lama : Oh non. Je suis optimiste, je pense que reviendrai un jour.
Q.- Quand et à quelles conditions ?
Dalai Lama : Je me considère d’ores et déjà comme semi-retraité. Q.- Au cours des jours les plus violents à Lhassa et des protestations ici à Dharamsala, vous avez dit : « Si les choses deviennent tout à fait hors de contrôle, il ne me restera plus qu’à démissionner. » Dalai Lama : Je voulais dire ce que j’ai dit. J’attends avec impatience de mener la vie plus facile d’un moine. Bon, peut-être était-ce aussi un avertissement, comme vous l’avez dit.
Q.- Vous réclamez l’autonomie pour le Grand Tibet qui couvre, outre l’actuelle région autonome, une partie des régions de Qinghai, du Sichuan, de Gansu et du Yunnan, c’est à dire presque un quart du territoire de la République populaire.
Dalai Lama : Je dois parler au nom des six millions de Tibétains. Q.- Pouvez-vous en tant que Dalaï-Lama démissionner de votre titre et vos fonctions politico-religieuses, aussi simplement que remiser un vêtement à la garde-robe ?
Dalai Lama : Je ne jouerai plus de rôle politique et plus de rôle spirituel. Quand le jour de mon retrait sera venu, quand un certain degré de pluralisme, de liberté d’expression et d’auto-administration sera établi, je transférerai toute mon autorité historique au gouvernement local.
Q.- Serez-vous le dernier Dalaï-Lama ? Dans quelle mesure souhaitez-vous intervenir dans le processus de votre succession ?
Dalai Lama : Nous avons discuté de cela l’autre jour dans un cercle de haut niveau, à Dharamsala. Il existe différents modèles. Mais la volonté du peuple devrait être décisive. Q.- Et qu’est-ce qui est le plus probable ?
Dalai Lama : On m’a demandé à l’unanimité de participer à ma succession et de conserver cette fonction en vie. Mais j’espère que le temps ne presse pas trop et j’ai encore 10 ou 20 ans pour réfléchir à ces choses-là. Si nous sommes encore ici en exil, on devra trouver mon successeur probablement quelque part en Inde, ou, en tout état de cause, en dehors du Tibet
Lyon exposition "Our Body" : Interrogations sur l'origine des corps exposés à la Sucrière, RUMEUR : Des cadavres de prisonniers politiques chinois exposés ?
20 Minutes 3 juin 2008 http://www.20minutes.fr/article/234719/Lyon-Interrogations-sur-l-origine-des-corps-exposes-a-la-Sucriere.php
Difficile de connaître avec certitude la provenance des corps écorchés présentés depuis mercredi à la Sucrière Lyon 2ème. A New York, le procureur vient d'obtenir des organisateurs d'une exposition similaire qu'ils fournissent les certificats d'origines des corps exposés. Des associations affirment que les cadavres seraient ceux de prisonniers politiques chinois. Mais à Lyon, où la mairie a indiqué hier « réfléchir à la question », il faut se contenter des seules affirmations du producteur de l'exposition, parcourue ce week-end par 4 000 visiteurs.
" Pour pouvoir organiser Our Body/A corps ouvert, on a fourni tout ce qu'on nous a demandé », indique Pascal Bernardin, sans toutefois pouvoir préciser si parmi ces fameux documents figurent les certificats d'origine des cadavres chinois exposés. « Nous sommes sûrs de la provenance légale de ces corps, qui ont été donnés à la science », conclut le producteur.
Pour voir des images de l'expositions cliquez sur http://www.20minutes.fr/diaporama/238 June 01 TIBET CHINE ACTUIALITE Dimanche 1er Juin 2008 Dimanche 1er Juin 2008
Agenda
Lyon place de la comédie
Rassemblement pour le Tibet
Mardi 10 Juin 2008 à 18h00 devant l'opéra
Les J.O d’accord, les droits de l’homme d’abord !!!
