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8月28日

TIBET CHINE ACTUALITE MARDI 28 AOUT 2007

 

Tibet Chine Actualité

Mardi 28 aout 2007 

 

Message de Martin Boutry aux ami(e)s du peuple tibetain

Semi marathon de Lille aux couleurs du Tibet
 
Depuis deux ans, je cours le semi marathon de Lille, dans le cadre de la
braderie de Lille, chaque premier samedi de septembre en portant un mat sur
lequel se trouve le drapeau du Tibet et de la Paix.

Cette année est un peu particulière, à un an des jeux olympiques et durant
les championnats du monde d'athlétisme 2007, il est important de communiquer
sur nos actions communes quant aux jeux olympiques.

Je vais courir cette année avec le drapeau du Tibet et celui des jeux
olympiques pour inviter les athlètes du monde entier à oser faire de même,
je serai ravi de faire connaître la campagne lancé par le collectif chine
JO2008 ainsi que la campagne mené par le cobop (comité d¹organisation du
boycott des jeux olympiques de pékin).

Le semi marathon de Lille est l'évènement sportif le plus important dans la
ville de Lille, c'est le dernier avant le début des JO.

J'ai beaucoup de drapeau du Tibet, je peux en fournir pour beaucoup de
monde, si vous êtes intéressés à venir soutenir la démarche, alors contactez
moi.

Si parmi vos connaissances vous connaissez quelques personnes qui veulent
courir, faites le moi savoir, il y a aussi un 10km.(site visible sur
internet : semi marathon de Lille)

Si vous souhaitez participez, nous pouvons nous rencontrer le jeudi 30 août
à 18H00 au café citoyen, 7 place du vieux marché aux chevaux à Lille ou le
jour J à 8H00 du matin, le samedi 1er septembre au café citoyen.
martin  03 20 41 35 06 / 06 22 13 32 33 /
tsering2@wanadoo.fr

Martin Boutry

 

Actualités

A Pékin Angela merkel insiste sur les droits humains

PEKIN (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel est repartie de Pékin mardi sans signer de gros contrats et en pressant la Chine de mieux respecter les droits de l'homme et la liberté de la presse.

Le fait marquant de sa deuxième visite en Chine en deux ans n'aura donc pas été de nature commerciale, malgré la présence dans sa délégation de 25 patrons, mais médiatique.

Au second jour de ce voyage qui s'achève mercredi à Nankin (est), Mme Merkel a rencontré quatre acteurs emblématiques d'une société civile de plus en plus remuante en dépit de la censure et de la répression.

Elle s'est notamment entretenue avec un ancien rédacteur en chef du Quotidien de la Jeunesse de Chine, Li Datong, limogé l'année dernière pour des raisons politiques.

Interrogé par l'AFP après sa discussion avec la chancelière, M. Li a indiqué qu'ils avaient "bavardé comme des amis".

"Elle était très à l'aise et comprenait vraiment les sujets dont nous parlions", a commenté le journaliste, estimant que le fait d'avoir grandi en Allemagne de l'Est permettait à Mme Merkel de "comprendre mieux que les autres dirigeants européens ce qui se passe dans un régime autocratique".

Mme Merkel a également parlé avec Zhao Mu, un blogueur connu, He Yanguang, photographe réputé, et Zhan Jiang, un professeur de journalisme.

Un peu plus tard, elle est revenue publiquement sur le thème des libertés.

"La question des droits de l'homme est vitale, de notre point de vue", a déclaré la chancelière dans un discours à l'Académie des sciences sociales de Chine.

"Le monde va de plus en plus regarder la Chine à un niveau encore jamais atteint. Evidemment, une chose qui sera particulièrement scrutée est la manière dont la Chine se comportera en matière de liberté d'opinion et de liberté de la presse", a-t-elle ajouté devant cette institution gouvernementale.

Elle a aussi profité de ce discours, dans lequel elle a abordé des questions comme l'élargissement du Conseil de sécurité de l'Onu et les difficiles négociations à l'OMC, pour rappeler une nouvelle fois à la Chine sa responsabilité dans la lutte contre les violations de la propriété intellectuelle.

Avec sa double casquette de chef de gouvernement de la première économie européenne et de dirigeante du G8 pour l'année 2007, Angela Merkel avait déjà demandé lundi au géant asiatique de respecter les "règles du jeu international".

Elle avait aussi évoqué les droits de l'homme avec son homologue Wen Jiabao et le président Hu Jintao, ainsi que la situation au Darfour, la Chine étant l'un des principaux soutiens du Soudan.

Des sujets que la presse chinoise a passés sous silence mardi.

Chine: Yahoo et MSN signent un pacte d'autodiscipline pour les blogs
La tribune 24 aout 2007
http://www.latribune.fr/info/Chine--Yahoo-et-MSN-signent-un-pacte-d-autodiscipline-pour-les-blogs-~-ID999A32BBDE3381DFC12573410046BBCC-$Channel=Entreprises%20&%20secteurs

Les deux portails Internet américains et d'autres hébergeurs de blogs ont signé cette semaine un pacte d'autodiscipline pour "protéger les intérêts de l'Etat chinois", par lequel ils sont "encouragés" à identifier blogueurs, permettant aux autorités d'identifier les cyberdissidents.

Reporters sans frontières, l'organisation de défense de la liberté de la presse, estime qu'"une nouvelle vague de censure et de répression risque de s'ouvrir" en Chine.
Pékin renforce son emprise sur l'Internet chinois. Après les moteurs de recherche et les sites Internet, le gouvernement chinois a obtenu des hébergeurs de blogs qu'ils signent un "pacte d'autodiscipline". Une dizaine d'entreprises, dont les géants américains Yahoo et MSN, se sont ainsi engagés "à protéger les intérêts de l'Etat et du public chinois".

Concrètement, les hébergeurs de blogs sont "encouragées" à enregistrer l'identité des blogueurs, à garder ses informations et à les fournir aux autorités. Ils devront en plus "surveiller les commentaires (...) et supprimer rapidement les informations illégales et mauvaises".

"Une fois encore le gouvernement de Pékin oblige les entreprises du secteur de l'Internet à collaborer sur des sujets aussi sensibles que l'enregistrement des blogueurs et le contenu des blogs", regrette Reporters sans frontières (RSF). "Comme elles l'ont déjà fait pour les sites Internet, en imposant un Code d'autodiscipline aux entreprises, les autorités se donnent les moyens d'identifier les blogueurs jugés 'subversifs'. C'est une décision qui aura des conséquences très graves pour la blogosphére chinoise et qui marque de fait la mort du blogging anonyme". L'organisation estime ainsi qu'"une nouvelle vague de censure et de répression risque de s'ouvrir" en Chine.

La Chine compte près de 150 millions d'internautes, faisant du web le principal canal de diffusion des idées contestataires. L'empire du Milieu est "la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents", estime par ailleurs RSF. L'organisation de défense de la liberté de la presse association cite l'exemple de He Weihua, un blogueur interné de force en hôpital psychiatrique après un article prévoyant l'effondrement du Parti communiste chinois.

Deuxième marché pour Internet derrière les Etats-Unis, la Chine présente de fortes opportunités de croissance. D'ici à 2010, les recherches sur Internet pourraient générer 587 millions de dollars de recettes, selon le cabinet d'étude Analysys International, basé à Pékin. Des perspectives qui justifient quelques sacrifices. Pour pouvoir lancer sa version chinoise en janvier 2006, Google avait dû se livrer à une autocensure et établir une liste noire des sites "interdits" par le gouvernement,.Yahoo a pour sa part permis l'arrestation d'un dissident condamné à 10 ans de prison.

Hu Jia et Zeng Jinyan : les enfants de Tiananmen
Brice Pedroletti et Bruno Philip Elisa Haberer LE MONDE 24.08.07 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-947253@51-947321,0.html

Dans la banlieue pékinoise, un jeune couple mène une existence inédite à Bobo Freedom City, complexe résidentiel destiné, comme son nom anglais l'indique, à la classe "bourgeois-bohème" de la Chine du "miracle économique" : sous l'écrasante torpeur grise du ciel d'été, des immeubles se dressent, alignés, un peu plus fantaisistes que ce à quoi habitue la monotonie architecturale des zones vaguement urbaines qui s'étendent au-delà du sixième périphérique de la capitale.

Hu Jia, 34 ans, et sa femme, Zeng Jinyan, 24 ans, auraient pu être, comme leurs voisins free-lance ou écrivains, un de ces couples de jeunes bobos pékinois, avant-garde branchée mais préoccupée de réussite matérielle et de bien-être, s'ils n'avaient fait un choix plus radical, celui de la défense des droits de l'homme.

Pionnier de l'engagement écologique puis de la lutte contre le sida, Hu Jia est aujourd'hui l'un des coordonnateurs les plus actifs de la lutte des "avocats aux pieds nus", cette mouvance de militants (juristes, avocats ou universitaires) qui ont choisi de combattre sur le terrain les injustices, en se prévalant des lois existantes. Si elle se heurte aux tactiques d'une police secrète rompue aux techniques d'intimidation physique et morale, et prête à toutes les machinations juridiques, cette forme moderne de dissidence bénéficie des dernières avancées technologiques.

Sur les trois ou quatre téléphones portables qu'il garde chez lui, Hu Jia reçoit les appels des uns et des autres, enregistre en podcast les témoignages, dissémine à tour de bras les informations en Chine et à l'étranger par Internet. Zeng Jinyan, qui tient sur son blog la chronique de leur combat, s'aventure à des mini-actes de protestation, narguant les policiers avec ses tee-shirts "Under house arrest again" imprimés au supermarché local.

Protégés par leur notoriété (Hu Jia est sans cesse cité dans la presse étrangère et Zeng Jinyan fut désignée par Time Magazine comme l'une des 100 personnalités de l'année), les jeunes activistes ont pourtant une marge de manoeuvre bien étroite : quand nous les avons rencontrés, en juin, Jia était en résidence surveillée. Jinyan, enceinte de quatre mois, était libre de ses mouvements mais suivie dès qu'elle sortait. Devant l'immeuble du couple veillaient, quoique assoupis cet après-midi-là, des policiers en civil.

Plus tard, peu avant la parution de ces lignes, l'intéressé nous a confirmé au téléphone qu'il se considérait encore "la plupart du temps" comme empêché de quitter son domicile. Il le fut 214 jours en 2006 et la majeure partie des sept premiers mois de 2007. Par défi, Hu Jia a piégé ses geôliers en réalisant en cachette la chronique vidéo de ce harcèlement policier de tous les instants. Le film, inédit, est intitulé Prisonniers de Freedom City.

Son tout premier engagement, Hu Jia le fait remonter aux années 1990. Diplômé en économie, il devient membre de la Brigade du yak sauvage, une ONG qui défend les antilopes tibétaines massacrées par les braconniers au Qinghaï. La vie des plantes et des animaux lui est chère, dit ce converti au bouddhisme tibétain. Une passion qui date de son enfance. Son père, victime de la campagne anti-droitière de 1957 pour avoir parlé de la famine qui sévissait alors, fut exilé dans l'ouest lointain de l'empire. Quand Hu Jia naît, des années plus tard, ses parents sont toujours séparés en raison de leurs "fautes". Le trio ne se voit qu'une fois l'an : Jia vit avec son père, ingénieur des ponts et chaussées, que le pouvoir déplace selon son bon plaisir.

Dans sa jeunesse, le futur "dissident" vivra au Hunan. Il n'a pas la vie facile et fait partie de la famille de ces "ennemis du peuple surveillés par le peuple". On leur jette des pierres. "Mes seuls amis d'enfance, confie-t-il aujourd'hui, étaient les libellules et les grenouilles."

En 2001, il découvre une autre cause. Après avoir rencontré l'activiste Wang Yanhaï, l'un des premiers à dénoncer les mensonges du régime sur le sida, alors considéré comme une "maladie de drogués et d'homosexuels", il entreprend de briser le carcan du silence autour des séropositifs en créant avec lui une ONG. Au Henan, dans le centre de la Chine, les collectes de sang à grande échelle ont infecté des dizaines de milliers de paysans par le virus du VIH. Hu Jia passera plusieurs mois par an dans les "villages du sida" de cette région très pauvre, entre 2002 et 2005. "Beaucoup de gens mouraient, se souvient-il ; en tant que bouddhiste, il m'incombait de passer du temps avec eux pour alléger leurs souffrances." Il s'est converti tôt, en 1989, durant les "événements" de Tiananmen : il avait 15 ans et se rendait tous les jours sur la place, où les étudiants tenaient forum. Hu Yaobang venait de réhabiliter les "droitiers", et ce printemps était aussi celui de sa famille.

S'exprimant de manière très concentrée, à un rythme rapide, le regard rivé sur son interlocuteur, il raconte comment il a vu, dans son quartier, la population empêcher les premiers chars d'avancer vers le centre-ville, "les coups de feu des soldats en l'air, les gens leur crier qu'ils étaient les "soldats du peuple"..." Hu Jia se présente comme un "défenseur des droits", des droits tout court, ceux du consommateur comme du citoyen ou du croyant brimé par le pouvoir. "Les gens commencent par défendre leurs propres intérêts. Défendre ses intérêts, c'est déjà défendre ceux des autres. Les organisations de propriétaires ou de consommateurs dessinent l'ébauche d'une société civile", dit-il. S'il a jusque-là évité la prison, il est soumis à une pression intense. En 2006, Hu Jia fut ainsi porté disparu pendant quarante et un jours d'affilée. "Ce fut la période la plus difficile de ma vie. Les policiers venaient nous voir pour nous demander où il était. On a cru le pire", dit Zeng Jinyan. Hu Jia avait été kidnappé par la police : encagoulé, frappé, il fut mis au secret dans une chambre d'hôtel. Il commença une grève de la faim, mais accepta au bout de cinq jours de s'alimenter de bouillie.

En 2001, quand elle le rencontre à Pékin, Zeng Jinyan est étudiante et membre de la Croix-Rouge. Elle s'occupe du journal de sa faculté. Frêle, les cheveux courts, la jeune bénévole - elle a 18 ans à l'époque - prendra vite le pli : lorsque Chen Guangcheng, l'avocat aveugle du Shandong, est arrêté, elle tente, en vain, d'organiser une conférence de presse. En 2006, elle s'est rendue en Inde pour rencontrer le dalaï-lama. "Tout ce qui nous arrive depuis six ans est en dehors de ce que j'avais prévu. Même si notre existence est difficile, pas question de quitter l'homme avec qui je vis, nous avons un enfant, et tout ce que nous traversons fait partie des épreuves de la vie", dit-elle.

Empêchée de participer aux ONG dont elle fait partie - la police menace ses partenaires -, inquiète pour sa famille restée au Fujian, elle raconte sur son blog, de Boboland, la dissidence au quotidien. "C'est Tiananmen 2.0.", écrit le Time, en référence à Web 2.0, la nouvelle architecture du Net. 

Dans le Xinjiang musulman, la police chinoise renforce le contrôle autour des mosquées
28.08.07 Brice Pedroletti Le Monde KACHGAR (XINJIANG) http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3216,50-948354,0.html

Avec son labyrinthe de ruelles aux parois de pisé et ses minarets de brique, le vieux Kachgar n'a, en apparence, rien à envier aux plus beaux sites d'Asie centrale. Nombre de femmes portent le foulard et certaines le châle marron traditionnel qui, posé sur la tête, recouvre l'intégralité du visage. On ne sert pas d'alcool dans les restaurants musulmans et, si l'on n'entend nulle part le muezzin, les mosquées sont nombreuses. On est ici à l'extrémité occidentale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, à quelques heures des frontières pakistanaise et kirghize. La population est ouïgoure (autochtone musulmane et turcophone) à près de 90 % autour de Kachgar, bien plus que dans le reste du Xinjiang, où les 9 millions de Hans (Chinois) constituent près de 45 % de la population, à la faveur de vagues d'immigration récentes.

En apparence, donc, tout va pour le mieux à "Kachi" (Kachgar, en chinois), où des banderoles célèbrent "l'union des peuples de Chine" et "la grande famille de la patrie". En y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il n'en est rien. La ville chinoise, avec ses hôtels, ses supermarchés et ses barres d'immeubles, gagne chaque jour du terrain sur l'habitat traditionnel. Les aménagements, faits à la hussarde, font grincer des dents. Devant la grande mosquée Id Kah, on a fait table rase, supprimant toutes les vieilles échoppes pour construire des magasins dans un simili style oriental. "Restez quelques heures devant l'écran vidéo géant planté sur la place et vous comprendrez tout. Il fait tellement de bruit que ça gêne la prière. Bientôt, il y en aura un autre juste devant la mosquée, puis dedans, et ensuite ? On la fermera !", s'emporte un homme d'une quarantaine d'années.

PASSEPORTS CONFISQUÉS

On ne parle à un étranger que dans un endroit sûr, après avoir été mis en confiance : toute critique de la domination chinoise est ici taboue en public. Les méthodes de la sécurité d'Etat, obsédée par un péril "séparatiste" qu'alimenterait le particularisme religieux, instillent une véritable paranoïa. "Avant, ils arrêtaient les gens de l'âge de mon père. Cette année, ce sont les jeunes, ceux qui parlent anglais. C'est à cause des Jeux olympiques (à Pékin, en 2008). Tout est contrôlé", estime un jeune Ouïgour qui a subi son premier interrogatoire après avoir été engagé dans un café tenu par des étrangers... vite fermé. Les interrogatoires ont parfois lieu dans une arrière-salle d'un des deux principaux hôtels pour touristes étrangers de Kachgar, le Chini Bagh et le Seman, construits sur les sites des anciens consulats britannique et russe, réminiscence du "grand jeu" qui, au début du XXe siècle, avait fait de Kachgar un nid d'espions.

Nombre de jeunes Ouïgours qui travaillent dans le tourisme ou dans des petits commerces ont fait des études ou appris l'anglais en cours du soir. Ils ont parfois la possibilité d'être professeur ou instituteur, mais choisissent le privé. "Je suis musulman, je veux pouvoir prier et, pour cela, il faut être dans le privé, sinon c'est interdit", dit un jeune. "C'est naturel, les gens sont de plus en plus religieux", explique un autre interlocuteur. A Yarkand, le vendredi, des milliers d'hommes se tiennent droit, silencieux, sur la place en pleins travaux de la mosquée, jusqu'à ce qu'une camionnette passe avec un haut-parleur et leur ordonne de se disperser.

La pratique de l'islam est ici sous haute surveillance. En plein été, les enfants doivent tous venir à l'école le vendredi de 11 heures à 13 heures, au moment de la grande prière, nous confirme le directeur d'une des écoles de Yarkand, pour ne pas être "influencés". Les mosquées sont d'ailleurs interdites aux moins de 18 ans et, en dehors des plus grandes, ne sont ouvertes qu'à l'heure de la prière. "L'imam, c'est la personne la plus contrôlée au Xinjiang, dit un Ouïgour. Il est nommé par le gouvernement et doit suivre des cours d'éducation politique."

Alors que, dans le reste de la Chine, la pratique clandestine du catholicisme et du protestantisme est, malgré une répression réelle, largement tolérée, toute réunion religieuse, toute tentative d'enseigner le Coran à des jeunes conduit ici à des arrestations immédiates. Par an, seules quelques centaines de personnes âgées de 50 à 70 ans peuvent se rendre à La Mecque, dans le cadre de voyages organisés. Mais, depuis quelques mois, tous les passeports seraient confisqués.

"Je veux aller à La Mecque. J'ai l'argent, mais c'est interdit. Croyez-vous que je puisse vivre dans ce pays ?", s'indigne l'un de nos jeunes interlocuteurs. "Kachgar devient comme Lhassa (Tibet), souligne un chercheur occidental. On y pratique une politique de contrôle absolu, sans discernement, dont on a l'impression qu'elle ne peut conduire qu'au ressentiment de la population locale." 