Ouverture immédiate du dialogue pour le Tibet Respect des droits de l’homme au Tibet et en Chine
Une réunion de l'association Lions des Neiges est prévue à l'issue de ce rassemblement. Cette réunion est ouverte à tous . Merci de bien rester jusqu'a la fin de cette manifestation .
Renseignements : Lions Des Neiges 10 rue louis Aulagne 69600 Oullins Tel : 06 29 35 42 27 site: http://tibetchineactualite.spaces.live.com Villeurbanne (69) Vendredi 13 juin 2008 conférence de Pierre Haski ancien envoyé spécial en Chine du quotidien Libération leVendredi 20 juin 2008 La Flamme Olympique doit arriver au Tibet Venez tous à Lyon le meme jour soutenir le peuple tibétain !!!
Une marche est prévue pour dénoncer la répression chinoise qui continue au Tibet Depart à 18h00 Place de la Comédie ( Devant l' Opéra ) les Berges du Rhône...pont de l'université... Place Anthonin Poncet ( au Monument des Génocides ) ... Rue de la République ... Arrivée : Place de la Comédie Renseignement : LIONS DES NEIGES 10 rue Louis Aulagne 69600 Oullins 06 29 35 42 27 lionsdesneiges@hotmail.fr site http://tibetchineactualite.spaces.live.com
Un débat à la fnac Lyon Bellecour les 24 et 25 juin 2008 prochain sur le théme : La chine: faut-il avoir peur du dragon ?
Avec l’arrivée toute proche des jeux Olympiques et les différentes polémiques développées autour de la Chine depuis une vingtaine d’années, la Fnac vous propose son débat du mois de juin.
Droits de l’homme foulés au pied, détentions arbitraires, peines de mort, répression au Tibet et éradication de la culture tibétaine, censure d’Internet, capitalisme d’état agressif, politique impérialiste en Afrique… la Chine fascine mais surtout fait peur. En fait, la Chine inquiète d’autant qu’on ne la connaît pas. PROGRAMME
Dans le cadre du débat du mois rencontre avec L'écrivain, journaliste Claude Levenson pour son ouvrage "Tibet. La question qui dérange" (Albin Michel) ---------------------------
Dans le cadre du débat du mois, rencontre avec frédéric Lenoir pour son ouvrage "Tibet, le moment de vérité" (Plon) et Pierre Haski pour son ouvrage "Internet et la Chine" (Seuil) et l'ouvrage d'Amnesty International "Droits Humains en Chine" (autrement frontière)
MARCHE POUR LE TIBET -SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 JUIN 2008
Un grand rendez vous pour cet été Olympique pour soutenir le peuple Tibétain
La Kora autour du Mont Blanc
pendant les Jeux Olympiques
Pour le Tibet
les inscriptions sont ouvertes !!!
Pour obtenir le bulletin d'inscription cliquez sur : http://olympe.everest.over-blog.com/
Action
Prenez part à la plus vaste manifestation au monde, en faveur du TIBET !
Le jeudi 7 août, la nuit précédent le début des Jeux Olympiques
Allumez une Bougie pour le TIBET
posez la sur une fenêtre chez vous, au travail, dans un lieu public, etc.
Vous ne serez pas seul. Des millions de personnes partout sur la planète feront aussi ce geste en signe de prière pour la liberté et l’espoir.
Et nos bougies seront visibles dans le monde entier par des milliards de personnes sur les écrans de télévision, alors que les J.O. débutent.
Le TIBET ne sera pas oublié.
Rejoignez aujourd’hui cette opération en allant sur http://www.candle4tibet.org/
et
Invitez aussi tous vos amis à se joindre à nous !
On peut le faire! Le monde entier nous regardera
Une personne de plus et notre Mouvement multiplie son essor !
Actualités
MARCHE DE RETOUR AU TIBET : Les Présidents des ONGs Tibétaines ORGANISATRICES transférés à la prison de Hardwar.
Le 30 mai 2008 Communiqué de Tenzin Choedon (Anglais, Tibétain, Hindi): +91 975 696 9133 www.TibetanUprising.org Pema Dorjee (Anglais): +91 992 760 6204
Nainital ( INDE ) – Il était environ 15h30 hier lorsque les cinq Présidents des Organisations(*) Non Gouvernementales Tibétaines parmi les plus importantes en Inde - Tsewang Rigzin, B Tsering, Ngawang Woebar, Chime Youngdrung, et Tenzin Choeying - de même que l’un des coordinateurs de la « Marche vers le Tibet » - Lobsang Yeshi – furent transférés du poste de police de Haldwani à la prison de Roshanabad à Hardwar. Ils sont détenus au titre de la section 151 du Code Pénal Indien, et des sections 106 et 107 du Criminal Procedure Code (CRPC), selon lesquels les Présidents, en tant qu’organisateurs de la ‘March to Tibet’, sont accusés de mettre en danger la vie des 300 marcheurs tibétains.
« Nous sommes scandalisés de voir les leaders pacifiques d’une marche non-violente être arrêtés puis emprisonnés, » dit Choekyi, une Tibétaine habitant à Hardwar. Elle a fondu en larmes lorsqu’elle a vu les six responsables pénétrer dans la prison sous escorte. « Ce ne sont pas des criminels. Ils se battent seulement contre l’occupation du Tibet par la Chine en utilisant des moyens non-violents. »
La police était en train de rendre visite aux chefs de village de Banspatan, en les encourageant à constituer un cahier de doléances à l’encontre des marcheurs. « Ils vont se servir de çà pour justifier notre expulsion de ce site, » affirme Karma Sichoe, un membre du comité organisateur. « Les Indiens ici ont été extrêment accueillant et amicaux, mais la police fait pression sur eux pour qu’ils constituent un dossier contre les marcheurs tibétains. »
« Notre lutte vise le Gouvernement Chinois, et pas le Gouvernement Indien, » rappelle Sherab Woeser, l’un des coordinateurs de la Marche. « Nous ne voulons ni retourner sur nos pas, ni rester ici. Nous voulons seulement nous rendre dans notre patrie ancestrale, à pied et de manière pacifique. Pourquoi les Tibétains devraient-ils demander une permission quelconque pour rentrer chez eux ? »
Les Tibétains partout dans le monde s’alarment des témoignages continuels montrant que la répression ne s’arrête toujours pas au Tibet. Les manifestations pourtant pacifiques pour réclamer le respect des droits de l’homme et la liberté sont systématiquement réprimées. Ces derniers jours, les moines et les nonnes ont été les principales cibles de cette répression voulue par le Gouvernement Chinois.
D’après le Centre Tibétain des Droits de l’Homme et de la Démocratie (TCHRD), trois nonnes du Monastère de Dragkar à Kardze au Tibet (Province du Sichuan pour les Chinois) et une étudiante ont été arrêtés par la Police Para-Militaire (Public Security Bureau) pour avoir protesté le 28 mai. Après que la manifestation des trois nonnes ait été réprimée, et les 3 religieuses embarquées, une étudiante de 21 ans – Rigden Lhamo – a alors déroulé le drapeau national tibétain et elle s’est mise à hurler des slogans réclamant la liberté au Tibet, la libération des prisonniers politiques et le retour du Dalai Lama au Tibet.
Selon un témoin oculaire, les forces de sécurité ont tiré des coups de feu au cours de la courte protestation de Lhamo l’étudiante. On ne sait pas exactement si Rigden Lhamo a été tuée ou blessée, mais un autre témoin dit avoir aperçu des taches de sang sur le corps de la jeune femme alors que la police l’emportait. Rigden Lhamo est du village de Lhakey (commune de Thingkha), dans le Comté de Kardze. Personne ne sait où elle est en ce moment.
La ‘Marche vers le Tibet’ a débuté le 10 mars 2008 à Dharamshala (Himachal Pradesh), et a atteint Banspatan après avoir traversé de nombreux Etats Indiens, au cours de ses 74 jours de périple. Au quatrième jour de la Marche, le premier groupe de 100 marcheurs fut arrêté, puis condamné à 14 jours de détention. Malgré tout, un second groupe de 48 exilés tibétains reprit la Marche deux jours après cette arrestation. Ce groupe fut rejoint par les premiers marcheurs après leur libération.