Hu Jia, contestataire chinois, a disparu depuis un mois
Bruno Philip LE MONDE | 22.03.06 | 14h25  http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-753375@51-947321,0.html 

Depuis plus d'un mois, il a disparu. Ni sa femme ni ses amis ne savent ce qu'il est devenu : ils sont sans nouvelle, depuis le 16 février, de Hu Jia, 32 ans, militant chinois de la lutte antisida, mais aussi écologiste et bouddhiste. Ce défenseur courageux de toutes les causes humanistes en Chine a vraisemblablement été arrêté par la police, mais les autorités refusent de donner la moindre information à son sujet.

Hu Jia est un habitué du harcèlement policier. Régulièrement, il est appréhendé, mis en résidence surveillée durant plusieurs jours avant d'être autorisé de nouveau à circuler. Sous surveillance. Mais cette fois, l'affaire semble plus sérieuse. On aurait pu croire qu'il faisait partie de tous ces militants et autres dissidents traditionnellement mis à l'écart durant la session de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui vient de s'achever. Durant cette période, le pouvoir neutralise rituellement toutes les voix critiques tentées d'utiliser l'événement pour se faire entendre.

"Je ne sais plus quoi faire", a déclaré, mardi 21 mars, son épouse, Zeng Jinyan, qui a organisé une mini-conférence de presse dans un hôtel de Pékin, appelant les médias internationaux à s'inquiéter du sort de "ce militant de la lutte contre le sida, de ce bouddhiste convaincu, de cet écologiste qui a disparu et que nous ne pouvons retrouver". Hu Jia, atteint d'hépatite B, doit prendre des médicaments, et sa vie pourrait être en danger, a-t-elle ajouté, en redoutant que son époux ne puisse être la victime de tortures policières.

Hu Jia a disparu après le début de l'organisation de "grèves de la faim tournantes" à l'initiative de plusieurs militants des droits de l'homme qui protestent contre l'intensification de la répression politique en Chine. Plusieurs centaines de personnes, dans tout le pays, auraient participé à ce mouvement, qui a obtenu un certain écho à l'étranger. Avant sa disparition, Hu Jia était surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre par la police...

Wan Yanhai, un autre militant chinois antisida, qui avait lui aussi disparu plusieurs semaines en 2002, vient de déclarer : "Nous savons que Hu Jia n'a commis aucun crime, mais la police ne répond pas (aux questions)." Mardi, un porte-parole officiel a refusé de commenter, se contentant d'affirmer qu'il ne disposait d'aucune information.

Pékin course ses dissidents en prévision des JO:
Les adeptes du mouvement Falun Gong sont particulièrement visés par la vague de répression.
Libération MÉLANIE GOUBY mercredi 22 août 2007 http://www.liberation.fr/actualite/monde/273523.FR.php

A l’approche de la tenue des Jeux de Pékin, prévus en 2008, les militants chinois des droits de l’homme demandent aux pays occidentaux de ne pas fermer les yeux sur les atteintes aux libertés en Chine. « Les investisseurs occidentaux doivent être conscients que ces jeux se font au prix du sang des Chinois » , s’exclame James Pan, porte-parole de All China Alliance for Protecting Human Rights Opposing Violence, une ONG chinoise proche du Falun Gong. Armé d’une pétition déjà signée par 11 035 Chinois, James Pan, de passage cette semaine à Paris, fait la tournée de 25 pays.

Image lisse.
 
A Athènes, le 9 août, il a allumé la «Flamme des droits de l’homme». L’événement, auquel ont participé plusieurs ONG, a eu lieu en marge des cérémonies officielles. « Les organisateurs des JO ont refusé d’être associés à ce geste », déplore le militant chinois. «La police était là pour arrêter le spectacle » , a-t-il souligné. Mais après le discours fait par un dirigeant à propos des atrocités perpétrées en Chine, les policiers ont accepté de laisser la cérémonie se dérouler.
 
L’ONG milite en faveur des libertés religieuses. Les pratiques confessionnelles étant contrôlées par l’Etat ou interdites. Le Falun Gong, un mouvement dérivé du bouddhisme, très répandu en Chine (plus de 80 millions de pratiquants), a été interdit sous prétexte qu’il s’agirait d’une secte. « On enferme ses adhérents et on les torture. On prélève leurs organes pour faire du trafic » , accuse James Pan.
A l’approche de Jeux olympiques, la répression s’est durcie. « Le gouvernement veut présenter une image lisse du pays, il fait donc emprisonner encore plus de dissidents pour les empêcher de parler », dit James Pan. Selon lui, Wu Guan Zheng, un haut responsable chinois, organise la répression dans dans la région du Heilongjiang (Nord-Est du pays) où l’All China a lancé sa pétition. Yang Chen Lin, qui a récolté les signatures, a été mis en prison le 7 juillet. « Beaucoup de signataires ont été torturés, certains ont été tués. Ce sont des gens ordinaires, des paysans. Le peuple chinois ne veut plus du régime communiste, il veut le respect des droits de l’homme et la démocratie», explique le porte-parole.

James Pan est lui-même persécuté par le régime chinois. A deux reprises il a tenté de revenir dans son pays. A chaque fois, il a été arrêté à la frontière puis expulsé. En Chine, sa famille a une longue tradition de dissidence puisque son frère a participé, en 1989, aux manifestations étudiantes de Tiananmen, réprimées dans le sang. La famille reçoit des menaces. « Mon frère a fui et a erré pendant huit ans. Il s’est caché là où il a pu. Mon petit frère a été expulsé de l’université et n’a pu finir ses études», raconte-t-il. Et même en Europe, le harcèlement continue. « Il n’y a pas de menace ouverte, mais un harcèlement téléphonique constant .»
 
Bonnes relations.
  
Le dissident chinois dit aimer l’Europe et la France, mais il déplore le manque de fermeté des dirigeants français vis-à-vis du régime chinois. « La France a cru bon fermer les yeux sur un certain nombre de choses pour maintenir de bonnes relations avec Pékin. L’Allemagne a une politique beaucoup plus ferme. Cela n’empêche pas l’Allemagne de faire des affaires avec la ­Chine », fait remarquer James Pan. « En Allemagne, nous pouvons manifester devant l’ambassade de Chine. En France, on n’approche pas à moins de 300 m » , explique-t-il. Et de conclure : « La Chine a besoin de l’Occident. Les gouvernements européens doivent utiliser ce pouvoir pour faire pression. » 

Chine: la colère monte après une tragédie minière
L' EXPRESS 22 aout 2007 http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=13506

172 mineurs sont bloqués dans une mine inondée du Shandong, avec des chances de survie quasiment nulles. D'après des journaux chinois, la direction aurait été alertée de la montée des eaux. 

es journaux chinois ont incriminé mardi la direction d'une des deux mines inondées dans l'est du pays vendredi, dans laquelle 172 mineurs sont bloqués avec des chances de survie quasiment nulles. 

Un désastre évitable

Ces journaux ont fait état de témoignages de mineurs, ayant réussi à échapper à l'inondation de la mine après la rupture d'une digue sur une rivière locale, qui affirment que la compagnie minière a ignoré les dangers et les avertissements. "Les travailleurs de l'équipe de jour, dont la plupart ont réussi ensuite à s'échapper, ont annoncé à la direction que les eaux montaient et que certaines aires étaient inondées, mais elle n'a rien fait", a dit un mineur au China Daily.
Un autre commentaire sur le site officiel du gouvernement chinois semble aussi signaler que la tragédie s'est déplacée sur le terrain de la colère: "ce désastre était complètement évitable", estime le commentaire. 

Famille en colère

Des heurts se sont produits dimanche entre des membres de forces de l'ordre et des proches des mineurs. Quelque 200 personnes, furieuses du manque d'information, ont renversé une barrière métallique alors que courait la rumeur que les opérations de secours allaient être arrêtées à la mine de Zhangzhuang. Certains proches de mineurs se sont battus avec des policiers tandis que d'autres lançaient des pierres sur les bâtiments administratifs du complexe minier. 

Peu de chance de survie

172 des 756 mineurs alors présents se sont retrouvés coincés dans cette mine de la province du Shandong. Les sauveteurs s'activent depuis lors à pomper l'eau qui s'y est engouffrée, tout comme dans une autre mine, une dizaine de kilomètres plus loin, où neuf mineurs sont aussi emprisonnés.
"Tant qu'il y a une lueur d'espoir, on continuera à travailler à cent pour cent", a affirmé lundi soir le porte-parole du gouvernement provincial.  Mais les sauveteurs cités par l'agence Chine Nouvelle ont fait les comptes : vu les volumes d'eau impliqués, "il faudrait cent jours pour assécher la mine, même en pompant 5.000 mètres cubes à l'heure", loin du rythme actuel. 

Selon Chine Nouvelle, quatre pompes draînent pour le moment quelque 660 mètres cubes de l'heure, deux autres très puissantes, capables de capter 1.000 mètres cubes, n'ayant pas encore pu se mettre à fonctionner. 

"Les secours ne sont pas aussi rapides qu'on l'espérait", a ajouté un expert en prévention des crues et inondations, Bu Changsen. 

Dans la journée, les estimations ont varié sur la localisation présumée des premiers mineurs - entre moins 30 mètres et, selon les dernières informations de Chine Nouvelle, moins 208 mètres -, mais de toute façon, les sauveteurs cités par l'agence officielle ont estimé que ce lieu était sous le niveau de l'eau.

Les mines en Chine sont les plus dangereuses au monde: 4.700 mineurs y ont été tués l'an dernier selon des chiffres officiels, alors que des organisations indépendantes évoquent un bilan annuel de 20.000 tués  

 

8月21日

TIBET CHINE ACTUALITE MARDI 21 AOUT 2007

 

Tibet Chine Actualité

Mardi 21 aout 2007 

 

Vidéo du jour

 

New Delhi (Inde) : Greve de la faim de 33 jours de 14 Tibétains , intewiew du président de l'association organisatrice "Tibetan Youth Congress"

        

Source vidéo: http://fr.youtube.com/watch?v=QT-4AHINw24 

Voici une vidéo sous titrée en français sur la grève de la faim de 14 tibétains qui a eu lieu à News Dhéli pendant 33 jours .

Actualité

RONGGYE ADAK, UN HERO ORDINAIRE
www.phayul.com 11 aout 2007
 
hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.com 

Ronggyé Adak

La scène se passe le 1er août 2007 dans le Kham, partie orientale du
Tibet. Comme chaque année, le festival hippique du Lithang attire des
milliers de personnes.
 
Lors des discours d'introduction à ce festival traditionnel un homme
de haute stature, travailleur social âgé de 53 ans, calme et pieux, Rongye
Adak (Rungyal Adrak) a pris le microphone :
 
Rendant hommage au Lama de la région, il a demandé aux Tibétains de
cesser leurs luttes intestines, de cesser de se quereller pour des partages
de terres. Il a enjoint aux Tibétains à s'unir et faire corps. Un fois la
foule silencieuse, captivée par cet appel, Rongye Adak a demandé à tous ces
hommes et femmes rassemblés s'ils voulaient voir le retour de Sa Sainteté le
Dalaï Lama. La foule, largement composée de nomades, galvanisée, lança
d'énergiques approbations, des houras, des sifflements de joie, des
applaudissements.
 
Rongye, ce valeureux tibétain, père de onze enfants, pétri de
respect et de dévotion exiga alors la libération du XIe Panchen Lama Gendun
Tcheuki Nyima, 18 ans, enlevé mis au secret à l'âge de six ans.
 
Dans un même élan, l'orateur demanda la libération de Tenzin Delek
Tulku, dignitaire religieux adulé pour ses réalisations humanitaires et sa
bonté, emprisonné depuis de longues années dans les geôles chinoises pour un
attentat à la bombe dans le Sichuan, qu'il n'a pas commis.
 
Le temps que les autorités chinoises réalisent la teneur du discours
tenu, celui-ci était déjà fini, la flamme de l'espoir ravivée dans le coeur
de tous les Tibétains assemblés là. Rongye fût arrêté par la police mais la
foule ardente venait de se trouver un héroïque défenseur. Six à sept mille
tibétains assaillirent les autorités chinoises pour demander la libération
immédiate de Rongye Adak. Menacés par les fusils de l'occupant, les hommes
découvrirent leurs poitrines en invitant la soldatesque à tirer. Leur
demande était de pouvoir exprimer leur mécontentement ainsi que le permet
(dans le texte) la loi chinoise qui garantit la liberté d'expression.
 
Depuis l'événement les forces de police sont sur le pied de guerre.
Au bruit de l'acte incroyable d'un homme du cru ayant osé relever la tête,
tous les villages et campements de la région sont en émoi. De plus en plus
de gens osent exprimer leur soutien vis à vis de celui qui a parlé sans
violence pour la liberté de son peuple et la libre expression de sa foi.
 
En soutien au peuple Tibétain et aux libertés fondamentales
exigeons, en application des droits garantis par la Constitution de la
République Populaire de Chine, la libération de Lithang Rongye Adak dont la
seule action a été de prononcer des paroles de vérité.
 
Dès le 8 août, 20 000 personnes ont manifesté depuis leur exil à New
Delhi pour la libération de cet homme et la fin des persécutions, violations
de droit commises à l'encontre du peuple tibétain par les autorités
chinoises.

ASHDON (Angleterre): Témoignage d'un jeune activiste pro tibetain de retour de la Grande Muraille
France Tibet 17 aout 2007
http://www.tibet.fr/site/JO2008.php?itemid=1202

Un militant pro tibétain qui a été détenu pendant 2 jours par la police chinoise pour avoir manifesté devant la Grande Muraille nous a fait le récit de cette épreuve. L’endroit où a été retenu Peter Speller reste inconnu.
Le jeune homme âgé de 22 ans et cinq autres étrangers ont été retenus pour avoir déployé une banderole sur la Grande Muraille. Peter et les autres membres du groupe « Students for a free Tibet » ont été détenus 2 jours avant d’être expulsés.
Après avoir atterri au Royaume Uni et être rentré sain et sauf à la maison auprès de sa mère et de sa sœur Alice (à Ashdon près de Saffron Walden) Peter a décrit le traitement qu’il avait reçu quand il était aux mains du régime communiste.

Il a déclaré « On nous a dit qu’on pouvait passer 2 ans en prison. On a eu peur, on était très nerveux. On ignorait ce qui allait se passer. Plusieurs fois on a cru qu’ils allaient exagérer les choses et qu’on ne rentrerait jamais. On discutait entre nous pour ne pas perdre le moral mais nous attendions surtout d’être interrogés. Ce fut le moment le plus traumatisant de cette expérience. »

Le groupe a été amené au poste de police de Pékin pour y être interrogé. Caché dans un buisson Peter devait filmer et retransmettre la vidéo dans le monde entier.
Peter a raconté « On a refusé de répondre à leurs questions mais ils savaient où nous séjournions et où étaient nos bagages. Nous ne voulions pas avouer que c’étaient nos bagages car ils auraient pu mettre sans qu’on le sache de la drogue dans nos affaires. » « Ils nous ont dit qu’ils allaient nous garder 10 jours et nous ont demandé de signer un formulaire. Nous avons refusé. Ils nous ont alors emmené dans une pièce plus tranquille en nous expliquant que comme nous avions refusé notre incarcération nous étions expulsés. Nous avons alors ri : ils disaient ça comme si être expulsés était pire... »

Après avoir été conduit à l’aéroport de Pékin, le groupe a embarqué à bord d’un avion pour Hong Kong.

Peter a déclaré « Nous étions soulagés et fiers d’être allés en Chine et d’avoir pu tenir tête au régime. Mais ce que nous avons vécu n’est en rien comparable à la souffrance endurée par le peuple tibétain.» « Au Tibet vous pouvez écoper d’une peine de 10 ans de prison pour avoir célébré l’anniversaire du Dalaï Lama. Après les horreurs que l’on peut entendre sur ce qui se passe au Tibet, ce par quoi nous sommes passés n’est rien. » 

8月15日

TIBET CHINE ACTUALITE MERCREDI 15 AOUT 2007

 

Tibet Chine Actualité

Mercredi 15 aout 2007

 

Actualités

 

Vidéo du jour

Manifestation à Paris contre les J.O de Pékin le 8 aout 2007

  

 

Tibet: le Dalaï Lama demande la médiation de la Suisse 
Edicom (Suisse) 12 aout 2007
http://www.edicom.ch/fr/news/suisse/1189_4142147.html

Le Dalaï Lama a demandé l'aide de la Suisse pour trouver une solution au Tibet. Selon lui, la Confédération bénéficie d'une bonne réputation pour une telle médiation grâce à sa tradition humanitaire et sa neutralité.

Berne pourrait jouer un rôle constructif en organisant des entretiens sérieux entre les Tibétains et le gouvernement chinois, estime le chef spirituel dans un entretien au "SonntagsBlick Magazin".

La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey avait rappelé en mars devant le Conseil national que la Suisse était prête à offrir ses bons services et demandait à la Chine d'ouvrir un dialogue avec le Dalaï Lama.

Le Tibet a été envahi en 1950 par les troupes chinoises et annexé dans les années suivantes à la Chine populaire. Plusieurs insurrections contre l'occupation chinoise ont été écrasées dans le sang. Après la révolte de Lhassa en 1959, le Dalaï Lama s'est réfugié en Inde où il a été suivi d'environ 120'000 exilés.

Newsletters de Claude B Levenson du 11 aout 2007
A UN AN DES JO, LA FLAMME TIBETAINE

Après le coup d’envoi italien en fanfare et le relais sur le parcours du tour de France, c’est une ardente traînée de lumière qui s’est propagée de loin en loin à travers le monde, n’épargnant aucun continent. Digne d’une épreuve olympique, en concurrence imprévue par les organisateurs de la cérémonie officielle sous haute surveillance visant à focaliser l’attention sur Pékin juste un an avant les JO, la vague internationale tibétaine a réussi son pari : rappeler le drame du Tibet, rappeler que les droits de l’homme sont quotidiennement bafoués en Chine et dans ses colonies de peuplement illégal, rappeler que le Tibet doit vivre. Libre. Et ce joli coup de pub, sans violence, mais avec éclat.

L’été et les vacances aidant, pour l’occasion des drapeaux tibétains ont claqué au vent des Houches, de Sélestat, de Kaysersberg, de Nice, et d’ailleurs en France, tandis que la communauté exilée se mobilisait en nombre impressionnant à New Delhi, Varanasi, Bangalore, Dharamsala bien sûr où s’est créé un Comité pour mener une équipe tibétaine aux JO. Au bout de 33 jours de grève de la faim, la quinzaine de braves jeûnant à Delhi s’est inclinée à l’appel pressant du Dalaï-Lama – pouvait-il en aller autrement ? Dans le même temps, des manifestations fleurissaient à Paris, Berne, Londres et jusqu’à Mexico où des amis du Tibet profitaient d’une fête officielle organisée par la Chine afin de marquer l’anniversaire des relations entre les deux pays pour s’inviter sur la grand-place de la capitale avec tracts et banderoles clamant « Free Tibet ».