Les Tibétains vivant en exil en Inde ont lancé la ‘Marche vers le Tibet’ dans le cadre de la campagne “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain). Alors que la Marche s’élançait, des moines des monastères de Lhassa ainsi que dans l’Est du Tibet, menèrent des manifestations pacifiques, criant des slogans demandant le retour du Dalai Lama au Tibet et l’indépendance du Tibet.
Les autorités chinoises ont alors réprimé violemment ces manifestations pacifiques qui continuèrent pendant des jours, provoquant des émeutes dans la capitale et une immense vague de protestations populaires qui se propagea dans tout le pays.
La “Marche vers le Tibet” et le “Tibetan People’s Uprising Movement” (Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain) visent à raviver l’esprit du Soulèvement de la Nation Tibétaine en 1959, dans une démarche résolument non-violente, tournée vers l’action, afin d’arriver à mettre fin à l’occupation illégale du Tibet par la Chine.
(*) Tibetan Youth Congress, Tibetan Women's Association, GuChuSum, National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet - India.
Le Tibet toujours fermé à la presse étrangère, malgré l’ouverture remarquable du Sichuan
R.S.F 30 Mai 2008 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27252
"Les efforts accomplis par le gouvernement en faveur de la liberté des médias étrangers dans le Sichuan sont remarquables et sans précédent. Ils doivent être étendus aux régions tibétaines où la presse internationale est empêchée de se rendre librement depuis le 14 mars, date des émeutes à Lhassa. Le gouvernement cherche visiblement à empêcher les médias étrangers de confirmer les rares informations qui filtrent sur des arrestations de Tibétains et les campagnes de rééducation menées par les autorités depuis mars dernier", a affirmé Reporters sans frontières.
L’organisation a recueilli des témoignages récents de journalistes étrangers, dûment accrédités, qui ont été refoulés quand ils ont tenté d’entrer dans des zones tibétaines. "Depuis Chengdu, j’ai emprunté l’une des routes qui va vers le plateau tibétain. A un check point, les policiers m’ont demandé de faire demi-tour", a ainsi expliqué un reporter européen qui n’a pas souhaité être nommé.
La répression au Tibet se déroule toujours à huis clos. Les rares informations sont celles diffusées par des médias en tibétain basés à l’étranger ou par des organisations protibétaines. Ainsi, Radio Free Asia a affirmé, le 28 mai, qu’un Tibétain, Nyima Drakpa, avait été arrêté mi-avril dans la province du Sichuan pour avoir donné des informations à des journalistes basés hors de Chine.
Par ailleurs, Reporters sans frontières dénonce le harcèlement dont sont victimes les Chinois qui prennent position en faveur des Tibétains. Après les sanctions début mai contre l’éditorialiste Chang Ping, deux avocats, Teng Biao et Jiang Tianyong, viennent de se voir refuser le renouvellement de leurs licence professionnelle pour avoir signé en avril une lettre ouverte demandant que les Tibétains arrêtés puissent bénéficier de l’assistance juridique prévue par la loi chinoise.
De même, la blogueuse et intellectuelle tibétaine Tsering Woeser est victime de menaces et de piratage informatique en raison de ses articles sur la situation au Tibet. Le 27 mai, son blog et son compte Skype (téléphonie via Internet) ont été piratés. "Mon mot de passe a été changé et je ne peux plus me connecter à mon compte. D’après ce que je sais, le hacker est déjà en relation avec certains de mes contacts, ce qui les place dans une situation aussi dangereuse que la mienne", a-t-elle confié à Reporters sans frontières.
Les autorités l’ont assignée à résidence, puis l’ont empêchée de sortir du pays et ont censuré les écrits de Tsering Woeser qui vit à Pékin. Son époux, l’écrivain Wang Lixiong, a également été victime de pressions de la part des autorités.