La palme de l’exploit le plus spectaculaire revient néanmoins à la demi-douzaine d’activistes canado-anglo-américains qui ont réussi à déployer un gigantesque calicot sur la Grande muraille près de Pékin, portant le même slogan qu’en avril dernier au camp de base de l’Everest, « One dream, one world, Free Tibet » en anglais et en chinois. Avec en prime, la présidente de Students for a Free Tibet ‘blogant’ sur place à Pékin, tandis que les responsables de Reporters sans frontières dénonçaient, eux aussi à Pékin, la tartufferie de ces jeux aux couleurs d’une propagande éhontée : de quoi agacer des autorités chinoises tellement susceptibles en la matière qu’au bout de quelques heures et de quelques mensonges sans complexe, elles n’eurent d’autre choix que de relâcher et de renvoyer les trublions après leur avoir fait la leçon, sans oser les détenir plus longtemps de crainte sans doute d’un tollé plus généralisé. Et du risque de gâcher la fête…

Tour de vis au Tibet

Cependant, ceux qui ne sont pas du tout à la fête, ce sont les Tibétains au Tibet : la main de l’occupant se fait toujours plus lourde, les mises à pied se multiplient dans l’administration de la Région prétendue autonome parmi les fonctionnaires soupçonnées de loyauté persistante envers le Dalaï-Lama, en appelant à la rescousse un millier de « volontaires » chinois pure souche afin de remplacer sur-le-champ ces traîtres et espions potentiels. Les grandes fêtes annuelles des nomades ont été particulièrement orageuses de Lithang à Kardzé, en raison d’abord des pressions officielles assorties de menaces d’amende pour imposer le port de vêtements traditionnels ornés de fourrures rares, ensuite parce que les participants n’ont pas hésité à exiger haut et clair la libération de Tenzin Delek Rimpoché, un moine respecté faussement accusé et condamné pour l’exemple. Les arrestations ont été nombreuses, les heurts aussi avec blessés à la clef, et les protestataires les plus exposés sont toujours derrière les barreaux. Et pendant ce temps, à Pékin, les responsables chinois paradent et plastronnent, se gargarisant à la face du monde de l’esprit olympique, de la fraternité des peuples et de l’harmonie sociale…

Cerise sur le gâteau et qui dit mieux que tout commentaire ce que valent promesses et engagements du régime chinois, cette nouvelle du 4 août 2007 de l’agence officielle Xinhua, dont la teneur et le message ont de quoi laisser pantois (il est important de la lire en entier, même si le jargon prête à sourire) : « Toutes les demandes de reconnaissance de réincarnation du bouddha vivant du bouddhisme tibétain doivent être approuvées par le gouvernement ou par le département des affaires religieuses du gouvernement, selon l’Administration d’état des affaires religieuses (AEAR). Un prétendu bouddha vivant réincarné qui n’a pas obtenu l’approbation du gouvernement ou des départements des affaires relieuses est illégal et non valable, a souligné l’AEAR, qui a publié récemment une réglementation sur la réincarnation du bouddha vivant du bouddhisme tibétain, en soulignant qu’il s’agissait là d’une mesure importante pour institutionnaliser la reconnaissance de la réincarnation du bouddha vivant. La réglementation prendra effet le1er septembre.
 
Composée de 14 articles, cette réglementation porte sur les principes, les conditions, les procédures d’approbation, les devoirs et responsabilités des groupes religieux oeuvrant pour la reconnaissance des réincarnations. Elle prévoit aussi des peines pour les personnes qui enfreignent la réglementation. Le texte exige que tous les temples candidatant pour la réincarnation du bouddha vivant soient inscrits légalement au registre des activités du bouddhisme tibétain, qu’ils soient capables d’élever le bouddha vivant réincarné et de subvenir à ses besoins. Toutes les demandes concernant la réincarnation doivent être soumises au département des affaires religieuses du gouvernement au niveau provincial, à l’AEAR et au Conseil des affaires d’état. L’autorisation tiendra compte de la réputation et de l’influence du bouddha vivant dans le cercle religieux.

Le Tibet est devenu un district administratif relevant directement des autorités centrales pendant la dynastie des Yuan (1279-1368). Kublai Khan de la dynastie des Yuan a conféré le titre de bouddha vivant à Ph’agpa, un dirigeant religieux du Tibet de l’époque. Depuis, on a commencé à appeler les célèbres moines du Tibet des ‘bouddhas vivants’. D’après l’AEAR, cette réglementation contribuera à la garantie des activités religieuses normales du bouddhisme tibétain et protégera les croyances des adeptes du bouddhisme tibétain en vertu de la loi. »

D’accord, c’est un peu indigeste, mais inutile de ricaner, Orwell lui-même s’en retournerait dans sa tombe… Une question tout de même : faut-il croire le bourreau quand il parle de corde ?

8月7日

TIBET CHINE ACTUALITE MARDI 7 AOUT 2007


 

  Tibet Chine actualité

mardi 7 aout 2007

 

Action urgente

Lettre ouverte aux médias, sur la grève illimitée de la faim menée depuis le 8 juillet 2007 par 14 tibétains à New Delhi


IMPORTANT !!! A votre tour merci de transmettre le message ci dessous à la presse  sans oublier de rajouter vos coordonées.

Merci de demander à tous vos contacts de participer à cette action

 Pour suivre le déroulement  en temps réel de cette grève, allez sur les sites du TYC :

http://www.tibetanyouthcongress.org/

Ci dessous le texte de la lettre ouverte à envoyer . Pour cela faite un copier/coller apres les 2 traits -------------

 

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 Les 14 tibétains en grève de la faim illimitée depuis le 8 juillet 2007

Mesdames et Messieurs les journalistes et rédacteurs, 

Passionné par l’actualité, je suis régulièrement vos programmes, je lis vos articles. Un sujet me passionne particulièrement : le Tibet.

Comme beaucoup de français, je me sens solidaire des tibétains et de leur combat non-violent pour l’indépendance de leur petit pays, envahi par l’Armé Populaire de Chine fin 1949 ( petit pays par l’importance qui lui ai accordé sur la scène internationale, mais grand par sa taille, sa culture, la ténacité  et l’ardeur de son peuple à se sentir tibétain après 57 ans de domination chinoise).

Aussi je m’étonne que vous n’abordiez pas plus souvent la situation du Tibet dans vos émissions, dans vos articles.

Non seulement le sujet intéresse beaucoup les Français, comme on peut le constater à chaque fois qu’une semaine à thème est organisée par une association pour promouvoir la culture tibétaine ou faire connaître l’état déplorable de la situation des droits de l’homme dans le Tibet colonisé par la Chine, mais surtout parce qu’il s’agit d’un sujet d’actualité.

 Le 8 juillet dernier, le TYC a lancé à New Delhi une grève illimitée de la faim. Il y a 14 participants,  2 femmes et 12 hommes dont 2 moines. Le plus jeune des participants a 26 ans et le plus âgé, 73 ans. Tous sont tibétains et dénoncent les atteintes à la liberté commises par les autorités chinoises envers le peupleTibetain .

Depuis plus de 25 jours, ils ne mangent plus et n’absorbent qu’un peu d’eau. Ils sont maintenant très affaiblis, mais de plus en plus déterminés, et aucun d'entre eux ne veut suspendre cette action sans obtenir de résultats positifs à leur demandes,  prêt à mettre en jeu leur vie comme d’autre l’ont fait dans le passé. ( En 1998, le moine tibétain Thupten Ngodup s’était immolé après que la police indienne ai brutalement interrompue une grève de la faim. Archive consultable sur : http://www.tibet-info.net/actions/greve/temoi_Ngodup.html  

De nombreuses personnalités indiennes et tibétaines sont venues saluer leur action, ainsi que des représentants occidentaux d’associations des Droits de l’Homme. Le Premier Ministre Tibétain (du gouvernement tibétain en exil), Kalon Samdhong Rinpoche, est venu le 22 juillet, il les a notamment remerciés pour leur engagement, mais les a aussi prié de cesser maintenant leur action pour ne pas mettre leur vie en danger. Ce qu'ils ont refusé, réaffirmant leur volonté de maintenir la grève jusqu’à l’obtention de résultats positifs.

Cette grève est de plus en plus populaire au sein de la communauté tibétaine d'Inde. Les encouragements se multiplient de toute part, et  de nombreuses personnes organisent des actions pour témoigner leur solidarité avec les grévistes : bougies allumées dans les campus des universités indiennes, manifestation et jeune d'une journée de 250 moines d'un monastère de Bangalore, sitting improvisé sur les marches des ambassades chinoises aux Etats-Unis, etc.….

Cette grève fait partie des actions de protestation organisée à un an du coup d'envoi des JO 2008 de Pékin. Le TYC "Tibetan Youth Congress" est une des principales ONG tibétaines : elle est basée en Inde, là où résident la majorité des tibétains qui ont choisi l’exil, et milite activement pour la défense de l’indépendance tibétaine. D’autres actions se dérouleront aussi le 4 août 2007 en Inde et en occident, organisés par les différentes ONG tibétaines et pro-tibétaines.

Les 5 revendications des grévistes de la faim portent sur le sort de 2 prisonniers tibétains : le vénérable moine  Tenzin Delek Rinpotché, emprisonné à vie pour activisme politique et attentat à la bombe (ce qu'il nie ), et  Gendhun Choeky, le petit Panchen Lama enlevé à l'âge de 6 ans en 1995, sur l'impact écologique et économique de la mise en service de la ligne de chemin de fer qui rallye Pékin à Lhassa, sur les respect des droits de l'homme sur le territoire tibétain et  sur l’organisation des J.O à Pékin en 2008. Non sans humour, les grévistes demandent au gouvernement de la République Populaire de Chine la permission que les tibétains exilés puissent venir au Tibet constater par eux même tous les progrès qu’y a accomplie le gouvernement chinois !

A l’heure où les équilibres entre pays industrialisé et  pays émergent sont en plein évolution, où les rapports de force au niveau de l’échiquier international ont tendance à s’inverser,  il devient de plus en plus intéressant de suivre l’évolution de la situation du Tibet. Combien de temps encore la Chine pourra-elle continuer à violer les traités

Internationaux qu'elle ratifie, et assoir sur les plus élémentaires des droits humains 

 

P.S   Pour suivre le déroulement de cette grève, allez sur les sites du TYC : http://www.tibetanyouthcongress.org/

Cordialement

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Vidéo

Sépultura et Loten Namling

         

La fusion entre l'heavy métal du groupe SEPULTURA et le Chant traditionel tibetain de LOTEN NAMLING

Pour voir la vidéo cliquez sur la flèche au centre de l'image ci dessus

Actualités 

LITHANG (TIBET): 200 personnes emprisonnées
France Tibet 4 aout 2007 http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=1153

A la suite de l'emprisonnement de Ronggay Adrak, ce nomade qui avait osé crier des slogans en faveur du Dalaï Lama, un important rassemblement de Tibétains
qui demandaient sa libération a été dispersé par la police qui a tiré des coups de ffeu en l'air... Cette information transmise par Radio Free Asia, précise queRonggay Adrak aurait dit plus précisément: "si nous ne pouvons inviter le Dalaï Lama chez lui, nous n’aurons ni liberté religieuse, ni bonheur au Tibet"
mais les agences n'ont pu obtenir aucunne précision auprès des autorités de police et de l'armée contactées." Mais environ 200 personnes searient en état d'arrestation.

NEW DELHI: 28ème Jour de la Grève de la Faim
France Tibet 6 aout 2007  http://www.tibet.fr/site/institutions.php?itemid=1164

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Un des 14 tibétains grévistes de la faim

L’atmosphère à Delhi est en train de changer. Depuis deux jours des milliers de Tibétains arrivent du monde entier à Delhi pour la grande manifestation du 8 août 2007.
Et des milliers d’autres sont dejà en route pour Delhi. Le grand Mouvement de masse se construit jour apres jour et amplifie rapidement.
Place Jantar Mantar, où le Tibetan Youth Congress s'est installé, les files d’attente s’allongent au fil des jours.
car ce sont des centaines de personnes qui se pressent pour réussir à rencontrer les 14 Tibetains grevistes de la faim pour leur rendre hommage.
La plupart repart en larmes après avoir découvert l’état dans lequel se trouvent ces 14 Tibetains qui poursuivent leur jeune. L’atmosphère à l’intérieur de la tente est très lourde et désormais un profond silence entoure les grèvistes de la faim et ces derniers se trouvent en même temps submergés par l’émotion lorsqu’ils voient tant de Tibétains arrivant du monde entier pour les encourager.

Chine: des policiers perquisitionnent les chambres d'une équipe de RSF
Romandie News 6 aout 2007
http://www.romandie.com/infos/news2/070806195039.tyogz26p.asp

PEKIN - Une douzaine de policiers chinois en civil et en uniforme ont perquisitionné dans la nuit de lundi à mardi dans les chambres d'hôtel à Pékin de quatre responsables de Reporters sans Frontières venus y dénoncer "le manque de liberté d'expression" en Chine, a-t-on appris auprès des intéressés.

"Ils sont arrivés vers 2h du matin. Je n'ai pas ouvert mais Robert (Ménard, secrétaire général de l'organisation) si. J'étais alors en communication avec lui mais ils lui ont demandé de couper son portable", a dit à l'AFP Vincent Brossel, coordinateur Asie de l'organisation de défense de la presse.

Vincent Brossel a précisé que les téléphones dans les quatre chambres avaient été coupés, avant de lui-même ne plus pouvoir être joint.

Robert Ménard, qui a pu être contacté peu après par téléphone, a indiqué que les policiers étaient finalement intervenus dans les quatre chambres dont les occupants ont eu à subir "le même interrogatoire", mené avec l'aide d'une interprète venue avec les policiers, qui leur ont cependant assuré qu'"ils ne rateraient pas leur avion mardi".

"Ils nous ont notamment demandé si nous savions qu'il était interdit de manifester sans permission. On a répondu que c'était interdit ailleurs aussi mais qu'on le faisait quand-même", a dit le secrétaire général de RSF.

Le groupe de 4 personnes avait organisé lundi une conférence de presse et une rapide manifestation, qui n'avait pas été autorisée, notamment pour demander la libération de "la centaine de journalistes, internautes et militants de la liberté d'expression actuellement emprisonnés" dans le pays. 

A l'issue de cette manifestation, une douzaine de journalistes étrangers qui couvraient l'événement ont été retenus pendant une heure par des policiers sur un parking.

Pour leur action, les membres de RSF arboraient des T-shirts sur lesquels le symbole des anneaux olympiques était constitué de menottes.

Robert Ménard a indiqué que les policiers avaient demandé ces T-shirts et les affiches de la manifestation.

Comme de nombreuses autres organisations, RSF avait voulu célébrer à sa manière le début du compte à rebours d'ici aux jeux Olympiques, un an avant leur ouverture le 8 août 2008.

"Il n'est pas possible de tenir une grande fête du sport, comme les jeux Olympiques, à l'ombre des prisons chinoises", avait expliqué Robert Ménard.

"Pékin n'a pas tenu ses promesses concernant l'amélioration de la situation des droits de l'Homme et continue de faire preuve de cynisme en évoquant l'esprit olympique", avait-il ajouté. 

VIDEO: CHINE 6 tibétains ont déployés une banderole contre les J.O de Pékin sur la Grande Muraille  

Pour voir la vidéo cliquez sur  http://media.phayul.com/flv-view.aspx?av_id=68&av_links_id=164

 

 

8月3日

TIBET CHINE ACTUALITE LUNDI 6 AOUT 2007


 

Tibet Chine Actualité

Lundi 6 aout 2007

 

Action urgente aupres des médias

Lettre ouverte aux médias, sur la grève illimitée de la faim menée depuis 25 jours par 14 tibétains à New Delhi…


IMPORTANT !!! A votre tour merci de transmettre le message ci dessous à la presse  sans oublier de rajouter vos coordonées.

Merci de demander à tous vos contacts de participer à cette action

 Pour suivre le déroulement  en temps réel de cette grève, allez sur les sites du TYC :

http://www.tibetanyouthcongress.org/

Ci dessous le texte de la lettre ouverte à envoyer . Pour cela faite un copier/coller apres les 2 traits -------------

 

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 14 tibétains en grève de la faim illimitée depuis le 8 juillet 2007

Mesdames et Messieurs les journalistes et rédacteurs, 

Passionné par l’actualité, je suis régulièrement vos programmes, je lis vos articles. Un sujet me passionne particulièrement : le Tibet.

Comme beaucoup de français, je me sens solidaire des tibétains et de leur combat non-violent pour l’indépendance de leur petit pays, envahi par l’Armé Populaire de Chine fin 1949 ( petit pays par l’importance qui lui ai accordé sur la scène internationale, mais grand par sa taille, sa culture, la ténacité  et l’ardeur de son peuple à se sentir tibétain après 57 ans de domination chinoise).

Aussi je m’étonne que vous n’abordiez pas plus souvent la situation du Tibet dans vos émissions, dans vos articles.

Non seulement le sujet intéresse beaucoup les Français, comme on peut le constater à chaque fois qu’une semaine à thème est organisée par une association pour promouvoir la culture tibétaine ou faire connaître l’état déplorable de la situation des droits de l’homme dans le Tibet colonisé par la Chine, mais surtout parce qu’il s’agit d’un sujet d’actualité.

 Le 8 juillet dernier, le TYC a lancé à New Delhi une grève illimitée de la faim. Il y a 14 participants,  2 femmes et 12 hommes dont 2 moines. Le plus jeune des participants a 26 ans et le plus âgé, 73 ans. Tous sont tibétains et dénoncent les atteintes à la liberté commises par les autorités chinoises envers le peupleTibetain .

Depuis plus de 25 jours, ils ne mangent plus et n’absorbent qu’un peu d’eau. Ils sont maintenant très affaiblis, mais de plus en plus déterminés, et aucun d'entre eux ne veut suspendre cette action sans obtenir de résultats positifs à leur demandes,  prêt à mettre en jeu leur vie comme d’autre l’ont fait dans le passé. ( En 1998, le moine tibétain Thupten Ngodup s’était immolé après que la police indienne ai brutalement interrompue une grève de la faim. Archive consultable sur : http://www.tibet-info.net/actions/greve/temoi_Ngodup.html  

De nombreuses personnalités indiennes et tibétaines sont venues saluer leur action, ainsi que des représentants occidentaux d’associations des Droits de l’Homme. Le Premier Ministre Tibétain (du gouvernement tibétain en exil), Kalon Samdhong Rinpoche, est venu le 22 juillet, il les a notamment remerciés pour leur engagement, mais les a aussi prié de cesser maintenant leur action pour ne pas mettre leur vie en danger. Ce qu'ils ont refusé, réaffirmant leur volonté de maintenir la grève jusqu’à l’obtention de résultats positifs.

Cette grève est de plus en plus populaire au sein de la communauté tibétaine d'Inde. Les encouragements se multiplient de toute part, et  de nombreuses personnes organisent des actions pour témoigner leur solidarité avec les grévistes : bougies allumées dans les campus des universités indiennes, manifestation et jeune d'une journée de 250 moines d'un monastère de Bangalore, sitting improvisé sur les marches des ambassades chinoises aux Etats-Unis, etc.….

Cette grève fait partie des actions de protestation organisée à un an du coup d'envoi des JO 2008 de Pékin. Le TYC "Tibetan Youth Congress" est une des principales ONG tibétaines : elle est basée en Inde, là où résident la majorité des tibétains qui ont choisi l’exil, et milite activement pour la défense de l’indépendance tibétaine. D’autres actions se dérouleront aussi le 4 août 2007 en Inde et en occident, organisés par les différentes ONG tibétaines et pro-tibétaines.

Les 5 revendications des grévistes de la faim portent sur le sort de 2 prisonniers tibétains : le vénérable moine  Tenzin Delek Rinpotché, emprisonné à vie pour activisme politique et attentat à la bombe (ce qu'il nie ), et  Gendhun Choeky, le petit Panchen Lama enlevé à l'âge de 6 ans en 1995, sur l'impact écologique et économique de la mise en service de la ligne de chemin de fer qui rallye Pékin à Lhassa, sur les respect des droits de l'homme sur le territoire tibétain et  sur l’organisation des J.O à Pékin en 2008. Non sans humour, les grévistes demandent au gouvernement de la République Populaire de Chine la permission que les tibétains exilés puissent venir au Tibet constater par eux même tous les progrès qu’y a accomplie le gouvernement chinois !

A l’heure où les équilibres entre pays industrialisé et  pays émergent sont en plein évolution, où les rapports de force au niveau de l’échiquier international ont tendance à s’inverser,  il devient de plus en plus intéressant de suivre l’évolution de la situation du Tibet. Combien de temps encore la Chine pourra-elle continuer à violer les traités

Internationaux qu'elle ratifie, et assoir sur les plus élémentaires des droits humains 

 

P.S   Pour suivre le déroulement de cette grève, allez sur les sites du TYC : http://www.tibetanyouthcongress.org/

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Appel à la mobilisation

Rassemblement à PARIS  le mercredi 8 Aout 2007  jour qui marque un an avant le jour d'ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin

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L'association Etudiant pour un Tibet Libre organise une manifestation pour dire non au J.O de Pékin de 2008 tant que les droits humains ne seront pas respectés envers le peuple tibétain .