"En ce qui concerne le terrible bilan du tremblement de terre du 12 mai qui a fait près de 70 000 morts et 18 000 disparus, le Département de la propagande doit cesser de dicter aux rédactions chinoises l’attitude à adopter. Les journalistes chinois doivent notamment être autorisés à évoquer aussi librement que leurs collègues étrangers la colère des parents des milliers d’enfants morts dans des écoles vétustes", a ajouté l’organisation.
Dans les jours qui ont suivi le désastre, des reporters ont rapporté au Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) des altercations avec les forces de l’ordre.
Le journaliste finlandais Sami Silanpaa, correspondant du quotidien Helsingin Sanomat, a indiqué que six journalistes étrangers avaient été empêchés d’accéder à la ville de Beichuan, proche de l’épicentre, deux jours après la catastrophe. Dans le même temps, des journalistes chinois à bord d’un minibus sont entrés dans la zone fermée par les autorités. Les jours suivant le séisme, le journaliste finlandais a été bloqué à cinq reprises à des barrages, notamment à l’entrée de Dujiangyan et de Mianyang. Une journaliste de la chaîne finlandaise YLE, Katri Makkonen, a été interpellée par des policiers alors qu’elle cherchait à se rendre à Beichuan. La journaliste s’est ensuite déclarée agréablement surprise de l’accueil favorable à d’autres points de contrôle.
Mi-mai, l’équipe de Jonathan Watts, correspondant du Guardian, présente dans la région de Pingwu, a été empêchée de faire son travail à plusieurs reprises. Alors que les journalistes britanniques couvraient à Niufei le départ de soldats pour une école enfouie sous les décombres, leurs enregistrements ont été confisqués. La police a bloqué Jonathan Watts à l’entrée d’un camp de réfugiés à Mianyang, à la différence des journalistes locaux qui eux étaient autorisés à y accéder. Par ailleurs, le 15 mai, un reporter et un photographe d’Associated Press ont été brièvement détenus à Loushui après avoir vu des soldats creuser une fosse commune. L’intervention d’officiels a permis leur libération.
Après ces incidents, les centaines de journalistes présents sur le terrain ont profité d’une large liberté.
En revanche, les médias chinois ne sont pas libres de couvrir les mouvements de protestation des parents d’enfants morts dans des établissements scolaires. Les médias sont toujours incités par le Département de la propagande à continuer à se focaliser sur les efforts et l’héroïsme des secouristes chinois, notamment les soldats. Le chef de la propagande, Li Changchun, a déclaré le 17 mai que la "ligne de front idéologique de la propagande doit largement et dans les moindres détails rendre publiques les décisions du comité central du Parti et du gouvernement" pour gérer les conséquences du tremblement de terre.
Dans un premier temps, le Département de la publicité (ex Département de la propagande) avait même interdit aux médias nationaux d’envoyer des reporters au Sichuan, mais certains journaux ont décidé de passer outre cet ordre venu de Pékin.
La presse libérale, notamment le magazine économique Caijin, s’est illustrée en traitant de ces sujets sensibles malgré les interdits. Certains médias gouvernementaux, notamment l’agence Xinhua et la chaîne locale Sichuan TV, ont diffusé des reportages qui rompaient avec la propagande de la chaîne nationale CCTV.
Enfin, sur Internet, de très nombreux témoignages et photos d’internautes du Sichuan ont été publiés, sans souffrir d’une censure préalable. Sur des forums de discussion, des commentaires sont apparus pour mettre en cause la corruption et l’inefficacité des responsables politiques locaux. En revanche, une recherche avec les mots-clefs "Sichuan" et "école" sur le moteur Baidu ne donne aucun article sur les protestations des parents de victimes, pourtant largement rapportées par les médias étrangers.
Chine : "A vous, la dizaine d’agents qui me surveillez 24h/24, qu’il vente, qu’il grêle..."