Voici ci dessous le communiqué de cette association:
http://www.tibetlibre.org/Agenda/

A partir de 15h, nous tiendrons un stand avec des plaquettes d'information, des pétitions et les articles de la boutique. Puis à 17h, aura lieu un rassemblement avec grands drapeaux tibétains, banderoles, pancartes et musique! Amenez votre instrument!

Place du Trocadéro (en face de la Tour Eiffel)
Métro Trocadéro (ligne 9)

Actualités

UN TIBETAIN ARRETE SUITE A UNE MANIFESTATION A LITHANG
TCHRD 2 Aout 2007 
www.tchrd.org

Le 1er aout 2007, lors des manifestations officielles organisées à l’occasion du 80e  anniversaire de la fondation de l’Armée de la libération populaire (APL), plusieurs centaines de Tibétains se sont  réunis pour assister aux cérémonies.  Ces manifestations organisées à Lithang dans le Tibet oriental correspondent également aux fameuses courses de chevaux annuelles. Peu avant le lancement des cérémonies, un nomade tibétain de 52 ans, Ronggay Adrak, après avoir offert l’écharpe blanche à Lithang Kyabgoen, le dignitaire religieux de Lithang, a pris le micro et depuis le podium a lancé ces slogans :
 
"Le Dalai Lama doit pouvoir rentrer au Tibet"
"Libérez le Panchen Lama"
"Indépendance pour le Tibet"
 
Il a ensuite rejoint le public et a accusé le moine Naglu Tenzin pour sa participation active dans la campagne de la « ré-éducation patriotique » menée par les autorités chinoises dans les monastères au Tibet.  Ronggay Adrak, revenu sur le podium, a continué à crier des slogans avec le public, avant d’etre arreté par la Police de Kanzé.  Malgré la promesse faite par les autorités et des manifestations de soutien des populations,  Ronggay Adrak serait toujours détenu. 
 
D’après une toute dernière nouvelle, la situation reste très tendue sur place.  Plus de 3000 personnels de force de l’ordre seraient mobilisés.
 
Le TCHRD exprime ses préoccupations concernant Ronggay Adrak qui n’a fait qu’exercer son droit politique et sa liberté d’expression.  Tout en demandant la libération de Ronggay Adrak, TCHRD sollicite les associations, amis et amies du Tibet, afin d’évoquer cette situation et demander l’appui de leurs pays de presser la Chine pour trouver un règlement pacifique du problème. Le risque de recours à des actions violentes de la part des forces de l’ordre est craint.
 
Ronggay Adrak est nomade originaire du village de Youru, comté de Lithang, Préfecture tibétaine autonome de Karzé dans le Tibet oriental.
 
Tibetan Centre for Human Rights and Democracy
Dharamsala 176215
INDE
Site web : 
www.tchrd.org
e mail : dsala@tchrd.org

Le Soudan, Taiwan, le Tibet : autant de dossiers problématiques !

Grâce à la lutte des populations, à la pression de l’opinion publique et à la mise en place de tribunaux internationaux de Justice, d’anciens dictateurs et des responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été jugés et condamnés ; des pays ont accéder enfin à l’indépendance après de longues périodes de colonisation et des peuples ont retrouvé la jouissance de leur droits fondamentaux après en avoir été privé par un système d’apartheid.  Même si nos gouvernements occidentaux font actuellement mine de ne pas voir la situation déplorable à laquelle est réduite la population tibétaine, et continuent d’accepter tacitement la spoliation du Tibet par la Chine, les faits sont là, et tôt ou tard il faudra bien les prendre en considération, les juger avec les mêmes critères que ceux qui ont prévalu pour tous les autres.
Traduction Florence Cotte,  Axion Tibet, Drome
AXION TIBET :
http://yarka1.free.fr/axiontibet/

Au Tibet, le pouvoir chinois veut contrôler l'identification des "Bouddha" vivants
Bruno Philip LE MONDE | 04.08.07 | 13h28
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-941875@51-941960,0.html

Au Tibet, il est désormais illégal de se réincarner sans autorisation : le gouvernement chinois vient d'introduire une réglementation originale pour contrôler les vies multiples des fameux "Bouddha vivants" dont les âmes sont censées se réincarner tout au long d'une chaîne ininterrompue de renaissances : les monastères affirmant avoir décelé des "tulkus" (lamas réincarnés) dans leur voisinage devront, à partir du 1er septembre, demander une autorisation au département des affaires religieuses de leur province, seule instance habilitée à approuver de tels phénomènes...

 L'affaire est sérieuse : derrière le ridicule apparent d'une telle mesure se cache la volonté du régime chinois de contrôler la religion au Tibet où, en 1951, Pékin envoya son armée réaffirmer sa souveraineté sur ce pays à l'époque indépendant.

Le gouvernement a beau avoir écrasé tout "séparatisme" potentiel alors que plusieurs moines et nonnes bouddhistes rebelles continuent de croupir dans les prisons de la "Région autonome du Tibet", le pouvoir entend bien garder la main sur la façon dont les monastères organisent leur vie religieuse.

La question des réincarnations chez les lamas ou moines tibétains est éminemment politique. Quand, en 1995, il s'était agi de de remplacer le panchen-lama, numéro deux de la hiérarchie bouddhiste tibétaine, il y eut conflit entre Pékin et le gouvernement en exil du dalaï-lama : celui-ci vit en Inde depuis sa fuite du Tibet, en 1959.

Après que ce dernier eut reconnu le jeune Gendun Choekyi Nyima, âgé de 6 ans, comme la 11e réincarnation du panchen, les autorités chinoises s'emparèrent de la tulku. Devenu aujourd'hui un jeune homme, il n'est jamais reparu et nul n'a plus jamais entendu parler ni de lui ni de ses parents. Le régime pékinois décida de choisir un autre "réincarné", un jeune Tibétain élevé à Pékin qu'il exhibe régulièrement dans le pays pour asseoir sa légitimité de grande figure du bouddhisme tibétain...

Un rare incident, que vient de signaler, vendredi 3 août, l'organisation International Campaign for Tibet et Radio Free Asia (RFA), illustre bien à quel point ces affaires de réincarnations ne sont décidément pas anodines : à Lithang, un district tibétain de la province du Sichuan, des centaines de personnes ont récemment été arrêtées après qu'un homme eut publiquement appelé au retour du dalaï-lama au Tibet. Runggye Adak, 53 ans, aurait grimpé sur une estrade érigée à l'occasion d'une course de chevaux, hurlant que la dernière réincarnation du panchen-lama devrait être libérée ! L'homme a été interpellé et la police a dû disperser une manifestation de soutien à l'audacieux orateur en tirant des coups de feu en l'air.

Les visites régulières de délégations envoyées de l'Inde en Chine par le dalaï-lama n'ont donné aucun résultat tangible quant à un éventuel accord entre Pékin et le chef de l'Eglise tibétaine. Ce dernier soutient n'avoir aucune ambition politique, souhaite revenir dans son Tibet "comme un simple moine" et proclame urbi et orbi que le Tibet appartient à la Chine.

Pékin fait la sourde oreille et ne cesse d'accuser le dalaï-lama de "séparatisme", entretenant un dialogue de sourds qui fait penser que les autorités chinoises jouent la montre. A la mort du "pape" tibétain, âgé de 72 ans, le régime pourra choisir sa propre réincarnation de l'"océan de sagesse", assurant sa mainmise définitive sur une religion dont ce dernier reste une personnalité révérée avec passion au Tibet chinois.
 

 


 

8月1日

TIBET CHINE ACTUALITE MERCREDI 1er AOUT 2007


Tibet Chine Actualité

Mercredi 1er aout 2007

 

Appel à la mobilisation

Rassemblement à PARIS  le mercredi 8 Aout 2007  jour qui marque un an avant le jour d'ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin

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L'association Etudiant pour un Tibet Libre organise une manifestation pour dire non au J.O de Pékin de 2008 tant que les droits humains ne seront pas respectés envers le peuple tibétain .

Voici ci dessous le communiqué de cette association:
http://www.tibetlibre.org/Agenda/

A partir de 15h, nous tiendrons un stand avec des plaquettes d'information, des pétitions et les articles de la boutique. Puis à 17h, aura lieu un rassemblement avec grands drapeaux tibétains, banderoles, pancartes et musique! Amenez votre instrument!

Place du Trocadéro (en face de la Tour Eiffel)
Métro Trocadéro (ligne 9)

Actualités

Nouvelles menaces de la justice chinoise contre l' avocat dissident Gao Zhisheng
Radio Son et Espoir 31 juillet 2007 http://www.sondelespoir.org/makeArticle.asp?catID=753&id=68583

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CHINE : L’avocat des droits de l’homme Gao Zhisheng (photo) aurait de nouvelles charges pesant contre lui émanant de la Division de la Sécurité d’état de la Chine. Hu Jia, un autre défenseur des droits de l’homme a confié à Radio Free Asia que Gao aurait donné des conseils à un vendeur de tofu violenté et qu’il continuait à défendre des cas, ce que les autorités perçoivent comme une menace. Suite à la forte pression internationale, la Chine aurait relâché un peu de sa surveillance sur Gao et sa famille, mais s’assure qu’il ne puisse pas communiquer avec le monde extérieur.