R.S.F 30 Mai 2008 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27246
L’épouse de Hu Jia, Zeng Jinyan, a publié sur son blog (http://zengjinyan.spaces.live.com), le 30 mai 2008, une lettre ouverte aux policiers en charge de sa surveillance. Elle y évoque le harcèlement qu’elle et ses proches subissent quotidiennement. Un réquisitoire dans lequel elle prie les agents de "ne plus harceler les voisins, de ne plus la suivre, de permettre à sa fille de vivre normalement et de ne plus empêcher ses proches de lui rendre visite". "L’élaboration d’un état de droit nécessite un effort permanent, englobant des considérations d’humanisme, et le respect des libertés fondamentales", ajoute-t-elle. Enfin, elle déplore le transfert le 8 mai dernier de Hu Jia dans une prison de Tianjin, à près de deux cents kilomètres de Pékin.
Chine : Liu Shui empêché de se rendre à Shenzhen pour travailler
R.S.F 30 Mai 2008 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27246
Le journaliste et cyberdissident Liu Shui, condamné à deux ans de rééducation entre 2004 et 2006, a été récemment entravé dans ses activités professionnelles. Privé de son passeport, il n’est plus libre de circuler sur le territoire. Liu Shui a récemment publié sur son blog des articles concernant les événements au Tibet, ainsi que des reportages sur le séisme au Sichuan, incluant certains commentaires critiques envers les autorités. Selon l’Independent Chinese Pen Centre, les gouvernements locaux tentent d’écarter les éléments jugés "indésirables".
Chine : ouverture du procès du journaliste Sun Lin
R.S.F 30 Mai 2008 http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27246
L’avocat Mo Shaoping et deux membres de la famille du journaliste Sun Lin, ont été autorisés à assister à l’audience du tribunal de Suojin à Nanjing, tenue le 30 mai 2008. Dans une interview au site Boxun, Mo Shaoping a expliqué qu’au début de l’audience, Sun Lin est apparu vêtu d’une simple veste, et avec le caractère Injustice écrit sur le front. Le prévenu s’est plaint de ce que les gardiens l’avaient empêché de dormir la veille du procès. Il a affirmé vouloir participer à l’action humanitaire pour le Sichuan en donnant son sang ou de l’argent. Pendant la pause, des habits ont été rendus à Sun Lin, et sa marque au front a été effacée. Inculpé de troubles à l’ordre social, le journaliste risque plusieurs années d’emprisonnement.
Le journaliste Li Changqing empêché de recevoir un prix en Suède
H.N.S Info 30 Mai 2008 http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=14438
Li Changqing, ancien rédacteur en chef du quotidien Fuzhou, emprisonné entre 2004 et février 2008, s’est vu empêché de recevoir à Stockholm le prix de la Plume d’or de la liberté, décerné par la World Association of Newspapers (WAN). Privé de son statut civique, Li Changqing avait confié à son épouse, Bao Dingling, le soin de se rendre à la cérémonie en Suède. Son passeport ainsi que celui de sa fille ont été confisqués à l’aéroport de Pékin. Timothy Balding, le président du WAN, y voit un "nouvel abus de pouvoir honteux" de la part des autorités chinoises.
Des Chinois tenus à l’écart de la flamme olympique à Shanghai
H.N.S Info 30 Mai 2008 http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=14437
Les autorités shanghaiennes ont exercé une répression ciblée sur quelques citoyens à l’occasion du passage de la flamme olympique, les 23 et 24 mai derniers. Parmi les personnes qui avaient refusé de signer le registre interdisant toute manifestation sur le passage de la flamme, une vingtaine de personnes ont été placées en résidence surveillée, dès le 19 mai. Parmi ces personnes, Shen Peilan a été passée à tabac dans la rue par quatre individus qui l’ont ensuite amenée au poste de police où elle a passé plusieurs heures. Elle n’a pu déposer de plainte, ne présentant pas de signes extérieurs d’agression physique. Cai Wenjun, interpellée par les autorités le 20 mai, a été empêchée de participer aux activités liées au passage de la flamme. Une fois relâchés, ces dissidents ont exprimé leurs griefs quant à la tenue des Jeux en Chine. "Nous voulons les droits de l’homme, pas les JO", ont-ils rappelé. |
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