PARIS / PEKIN: La muraille de Chine a des oreilles et la France se bande les yeux. par Boris Ritzzoski
France Tibet Mardi 31 juillet 2007 
http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=1151

Parce que le Tour de France terminait sa boucle ce jour-là, parce que les Champs Elysées regorgeait d'une foule de touristes et de parisiens, et parce que les médias nous beurrent l'oreille en ce moment avec les J.O de Pékin, l'association France Tibet était là, à faire de l'information au près du public.
Mais pourquoi donc, diront certains ? Oh pour rien, comme ça. Le Tibet c'est loin, c'est là haut dans les brumes de la Chine, d'un côté ou de l'autre de la muraille, ou emmuré dans ses montagnes. Mais si, vous savez bien, le Tibet, les bonzes, les yacks, le petit lait aigre.
Et quel rapport avec les J.O demanderont d'autres, un oeil sur les dopés de la Grande Boucle et l'autre, de biais, désintéressé, vaguement posé sur les tracts de l'association ? A ceux-là, il faut tout dire. Rappeler que le Tibet subit une répression tenace depuis les années 50. Eradication de sa culture, oppression de son peuple, exploitation, déplacements de population. Les J.O de Pékin auront les goût et l'odeur de ceux de 36, à l'ére du troisième Reich. Le monde aura les yeux braqués sur les exploits sportifs drappés de bannières et de propagande.
Notre France, notre terre de liberté se souvient bien de Tintin au Tibet, de la bonne bouille d'un dalaï-lama ( qui ne crache pas à la face des gens, ne pas confondre Tintin au Tibet et Tintin chez les picaros ). C'est un peu plus compliqué quand il s'agit d'aborder la question de l'occupation et du statut de région autonome qui ne laisse aucune autonomie si ce n'est celle de traîner ses chaînes tout seul.
Notre gouvernement aime la Chine, notre gouvernement caresse la Chine dans le sens du poil de lama, notre gouvernement fait comme tous les gouvernements, il ménage le chou et trait la chèvre. Quand la Chine pleure, les industriels français pleurent. Le Tibet pleure aussi mais depuis si longtemps que l'echos se perd entre les pics.
Ce jour-là, alors que les dopés de la Grande boucle terminaient de pédaler dans la choucroute, les tortionnaires de la grande muraille communiquaient sur les grands progrès déjà imputés aux J.O. Ce jour-là, les membres de l'association France Tibet se faisaient délogés par la police française.
En ce jour de fête comme tous les jours, le gouvernement français n'aime pas que l'on pleure sur le Tibet parce que la grande muraille a des oreilles. Des oreilles qu'il faut beurrer, pour mettre du beure dans les épinards de l'économie française. Le Tibet ne pèse rien à côté d'une pelleté de contrats juteux.
Alors ce jour là, le vainqueur du tour était espagnol, le grand gagnant du jeu pourri de la diplomatie était l'Empire du milieu et le perdant en tout pédalait dans sa brume.
Rassurez-vous, les Tibétains participent à leur manière à la grande fête du sport, ils moulent des briques pour pas un rond afin d'accélérer la construction des infrastructures nécessaires aux J.O et ramasseront les papiers gras autour du stade.

La France vend-elle à la Chine deux réacteurs EPR pour le prix d’un seul ?
HNS info 1er aout 2007 http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=11792

Les citoyens français vont-ils payer la différence ?
La signature du contrat ne doit-elle pas être annulée ?

Alors que la ministre de l’Economie Christine Lagarde doit se rendre demain mardi à Pékin pour signer le contrat de vente par la France à la Chine de deux réacteurs nucléaires EPR, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que cette transaction est certainement loin d’être la "bonne affaire pour la France" qui été annoncée ces derniers jours.

Selon nos informations, le prix de vente de deux EPR à la Chine pourrait être de cinq milliards de dollars, c’est-à-dire 3,6 milliards d’euros. Or c’est pratiquement le prix d’un seul EPR [1] , par exemple celui qu’EDF veut construire à Flamanville dans la Manche (projet que le Réseau "Sortir du nucléaire" entend bien faire annuler).

Si cette information était confirmée, il apparaîtrait que la France vendrait ces deux EPR au prix d’un seul, c’est à dire largement à pertes. Il est donc nécessaire que les autorités françaises, de Mme Largarde (Ministre de l’économie) à M Sarkozy, disent la vérité aux Français... qui risquent bien de payer la différence (sous la forme d’aides publiques, certainement dissimulées, à l’exportation). Le cas échéant, la signature du contrat doit être annulée de toute urgence.

Par ailleurs, même si les Chinois payaient vraiment le prix de deux réacteurs, il ne serait pas possible de conclure à une bonne affaire réalisée par la France.

En effet, il faut rappeler les graves déconvenues d’Areva concernant le seul EPR qu’elle ait réussi à vendre à ce jour : le chantier en cours de l’EPR finlandais accuse au moins deux ans de retard et les pertes d’Areva pourraient se monter à 1 milliard d’euros. Pour un réacteur vendu à 3 milliards d’euros, il est clair que le bénéfice de la vente a disparu et, au contraire, ce sont les Français qui risquent fort de payer la note [2].

Quelles seront les déconvenues d’Areva si elle est réellement amenée à construire deux EPR en Chine ?

Agenda

Semaine d’ouverture de la campagne mondiale du Tibet sur les jeux olympiques de Pékin – du 31 juillet au 5 août 2007

L’association Lions des Neiges Mont - blanc vous propose :

 Du 31 juillet 2007 au 5 août 2007 à la salle OLCA de 11h00 à 19h00
o La création d’un mandala de sable CHENREZI (mandala de la compassion) par deux nonnes et quatre moines bouddhistes tibétains,
o Des expositions (photos, Thangkas, objets d’arts…), de l’artisanat Alkananda et Esprit Tibétain, des informations sur les alternatives aux jeux olympiques de 2008, un bar à thés biologiques,
o Des séances de méditation autour du mandala CHENREZI avec les nonnes et les  moines bouddhistes tibétains à 19H00,
(inscription au 04 50 54 55 20 ou sur place), participation libre

 Le mardi 31 juillet 2007 :
o Inauguration de la semaine à 11h00, Salle OLCA,
o Dédicace de la BD, « OU LA NEIGE NE FONT JAMAIS » par Olivier Ferra (dessinateur) à partir de 16h30, Salle OLCA,
o Conférence sur le mandala de sable par Lama Jampa et Jigme Tsering  à 17h00, Salle OLCA, badge de soutien au peuple tibétain à l’entrée – 5€ (reversé aux moines),
o Spectacle « PEU GYALO » le Tibet vaincra, première du spectacle, présenté par l’association Passeport Tibétain et le cirque BOBOF à 21h00 au Lac des CHAVANTS. Sous Chapiteau !!
 Entrée 10 €, réservez vos billets au 04 50 54 55 20 ou salle OLCA à partir de 11h00.

 Le mercredi 1er août 2007 :
o Spectacle « PEU GYALO » le Tibet vaincra présenté par l’association Passeport Tibétain et le cirque BOBOF à 21h00 au Lac des CHAVANTS. Sous Chapiteau !!
 Entrée 10 € réservez vos billets au 04 50 54 55 20 ou salle OLCA à partir de 11h00.
 Le jeudi 2 août 2007 :
o Film et Débat « THE FORBIDDEN TEAM » équipe de football d’Arnold KROIGARD et Rasmus DINESEN à 17h00 à la Salle OLCA,
Badge de soutien à l’entrée – 5€,
o Repas tibétain proposé par les nonnes et les moines à 19h00 – 10€ - réservation sur place salle OLCA,
o Film et Débat « WINDHORSE » de Paul WAGNER à 21h00 à la Salle OLCA, Badge de soutien à l’entrée – 5€.
 
 Le vendredi 3 août 2007 :
o Conférence – Introduction sur le bouddhisme tibétain - par Lama Jampa et Jigme Tsering à 21h00 à la Salle OLCA,
Badge de soutien à l’entrée – 5€ reversé aux moines.

 Le samedi 4 août 2007 :
o Dédicace du Livre LES CHEVAUX DU VENT par René VERNADET (auteur)  à partir de 17h00 à la Salle OLCA,
o Grand CONCERT pour la Paix – avec les nonnes et les moines bouddhistes tibétains à 21h00 à la Salle OLCA,
Entrée 10€ Reversé aux moines, réservez vos billets au 04.50.54.55.20 ou salle OLCA.

 Le dimanche 5 août 2007 :
o Dissolution et dispersion du mandala de sable CHENREZI – par les nonnes et les moines bouddhistes tibétains à 15h00 à la Salle OLCA et pleins d’autres surprises !!
 
 RENSEIGNEMENTS
Lions des Neiges Mont Blanc :
Mairie des Houches F-74310 Les Houches
Didier: 04 50 54 55 20  
E- mail :
lionsdesneiges_montblanc@voila.fr
site : www.tibet-montblanc.org    

Des informations sur :
« Kora des jeux olympiques »autour du mont Blanc 2008
blog :
http://olympe.everest.over-blog.com

Festival Lez'Arts Scéniques 2007 : Le Tibet

ZONE 51 présente la 7ème édition du Festival Lez'Arts Scéniques, les 3-4-5 août 2007 à Sélestat (67), 3 jours d'expression culturelle à thème.

Devenu l'un des événements incontournables de l'été dans le Grand Est de la France, le festival propose cette année encore au public de s'informer grâce à une thématique citoyenne, proposée en parallèle des concerts. Cette année, Lez'Arts Scéniques met à l'honneur le Tibet.

Ainsi les festivaliers pourront assister à des conférences, débats, expositions, projections vidéos et animations en rapport avec des sujets tels que la lutte non-violente en réponse à l'oppression du gouvernement chinois, mais également l'économie, le tourisme, l'écologie ou encore la religion au Tibet. Pour nous en parler, des intervenants tels que Claude B. Levenson ou encore Marcelle Roux, présidente de France Tibet, ont répondu favorablement à l'appel. Club Tibet de Strasbourg, Liberté Tibet et Clean Planet Association interviendront également dans le cadre des conférences.

A noter du côté de la programmation la présence de nombreux artistes de notoriété nationale et internationale :

Vendredi 3 août (metal / punk) : The Exploited + Sepultura + Treponem Pal + Les Tambours du Bronx + The Business + The Meteors + Immolation + Metal Urbain + Hollow Corp
Samedi 4 août (rock / reggae / ska) : Improvisators Dub + Gnawa Diffusion + Skarface + Demented Are Go + Pleymo + The Ruts + Los Fastidios + Frantic Flintstones + Los Disidentes Del Sucio Motel + Spirit Revolution
Dimanche 5 août (chanson / rock) : Elisa Do Brazil feat. Big Red + Debout Sur Le Zinc + Percubaba + Aldebert + Eiffel + Les Hurlements d'Léo + Riké (Sinsemilia) + Les 100 Grammes de Têtes + Ravid'Vour'Voir
Un programme riche pour un événement festif et citoyen ! Plus d'infos sur
www.lezartssceniques.com